Louise Mushikiwabo

Dans un entretien accordé à France 24 et RFI, Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie, explique que l’Afrique a été « prudente » sur le plan sanitaire face à la pandémie de Covid-19, mais qu’elle en subit d’ores et déjà les conséquences économiques. Elle assure toutefois qu’elle n’est pas favorable à une « annulation » de la dette des pays africains, mais qu’elle lui préfère un « moratoire », afin de soutenir les économies du continent.

« Jusqu’à présent, l’Afrique n’a pas été aussi frappée que l’Europe ou les États-Unis par le Covid-19 », affirme Louise Mushikiwabo, Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), dans un entretien accordé à France 24 et RFI . « L’Afrique a été très prudente, dès le début de la crise, presque tous les pays africains ont pris des mesures pour se protéger et pour limiter la propagation de la maladie ».

Selon elle, l’OIF peut apporter une contribution au niveau éducatif en mettant des cours en ligne et en accédant à des populations marginalisées par ces divers programmes.

Soutenir les économies du continent

Concernant la suspension temporaire du service de la dette des pays les plus pauvres accordé par le G20 jusqu’à fin 2020, Louise Mushikiwabo, qui a signé lundi une tribune intitulée « Suspension de la dette de l’Afrique : un bon début du G20, mais il faut faire plus », aux côtés de sept grands noms africains de la politique et de l’économie, estime que cette suspension temporaire du paiement de la dette n’est pas assez ambitieuse.

Si elle se dit toutefois défavorable à une annulation pure et simple de la dette des pays africains – comme le réclament le président français Emmanuel Macron et son homologue sénégalais Macky Sall – elle appelle à accorder un moratoire plus généreux sur le paiement de la dette, afin de soutenir les économies du continent. « Nous demandons un moratoire, un gel sur le paiement de la dette », le temps de « remettre les économies sur les rails ».

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L’ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda exprime, par ailleurs, sa vive réprobation suite aux actes de violence contre des Africains en Chine, affirmant que ces images étaient inacceptables.

Enfin, interrogée sur la mort en prison du chanteur et activiste rwandais Kizito Mihigo, elle s’insurge contre les soupçons à l’encontre du régime rwandais, soulignant que les suicides sont monnaie courante dans d’autres pays, notamment en France, sans pour autant susciter de polémiques.

Source: France 24/ Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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