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	<title>Zone de libre échange &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La zone de libre-échange entre l&#8217;Algérie et l&#8217;Union européenne paraît compromise</title>
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				<pubDate>Sun, 23 Aug 2020 13:39:35 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200823_143718.png" alt="" class="wp-image-19076" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200823_143718.png 709w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200823_143718-300x170.png 300w" sizes="(max-width: 709px) 100vw, 709px" /><figcaption>Une vue générale montre le port et les bâtiments d&rsquo;Alger au lever du soleil, le 6 décembre 2017. © Ludovic Marin, AFP</figcaption></figure>



<p><br><strong>L&rsquo;entrée en vigueur de la zone de libre-échange entre l&rsquo;Algérie et l&rsquo;Union européenne, prévue au 1er septembre après quinze ans de préparation, semble compromise tant elle est contestée par les dirigeants politiques, les chefs d&rsquo;entreprises et des économistes algériens.</strong></p>



<p>Plus d&rsquo;une décennie de préparation en vain ? La zone de libre-échange (ZLE) entre l&rsquo;Algérie et l&rsquo;Union européenne, qui doit entrer en vigueur le 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre, semble compromise, d&rsquo;autant qu&rsquo;Alger a demandé à moult reprises au fil des années de renégocier un accord trop défavorable à ses yeux.</p>



<p>S&rsquo;ajoute à cela la décision du président algérien, Abdelmadjid Tebboune, de confier début août au ministre du Commerce, Kamel Rezig, le soin de « procéder à une évaluation du dossier sur l&rsquo;accord d&rsquo;association avec l&rsquo;Union européenne ». Selon lui, cet accord « doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une attention particulière, faisant valoir nos intérêts pour des relations équilibrées ».</p>



<p>Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a enfoncé le clou mercredi. S&rsquo;il n&rsquo;a pas cité l&rsquo;accord signé entre l&rsquo;Algérie et l&rsquo;UE en avril 2002, l&rsquo;allusion est transparente. Il a promis « un examen des règles de défense commerciale » à travers la « révision » des accords économiques et commerciaux « préjudiciables au pays », et la réorientation de l&rsquo;appareil diplomatique au service des intérêts économiques algériens.</p>



<p>La mise en place officielle de la ZLE&nbsp;est la cible de critiques quasi unanimes des dirigeants politiques, des patrons et des économistes algériens qui dénoncent une balance commerciale largement en défaveur de la quatrième économie d&rsquo;Afrique, il est vrai peu compétitive.</p>



<p>Selon le président de l&rsquo;Association nationale des exportateurs algériens, Ali Bey Nasri, l&rsquo;Algérie a importé pour 320 milliards de dollars (plus de 270 milliards d&rsquo;euros) de biens entre 2005 et 2019 tandis que ses exportations vers l&rsquo;UE, son premier partenaire commercial, n&rsquo;ont atteint que 15 milliards de dollars, hors pétrole et gaz, durant la même période.</p>



<p><strong>Un accord conclu quand l&rsquo;UE avait quinze membres</strong></p>



<p>L&rsquo;accord d&rsquo;association entre Bruxelles et Alger, entré en vigueur au 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre 2005, projetait d&rsquo;ouvrir leurs marchés respectifs au sein d&rsquo;une ZLE. Il prévoyait pour cela une période de transition de douze ans, jusqu&rsquo;en 2017, afin que l&rsquo;Algérie élimine progressivement ses droits de douane sur des produits industriels et qu&rsquo;elle applique une libéralisation sélective de ses produits agricoles.</p>



<p>Cette période a par la suite été prolongée de trois ans, jusqu&rsquo;au 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre 2020, pour certains produits comme l&rsquo;acier, les textiles, les produits électroniques et l&rsquo;automobile.</p>



<p>Cet accord « a été mal négocié à la base. À l&rsquo;époque, l&rsquo;Algérie l&rsquo;avait ratifié avec une Europe de quinze membres. Aujourd&rsquo;hui, ils sont 27 et seront encore plus nombreux dans quelques années », explique Ali Bey Nasri.</p>



<p>« Le partenariat Algérie-UE n&rsquo;a pas tenu ses promesses pour l&rsquo;Algérie », abonde Nadji Khaoua, professeur d&rsquo;économie à l&rsquo;université d&rsquo;Annaba (nord-est). Selon lui, la seule ouverture du marché algérien aux produits de consommation étrangers ne saurait bâtir une économie moins rentière – comme l&rsquo;est celle de l&rsquo;Algérie, dépendante du pétrole –, ni plus productive, ni par conséquent générer de la croissance.</p>



<p>Il s&rsquo;agit de passer à un système « valorisant par la production les ressources variées négligées jusqu&rsquo;à présent. Ce passage exige la promotion de l&rsquo;intérêt national non soumise aux pressions étrangères », plaide l&rsquo;économiste.</p>



<p><strong>Un groupe de travail mis en place</strong></p>



<p>Le ministère du Commerce est resté évasif concernant le sort de la zone de libre-échange, précisant à l&rsquo;AFP qu&rsquo;un groupe de travail interministériel avait été mis en place ayant notamment pour mandat « l&rsquo;évaluation de l&rsquo;accord d&rsquo;association avec l&rsquo;Union européenne ».</p>



<p>Nadji Khaoua, plaidant pour une renégociation des « relations avec l&rsquo;UE sur une base d&rsquo;État à État », estime qu' »une pause serait la plus indiquée pour rediscuter des questions de fond qui empêchent un partage équitable des bénéfices économiques éventuels ».</p>



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<p>Même position du côté d&rsquo;Ali Bey Nasri, qui souhaite également un rééquilibrage des relations avec les Européens. « Ils veulent vendre et nous, nous sommes obligés de compter nos sous. »</p>



<p>« Je suis de ceux qui disent &lsquo;basta !' », poursuit-il, soulignant qu&rsquo;en réalité « 99 % des produits industriels sont depuis 2018 » dans les conditions requises pour la ZLE.</p>



<p>« Ce que n&rsquo;accepte pas l&rsquo;UE, c&rsquo;est que l&rsquo;Algérie mette en place des mesures de protection de notre outil de production qui est déjà extrêmement fragilisé », relève-t-il.</p>



<p><strong>Source : France 24 /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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