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	<title>viols &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Viols et violences physiques en série à Gao</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Dec 2020 13:55:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Alors que la crise malienne s’étend à de nouvelles zones, les femmes payent le prix fort. Rencontre à Gao d&#8217;une infirmière qui raconte les violences subies par les femmes. Alors que les&#160;16 jours d’activisme pour mettre fin aux violences faites aux femmes&#160;sont toujours en cours dans le monde, ces violences faites aux femmes sont en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55133081_303.jpg" alt="" class="wp-image-20410" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55133081_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55133081_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>La violence à l’égard des femmes continue d’être un obstacle à la réalisation de l’égalité. (Photo d&rsquo;illustration)</figcaption></figure>



<p>Alors que la crise malienne s’étend à de nouvelles zones, les femmes payent le prix fort. Rencontre à Gao d&rsquo;une infirmière qui raconte les violences subies par les femmes.</p>



<p>Alors que les&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/journ%C3%A9e-contre-les-violences-faites-aux-femmes/a-55727735">16 jours d’activisme pour mettre fin aux violences faites aux femmes</a>&nbsp;sont toujours en cours dans le monde, ces violences faites aux femmes sont en constante augmentation dans l’ensemble du Mali.</p>



<p><em>« Je me rappelle d’une petite fille, âgée d’environ onze&nbsp;ans »,&nbsp;</em>raconte&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/info-matin-04122020/av-55819750" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans la matinale de la DW</a>&nbsp;une infirmière à Gao<em>. « Son état m’a bouleversée, au point de ne plus pouvoir dormir. Quand j’y pense, j&rsquo;ai mal, car elle avait été violée. Et à chaque fois que l’on essaye de la toucher, elle se souvient du monsieur qui l&rsquo;a envoyé »</em>, confie cette femme qui souhaite rester anonyme.</p>



<p>Cette histoire, qui remonte à il y a six mois, l&rsquo;infirmière s’en souviendra probablement toute sa vie. Elle qui exerce dans la région de Gao ne sera pour autant pas au bout de ses peines.</p>



<p>Elle le dit elle-même : dans la zone, de plus en plus de femmes se confient. Les cas apparaissent à chaque coin de case.&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/violences-conjugales-les-femmes-nosent-pas-riposter/a-55130216">Des violences physiques et psychologiques,</a>&nbsp;le viol, ou encore la maltraitance.&nbsp;<em>« Pendant la crise, disons entre 2012 et 2013, nous, les femmes avons été vraiment vulnérables. Beaucoup&nbsp;ont été battues. Moi aussi, à deux reprises, sur les mains, mais ça va encore… « </em></p>



<p>Au Mali, l’insécurité grandissante conjuguée au chômage et plus récemment à la crise de la Covid-19, n’ont fait que porter un coup supplémentaire aux Maliennes.&nbsp;</p>



<p><em>« Chaque violence imbrique une autre violence. Vous pouvez être violée, maltraitée psychologiquement, on vous refuse l’opportunité ou les ressources même pour manger. Donc vous pouvez arriver à les subir toutes les violences au même moment »</em>, explique Fabiola Ngeruka, en charge des questions de violences basées sur le genre au Fonds des Nations unies pour la population.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/viols-et-violences-physiques-en-s%C3%A9rie-%C3%A0-gao/a-55818735#"><img src="https://static.dw.com/image/17253261_404.jpg" alt="Les femmes étaient vulnérables pendant l'occupation des islamistes."/></a><figcaption>Les femmes étaient vulnérables pendant l&rsquo;occupation des islamistes.</figcaption></figure>



<h4>Les jeunes filles sont plus à risque</h4>



<p>Selon elle, 5.205 femmes ont demandé une assistance psychologique ou médicale en raison de violences commises à leur encontre. Elles étaient un peu plus de 3000 en 2019, et 2163 en 2016.&nbsp;</p>



<p>Fabiola Ngeruka ajoute que<em>« la plupart des gens touchés, ce sont des jeunes filles entre douze&nbsp;et dix-sept&nbsp;ans. Ce qui nous inquiète. Ce sont des enfants qui sont touchés, on a même intégré un pédiatre à notre équipe. »</em></p>



<p>Une augmentation due au contexte, mais également rendue possible grâce à une sensibilisation proactive auprès des communautés.</p>



<p>Pas de donnée à l’échelle locale en revanche, l’affaire est trop sensible. Ce qui est sûr, c’est que si les groupes armés ont leur part de responsabilité, les hommes du foyer aussi.</p>



