Tchad: la société civile attend plus de fermeté de la part de la communauté internationale

Yaya Dillo


Au Tchad, après les partis politiques, la société civile dénonce les violences du weekend dernier, à savoir l’attaque par les forces de sécurité sur la résidence du candidat Yaya Dillo, qui a fait au moins 3 morts, dont la mère du candidat. Pour la société civile tchadienne, cette attaque est inadmissible et montre la forte dégradation du climat politique à quelques semaines de l’élection présidentielle du 11 avril. Un scrutin auquel se représente le président Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis plus de 30 ans.

Une partie de la société civile se réunissait mercredi 3 mars pour discuter d’actions dans les prochains jours afin d’alerter les Tchadiens et la communauté internationale. Pour Moussaye Avenir de la Tchiré, porte-parole du collectif Stop Ca Suffit – qui réunit une quinzaine d’associations – le silence de la communauté internationale face à ces violences est très décevant. « Déjà l’Afrique centrale n’a aucune réaction, l’Union africaine est restée complètement muette sur cette question, si ce n’est pas un silence complice, nous n’avons pas d’autres qualificatifs pour ce type d’attitude. Nous ne sommes pas non plus satisfaits des déclarations faites par la France, parce que c’est du ‘’déjà entendu’’, à chaque fois quand on assiste à ce genre d’assassinat, la France propose la création de commission d’enquête d’indépendante, et nous savons déjà l’aboutissement de ce genre d’affaires. Nous attendons des déclarations, des condamnations fermes, mais quand il faut s’arrêter à des déclarations de principe, nous pensons que c’est de la poudre aux yeux, et nous au niveau de la société civile, ça ne nous satisfait pas, ça ne nous inspire pas confiance, ce sont des pays qui ont toujours protégé Idriss Déby, ils l’ont toujours aidé à perpétrer son pouvoir, ils se moquent de nous de cette façon-là. Ça c’est Nous attendons des déclarations, des condamnations plus fermes. »

A LIRE AUSSI:   Le Soudan renforce la sécurité dans une ville portuaire après la mort de 32 personnes dans des affrontements tribaux

Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

Read Previous

L’ONU réclame une enquête sur de possibles « crimes de guerre » au Tigré, dans le nord de l’Ethiopie

Read Next

La reconnaissance par la France de l’assassinat d’Ali Boumendjel est “un geste symbolique puissant”