En Afrique du Sud, la crise sanitaire fait chuter l’activité industrielle

Un homme marche sous un panneau d’affichage pendant le lock-out national de 21 jours visant à limiter la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) dans le centre du Cap, en Afrique du Sud, le 6 avril 2020. REUTERS / Mike Hutchings / File Photo

Le produit intérieur brut du pays devrait reculer de 7,2 % en 2020, son plus fort recul depuis près d’un siècle.

La production industrielle de l’Afrique du Sud a reculé de près de 50 % en avril par rapport au même mois de 2019, en pleine période de confinement contre le nouveau coronavirus, a annoncé jeudi 9 juillet le bureau des statistiques (Stats SA). Le gouvernement du pays le plus industrialisé du continent a ordonné fin mars un confinement qui a mis à l’arrêt la quasi-totalité de son économie.

Ce « lockdown » a été considéré comme l’un des plus stricts de la planète. Il n’a été progressivement levé que neuf semaines après avoir été instauré. L’Afrique du Sud est le pays d’Afrique subsaharienne le plus touché par le Covid-19, avec plus de 220 000 infections et 3 600 décès recensés à ce jour. Le pic de la pandémie y est attendu dans les semaines qui viennent. Ces derniers jours, 10 000 nouveaux cas ont été recensés quotidiennement à l’échelle du pays.

« La pandémie de Covid-19 et les mesures prises pour enrayer sa propagation (…) ont eu un impact énorme sur l’activité économique », a relevé Stats SA, qui a chiffré à 49,4 % le recul de sa production industrielle en avril. La production automobile a dégringolé de 98 % pendant ce mois-là et celle d’acier de 65,4 %, a précisé le bureau.

Le produit intérieur brut (PIB) sud-africain devrait reculer de 7,2 % en 2020 à cause de la crise sanitaire, selon les prévisions du ministre des finances Tito Mboweni, son plus fort recul depuis près d’un siècle. Avant la crise sanitaire, le pays était déjà englué dans une crise caractérisée par une croissance molle, la détérioration des finances publiques et le chômage de masse. Son économie est retombée dans la récession au dernier trimestre de l’année dernière. Sur l’ensemble de 2019, son PIB n’a augmenté que de 0,2 %.

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Malgré un plan de soutien économique et social de plus de 24 milliards d’euros, le gouvernement anticipe une forte augmentation du taux de chômage, déjà à son plus haut niveau historique à 30,1 %.

Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

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