La Banque mondiale redoute une perte en capital humain en Afrique

Banque mondiale


La Banque mondiale dévoile un rapport qui affirme que depuis dix ans, le monde, et notamment l’Afrique, a fait des progrès pour l’éducation et la santé des enfants. Mais ces gains sont menacés par la pandémie de Covid-19.

Depuis dix ans, le monde a progressé dans le domaine de l’éducation et de la santé des enfants. Le capital humain, comme l’appelle la Banque mondiale, s’améliore. Mais la pandémie de Covid-19 risque de remettre en cause ces avancées.

« Le nombre de gens tombés dans l’extrême pauvreté s’est accru de plus de cent millions. Ce qui nous préoccupe beaucoup, car la pauvreté entraîne des problèmes dans l’éducation et dans la santé, et remet donc en cause la capacité d’un pays à se développer », dit David Malpass, le président de la Banque mondiale.

Repartir de l’avant dans l’éducation

Pour la Banque mondiale, le capital humain est fondamental pour l’avenir des pays. Or les fermetures d’écoles durant plusieurs mois pendant les confinements risquent d’avoir des conséquences bien plus lourdes que prévu.

« Nous savons qu’un milliard d’enfants dans le monde ont été laissés derrière à cause de la pandémie. Ils ne sont pas allés à l’école. Et les études nous montrent qu’une fois que l’on arrête d’apprendre, alors les capacités d’apprentissage reculent elles aussi. Par exemple, les enfants qui commencent à lire perdent les gains obtenus. Il est donc urgent de commencer à repartir de l’avant dans le domaine de l’éducation », insiste le président de la Banque mondiale.

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160 milliards de dollars pour combattre les effets de la pandémie

Si le constat est terrible, la Banque mondiale entend apporter des solutions. Elle oriente désormais une partie de ses investissements vers les secteurs liés au développement du capital humain, l’éducation et la santé. Ainsi dans le Sahel, la Banque finance un programme baptisé Swedd dont le but est de permettre en autres de maintenir les filles à l’école.

« Durant la pandémie les inégalités se sont accrues et les personnes vulnérables ont beaucoup perdu. Et c’est un vrai problème en particulier pour les femmes et les jeunes filles. Le programme Swedd est une façon d’y remédier. Il permet d’augmenter l’accès aux soins de santé maternelle, ce qui constitue un gain réel pour les mères de famille », ajoute David Malpass.

La Banque mondiale qui décaissera sur un an et demi, un montant total de 160 milliards de dollars pour combattre les effets de la pandémie en appelle aussi à la solidarité des pays riches. Ils doivent investir dans le capital humain, selon David Malpass qui déplore enfin que sur la question de la dette, les créanciers privés ainsi que certaines puissances émergentes rechignent toujours à annuler une partie de leurs créances envers les pays africains.

Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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