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	<title>Zimbabwe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Zimbabwe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Les agriculteurs zimbabwéens espèrent sentir le boom du cannabis</title>
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				<pubDate>Wed, 11 May 2022 18:14:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les agriculteurs zimbabwéens qui cherchent à profiter de l&#8217;essor mondial du cannabis médical sont confrontés à une litanie de coûts et d&#8217;obstacles réglementaires, mais des producteurs comme Munyaradzi Nyanungo parient que cela augmentera leur fortune après des décennies de déclin économique. Le pays d&#8217;Afrique australe est devenu l&#8217;un des premiers en Afrique à légaliser la...]]></description>
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<p><strong>Les agriculteurs zimbabwéens qui cherchent à profiter de l&rsquo;essor mondial du cannabis médical sont confrontés à une litanie de coûts et d&rsquo;obstacles réglementaires, mais des producteurs comme Munyaradzi Nyanungo parient que cela augmentera leur fortune après des décennies de déclin économique.</strong></p>



<p>Le pays d&rsquo;Afrique australe est devenu l&rsquo;un des premiers en Afrique à légaliser la production de cannabis médical en 2018, dans l&rsquo;espoir d&rsquo;un nouveau flux de revenus de dollars d&rsquo;exportation indispensables, et a délivré 57 licences.</p>



<p>Avec des financements provenant d&rsquo;entreprises étrangères telles que King Kong Organics, basée aux États-Unis, des agriculteurs noirs comme Nyanungo, 35 ans &#8211; qui ont lutté pour prospérer dans une économie moribonde &#8211; cherchent à se diversifier des cultures traditionnelles comme le tabac au cannabis.</p>



<p>« Nous sommes prêts à vendre du cannabis à 25 dollars le kilogramme, soit cinq, six fois plus que ce qu&rsquo;une bonne récolte de tabac peut vous donner. Nous sommes en fait assis sur une mine d&rsquo;or vert », a déclaré Nyanungo.</p>



<p>L&rsquo;industrie mondiale du cannabis pourrait valoir 272 milliards de dollars d&rsquo;ici 2028, selon les analystes de Barclays, et le ministre des Finances du Zimbabwe, Mthuli Ncube, a déclaré que le pays en voulait au moins 1 milliard de dollars, soit plus que ce qu&rsquo;il gagne actuellement avec son principal tabac agricole d&rsquo;exportation.</p>



<p>En tant que plus grand producteur de tabac d&rsquo;Afrique, les responsables zimbabwéens reconnaissent également la nécessité de se diversifier loin du stupéfiant addictif qui s&rsquo;est avéré ruineux pour la santé des fumeurs et de ceux qui les entourent.&nbsp;Le cannabis est considéré comme une alternative moins nocive à la cigarette et son cannabidiol (CBD) est largement accepté comme remède naturel.</p>



<h4>DES AFFAIRES COUTEUSES</h4>



<p>Mais des défis subsistent, notamment le coût énorme de l&rsquo;installation dans un contexte de réglementations strictes, telles que l&rsquo;obligation d&rsquo;utiliser une serre pour répondre aux critères du cannabis « issu de l&rsquo;agriculture biologique » &#8211; nécessaire pour pouvoir le vendre sur le marché médical.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://cloudfront-us-east-2.images.arcpublishing.com/reuters/K7HZSXK6TNOTFL6ETICHOE7X4U.jpg" alt="Les cultivateurs de cannabis du Zimbabwe placent de grands espoirs de succès contre toute attente"/><figcaption> Un travailleur inspecte le cannabis à l&rsquo;intérieur d&rsquo;une serre à Bromley, un village de la province de Mashonaland East au Zimbabwe, le 22 avril 2022. Photo prise le 22 avril 2022. REUTERS/Philimon Bulawayo </figcaption></figure>



<p>« Une serre coûte très cher », a déclaré Nyanungo, en coupant les feuilles en forme d&rsquo;éventail distinctives de sa ferme.&nbsp;« Cette serre entière&nbsp;: vous avez besoin d&rsquo;environ 500&nbsp;000&nbsp;$ rien que pour installer la structure », sans compter le système de goutte à goutte et les intrants de semences.</p>



<p>Le partenaire américain de Nyanungo, King Kong Organics, qui fournit des semences et d&rsquo;autres intrants, a acheté les serres dans le cadre d&rsquo;un accord d&rsquo;enlèvement qui verra l&rsquo;entreprise acheter la récolte de cannabis pour la transformation.</p>



<p>Cela, a-t-il dit, porte le coût de la culture d&rsquo;un seul hectare de cannabis à 2,5 millions de dollars.&nbsp;Lui et d&rsquo;autres producteurs font actuellement pression sur le gouvernement pour assouplir les règles et réduire les coûts.</p>



<p>L&rsquo;Agence d&rsquo;investissement et de développement du Zimbabwe, qui autorise les producteurs de cannabis, n&rsquo;a pas répondu à une demande de commentaire.</p>



<p>« Si quelqu&rsquo;un veut cultiver du cannabis de qualité médicale, ce sera à ses risques et périls car il y a trop de variables », a déclaré Zorodzai Maroveke, PDG et fondateur de Zimbabwe Industrial Hemp Trust.&nbsp;« Tant de choses peuvent mal tourner. »</p>



<p>Pourtant, les récompenses pourraient être substantielles.</p>



<p>En activité depuis 2003, la ferme forestière de Nyanungo cultive des cultures traditionnelles de tabac et de maïs et élève du bétail, mais a acquis la licence de cannabis en 2020. Sur ses 80 ouvriers agricoles, 20 travaillent maintenant sur les plants de cannabis.</p>



<p>Il s&rsquo;attend à réaliser un bénéfice de 2,5 millions de dollars sur la première récolte en août, ce qui est nettement supérieur à ce qu&rsquo;il a gagné de ses autres cultures et de son bétail.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Zimbabwe : une loi interdit aux banques d’accorder des prêts</title>
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				<pubDate>Mon, 09 May 2022 13:33:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Zimbabwe]]></category>
		<category><![CDATA[dollar zimbabwéen]]></category>

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				<description><![CDATA[Cette loi vise à mettre fin à la spéculation contre le dollar zimbabwéen. C’est une mauvaise nouvelle pour les fonctionnaires zimbabwéens et les sociétés zimbabwéennes qui ne peuvent plus recourir à des prêts dans les banques locales. En application de la loi, le gouvernement interdit désormais aux banques d’accorder des prêts. L’objectif de cette mesure...]]></description>
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<p><strong>Cette loi vise à mettre fin à la spéculation contre le dollar zimbabwéen.</strong></p>



