Les procureurs italiens réclament des peines de prison pour Eni et les dirigeants de Shell dans l’affaire au Nigeria

Claudio Descalzi est le directeur général du groupe italien ENI, actif dans une quinzaine de pays africains. © ENI/

Les procureurs italiens ont demandé que les majors pétrolières Eni et Shell soient condamnées à une amende et que certains de leurs dirigeants actuels et anciens, y compris le PDG d’Eni Claudio Descalzi, soient emprisonnés dans le cadre d’un procès de longue durée pour corruption présumée au Nigéria.

Devant un tribunal de Milan, les procureurs ont demandé mardi huit ans de prison pour Descalzi et sept ans et quatre mois pour l’ancien chef de Shell de l’amont Malcolm Brinded.

Les procureurs ont également demandé à Eni et Shell d’être condamnés à une amende de 900 000 euros (1,04 million de dollars) chacun et ont cherché à confisquer un total de 1,092 milliard de dollars à tous les accusés dans l’affaire, l’équivalent des pots-de-vin qui auraient été versés.

Dans l’un des plus grands scandales présumés de l’industrie pétrolière, les procureurs italiens allèguent qu’Eni et Shell ont acquis un champ pétrolifère nigérian en 2011, sachant que la majeure partie du prix d’achat de 1,3 milliard de dollars irait à des politiciens et des intermédiaires sous forme de pots-de-vin.

Les entreprises et les individus accusés ont tous nié les actes répréhensibles dans cette affaire.

Source: Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée

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Tribune d'Afrique

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