Le Togo dit avoir repoussé une possible attaque militante près de la frontière du Burkina Faso

Les forces de sécurité togolaises ont repoussé cette semaine une attaque d’hommes armés non identifiés qui avaient traversé sa frontière nord avec le Burkina Faso, a annoncé vendredi le gouvernement, le premier débordement possible de la violence des militants islamistes au Togo.

Il a indiqué que les assaillants ont ciblé un avant-poste de sécurité dans la préfecture de Kpendjal dans la nuit de mardi et ont été repoussés au Burkina Faso sans faire de victimes togolaises.

L’affrontement est le premier du genre depuis que l’armée a lancé une opération en 2018 pour empêcher les insurgés djihadistes liés à al-Qaïda et à l’État islamique d’entrer du Burkina Faso, où leurs attaques ont fait des milliers de morts et déplacé 1,2 million de personnes ces dernières années.

Le président Faure Gnassingbé a répondu à l’attaque en ordonnant au gouvernement de continuer à investir dans les forces de sécurité pour renforcer les capacités de l’armée togolaise.

La violence islamiste a ravagé le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans la région du Sahel central en Afrique de l’Ouest, au nord du Togo.

Malgré une réponse militaire internationale coûteuse, le nombre d’attaques dans la région a été multiplié par huit de 2015 à 2020 avec 5,5 millions de personnes déplacées, selon l’agence humanitaire des Nations Unies.

Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

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Tribune d'Afrique

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