<p>C’est une mauvaise nouvelle pour les fonctionnaires zimbabwéens et les sociétés zimbabwéennes qui ne peuvent plus recourir à des prêts dans les banques locales. En application de la loi, le gouvernement interdit désormais aux banques d’accorder des prêts. L’objectif de cette mesure est d’arrêter la dévaluation de la monnaie locale sur le marché noir.</p>



<p>L&rsquo;inflation en glissement annuel a atteint 96,4 % en avril, contre 60,6 % en janvier. Aujourd’hui, le dollar zimbabwéen est officiellement coté à 165.94 par rapport au dollar américain. Sur le marché noir, un dollar américain s’échange entre 330 et 400 dollars zimbabwéens.</p>



<p>Réintroduit dans le pays en 2019, le dollar zimbabwéen a fortement chuté à cause de la conjoncture internationale et la récession de l’économie zimbabwéenne. &nbsp;</p>



<p>Le président Emmerson Mnangagwa estime que cette situation est grandement causée par des spéculateurs anonymes. Ces derniers empruntent des dollars zimbabwéens à des taux d&rsquo;intérêt inférieurs à l&rsquo;inflation et l’utilisent pour faire du commerce en devises.</p>



<p>En 2015, Harare avait pris la décision historique d’abandonner la monnaie locale à cause de la crise économique que traversait le pays et surtout de l’hyperinflation.</p>



<p>Après avoir perdu momentanément sa souveraineté monétaire, le gouvernement avait demandé aux populations d’utiliser huit monnaies étrangères dont le dollar américain, le yuan chinois, la roupie indienne ou encore le rand sud-africain qui étaient devenues ses devises officielles.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Le Zimbabwe s&#8217;engage contre l&#8217;extrémisme violent aux côtés du Mozambique</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 17:43:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[lutte contre le terrorisme]]></category>
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				<description><![CDATA[La multiplication des attaques à Cabo Delgado a poussé le Zimbabwe à s&#8217;impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique dans le cadre de la mission SAMIM portée par la SADC. Cependant, les sanctions internationales et l&#8217;embargo sur les armes freinent son intervention alors que la menace terroriste se rapproche et que le pays...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p> <strong>La multiplication des attaques à Cabo Delgado a poussé le Zimbabwe à s&rsquo;impliquer dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique dans le cadre de la mission SAMIM portée par la SADC. Cependant, les sanctions internationales et l&#8217;embargo sur les armes freinent son intervention alors que la menace terroriste se rapproche et que le pays fait face à une augmentation exponentielle de l&rsquo;islamisation à l&rsquo;intérieur de ses frontières.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le chemin du Zimbabwe vers sa libération a été pavé par les sacrifices consentis par nos frères et sœurs au Mozambique&nbsp;»,</em>&nbsp;déclarait Frederick Shava, ministre des Affaires étrangères et du Commerce international du Zimbabwe, à l&rsquo;occasion de la 12e session de la Commission permanente mixte de coopération entre le Zimbabwe et le Mozambique en novembre 2021, pour souligner les liens anciens qui cimentent les deux pays. Sur le plan économique, la relation bilatérale entre le Zimbabwe et le Mozambique se renforce. Le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint 543 millions de dollars en 2020 (le niveau le plus élevé en 10 ans) en dépit de la pandémie de Covid-19.</p>



<p>Le Mozambique offre l&rsquo;accès le plus direct à la mer à son voisin zimbabwéen avec lequel il nourrit une relation étroite depuis l&rsquo;époque des indépendances, renforcée par une culture commune et une proximité géographique qui pousse aujourd&rsquo;hui Harare à s&rsquo;engager dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique, car depuis 2017, les Shebabs (homonymes des Shebabs somaliens) font régner la terreur dans la province septentrionale de Cabo Delgado. La menace s&rsquo;étend peu à peu aux régions voisines selon une étude de l&rsquo;Initiative mondiale contre la criminalité transnationale basée à Genève et de la Fondation Hanns Seidel en Allemagne, publiée en février 2021 et intitulée « Insurrection, marchés illicites et corruption : le conflit de Cabo Delgado et ses implications régionales&nbsp;».</p>



<p>Cabo Delgado est un corridor qui voit passer l&rsquo;héroïne venue d&rsquo;Afghanistan via l&rsquo;Iran pour rejoindre l&rsquo;Afrique du Sud et y être consommée sur place ou redirigée vers l&rsquo;Europe et les Etats-Unis. La cocaïne du Brésil transite également par le nord du Mozambique avant d&rsquo;être envoyée vers l&rsquo;Australie. Exportation illégale de bois, d&rsquo;or ou de pierres précieuses&nbsp;: des flux illicites de toutes natures circulent à Cabo Delgado, mais les Shebabs ne participeraient que modestement à ces trafics selon la récente étude de la Fondation Hanns Seidel, l&rsquo;essentiel de leurs revenus proviendrait du pillage de banques, des raids sur les commerces locaux et des rançons reçues pour la libération des otages.</p>



<h2><strong>L&rsquo;intervention du Zimbabwe limitée par l&#8217;embargo sur les armes</strong></h2>



<p>Un SOS dessiné à même le sol, Mozambicains et expatriés réfugiés dans l&rsquo;hôtel Amarula dans l&rsquo;attente de secours&nbsp;qui ne viendront pas : les images de la prise de la ville de Palma ont fait le tour du monde, relayées par le téléphone portable d&rsquo;un témoin pris au piège, un 24 mars 2021, dans la province de Cabo Delgado. Quarante-huit heures de siège, une ville détruite, des corps sans têtes disséminés dans la ville&nbsp;: cette attaque retentissante avait été revendiquée par les Shebabs (qui ont fait allégeance à l&rsquo;Etat islamique en 2019). La faillite de l&rsquo;armée mozambicaine appuyée par &nbsp;la société sud-africaine paramilitaire D.A.G. (alors sous contrat avec l&rsquo;Etat mozambicain) face à des Shebabs surarmés avait provoqué l&rsquo;effroi bien au-delà des frontières du Mozambique, poussant la Communauté de développement de l&rsquo;Afrique australe (SADC) à intervenir. En juillet, l&rsquo;organisation régionale décidait de mobiliser quelque 3.000 hommes pour soutenir la région de Cabo Delgado à se libérer du joug des terroristes, dans le cadre d&rsquo;une mission spéciale, la SAMIM.</p>



