Felix Tshisekedi chez le Pape pour un nouveau départ

La visite du président congolais, s’inscrit dans le cadre de l’amélioration des relations difficiles qu’entretiennent les autorités avec l’Eglise. L’Eglise catholique n’avait pas reconnu sa victoire en décembre 2018.

L’Eglise catholique a mis longtemps à accepter la victoire de Felix Tshisekedi à la présidentielle du 30 décembre 2018. Elle avait en effet directement mis en doute la validité de ce résultat.

Les relations entre le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et le Vatican ont pâtit de ces doutes sur le déroulement du scrutin présidentiel avant que l’Eglise qui affirmait détenir de vrais résultats récoltés par ses observateurs déployés dans tous les bureaux de vote, ait finalement accepté d’accompagner Felix Tshisekedi. Selon l’Eglise, le nouveau président a de bons projets.

Le but de la visite au Vatican

La visite de Felix Tshisekedi à Rome vise avant tout à améliorer les relations avec le Saint-Siège selon Kinshasa. En début semaine, l’Archevêque de Kinshasa, le Cardinal Fridolin Ambongo, s’est entretenu avec le président Tshisekedi.

Un entretien à l’issue duquel le prélat catholique avait confirmé le voyage en déclarant : « C’est aussi l’occasion pour nous d’aborder les contours de ce voyage que le Chef de l’Etat va faire bientôt au Vatican. »

C’est la deuxième fois que le président Tshisekedi se rend au Vatican.

Le poids de l’Eglise catholique en RDC

L’Eglise catholique est la première religion en RDC et son influence politique est importante dans le pays. C’est ce qu’explique Christian Bagaza, analyste et enseignant à l’Université de Kinshasa.

« Il fallait maintenant renforcer cette relation entre l’Eglise catholique et l’Etat congolais. Vous savez que l’Eglise catholique est la première Eglise du pays. Il fallait maintenant avoir de bonnes relations parce que nous avons vu comment les élections se sont passées. Vu que l’Eglise catholique a beaucoup de fidèles, le président cherche à tout prix à avoir de bonnes relations avec l’Eglise afin qu’elle l’accompagne », a estimé Christian Bagaza.

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Depuis son accession à l’indépendance en 1960, la République Démocratique du Congo a eu plutôt de bonnes relations avec le Saint-Siège et quatre des présidents qui ont dirigé ce pays ont été reçus au Vatican.

Les relations entre l’Eglise catholique et le pouvoir de l’ancien président Joseph Kabila étaient mauvaises en raison de la répression, parfois dans le sang, des manifestations.

L’arrivée au pouvoir de Felix Tshisekedi n’a pas amélioré totalement la situation. Il y a des manifestations qui restent jusque-là non autorisées comme celle que prévoit ce vendredi la coalition Lamuka, mais qui n’a pas reçu l’autorisation des autorités.  

Source: Deutsche Welle/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

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