Alliance Sahel : l’impact de 3 ans d’appui au développement

Des chefs d’Etat du G5 Sahel avec le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel (Archives – Château de La Celle Saint-Cloud, 13.12.2017)

Plusieurs projets ont reçu l’appui de l’Alliance Sahel en trois ans. L’agriculture et la formation des jeunes sont parmi les priorités. Mais l’insécurité reste un défi.

L’Alliance Sahel a trois ans. Cette organisation regroupe les partenaires des Etats du Sahel et vise à soutenir les pays à travers des investissements dans le développement. Depuis 2017, quelque 800 projets ont ainsi reçu l’appui de l’Alliance Sahel pour un montant global estimé à environ 17 milliards d’euros.

Un rapport des trois ans d’activités a été présenté le mardi 19 janvier, lors d’une conférence digitale. À cette occasion, les acteurs engagés au sein de l’Alliance Sahel ont livré leurs observations sur les activités du groupe composé de 14 membres de plein exercice et 10 pays ou institutions qui sont des observateurs.

Des défis à surmonter

Selon Angel Losada, représentant spécial de l’Union européenne pour le Sahel, le succès de l’Alliance Sahel dépend de facteurs tels l’efficacité, l’appropriation par les Etats du Sahel des projets de développement et la coordination entre les partenaires. « Nous sommes conscients que toute action doit venir en premier lieu des Etats sahéliens et nous sommes là pour les accompagner dans ce processus. ce n’est pas nous qui dictons ce que les Etats veulent. D’ailleurs le Cadre d’actions prioritaires intégré a été demandé par les Etats du Sahel et nous agissons sur cette demande », clarifie Angel Losada. 

Une stratégie de ciblage des besoins urgents est mis en place, grâce à l’instauration d’un Cadre d’actions prioritaires (CAPI), le Programme de développement d’urgence (PDU) et l’Approche territoriale intégrée (ATI). 

A LIRE AUSSI:   La France et 12 autres pays forment la Task Force Nakuba pour combattre les terroristes au Sahel

Pour Maman Sidikou, le secrétaire permanent du G5 Sahel, « le bilan de mise en oeuvre du PDU à ce jour présente des résultats positifs ». Mais il met l’accent sur « les immenses défis liés notamment à la coordination des acteurs, la lourdeur des procédures et le partage d’informations ».

La stabilité dans la région reste un pilier important. Au Mali, les soulèvements enregistrés vers la fin de l’année 2020 et le coup d’Etat du 18 août ont remis en selle le besoin de stabilité pour mener les actions humanitaires au profit des populations.

« Nous n’aurons pas de paix au Sahel s’il n’y a pas de paix au Mali », affirme Angel Losada dans une interview exclusive à la DW.

Depuis 2017, 419.045 personnes ont bénéficié de formations professionnelles et/ou d’initiatives de renforcement de compétence, indique le rapport d’activités de l’Alliance Sahel. 

Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Mercier Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

Read Previous

L’UE envisage de partager les vaccins COVID-19 excédentaires avec les pays les plus pauvres

Read Next

RDC: le Partenariat privilégié avec les Etats-Unis toujours sur les rails avec Biden