<p>«&nbsp;<em>Des progrès significatifs ont été réalisés</em>&nbsp;», déclarait Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, lors d&rsquo;un sommet extraordinaire qui se tenait en janvier dernier au Malawi. Cependant, malgré des avancées manifestes, les raids perpétrés en novembre dernier dans les districts de Mueda et Macomia, ont conduit la SADC à prolonger la mission SAMIM pour une durée indéterminée, alors que mille soldats venus du Rwanda combattent également sur le terrain et que l&rsquo;Union européenne (UE) a mis en place une mission de formation militaire (EUTM Mozambique) pour soutenir le renforcement des capacités des forces armées locales.</p>



<p><em>«&nbsp;Le Mozambique est un pays frère et nous avons déjà coopéré militairement ensemble contre le Renamo</em>&nbsp;(mouvement politique soutenu jadis par le régime d&rsquo;apartheid sud-africain, ndr).<em>&nbsp;Trois cent quatre de nos instructeurs ont formé un premier bataillon qui est actuellement déployé à Cabo Delgado »,&nbsp;</em>indique Oppah Muchinguri, ministre de la Défense, qui regrette de ne pas être en mesure d&rsquo;en faire davantage.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes particulièrement affectés par la situation au Mozambique en raison de notre proximité géographique, mais nous faisons face à des sanctions internationales ainsi qu&rsquo;à un embargo sur les armes qui limitent nos capacités techniques ainsi que nos moyens d&rsquo;intervention. Si ces sanctions étaient levées, le Zimbabwe s&rsquo;impliquerait davantage, mais pour l&rsquo;instant cela nous est impossible&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute-t-elle.</p>



<h2><strong>Le développement comme arme pour éviter le scénario mozambicain</strong></h2>



<p>Cabo Delgado, aussi appelé Cabo&nbsp;Esquecido ou le « cap oublié », est situé à la frontière tanzanienne. Il a longtemps été considéré comme la région la plus pauvre du Mozambique. Marginalisé politiquement, il concentre pourtant des richesses considérables. En septembre 2021, cette région abritait près d&rsquo;un million de personnes classées par l&rsquo;ONU en état «&nbsp;d&rsquo;extrême insécurité alimentaire&nbsp;». Entre rupture de la gouvernance, exclusion socio-économique, corruption, crime organisé et accaparement des ressources naturelles par des élites locales, Cabo Delgado est devenu un terreau fertile pour l&rsquo;extrémisme religieux.</p>



<p>Dans les années 2010, la découverte de ressources en gaz naturel généra des investissements sans précédent sur le continent, avec le projet de construction d&rsquo;une usine de GNL à 20 milliards de dollars. Ces découvertes n&rsquo;ont cependant pas eu les retombées escomptées pour les populations locales. Les déplacements souvent forcés de populations ont renvoyé nombre de Mozambicains au souvenir de l&rsquo;expropriation sans ménagement des mineurs artisanaux à la suite de la découverte d&rsquo;un champ de rubis près de Montepuez en 2009, qui avait mis le feu aux poudres, attisé par des mouvements radicaux. Privés de leurs moyens de subsistance, nombre de mineurs, souvent jeunes, s&rsquo;étaient alors radicalisés, rejoignant les extrémistes religieux, selon les experts régionaux.</p>



<p><em>«&nbsp;Les déplacements de populations sans dédommagement qui ont suivi le projet de Total à Cabo Delgado sont à l&rsquo;origine du problème. Pour lutter contre le terrorisme, l&rsquo;action militaire ne suffit pas ; elle doit s&rsquo;accompagner d&rsquo;une stratégie de développement social inclusive sans quoi, le gouvernement sera considéré comme un ennemi par les populations laissées-pour-compte (&#8230;) Il y a quelques années, lorsque nous avons découvert des minerais, notre premier objectif s&rsquo;est concentré sur le sort des populations locales. Nous avons construit des maisons, mais aussi des écoles afin de les accompagner. C&rsquo;est ainsi que nous avons maintenu la paix au Zimbabwe&nbsp;»,&nbsp;</em>&nbsp;explique Oppah Muchinguri.</p>



<h2><strong>Quel risque pour le Zimbabwe face à la montée de l&rsquo;Islam radical ?</strong></h2>



<p>Si la ministre zimbabwéenne de la Défense reconnaît que la route commerciale de Beira offrant un accès privilégié à la mer fait actuellement l&rsquo;objet d&rsquo;une surveillance accrue pour sécuriser les importations et les exportations nationales<em>,&nbsp;</em>elle souligne que la sécurité aux frontières n&rsquo;a pas été renforcée&nbsp;<em>«&nbsp;à cause des sanctions internationales&nbsp;»&nbsp;</em>qui limitent les moyens de l&rsquo;armée<em>.&nbsp;</em>Une intervention dans le cadre d&rsquo;un accord bilatéral n&rsquo;est donc pas à l&rsquo;ordre du jour. Pourtant, pour le Zimbabwe, la lutte contre le terroriste au Mozambique est une priorité.&nbsp;<em>«&nbsp;Si nous échouons à aider le Mozambique dans sa lutte contre le terrorisme, alors la menace descendra jusqu&rsquo;ici. Il faut stopper le problème avant qu&rsquo;il ne devienne incontrôlable. S&rsquo;engager aux côtés du Mozambique est dans notre intérêt avant tout&nbsp;»,&nbsp;</em>explique Fortune Chasi, avocat et senior partner chez Maguwudze.</p>



<p><em>«&nbsp;Le facteur économique pèse lourdement dans ces régions riches en matières premières qui sont en proie au terrorisme et où l&rsquo;on retrouve un certain nombre d&rsquo;acteurs internationaux&nbsp;»,&nbsp;</em>poursuit-il. Or, le potentiel gazier et pétrolier décelé dans le bassin de Muzarabani situé non loin de la frontière avec le Mozambique (qui fait actuellement l&rsquo;objet de prospection par l&rsquo;entreprise australienne Invictus Energy) pourrait entraîner l&rsquo;implication de nouveaux acteurs porteurs de déstabilisation.&nbsp;<em>«&nbsp;Une montée de l&rsquo;islamisation a été enregistrée dans la région de Muzarabani&nbsp;»,&nbsp;</em>confirme le chercheur Richard R. Mahomva, qui est aussi le coordinateur général de l&rsquo;organisation zimbabwéenne Leaders for Africa Network<strong>.</strong>&nbsp;<em>«&nbsp;Face à la pauvreté, les ONG, notamment islamiques, se substituent aux pouvoirs publics&nbsp;»,&nbsp;</em>ajoute-t-il.</p>



