République démocratique du Congo : un attentat fait au moins cinq morts dans la ville de Beni, au Nord-Kivu

Un kamikaze a tué au moins cinq personnes en faisant exploser sa bombe, samedi 25 décembre à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités provinciales accusent les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), dont les chefs ont fait allégeance à l’organisation djihadiste Etat islamique.

« Le kamikaze, empêché par les vigiles d’accéder au bar bondé de clients, a activé la bombe à l’entrée. Le bilan encore provisoire fait état de six morts, dont le kamikaze, et treize blessés admis dans les hôpitaux de la place », a écrit le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.

Quelques minutes après l’explosion, un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) avait vu trois corps déchiquetés. Une source de la mairie de Beni a rapporté que, parmi les personnes tuées, il y avait « deux enfants »« Parmi les blessés se trouvent les deux bourgmestres adjoints des communes de Mulekera et de Ruwenzori », a-t-elle ajouté. La bombe a explosé à l’intérieur du restaurant In Box où plus d’une trentaine de personnes célébraient la fête de Noël, selon deux témoins.

Sous état de siège depuis mai

Le 27 juin, l’explosion d’une bombe artisanale dans une église catholique avait blessé deux femmes. Le même jour, le porteur d’une bombe avait été tué dans l’explosion de son engin près d’un bar et non loin d’une mosquée. La veille, un autre engin avait explosé, non loin d’une station-service, sans faire de dégâts. Les autorités avaient accusé les rebelles ADF d’être responsables de ces attentats.

Le Nord-Kivu et l’Ituri sont depuis début mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires, mais qui n’a pas permis jusqu’à présent de stopper les exactions des groupes armés.

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Dans ces deux provinces de la RDC, les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre des opérations militaires conjointes contre des positions des rebelles du groupe d’origine ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF). Groupe le plus meurtrier en RDC, les ADF sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats sur son sol, revendiqués par l’EI, qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale.

Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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