Côte d’Ivoire: Mariam Dao Gabala va présider le comité de normalisation de la FIF

En Côte d’Ivoire, c’est la sénatrice Mariam Dao Gabala qui a été choisie par la FIFA pour présider le comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF). L’organisation internationale de football a placé la FIF sous tutelle le 24 décembre parce que les instances dirigeantes du football ivoirien ne sont pas parvenues, selon elle, à organiser une élection conforme pour renouveler son exécutif. Et pour reprendre en main cette fédération, la Fifa a choisi une complète néophyte dans le monde du football.

À 60 ans, Mariam Dao Gabala a un CV bien rempli mais qui fait davantage la part belle à la finance solidaire, à l’engagement citoyen en faveur des femmes ou des paysans qu’au football et à ses arcanes. Sa carrière, cette diplômée d’HEC l’a faite dans la microfinance. C’est notamment elle qui a redressé l’Unacoopec entre 2013 et 2017, la plus grande organisation de microfinance d’Afrique de l’ouest. Elle a aussi travaillé vingt ans pour Oikocredit, l’institution de financement fondée par le conseil œcuménique des Eglises. Elle s’y est impliquée dans le développement de coopératives ou d’entreprises sociales dans la sous-région.

Issue de la société civile

Très engagée dans la société civile en Afrique de l’ouest, c’est à ce titre qu’elle a été nommée – avec 32 autres personnes – sénatrice par Alassane Ouattara en 2019. Mariam Dao Gabala reconnaît ne connaître au football que ce que lui en racontent ses 5 fils. « Ne pas être du milieu est un atout, ça permet de prendre du recul est d’être plus objectif » répète celle qui dit être la première surprise de sa nomination, jeudi 14 janvier. D’ailleurs ses collègues au sein du comité, l’ancien ministre Martin Bléou et l’avocat Simon Abé Yao, ne sont pas plus spécialistes qu’elle du ballon rond.

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Mettre un terme à la crise

Leur mission, qu’elle qualifie de « difficile mais pas impossible », est davantage technique et juridique que sportive. Elle consistera à gérer les affaires courantes de la FIF, à remettre à plat le règlement, les statuts et le code électoral, et d’organiser l’élection du nouveau comité exécutif. En clair mettre un terme définitif à une crise qui dure depuis près d’un an.

Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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