<p><em>«&nbsp;Il n&rsquo;y a pas de radicalisation sur le territoire zimbabwéen, ni de terroristes emprisonnés dans nos prisons aujourd&rsquo;hui »,&nbsp;</em>indique Ziyambi Ziyambi, ministre de la Justice, affirmant par ailleurs que le pays dispose déjà de&nbsp;<em>«&nbsp;lois très strictes en matière de terrorisme&nbsp;»</em>&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;est point&nbsp;<em>«&nbsp;besoin de renforcer&nbsp;».</em></p>



<p>Majoritairement chrétien, le pays a vu le nombre de ses mosquées croître de façon exponentielle depuis quelques mois. Dès lors, leur financement pose question.<em> « Nous n&rsquo;avons pas de mouvements islamistes chez nous, mais il nous faut rester attentifs, car ces deux dernières années, le nombre de mosquées est passé de 46 à 400 sur l&rsquo;ensemble de notre territoire. Elles sont surtout présentes dans l&rsquo;est du pays, près de la frontière avec le Mozambique (&#8230;) Notre Constitution garantit les libertés religieuses et nous devons nous garder de tout amalgame. Cependant, cette progression de l&rsquo;islam doit nous interroger », </em>déclare Oppah Muchinguri, ministre zimbabwéenne de la Défense et des anciens combattants qui assure que<em> « pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;y a pas de menace directe au Zimbabwe ».</em></p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Emmerson Mnangagwa : « Au Zimbabwe, le régime a changé ! Les discussions avec le gouvernement actuel doivent s’ouvrir »</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 19:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Emmerson Mnangagwa, le président zimbabwéen, surnommé le « crocodile », pourrait bientôt être reconduit à la tête de son parti pour briguer un second mandat en 2023. C&#8217;est bardé de son incontournable écharpe aux couleurs nationales qu&#8217;il revient, pour La Tribune Afrique, sur les impacts économiques de la guerre en Ukraine et sur l&#8217;implication du Zimbabwe dans la...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p> <strong>Emmerson Mnangagwa, le président zimbabwéen, surnommé le « crocodile », pourrait bientôt être reconduit à la tête de son parti pour briguer un second mandat en 2023. C&rsquo;est bardé de son incontournable écharpe aux couleurs nationales qu&rsquo;il revient, pour La Tribune Afrique, sur les impacts économiques de la guerre en Ukraine et sur l&rsquo;implication du Zimbabwe dans la lutte contre le terrorisme au Mozambique, sur fond de sanctions internationales.</strong></p>



<p><strong>La Tribune Afrique : Dans quelle mesure la guerre russo-ukrainienne se fait-elle déjà ressentir au Zimbabwe ?</strong></p>



<p><strong>Emmerson Mnangagwa, président du Zimbabwe</strong>&nbsp;: L&rsquo;envolée des prix du carburant impacte notre économie. Ce constat est le même pour tous les pays qui importent du pétrole. Les prix ont légèrement baissé ces derniers jours, mais nous ignorons s&rsquo;ils vont se stabiliser à ce niveau. Toujours est-il que cette tendance nous a permis de réduire les prix du carburant. Les impacts de cette crise se répercutent aussi au niveau de nos importations d&rsquo;engrais de Russie et du blé d&rsquo;Ukraine (&#8230;) Il y a peu, notre production céréalière ne nous permettait de couvrir que deux mois de notre consommation annuelle, mais grâce à notre programme de redistribution des terres associé à nos travaux d&rsquo;irrigation, le niveau de nos importations a significativement baissé. A ce jour, nous ne devons plus importer qu&rsquo;un mois de notre consommation annuelle. Nous œuvrons activement au renforcement de nos capacités de production afin d&rsquo;atteindre l&rsquo;autosuffisance alimentaire et nous pouvons d&rsquo;ores et déjà nous féliciter des bons résultats qui découlent directement des réformes engagées.</p>



<p><strong>De quelles façons les sanctions internationales à l&rsquo;encontre du Zimbabwe impactent-elles le développement national&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous faisons l&rsquo;objet de sanctions depuis plus de deux décennies. Elles ont limité notre commerce avec la communauté internationale et entraîné une crise profonde qui ne nous a pas permis de rembourser notre dette, ni d&rsquo;être en mesure de répondre à nos besoins alimentaires. Au Zimbabwe, le régime a changé&nbsp;! Les discussions avec le gouvernement actuel doivent s&rsquo;ouvrir. Nous avons commencé à rembourser une petite partie de notre dette auprès de la Banque mondiale depuis l&rsquo;année dernière. La situation progresse. Nous avons récemment participé au Sommet Union africaine (UA)-Union européenne (UE) à Bruxelles et nous entretenons de bonnes relations avec la France, l&rsquo;Allemagne, le Portugal, la Belgique, l&rsquo;Italie, l&rsquo;Espagne et nombre de pays européens. (&#8230;) Aujourd&rsquo;hui, notre objectif principal repose sur le renforcement de notre compétitivité sur le marché international. Nous voulons attirer les investisseurs et pour ce faire, nous nous attelons à créer les conditions favorables pour un environnement des affaires attractif.</p>



<p><strong>Les relations bilatérales entre la Russie et le Zimbabwe expliquent-elles votre abstention aux Nations unies pour condamner l&rsquo;invasion russe en Ukraine ?</strong></p>



<p>Il est vrai que nous collaborons aux niveaux politique et économique avec la Fédération de Russie, cependant notre décision n&rsquo;est pas motivée par des considérations de nature économique. Notre abstention le 23 mars dernier aux Nations Unies, se justifie avant tout, par le fait que nous estimons que le dialogue reste la meilleure solution pour arriver à un règlement du conflit entre les deux pays.</p>



