La police tunisienne a fait usage de canons à eau, mardi, pour disperser plusieurs centaines de manifestants qui s’étaient rassemblés près du siège du parlement à Tunis pour dénoncer la répression du mouvement de contestation sociale qui a débuté dans le pays à la mi-janvier. /Photo prise le 26 janvier 2021/REUTERS/Zoubeir Souissi ZOUBEIR SOUISSI

En Tunisie, dix ans après la révolution, l’apprentissage de la démocratie n’est pas toujours aisé et beaucoup de Tunisiens s’interrogent sur ce qu’ils ont gagné ou perdu avec cette révolution. Dans le gouvernorat de Sidi Bouzid, là où le vendeur ambulant Mohamed Bouazizi s’est immolé le 17 décembre 2010, les blessés de la révolution déplorent l’absence de justice et de reconnaissance de la part de l’État.

Le 17 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, un vendeur ambulant excédé par le harcèlement policier, s’immolait par le feu sur la rue principale de Sidi Bouzid. Sa mort déclenche un soulèvement qui fit au moins 300 morts et des milliers de blessés dans le pays.

Le 14 janvier 2011, Zine el-Abidine Ben Ali était chassé de Tunisie après 23 ans de règne sans partage. Ses partisans vivent toujours dans dans la nostalgie et soutiennent les acteurs de la scène politique actuelle qui nient le processus révolutionnaire.

10 ans de vie démocratique chaotique

Depuis 10 ans, la Tunisie vit au rythme des crises économiques et politiques.Face aux tenants d’un retour à l’ordre ancien, le Président de la République Kaïs Saïed, plaide pour mettre en application les demandes exprimées lors du soulèvement de 2011.

Face à cette bipolarisation de la vie politique, nombreux sont les Tunisiens qui réclament des réformes afin d’éviter tout retour en arrière et préserver l’acquis majeurs de la révolution: la liberté d’expression. 

Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

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Tribune d'Afrique

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