Togo : Agbéyomé Kodjo conteste sa défaite et dépose un recours devant la Cour constitutionnelle

Agbéyomé j
Kodjo

L’opposant, arrivé à la seconde place de l’élection présidentielle du 22 février a annoncé mercredi avoir déposé un recours devant la Cour constitutionnelle. Il conteste la victoire du président sortant Faure Gnassingbé et dénonce de « faux résultats » et une « mascarade électorale ».

« J’ai déposé mardi soir un recours devant la Cour constitutionnelle. Nous attendons que la Cour récuse les faux résultats publiés par la Céni (Commission électorale nationale indépendante) », a expliqué l’opposant.

L’ancien Premier ministre et outsider de l’opposition a obtenu 18,37% des voix, contre 72,36% pour le président sortant, selon les résultats préliminaires officiels.

Le candidat du Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) s’est toutefois auto-déclaré « président de la République togolaise », quelques heures avant la proclamation des résultats de la Céni, dénonçant de graves « irrégularités ».

Agbéyomé Kodjo a plusieurs fois appelé les Togolais à se « mobiliser pour manifester leur désapprobation face à cette mascarade électorale et à défendre leurs suffrages », mais son appel n’a pas eu d’écho.

Victoire « franche »

Les observateurs de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont exhorté les candidats à « respecter les résultats issus des urnes et proclamés par les institutions » et à recourir, si besoin, « aux voies légales », dans une déclaration lue lundi lors d’une conférence de presse.

L’Union africaine (UA) a également appelé le peuple togolais à « continuer d’œuvrer pour préserver la paix, la stabilité, afin de consolider la démocratie et l’Etat de droit ».

De son côté, Faure Gnassingbé, âgé de 53 ans, a fêté lundi sa victoire avec ses partisans, mais n’a pas fait de discours à la nation. »Cette victoire est belle, elle est franche, parce qu’elle est le fruit de nos efforts collectifs (…). Cette victoire, personne ne peut la voler, elle nous appartient, avait-il lancé devant la foule.

A LIRE AUSSI:   La crise malienne est aussi une crise de la pensée

Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

Read Previous

Tunisie : le parlement approuve le gouvernement d’Elyes Fakhfakh

Read Next

RDC: le gouverneur du Kasaï central dans le collimateur de Kinshasa