Au Kenya, trois complices de l’attentat de Garissa, qui avait fait 148 morts, reconnus coupables

Courrier international Le pays sous le choc après l’attentat de Garissa

Mohamed Ali Abikar, Hassan Edin Hassan et le Tanzanien Rashid Charles Mberesero ont été reconnus coupables de « conspiration pour commettre un acte terroriste ».

Quatre ans après le drame vient le temps du procès. Un tribunal de Nairobi a reconnu trois hommes coupables d’avoir aidé les auteurs de l’attaque contre l’université de Garissa en 2015, dans le nord-est du Kenya, perpétrée par les islamistes somaliens Chabab. L’attentat avait fait 148 morts.

Le juge Francis Andayi, qui a par ailleurs acquitté le quatrième accusé, a estimé que l’accusation a prouvé au-delà de « tout doute raisonnable » la culpabilité de Mohamed Ali Abikar, Hassan Edin Hassan et du Tanzanien Rashid Charles Mberesero, coupables selon lui de « conspiration pour commettre un acte terroriste ». Il n’a toutefois pas détaillé comment les trois hommes avaient aidé les auteurs de l’attaque. Leurs peines seront prononcées le 3 juillet.

Etudiants chrétiens visés

A l’aube du 2 avril 2015, un commando était entré dans l’université en ouvrant le feu au hasard, avant de pénétrer dans la résidence universitaire. Séparant musulmans et non musulmans, ils avaient laissé partir les premiers et tué les seconds – des étudiants chrétiens en majorité. L’attaque de Garissa a été la plus meurtrière sur le sol kényan depuis l’attentat contre l’ambassade des Etats-Unis à Nairobi (213 morts) en 1998, alors revendiqué par le réseau Al-Qaida, auquel les Chabab sont affiliés depuis 2012.

Les quatre assaillants avaient été tués dans l’assaut des forces de sécurité. Le cerveau présumé de l’opération, Mohamed Mohamud alias « Kuno », un Kényan, ancien professeur dans une école coranique de Garissa, avait été tué en 2016 dans le sud-ouest de la Somalie. Les trois hommes reconnus coupables mercredi, qui étaient « au courant du coup », selon le juge, sont les premiers à comparaître pour cette attaque.

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Les Chabab visent le Kenya notamment en raison du déploiement des forces kényanes depuis 2011 en Somalie, où elles combattent les islamistes au sein de la mission de l’Union africaine dans ce pays. En 2013, les Chabab avaient mené un assaut contre le centre commercial Westgate, à Nairobi, faisant 67 morts.

Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée

Tribune d'Afrique

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