Centrafrique : l’aide humanitaire arrive au compte-gouttes à Bangui

La situation instable du pays a conduit à un déploiement de casques bleus. Ici à Bria en juin 2017. © Saber Jendoubi / AFP

L’ouverture d’un axe routier essentiel par les rebelles de la CPC donne de l’espoir à la population de Bangui en attente d’aide humanitaire.

La population de Bangui espère que l’ouverture annoncée de l’axe routier Boulaï-Bangui par la CPC viendra soulager la situation dans la capitale centrafricaine.

Selon le lieutenant-colonel Abdelaziz Fall, l’approvisionnement est en cours :

« La force de la Minusca a fourni des escortes de sécurité et a permis la sécurisation du premier convoi d’aide humanitaire sur le corridor Beloko-Bangui la semaine passée. Les casques bleus continuent à assurer la sécurité de la population civile et l’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat »

Toute l’économie sanctionnée

Au Bureau d’affrètement routier centrafricain (BARC), l’activité est néanmoins au point mort. Sany Yalo, président du conseil d’administration du BARC, déplore les pertes économiques liées à la fermeture de cet axe routier important :

« Il ne faut pas parler seulement des transports, il faut également parler des activités connexes qui sont également liées au transport. Le transporteur apporte les marchandises et on lui paye son transport. Mais pour le contexte économique ce sont des centaines de milliards qui sont perdus. Que ce soit l’Etat, le commerçant, l’importateur… Vous faites la somme et c’est beaucoup d’argent de perdu parce que les gens sont capricieux. »

Les combats se poursuivent

Sur le terrain, les combats qui opposent les FACA – les forces armées centrafricaines – aux hommes de la CPC se poursuivent le long de cet axe routier stratégique, comme l’indique la ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara :

« Nous en profitons aussi pour vous annoncer les nouvelles du jour. Nos forces ont déjà quitté Bouar et sont en marche pour l’ouverture du corridor de Beloko. Ils sont aussi sur le théâtre des opérations à Bambari, jadis ville sans arme mais aujourd’hui inondée par les armes. » 

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Depuis l’annonce de la ministre, la situation a encore évolué puisque l’armée centrafricaine est parvenue à Beloko dans l’après-midi à la frontière avec le Cameroun.

Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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