Pré-dialogue tchadien au Qatar: couac dans la désignation des délégués pour les négociations

Les concertations entre groupes politico-militaires tchadiens se poursuivent à Doha. Le Qatar, censé assurer la médiation, leur a demandé de désigner entre eux dix délégués pour mener les négociations parmi les 52 mouvements présents à l’ouverture. Les discussions progressent, même si on est encore loin du compte. Et ce d’autant qu’ils se sont scindés en deux groupes.

Il y a d’abord le groupe dit « de Rome », ainsi baptisé car il rassemble des mouvements qui, avant de venir à Doha, s’étaient déjà réunis sous l’égide de la communauté Sant Egidio.

Ils sont 22 au total, parmi lesquels tous les mouvements rebelles tchadiens, considérés comme les plus importants.

Selon nos informations, ce groupe de Rome s’apprête à soumettre à la médiation du Qatar une liste de 14 délégués qui seraient chapeautés par un chef de délégation. La personnalité d’Adoum Yacoub, leader du FPRN, semble avoir fait l’unanimité.

Un compromis peut-il encore être trouvé ?

Mais pendant ce temps, un autre groupe, baptisé « groupe de Doha » et composé d’une trentaine de mouvements, a mené ses propres concertations pour aboutir vendredi soir à une liste de seize représentants qu’ils s’apprêtent, eux aussi, à soumettre à la médiation qatarienne.

Au total, ce sont donc trente délégués qui vont être proposés au lieu des dix demandés. Quelle sera la stratégie du Qatar face à cette situation ? Accepteront-ils de mener la médiation avec autant de délégués ?

Un compromis peut-il encore être trouvé ? C’est ce qui se joue désormais, sachant que plusieurs groupes rebelles ont fait savoir qu’ils quitteraient ce processus de pré-dialogue si Doha se contente d’un rôle de facilitateur et non de médiateur.

A LIRE AUSSI:   Mali-Côte d’Ivoire : Ben Souk, proche de Guillaume Soro, a été libéré

Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

Read Previous

Fibre optique : le Togo, premier point de chute du câble Equiano de Google

Read Next

L’Éthiopie arrête d’anciens responsables gouvernementaux du Tigré, selon un organisme de défense des droits