En Sierra Leone, la désertion des consultations médicales inquiète

Workers carry charcoal through a slashed and burned area in eastern Sierra Leone, April 20, 2012. Logging is illegal in Sierra Leone, but remains the leading cause of environmental degradation, according to the European Union. Population pressure, common slash and burn methods and illegal logging mean the country’s bountiful forests could disappear by 2018, according to the Forestry Ministry. Sierra Leone’s 11-year conflict from 1991-2002 left over 50,000 dead and became a byword for gratuitous violence, especially the amputation of limbs. A decade later, the West African nation is peaceful, but among the world’s poorest. It is due to hold elections in November. Picture taken April 20, 2012. REUTERS/Finbarr O’Reilly (SIERRA LEONE – Tags: ENVIRONMENT BUSINESS EMPLOYMENT) – LR2E84P0RM31B

Médecins sans frontières s’alarme d’une très forte baisse de fréquentation des établissements de santé en Sierra Leone.

Comme dans beaucoup d’autres pays, la population évite ces établissements par peur du Covid-19, ou en raison des fausses informations propagées. Résultat : 40% de consultations en moins, et même plus dans certains zones rurales.

« Si vous comparez avec l’année dernière, sur les trois mois de mars à mai, nous n’avons vu qu’un tiers des patients que nous devions voir. Je crois qu’ils ont peur de venir au centre et d’être infectés par le Covid. En plus, en Sierra leone, il y a le traumatisme d’Ebola, car souvent les gens venaient dans les centres et y mourraient en raison du fort taux de mortalité. Donc, les personnes hésitent à venir se faire soigner, et quand ils viennent, c’est souvent trop tard », déplore Fabio Biolchini, directeur d’un hôpital de MSF dans le district de Kenema, dans le sud-est du pays.

Alors, l’ONG privilégie la prévention : « Nous avons des équipes qui envoient des messages radios, ou vont dans les communautés, y compris les plus reculés expliquer aux familles l’importance des soins, reprend le médecin. Et puis nous avons aussi une clinique mobile, qui va dans les communautés, et nous pouvons trouver les personnes malades pour les traiter plus tôt. »

Le risque supplémentaire, c’est que d’autres maladies ne soient pas traitées, que les vacinations ne soient pas assurées. Il pourrait ainsi y avoir une recrudescence de cas mortels de paludisme, en cette saison des pluies.

Source : Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée

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Tribune d'Afrique

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