<p><strong>Vous avez décidé de vous impliquer dans la lutte contre le terrorisme à Cabo Delgado, au Mozambique. Une levée des sanctions permettrait-elle une plus grande implication du Zimbabwe dans la région&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Zimbabwe est un membre de la Communauté de développement de l&rsquo;Afrique australe (SADC) et c&rsquo;est dans ce cadre que nous soutenons nos frères et sœurs du Mozambique dans leur lutte contre le terrorisme à Cabo Delgado. De plus, nous ne pouvons pas attendre que les insurgés arrivent chez nous. Au niveau régional, notre pays dispose d&rsquo;une grande expérience et d&rsquo;une connaissance du terrain qui lui permettent de faire face aux insurgés, mais nos capacités d&rsquo;intervention sont limitées par les sanctions et par l&#8217;embargo sur les armes dont nous faisons l&rsquo;objet (&#8230;) Lorsque les forces d&rsquo;intervention de la SADC seront parties, il faudra bien que le Mozambique garantisse sa sécurité et sécurise ses frontières, c&rsquo;est la raison pour laquelle nous l&rsquo;assistons en matière de renforcement de ses capacités. Nous avons déjà formé un bataillon qui est actuellement déployé dans la région de Cabo Delgado, en mobilisant 304 de nos instructeurs. Toutefois, nous ne sommes pas en mesure d&rsquo;apporter une assistance supplémentaire, car nous n&rsquo;en avons pas les capacités techniques. A l&rsquo;heure actuelle, nous sommes donc dans l&rsquo;incapacité de jouer pleinement notre rôle dans la lutte contre le terrorisme régional en raison des sanctions internationales.</p>



<p><strong>Au regard de la menace sécuritaire au Mozambique, une intervention multinationale sur le terrain impliquant des acteurs occidentaux&nbsp;est-elle envisageable ?</strong></p>



<p>Je pense que les Etats-Unis tout comme l&rsquo;EU ne souhaitent pas intervenir militairement sur le terrain. Il y a bien sûr des intérêts commerciaux considérables dans la région de Cabo Delgado. C&rsquo;est notamment le cas de la France qui y développe un projet à plusieurs milliards de dollars (le projet de construction d&rsquo;une usine de GNL par TotalEnergies pour un coût de 20 milliards de dollars, ndlr). Néanmoins, il me semble plus indiqué pour les Etats-Unis ou pour l&rsquo;UE de supporter le Mozambique en participant au renforcement de ses capacités, mais aussi à celles du Zimbabwe, de la Zambie ou du Malawi qui disposent d&rsquo;une grande connaissance du terrain et des cultures locales, afin de stopper l&rsquo;expansion de la menace djihadiste. Nous devons régler ce problème par nous-mêmes, mais s&rsquo;ils veulent vraiment s&rsquo;engager contre ces islamistes alors ils sont les bienvenus&#8230;</p>



<p><strong>Ces deux dernières années, le nombre de mosquées au Zimbabwe a augmenté de façon exponentielle, passant de 46 à 400. Quel est le risque d&rsquo;une radicalisation islamique sur le territoire zimbabwéen&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous disposons d&rsquo;une constitution démocratique qui garantit la liberté religieuse. Elle s&rsquo;applique à toutes les religions. J&rsquo;ai personnellement rencontré les chefs religieux musulmans du Zimbabwe et ils ont tous unanimement condamné les attaques des insurgés. Il ne faut pas oublier que les djihadistes tuent et décapitent aussi les musulmans modérés qui sont très affectés par ce qu&rsquo;il se passe au Mozambique (&#8230;) Il est un fait que le nombre de mosquées au Zimbabwe a récemment augmenté et nous y sommes attentifs, car nous voulons nous assurer qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas derrière ce phénomène, un agenda caché. Pour l&rsquo;instant nous n&rsquo;avons pas eu vent d&rsquo;une quelconque menace sur notre territoire.</p>



<p><strong>Quel regard portez-vous sur l&rsquo;implication des soldats rwandais au Mozambique&nbsp;?</strong></p>



<p>Chaque pays a le droit d&rsquo;entretenir les relations bilatérales qu&rsquo;il souhaite avec un pays ami. La présence militaire du Rwanda a fait suite aux attaques de Cabo Delgado autour des sites industriels et la mission du Rwanda au Mozambique est de lutter contre les insurgés. Pour conduire leur mission à bien, les soldats rwandais devront se fondre dans la population locale.</p>



<p><strong>Comment interprétez-vous les résultats&nbsp;</strong><strong>des élections partielles qui se sont déroulées il y a quelques jours&nbsp;?</strong></p>



<p>Le 26 mars dernier, les électeurs étaient appelés à voter pour élire 28 représentants à l&rsquo;Assemblée nationale, à la suite de plusieurs décès et d&rsquo;un changement de parti dans l&rsquo;opposition qui nécessitait la tenue d&rsquo;un nouveau scrutin, conformément à notre Constitution. Nous avons réussi à reprendre deux sièges à l&rsquo;opposition. Le jour même, se déroulaient des élections locales et nous sommes parvenus à maintenir nos positions. C&rsquo;est donc un résultat encourageant dans la perspective des élections générales qui se tiendront l&rsquo;année prochaine.</p>



<p><strong>Qu&rsquo;est-ce qui vous pousserait à briguer un second mandat à la présidentielle de 2023&nbsp;?</strong></p>



<p>Quand nous sommes devenus indépendants, il n&rsquo;y avait aucune limitation de mandats. Depuis 2018, la nouvelle Constitution autorise deux mandats présidentiels. Arrivant au terme de mon premier mandat, je pourrais donc légitimement en briguer un second. Le Zanu-PF se réunira cette année pour désigner son président. Si je suis investi par mon parti alors je serai automatiquement candidat à l&rsquo;élection présidentielle (&#8230;) Notre priorité portera alors sur la modernisation de notre agriculture, car le Zimbabwe est doté de terres fertiles qui sont mises à mal par le changement climatique. Il nous faudra également moderniser notre appareil de production, en particulier dans le secteur des mines. Nous mettrons aussi l&rsquo;accent sur l&rsquo;éducation, l&rsquo;innovation et les sciences afin que notre jeunesse puisse être compétitive dans le monde technologique de demain.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le FMI se félicite de certains changements positifs au Zimbabwe, exhorte davantage</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 19:45:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Fonds monétaire international a salué jeudi les mesures prises par le Zimbabwe pour la reprise économique et l&#8217;engagement avec ses créanciers, mais a déclaré qu&#8217;il restait encore beaucoup à faire après la mise en œuvre mitigée de ses conseils passés. Le fonds a déclaré en novembre qu&#8217;il n&#8217;était pas en mesure de fournir un...]]></description>
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<p><strong>Le Fonds monétaire international a salué jeudi les mesures prises par le Zimbabwe pour la reprise économique et l&rsquo;engagement avec ses créanciers, mais a déclaré qu&rsquo;il restait encore beaucoup à faire après la mise en œuvre mitigée de ses conseils passés.</strong></p>