<p>Et les femmes ne sont les seules victimes. Parmi les cas recensés, près de 1% sont des garçons, des petits garçons. Une donnée souvent tue, qui ne représente que la partie émergée de l’iceberg.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Afrique du Sud malade de ses viols</title>
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				<pubDate>Sun, 15 Mar 2020 20:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Pour gagner sa guerre contre les violences sexuelles faites aux femmes, le pays doit d&#8217;abord plonger dans sa tragique histoire. Le fléau de la violence contre les femmes secoue l&#8217;Afrique du Sud, où&#160;110&#160;viols sont recensés chaque jour et où&#160;30&#160;femmes ont été tuées par leur conjoint durant le seul mois d&#8217;août&#160;2019. Pour certains experts, le taux...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20155706lpw-20155860-article-jpg_6978381_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-15246" width="842" height="358" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20155706lpw-20155860-article-jpg_6978381_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20155706lpw-20155860-article-jpg_6978381_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 842px) 100vw, 842px" /><figcaption> <em>Les violences sexuelles sont profondément ancrées dans la société sud-africaine depuis l&rsquo;époque coloniale. Malgré les nombreuses campagnes, les autorités ont du mal à trouver des solutions concrètes. </em> </figcaption></figure>



<h4>Pour gagner sa guerre contre les violences sexuelles faites aux femmes, le pays doit d&rsquo;abord plonger dans sa tragique histoire.</h4>



<p>Le fléau de la violence contre les femmes secoue l&rsquo;Afrique du Sud, où&nbsp;110&nbsp;viols sont recensés chaque jour et où&nbsp;30&nbsp;femmes ont été tuées par leur conjoint durant le seul mois d&rsquo;août&nbsp;2019. Pour certains experts, le taux de violence basée sur le genre peut être comparé avec celui de pays en guerre. C&rsquo;est simple, le nombre de viols a&nbsp;augmenté de 3,9&nbsp;% pour s&rsquo;établir à 41&nbsp;583 au cours de l&rsquo;année 2019, soit le nombre le plus élevé depuis quatre ans. Durant cette même année, 2&nbsp;771 femmes ont été assassinées. «&nbsp;L&rsquo;Afrique du Sud est l&rsquo;un des endroits les plus dangereux au monde pour une femme, avec un niveau de violence comparable à celui d&rsquo;un pays en guerre&nbsp;», a reconnu récemment le président sud-africain&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-du-sud-haro-sur-les-violences-faites-aux-femmes-28-11-2019-2350184_3826.php">Cyril Ramaphosa, qui a annoncé un plan d&rsquo;urgence pour lutter contre ce fléau.</a></p>



<h4>La partie immergée de l&rsquo;iceberg</h4>



<p>Face à de tels chiffres, difficile pour le pays de Nelson Mandela de mettre en exergue un quelconque progrès lors de la journée du 8&nbsp;mars. Contrairement aux précédentes journées de réflexion sur les droits des femmes, cette année, il n&rsquo;a pas été question de la violence basée sur le genre dans les débats publics. Au-delà de la forte actualité liée à la pandémie de&nbsp;coronavirus, le malaise est fort dans la société sud-africaine alors que le président Cyril Ramaphosa a lancé –ou plus tôt il s&rsquo;est engagé à s&rsquo;attaquer de front à – la problématique sans que les premiers résultats soient encore visibles. Quelles sont justement ces mesures et peuvent-elles&nbsp;réellement répondre à un fléau qui semble relever de la culture du viol dans l&rsquo;imaginaire populaire&nbsp;?&nbsp;Et si les violences sexuelles faites aux femmes avaient quelque chose à voir avec les fantômes du passé politique de l&rsquo;Afrique du Sud&nbsp;?</p>



