Le Congo, un pays riche mais endetté

L’économie du Congo, surtout basée sur l’exploitation des hydrocarbures et du bois, est actuellement en récession.

Le pétrole et le bois sont les deux piliers de l’économie du Congo. Une économie dépendante des variations du prix des matières premières que la récente pandémie de Covid-19 est venue fragiliser davantage. Selon l’économiste Mays Mouissi, les soucis financiers du Congo ne datent cependant pas d’hier.
« Avant la crise liée à la Covid-19, le Congo avait déjà quelques problèmes avec ses finances publiques. Notamment des problèmes liés à son endettement. La dette publique du Congo a beaucoup crû. Et il y a aussi une partie de la dette qui était liée à des contrats pétroliers de la dette chinoise et qui a été cachée. L’endettement du pays est tellement important qu’il absorbe une partie des ressources. Ces ressources ont diminué du fait de la crise pétrolière et de la baisse des prix du pétrole « , explique-t-il.

Selon Global Witness, la dette du Congo s’élèverait à 12.5 milliards de dollars. Pour Andréa Ngombet, le président du mouvement « Incarner l’espoir », cette dette est le fait d’une minorité au pouvoir. Il dénonce ainsi le détournement des fonds publics.

« C’est une dette improductive qui a servi en fait au train de vie d’une oligarchie et finalement, n’a pas été réellement investie pour générer l’industrialisation. Le paradoxe de la dette congolaise est qu’on a transformé les bénéfices pétroliers en montagne de dettes« , précise-t-il.

 Relever l’économie

Le gouvernement congolais entend diversifier l'économie en s'appuyant sur d'autres secteurs comme l'agriculture
Le gouvernement congolais entend diversifier l’économie en s’appuyant sur d’autres secteurs comme l’agriculture

Du côté du pouvoir on assure qu’une stratégie est mis en place pour relever l’économie du pays.

Patrick-Gabriel Dion le président de la fédération France du Parti congolais du travail (PCT), le parti au pouvoir assure que « le gouvernement est en train de mettre en place une politique de diversification de telle sorte que nous ne puissions plus être dépendant de la recette principale qui est le pétrole. Pour que nous puissions diversifier notre économie, nous appuyer sur d’autres secteurs comme l’agriculture, l’élevage et l’industrie et que nous puissions sortir de cette situation économique chaotique.« 
Une situation économique sur laquelle les résultats de la prochaine élection présidentielle  auront sans doute un impact.

A LIRE AUSSI:   Mali : échec de la médiation des présidents, un sommet de la Cedeao prévu lundi

Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

Read Previous

La reconstruction libyenne au cœur de la visite du président Kaïs Saïed