<p>Le fonds a déclaré en novembre qu&rsquo;il n&rsquo;était pas en mesure de fournir un soutien financier au pays d&rsquo;Afrique australe, qui a souffert d&rsquo;épisodes d&rsquo;hyperinflation au cours des 15 dernières années, jusqu&rsquo;à ce qu&rsquo;il y ait une voie claire pour restructurer ses niveaux de dette insoutenables.</p>



<p>Jeudi, les directeurs du FMI ont noté que le Zimbabwe avait élaboré une stratégie de résolution de la dette et commencé des paiements symboliques aux créanciers dans le but de se réengager, mais ont déclaré que l&rsquo;impact de cela avait pris du retard car les parties prenantes souhaitaient voir des réformes politiques et économiques.</p>



<p>La mise en œuvre des conseils passés du fonds avait été mitigée, ont poursuivi les directeurs du FMI dans une déclaration concluant la consultation de 2022 du fonds au titre de l&rsquo;article IV avec le Zimbabwe, ajoutant que les politiques recommandées dans le cadre d&rsquo;un programme surveillé par le personnel de 2019 ont notamment glissé.</p>



<p>« Les administrateurs ont encouragé les autorités à faire avancer les réformes, notant qu&rsquo;un nouveau programme de suivi du personnel pourrait aider à établir un bilan de politiques judicieuses et donner un nouvel élan à leurs efforts de réengagement (du Zimbabwe) », indique le communiqué.</p>



<p>Le Zimbabwe a plus de 10 milliards de dollars de dette extérieure, principalement des arriérés.&nbsp;En conséquence, il n&rsquo;a pas reçu de financement de prêteurs comme le FMI et la Banque mondiale depuis plus de deux décennies.</p>



<p>Ses créanciers sont la Banque mondiale, la Banque africaine de développement, la Banque européenne d&rsquo;investissement et le Club de Paris.</p>



<p>Le fonds a déclaré que la reprise économique que le Zimbabwe a connue en 2021 devrait se poursuivre, bien qu&rsquo;à un rythme plus lent, avec une croissance projetée à 3,5% en 2022.</p>



<p>Il a appelé à des réformes, notamment une plus grande flexibilité du taux de change pour permettre un processus plus transparent et axé sur le marché, une plus grande indépendance de la banque centrale, un élargissement de l&rsquo;assiette fiscale et des contrôles plus stricts des dépenses.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe : un Parlementaire demande l’expulsion des « tyrans » chinois</title>
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				<pubDate>Thu, 10 Feb 2022 17:20:23 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[expulsion des tyrans chinois]]></category>
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				<description><![CDATA[L’opposant et figure politique zimbabwéen Temba Mliswa, demande l’expulsion des ressortissants chinois occupés à dépouiller les ressources du pays. L’opposant accuse le gouvernement d’Emmerson&#160;Mnangagwa partager illégalement les ressources du pays avec les Asiatiques. Le législateur accuse le gouvernement de faire preuve de silence et de fermer les yeux pendant que les hommes d’affaires chinois font...]]></description>
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<p><strong>L’opposant et figure politique zimbabwéen Temba Mliswa, demande l’expulsion des ressortissants chinois occupés à dépouiller les ressources du pays.</strong></p>



<p>L’opposant accuse le gouvernement d’Emmerson&nbsp;Mnangagwa partager illégalement les ressources du pays avec les Asiatiques.</p>



<p>Le législateur accuse le gouvernement de faire preuve de silence et de fermer les yeux pendant que les hommes d’affaires chinois font la pluie et le beau temps dans le pays.</p>



<p>« Ils nous ont donc laissés nous faire tabasser. Nous sommes maltraités ; ils font tout ce qu’ils veulent », a s’est indigné le parlementaire qui s’est heurté à de nombreuses reprises à des responsables gouvernementaux et à d’autres parlementaires sur des questions de mauvaise gouvernance présumée.</p>



<p>Il a cité un incident au cours duquel un chef traditionnel aurait été attaqué par certains ressortissants chinois en 2019 pour s’être rendu dans une entreprise de fabrication de tuiles appartenant à des Chinois afin de protester contre les mauvaises conditions de travail dans l’usine.</p>



<p>Les ressortissants chinois ont également fait l’actualité pour de mauvaises raisons ces derniers temps, un certain nombre d’entreprises appartenant aux Asiatiques ayant été accusées d’expulser des villageois de leurs propriétés pour y mener leurs activités minières.</p>



<p>Mliswa accuse également les Chinois d’être des « brutes » et de se livrer à des activités de corruption. Avant d’enfoncer le clou : « on me dit que certains d’entre eux ont des passeports zimbabwéens. Avez-vous déjà vu un Zimbabwéen avec un passeport chinois ? ».</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Zimbabwe traduit en justice un pigiste du New York Times</title>
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				<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 19:16:31 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Un journaliste indépendant travaillant pour le New York Times au Zimbabwe comparaîtra devant le tribunal mercredi, ont déclaré son avocat et le journal, dans une affaire qui, selon les critiques, illustre la nature autoritaire du gouvernement du président Emmerson Mnangagwa. Jeffrey Moyo, un Zimbabwéen de 37 ans, a passé trois semaines en prison l&#8217;année dernière,...]]></description>
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<p><strong>Un journaliste indépendant travaillant pour le New York Times au Zimbabwe comparaîtra devant le tribunal mercredi, ont déclaré son avocat et le journal, dans une affaire qui, selon les critiques, illustre la nature autoritaire du gouvernement du président Emmerson Mnangagwa.</strong></p>



<p>Jeffrey Moyo, un Zimbabwéen de 37 ans, a passé trois semaines en prison l&rsquo;année dernière, accusé d&rsquo;avoir obtenu de faux documents d&rsquo;accréditation pour deux des journalistes du journal américain en visite.</p>



<p>Le New York Times a déclaré que les accusations étaient sans fondement et qu&rsquo;un responsable de la Commission des médias du Zimbabwe lui avait délivré des papiers pour Christina Goldbaum et Joao Silva.&nbsp;Ils ont été expulsés.</p>



