L’Égypte se retire des dernières négociations sur le barrage pour des consultations internes – déclaration

Photographie aérienne prise le 21 juillet 2020 qui montre la mise en eau du Grand Barrage de la renaissance, ouvrage en cours de finalisation par l’Ethiopiesur le Nil. AFP

L’Égypte a déclaré mardi qu’elle avait décidé de se retirer du dernier cycle de négociations tripartites avec l’Éthiopie sur son barrage de plusieurs milliards de dollars sur le Nil bleu pour des consultations internes après la proposition d’Addis-Abeba d’un nouveau projet de directives de remplissage.

Le grand barrage de la Renaissance éthiopienne, qui est en cours de construction à environ 15 km (9 miles) de la frontière éthiopienne avec le Soudan sur le Nil bleu, est devenu un point de friction majeur entre les trois pays. L’Égypte craint que le projet de 4 milliards de dollars ne conduise à des pénuries d’eau en amont, tandis que le Soudan est préoccupé par la sécurité du barrage.

Le Nil Bleu est un affluent du Nil, d’où les 100 millions d’habitants de l’Égypte tirent 90% de leur eau douce.

Le Caire a déclaré qu’Addis avait présenté mardi une proposition excluant les «directives opérationnelles» ainsi que «un mécanisme juridique pour régler les différends».

Le ministère soudanais de l’irrigation a déclaré que la dernière position éthiopienne présentée mardi lors des pourparlers a soulevé de nouvelles craintes quant à la trajectoire des négociations.

«[Nous] soulignons la gravité des risques que le barrage représente pour le Soudan et sa population, y compris les risques environnementaux et sociaux, et pour la sécurité de millions d’habitants le long des rives du Nil Bleu … ce qui renforce la nécessité d’atteindre un accord global couvrant à la fois le remplissage et l’exploitation », a déclaré le ministère soudanais de l’irrigation.

Le ministre éthiopien de l’Irrigation, Seleshi Bekele, avait exprimé son optimisme face aux pourparlers et avait tweeté plus tôt mardi: «L’Éthiopie aimerait signer le premier accord de remplissage au plus tôt et continuer les négociations pour finaliser un accord global dans les périodes ultérieures.»

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Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed avait déclaré plus tôt en juillet que son pays avait déjà atteint son objectif de la première année de remplissage du réservoir, grâce à une forte saison des pluies.

Source: Reuters Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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