A Genève, le Forum politique libyen se penche sur l’élection de l’exécutif de transition

Au sujet de l’Exécutif qui va diriger la Libye, les débats penchent plutôt vers des compétences technocrates indépendantes


Ce mercredi 3 février, au 3e jour de la réunion du Forum politique libyen qui se tient à Genève, plusieurs candidats au poste de Premier ministre pour le futur gouvernement unifié se sont succédé, en visioconférence, devant les 75 membres du forum. Après l’échec d’un premier vote mardi, un second tour avec un système de listes est prévu vendredi. Mais les membres du forum doivent avant cela choisir un Premier ministre ce jeudi.

Mardi, le premier tour du vote pour choisir un président du conseil présidentiel et deux vice-présidents a échoué. Aucun candidat n’a réussi à dégager une majorité de 70% de voix. Un second tour est désormais obligatoire avec un système de listes incluant les six postes à pourvoir. Pour cela, un vote pour le choix du Premier ministre doit avoir lieu ce jeudi. Il permettra de compléter les listes qui seront soumises au vote vendredi.

L’échec du vote de ce mardi a ouvert la porte à de nouvelles coalitions. Des listes seront formées ce jeudi en incluant le poste de Premier ministre et en respectant l’équilibre régional entre l’est, l’ouest et le sud libyen.

Selon l’ONU, chaque liste doit acquérir au premier tour, 17 voix sur les 75 du forum politique libyen avec l’aval de huit membres de l’ouest, six de l’est et trois du sud. En cas d’échec au premier tour, seul les deux listes ayant acquis les plus de voix pourront concourir pour le second.

Lors du vote de mardi dernier, des personnalités connues comme Aguila Saleh, le chef du Parlement et candidat de l’est libyen, Khaled al Mischri, président islamiste du Haut conseil de l’Etat à l’ouest ainsi qu’Abdelmajid Saif al-Nasr du sud, ont récolté le plus grand nombre des voix. La liste incluant ces trois candidats, plus Fathi Bachagha, le ministre de l’Intérieur pour le poste de Premier ministre pourrait l’emporter.

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Cependant, plusieurs membres du forum politique protestent contre les candidats actuellement au pouvoir et qui n’ont toujours pas démissionné. Ils réfutent également les détenteurs de la double nationalité. Selon les termes de l’accord politique ces deux catégories n’auraient pas le droit de candidater.

Le futur conseil provisoire de transition aura pour mission de réunifier les institutions et de conduire le pays vers des élections en décembre prochain.

Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée

Tribune d'Afrique

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