Barrage sur le Nil : Donald Trump assure que les discussions se passent « bien »

Ethiopian workers construct on March 31, 2015 the Grand Renaissance Dam near the Sudanese-Ethiopian border. Ethiopia began diverting the Blue Nile in May 2013 to build the 6,000 megawatt dam, which will be Africa’s largest when completed in 2017. The leaders of Egypt and Ethiopia promised on March 24 to boost cooperation on the Nile river and turn a page on a long-running row over Addis Ababa’s controversial dam project. Egypt, heavily reliant for millennia on the Nile for agriculture and drinking water, feared that the Grand Renaissance Dam would decrease its water supply. AFP PHOTO / ZACHARIAS ABUBEKER (Photo by ZACHARIAS ABUBEKER / AFP)

Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi avoir mené des discussions productives avec des représentants de l’Égypte, du Soudan et de l’Éthiopie concernant un projet d’immense barrage sur le Nil Bleu qui suscite des tensions entre les trois pays.

Le Caire craint que la construction du grand barrage de la Renaissance (GERD), entamée en 2012 par l’Éthiopie, n’entraîne une réduction du débit du Nil Bleu, fleuve dont l’Égypte dépend à 90% pour son approvisionnement en eau. Les discussions entre ces deux pays et le Soudan, par lequel passe aussi le fleuve, sont bloquées depuis neuf ans.

« Je viens d’avoir une rencontre avec des haut-représentants de l’Égypte, de l’Éthiopie et du Soudan pour aider à résoudre la dispute ancienne concernant le barrage éthiopien de la Renaissance, l’un des plus grands au monde, qui est en train d’être construit », a tweeté Donad Trump. « La rencontre s’est bien passée et les discussions vont se poursuivre durant la journée ! », a-t-il ajouté, sans autres précisions.

L’Éthiopie a annoncé que le gigantesque barrage de quatre milliards de dollars devrait commencer à produire de l’électricité d’ici fin 2020 et serait complètement opérationnel d’ici 2022. L’Égypte cherche à obtenir une médiation internationale sur le GERD, censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique avec une production de 6 000 mégawatts. Le Caire demande un minimum annuel garanti de 40 milliards de m3 – ce à quoi l’Ethiopie n’a pas donné son accord – et évoque un « droit historique » sur le fleuve, garanti par une série de traités.

Le Nil Bleu, qui prend sa source en Éthiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Égypte avant de se jeter dans la Méditerranée.

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Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

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