<p>« Ce fut une expérience désagréable, dormir sur le sol en béton et n&rsquo;avoir aucun contact avec ma famille », a déclaré Moyo à Reuters.&nbsp;« C&rsquo;était terrible, mais je suis optimiste que les choses iront bien. »</p>



<p>Les responsables n&rsquo;étaient pas disponibles dans l&rsquo;immédiat pour commenter le procès qui devait se dérouler devant un tribunal de Bulawayo, la deuxième plus grande ville du Zimbabwe.&nbsp;Mais un porte-parole a accusé l&rsquo;année dernière Moyo d&rsquo;avoir versé un pot-de-vin pour enfreindre les lois sur l&rsquo;immigration.</p>



<p>Le gouvernement de Mnangagwa, qui a remplacé l&rsquo;autocrate de longue date Robert Mugabe lors d&rsquo;un coup d&rsquo;État en 2017, entretient des relations difficiles avec les médias non étatiques.&nbsp;Un autre journaliste éminent,&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/africa/zimbabwe-court-quashes-criminal-charges-against-journalist-2021-04-28" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Hopewell Chin&rsquo;ono</a>&nbsp;, qui critique le gouvernement, a été arrêté à trois reprises.</p>



<p>« L&rsquo;Etat a un dossier très faible (&#8230;) Jeffrey pensait avoir affaire à un responsable de bonne foi de la Commission des médias du Zimbabwe », a déclaré à Reuters l&rsquo;avocat de Moyo, Doug Coltart.</p>



<p>Moyo avait également travaillé pour l&rsquo;association caritative Thomson Reuters Foundation.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe : 4 millions de dollars levés pour la prospection pétro-gazière</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Dec 2021 18:41:23 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Invictus Energy, une firme australienne, auteure de la levée de fonds, va bientôt forer des puits dans le cadre du projet Cabora Bassa. Invictus Energy va dépenser 5,5 millions de dollars australiens, soit près de 4 millions de dollars américains, lors de sa campagne de forage. Deux puits dont Muzarabani-1 seront creusés au premier semestre...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Invictus Energy, une firme australienne, auteure de la levée de fonds, va bientôt forer des puits dans le cadre du projet Cabora Bassa.</strong></p>



<p>Invictus Energy va dépenser 5,5 millions de dollars australiens, soit près de 4 millions de dollars américains, lors de sa campagne de forage. Deux puits dont Muzarabani-1 seront creusés au premier semestre 2022.</p>



<p>Au cours de cette année, la société australienne va notamment procéder à &nbsp;«&nbsp;<em>la finalisation du traitement des données de (son) étude sismique, la mise à jour de (son) fichier de prospects, et la conclusion de (son) processus d&rsquo;amodiation</em>&nbsp;», a déclaré ce mercredi Scott Macmillan, le Directeur Général d&rsquo;Invictus Energy.</p>



<p>Selon le portail Oilprice.com, le gisement du projet Cabora Bassa est « <em>l’un des cinq meilleurs sites de pétrole et de gaz en 2021</em> » avec des réserves évaluées à 9 mille milliards de pieds cubes de gaz naturel et 300 millions de barils de condensat. Les autorités zimbabwéennes ont approuvé, en août 2020, l’étude d’impact environnemental dudit projet.</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Zimbabwe : quand Mnangagwa fait du Mugabe</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 18:43:47 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Cela fait tout juste quatre ans qu’un président a chassé l’autre. Mais, alors qu’il avait promis d’engager son pays sur la voie de la démocratie, Emmerson Mnangagwa semble s’inscrire dans la droite ligne de son prédécesseur. C’était à la fin de l’année 2017. Tout juste investi président, Emmerson Mnangagwa promettait que le Zimbabwe entrait dans une nouvelle...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>C<strong>ela fait tout juste quatre ans qu’un président a chassé l’autre. Mais, alors qu’il avait promis d’engager son pays sur la voie de la démocratie, Emmerson Mnangagwa semble s’inscrire dans la droite ligne de son prédécesseur.</strong></p>



<p>C’était à la fin de l’année 2017. <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/494272/politique/zimbabwe-le-vieux-lion-mugabe-la-panthere-grace-et-le-crocodile-mnangagwa/">Tout juste investi président, Emmerson Mnangagwa</a> promettait que le Zimbabwe entrait dans une nouvelle ère, placée sous le signe de l’état de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance. Après avoir vécu quarante années sous la férule d’un régime autoritaire, ses concitoyens espéraient tourner la page de la violence politique et des lois répressives. Pourtant, quatre ans plus tard, le climat s’assombrit de nouveau pour la société civile.</p>



<p>Depuis son entrée en fonction, le gouvernement a en effet adopté toute une série de mesures restrictives, parmi lesquelles un « projet de loi patriotique » et un texte « relatif à la cybersécurité et la protection des données », qui, selon ses détracteurs, limitent la liberté d’expression. Il tente à présent de faire adopter un texte « portant modification de la loi relative aux organisations bénévoles privées », qui inquiète à Harare.</p>



<h2>Contrôler le travail des ONG</h2>



<p>D’après le site de veille législative Veritas, ce texte vise à faire respecter les recommandations du Groupe d’action financière (Gafi), un organisme intergouvernemental qui lutte contre le blanchiment d’argent et contre l’utilisation illégale des organisations bénévoles privées à des fins de terrorisme.</p>



<p>Il est censé simplifier les procédures administratives et améliorer la réglementation des associations afin d’empêcher tout lobbying politique. Mais, à en croire ses contempteurs, il constitue en réalité un véritable risque pour la société civile, puisqu’il donne à l’exécutif le pouvoir de contrôler le travail des ONG, voire de s’en mêler.</p>



<p>« La principale motivation du gouvernement est de conserver le pouvoir dans la perspective des élections de 2023 », explique Blessing Vava, directeur de la Crisis in Zimbabwe Coalition, qui regroupe plus de 80 organisations de la société civile œuvrant pour le changement démocratique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>MNANGAGWA ADOPTE UNE POSTURE IMPÉRIALE&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Pour Bekezela Gumbo, responsable de recherches au Zimbabwe Democratic Institute, Emmerson Mnangagwa réécrit la loi pour reprendre certains des pouvoirs que s’était octroyés son prédécesseur, Robert Mugabe. « Il adopte une posture impériale, en supprimant le rôle de surveillance de la société civile », affirme-t-il.À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1171837/politique/chronique-emmerson-mnangagwa-encore-pire-que-robert-mugabe/">[Chronique] Emmerson Mnangagwa encore pire que Robert Mugabe&nbsp;?</a></p>



