Affaire libyenne : Nicolas Sarkozy mis en examen pour « association de malfaiteurs »

L’ancien président de la République a été mis en examen ce vendredi dans l’affaire des soupçons de financement libyen de sa campagne de 2007.

Encore une mauvaise nouvelle sur le front judiciaire pour Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’État Nicolas Sarkozy a été mis en examen lundi, à l’issue de quatre jours d’audition, pour « association de malfaiteurs » dans l’enquête sur des soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle en 2007, a confirmé, vendredi 16 octobre 2020, le Parquet national financier à l’Agence France-Presse, après une information de Mediapart.

À l’issue de quatre jours d’audition et d’un interrogatoire fleuve de plus de quarante heures terminé lundi soir, Nicolas Sarkozy a été mis en examen une nouvelle fois dans ce dossier instruit par les juges d’instruction Aude Buresi et Marc Sommerer, qui ont succédé à Serge Tournaire. Cette nouvelle poursuite, révélée par le site d’information en ligne, est la quatrième dans ce dossier pour l’ancien président de la République, qui s’était dit victime d’un « complot » après les mises en examen prononcées en mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne ».

« J’ai appris cette nouvelle mise en examen avec la plus grande stupéfaction. (…) Mon innocence est à nouveau bafouée par une décision qui ne rapporte pas la moindre preuve d’un quelconque financement illicite », a réagi l’ancien président de la République sur Facebook. « Je finirai par prouver ma parfaite innocence. J’y mettrai toute la détermination et l’énergie dont je suis capable. L’injustice ne gagnera pas », a-t-il dit.

« Une décision sans précédent »

« Chacun voit bien qu’il s’agit d’une décision sans précédent en cohérence avec les investigations réalisées. La procédure suit son cours », a pour sa part réagi Me Vincent Brengarth, l’avocat de l’association anticorruption Sherpa partie civile dans ce dossier.

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Le 31 janvier, les magistrats avaient mis en examen pour « association de malfaiteurs » l’un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, soupçonné d’avoir touché des fonds provenant du régime libyen de Kadhafi qui auraient pu alimenter la campagne de Nicolas Sarkozy. L’ancien chef de l’État avait déjà été mis en examen en mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et « financement illégal de campagne ». Il avait également été placé sous contrôle judiciaire.

Source : Le Point Afrique/ Mis en ligne Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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