Le Malawi en proie à des violences entre chrétiens et musulmans autour du port du voile à l’école

A picture released by the international humanitarian-aid non-governmental organization Medecins Sans Frontieres (MSF) (Doctors Without Borders) on February 17, 2016 shows Mozambican refugees, who fled clashes between supporters of Renamo opposition leader and government forces, queing for water at the camp they have set up in Malawi, on February 15, 2016. Approximately 6000 Mozambican nationals have camped in the village of Kapise II in Malawi after fleeing their homes in Mozambique. – RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / MSF » – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == NO ARCHIVE / AFP / MSF / James OATWAY / RESTRICTED TO EDITORIAL USE – MANDATORY CREDIT « AFP PHOTO / MSF » – NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS – DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == NO ARCHIVE

Les violences ont causé d’importants dégâts dans des écoles, des maisons et une mosquée du district, a rapporté de son côté un responsable provincial de la police

De violents affrontements ont opposé populations chrétiennes et musulmanes au Malawi après le refus d’une école anglicane d’accueillir des jeunes filles portant le voile islamique.

Deux personnes ont été hospitalisées à l’issue de ces heurts, survenus lundi 4 novembre, dans le district de Balaka, dans le sud-est du pays, a fait savoir le responsable local des services de santé. Parmi elles figure un chef religieux musulman, blessé au moment de l’attaque à coups de pierre d’une mosquée, a-t-il précisé.

Selon un porte-parole de la police locale, les tensions entre les deux communautés religieuses ont débuté à la suite de la décision d’une Eglise anglicane de ne plus autoriser des élèves de primaire à porter le voile islamique en classe. Le calme est revenu mardi dans la région et « la situation est sous contrôle », a-t-il ajouté.

Incidents très rares

Les violences ont opposé plusieurs heures chrétiens et musulmans, causant d’importants dégâts dans des écoles, des maisons et une mosquée du district, a rapporté de son côté un responsable provincial de la police.

Le porte-parole de la communauté musulmane malawite (MUM), Dinala Chabulika, a attribué la responsabilité des incidents au refus de l’Eglise anglicane d’accepter des fillettes voilées dans l’école, alors que le gouvernement interdit toute discrimination envers les enfants portant des signes religieux :

« C’est ce qui a mis en colère la communauté musulmane et l’a poussée à réagir de cette façon. »

Mardi, le gouvernement n’avait pas réagi mardi à ces violences. Les deux tiers (68 %) des 19 millions d’habitants du Malawi se déclarent de confession chrétienne. Les incidents entre communautés religieuses y sont très rares.

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Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

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