La résistance aux antibiotiques tue plus que le sida ou le paludisme

Plus d’un million de personnes sont mortes en 2019 suite à des infections bactériennes résistantes aux antibiotiques, ce qui place ces pathologies devant le sida et le paludisme en termes de mortalité. C’est ce qui ressort d’une étude inédite publiée dans la revue scientifique The Lancet.

Le phénomène de résistance aux antibiotiques, lié à un usage massif de ces médicaments, est connu depuis plusieurs années. Mais pour la première fois, des scientifiques ont réussi à mesurer son impact dans plus de 200 pays.

Les résultats de l’étude publiée dans The Lancet confirment que cette résistance aux anti-infectieux représente une menace mondiale pour la santé, notamment dans les pays pauvres.

L’Afrique subsaharienne et l’Asie du Sud sont les régions les plus touchées par ce phénomène, avec respectivement 24 et 22 décès pour 100 000 habitants alors que dans les pays développés, la proportion est de 13 pour 100 000.

Des infections courantes qu’on pouvait traiter sont désormais incurables parce que les bactéries qui les causent ont développé une résistance aux antibiotiques. C’est le cas de la plupart des infections sanguines et celles des voies respiratoires.

Pour lutter contre l’antibio-résistance, les scientifiques recommandent d’abord l’utilisation à bon escient des antibiotiques existants, ensuite, mieux surveiller et contrôler les infections et, enfin, mettre plus de moyens pour la recherche et le développement de nouveaux médicaments anti-infectieux.

Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

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Tribune d'Afrique

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