RDC : un rapport de l’ONU propose un retrait des Casques bleus sur trois ans

Tanzanian Forces of the U.N. Intervention Brigade attend a training session outside Goma in the eastern Democratic Republic of Congo, August 9, 2013. A 17,000-strong U.N. force, known as MONUSCO, and Congo troops have struggled over the past decade to stem a conflict involving dozens of armed groups and complicated by national and ethnic rivalries. A new 3,000-member U.N. Intervention Brigade was recently deployed to fight and disarm rebels in the east. REUTERS/Kenny Katombe (DEMOCRATIC REPUBLIC OF CONGO – Tags: SOCIETY POLITICS MILITARY)

Alors que l’ONU est présente militairement en République démocratique du Congo (RDC) depuis une vingtaine d’années, les Casques bleus pourraient être retirés progressivement sur trois ans, sous condition pour les autorités de respecter plusieurs paramètres, propose un rapport onusien remis récemment au Conseil de sécurité.

Le document en question fait suite à une évaluation stratégique de la mission des Casques bleus en RDC, la Monusco, demandée par le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres. Le Conseil de sécurité de l’ONU, appelé en décembre à renouveler cette mission, doit en discuter prochainement.

Le rapport souligne « offrir une analyse indépendante des défis et opportunités en RDC et sur la pertinence du mandat de la Monusco ». Il contient « des paramètres pour assurer une transition responsable et efficace, indépendamment de considérations financières, de préférences institutionnelles ou d’intérêts géopolitiques ». « La revue stratégique recommande un calendrier de retrait de la Monusco qui respecte un minimum absolu de trois ans », indique le rapport. »

Avec un départ à la fin 2022, l’ONU serait en bonne position pour assurer une transition responsable, si les réformes annoncées par les nouvelles autorités se poursuivent au rythme prévu et si le meilleur scénario (en matière d’évolution du pays) se matérialise », précisent les auteurs. Autrement dit, le retrait sur trois ans ne sera possible que si le gouvernement prend le relais au fur et à mesure des missions assurées par la Monusco, souligne un diplomate sous anonymat.

Vers une mission politique ?

À cet égard, le rapport établit « trois types de repères et d’indicateurs » devant guider la transition : des repères fondamentaux sur lesquels la mission a un contrôle, des indicateurs sur la paix et la sécurité dépendant des parties locales, et des lignes rouges qui pourraient amener l’ONU à suspendre son désengagement.

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Lors de la première année, le nombre de Casques bleus devrait rester le même, avec juste quelques ajustements, préconise le rapport. Au terme d’un an, un retrait des militaires onusiens devrait pouvoir s’effectuer des provinces de Tanganyika et du Kasaï. La Monusco resterait focalisée lors de la deuxième année sur le Kivu et l’Ituri. Et la troisième année serait consacrée à achever le retrait de la force, précise le document.

Parmi les options pour la suite, les auteurs du rapport soulignent qu’une mission politique pourrait succéder à la Monusco avec des composantes robustes en matière d’aide politique et de droits humains. Elle pourrait inclure « un petit groupe de conseillers civils, militaires et policiers pour aider les parties prenantes à mener à bien les réformes sécuritaires », précise le document.

Le budget actuel de la Monusco avoisine le milliard de dollars et la force compte 16 000 Casques bleus.

Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

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