<p>De son côté, la Crisis in Zimbabwe Coalition estime que le gouvernement reprend tout bonnement les lois restrictives, les réformes cosmétiques et les attaques contre la société civile qui caractérisèrent l’ère Mugabe. Mnangagwa, assure Blessing Vava, veut renforcer son emprise sur la scène politique nationale jusqu’à y acquérir une autorité absolue. « Ces changements de législation sont dangereux. Ils font partie des manœuvres destinées à imposer un régime de parti unique en se servant de la loi comme une arme, déplore-t-il. Les conséquences pour notre démocratie sont dévastatrices, surtout dans la perspective des élections de 2023. Tout cela vise à freiner le travail des organisations de la société civile et à les rendre passibles de poursuites. »</p>



<h4>Corruption massive</h4>



<p>La mise à l’écart de la société civile risque, aussi, d’aggraver la concussion, dans un pays classé 157e sur 180 sur l’Indice de perception de la corruption 2020 établi par l’ONG Transparency International. Dans son rapport d’évaluation des années 2017-2019, le contrôleur général du Zimbabwe a, pour sa part, constaté un niveau de corruption très élevé au sein des entreprises publiques, des ministères et des administrations locales.</p>



<p>En traitant les organisations qui veillent au respect de la bonne gouvernance comme des ennemis qui cherchent à déstabiliser l’État, le gouvernement complique considérablement le travail de la société civile. S’il était adopté, le projet de loi, insiste Blessing Vava, conférerait au gouvernement le pouvoir de suspendre les comités de direction des organisations bénévoles privées et de nommer un administrateur temporaire pour les diriger. « Le gouvernement espère exercer une influence décisive sur les ONG et restreindre leurs activités, explique-t-il. Il se dirige vers un système dans lequel les ONG sont sous le contrôle de l’État, ce qui n’est pas sans incidence pour la démocratie, la transparence et la reddition des comptes. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA TENDANCE EST À LA CONCENTRATION DES POUVOIRS AU SEIN DE L’EXÉCUTIF ET À LA MISE À L’ÉCART DES CITOYENS&nbsp;»</p></blockquote>



<p>L’ONG Media Institute of Southern Africa (MISA) confirme que les mesures législatives envisagées au Zimbabwe pourraient avoir un impact considérable sur la liberté d’action de la société civile. Le projet de loi, souligne le MISA, « a vraisemblablement pour but de cibler les ONG qui surveillent les trois branches de l’État, c’est-à-dire le cœur même de la participation des citoyens aux questions de gouvernance et au développement économique. »À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1081253/politique/zimbabwe-comment-emmerson-mnangagwa-et-son-clan-tiennent-le-pays/">Zimbabwe : comment Emmerson Mnangagwa et son clan tiennent le pays</a></p>



<p>« La tendance est à la centralisation, à la concentration des pouvoirs au sein de l’exécutif et à la mise à l’écart des citoyens, renchérit Musa Kika, directrice exécutive du Zimbabwe Human Rights Forum. Ce projet de loi doit être purement et simplement abandonné. »</p>



<p>Selon ses adversaires, ce texte aurait, plus largement, des conséquences sur le processus électoral, sur les droits humains ainsi que sur la bonne gestion des ressources naturelles du pays et, à ce titre, doit être soumis à l’appréciation de la justice.</p>



<p>« Crisis in Zimbabwe participera à des campagnes de sensibilisation dans le pays et dans toute l’Afrique australe afin que les citoyens résistent à cette loi antidémocratique et poussent le gouvernement à rendre des comptes, précise Blessing Vava. Nous inciterons par ailleurs la SADC [Communauté de développement de l’Afrique australe] et nos partenaires régionaux à intervenir dans la résolution de la crise zimbabwéenne. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Zimbabwe et le Mozambique envisagent des guichets uniques aux postes-frontières</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 18:10:15 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Zimbabwe et le Mozambique veulent construire à travers ces guichets uniques un second pipeline pour transporter du carburant entre le port mozambicain de Beira et Harare, a déclaré un haut fonctionnaire jeudi. Le Secrétaire permanent aux affaires étrangères du Zimbabwe, James Manzou, a déclaré que la 12ème&#160;session de la Commission permanente mixte entre le...]]></description>
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<p><strong>Le Zimbabwe et le Mozambique veulent construire à travers ces guichets uniques un second pipeline pour transporter du carburant entre le port mozambicain de Beira et Harare, a déclaré un haut fonctionnaire jeudi.</strong></p>



<p>Le Secrétaire permanent aux affaires étrangères du Zimbabwe, James Manzou, a déclaré que la 12<sup>ème</sup>&nbsp;session de la Commission permanente mixte entre le Zimbabwe et le Mozambique, qui s’est réunie mercredi à Harare, a convenu d’accélérer la mise en œuvre des projets convenus, tels que la mise en place de postes frontaliers uniques à Forbes-Machipanda et Nyamapanda-Cuchamano.</p>



<p>«&nbsp;<em>Les postes-frontières à guichet unique permettront d’éliminer les goulots d’étranglement qui entravent la circulation des personnes et des marchandises et dont nos concitoyens se plaignent depuis bien trop longtemps</em>&nbsp;», a déclaré M. Manzou au quotidien d’Etat Herald.</p>



<p>La décision d’établir les postes frontaliers uniques de Forbes-Machipanda et Nyamapanda-Cuchamano a été prise lors de la dernière session de la commission mixte qui s&rsquo;est tenue en 2013.</p>



<p>Un autre projet prioritaire proposé lors de la dernière réunion de la commission mixte était la construction d&rsquo;un deuxième oléoduc de Beira à Harare, a déclaré Manzou.</p>



<p>«&nbsp;<em>En tenant compte des futurs besoins en carburant du pays et de la région, le Zimbabwe a proposé de construire un deuxième oléoduc de Beira à Mutare, puis à Harare</em>.&nbsp;<em>J’espère que les négociations sur cette question seront menées avec l’urgence qu’elles méritent et qu’elles aboutiront</em>&nbsp;», a indiqué M. Manzou.</p>



<p>Le Mozambique constitue la route la plus courte vers la mer pour les importations et les exportations du Zimbabwe, la majeure partie des importations de pétrole du Zimbabwe étant acheminée par oléoduc depuis Beira.</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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