En Afrique du Sud, publier des « fake news » sur le coronavirus peut vous conduire en prison

Le pays, le plus touché en Afrique subsaharienne, compte 150 cas confirmés et fait face à une progression rapide de la pandémie.

Toute personne qui diffuse de fausses informations sur le coronavirus en Afrique du Sud encourt désormais une peine maximale de six mois de prison, selon une nouvelle loi publiée dans le Journal officiel. L’Afrique du Sud compte 150 cas confirmés de coronavirus. Le pays, le plus touché en Afrique subsaharienne, a enregistré une hausse de près d’un tiers du nombre de patients contaminés en l’espace de 24 heures.

Dimanche 15 mars, le président Cyril Ramaphosa a déclaré l’état d’urgence nationale, fermé les établissements scolaires pour trois semaines et interdit l’entrée sur le territoire des ressortissants des pays les plus touchés par le Covid-19. Dans la foulée, une série de lois a été promulguée dans le Journal officiel daté de mercredi pour tenter d’enrayer la propagation de l’épidémie.

« Toute personne qui publie des déclarations, quel que soit le média, y compris les réseaux sociaux, avec l’intention d’abuser une autre personne au sujet du Covid-19 […] se rend coupable d’un délit et est passible d’une amende, d’une peine de prison maximale de six mois ou les deux », selon un des textes.j’y

Le ministre de la santé, Zweli Mkhize, a répété jeudi que l’épidémie progressait rapidement dans le pays. A l’échelle de la planète, la pandémie a contaminé près de 210 000 personnes et en a tué plus de 9 000. Aucun décès n’a été enregistré en Afrique du Sud pour l’instant.

Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée

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Tribune d'Afrique

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