<h4>Un passé qui a forgé la notion de la masculinité</h4>



<p>Il faut le dire d&#8217;emblée&nbsp;: les violences basées sur le genre sont les conséquences d&rsquo;une violence endémique qui caractérise l&rsquo;Afrique du Sud depuis la période coloniale.&nbsp;En effet, Pumta Gqola, l&rsquo;auteure de l&rsquo;ouvrage intitulé&nbsp;<em>Le Viol&nbsp;: le cauchemar sud-africain</em>&nbsp;(Rape&nbsp;: A South African Nightmare), explique la hausse des statistiques sur les viols après&nbsp;1994&nbsp;par le fait que les femmes noires ont pu, elles aussi, porter plainte. Avant, le viol était&nbsp;non seulement une caractéristique essentielle de la domination coloniale britannique, mais son acceptation dans les esprits s&rsquo;est faite par le biais d&rsquo;une infantilisation généralisée des populations noires. «&nbsp;Sous le colonialisme et l&rsquo;apartheid, les Africains adultes étaient désignés, garçons et filles, légalement et économiquement infantilisés&nbsp;», écrit Gqola. «&nbsp;Affirmer sa masculinité était&nbsp;alors un moyen de rejeter cette position&nbsp;», ce qui explique pourquoi les femmes se sont retrouvées piégées entre deux conceptions extrêmes de la masculinité. D&rsquo;autre part, «&nbsp;sous l&rsquo;apartheid, aucun homme blanc n&rsquo;a été pendu pour viol&nbsp;et les seuls hommes noirs qui ont été pendus pour viol ont été reconnus coupables de viols de femmes blanches&nbsp;», révèle Pumta Gqola. En conséquence, les violences et agressions envers les femmes noires ont été rarement condamnées. Et ces femmes n&rsquo;avaient pas non plus accès à la police, les commissariats étant jusqu&rsquo;à des années après des lieux hostiles. Les femmes ont joué un rôle important dans la lutte contre l&rsquo;apartheid, elles ont été systématiquement persécutées, agressées ou violées.&nbsp;Ainsi, de génération en génération, les femmes prennent de plein fouet l&rsquo;histoire brutale de l&rsquo;Afrique du Sud, où l&rsquo;«&nbsp;hyper-masculinité&nbsp;» – c&rsquo;est-à-dire l&rsquo;affirmation du pouvoir masculin – nie l&rsquo;existence de la femme en tant qu&rsquo;être à part entière, voire la chosifie. Aujourd&rsquo;hui, les facteurs des violences sont complexes et couvrent toute la gamme psychosociale, de la pauvreté et du chômage à la violence intergénérationnelle et aux traumatismes infantiles.&nbsp;Deux rapports explosifs de Human Rights Watch parus en&nbsp;1995&nbsp;et un&nbsp;rapport d&rsquo;Interpol de&nbsp;1996&nbsp;ont fini par cimenter cette perception&nbsp;et donner à l&rsquo;Afrique du Sud, le&nbsp;statut de «&nbsp;capitale mondiale du viol&nbsp;».</p>



<h4>Et maintenant&nbsp;?</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/monde/les-violences-faites-aux-femmes-cause-nationale-en-afrique-du-sud-23-11-2019-2349149_24.php">Combattre ce fléau national, c&rsquo;est agir à deux niveaux</a>. Dans un premier temps, la lutte contre les violences faites aux femmes est avant tout une prise de conscience que l&rsquo;éducation et&nbsp;l&rsquo;enseignement sont des leviers qui aident, dans un tel contexte de violence, à la protection des populations vulnérables, telles que les femmes, mais également les filles et les enfants plus généralement. Alors que la violence, les comportements violents sont tolérés/appris dans les foyers, au sein des communautés, ainsi que dans les écoles, il est urgent de briser ce cercle de violence chez les plus&nbsp;jeunes eux-mêmes, trop souvent exposés à la négation de la femme. Ainsi, si rien n&rsquo;est fait en matière d&rsquo;éducation, la société sud-africaine continuera à engendrer des générations d&rsquo;individus violents, dont des violeurs-prédateurs sexuels. La violence est en fait le seul moyen d&rsquo;expression et d&rsquo;affirmation d&rsquo;une autorité à la fois dans la sphère publique et dans la sphère privée. De l&rsquo;autre côté, l&rsquo;État lui-même&nbsp;doit mettre en œuvre des politiques publiques en faveur de la lutte contre les violences envers les femmes. C&rsquo;est donc dans un tel contexte&nbsp;que le gouvernement sud-africain, et plus particulièrement le président Cyril Ramaphosa, a&nbsp;fait l&rsquo;annonce d&rsquo;une série de mesures concrètes afin de répondre à l&rsquo;appel de la société civile sud-africaine exigeant une meilleure protection des femmes dans le pays.</p>



<p>Conformément à ce qui avait été annoncé lors de la séance conjointe du Parlement, en octobre&nbsp;2019, un plan d&rsquo;action d&rsquo;urgence a été mis en œuvre, dès novembre. L&rsquo;augmentation à hauteur de 1,6&nbsp;milliard de rands supplémentaires des ressources financières, l&rsquo;accès à la justice pour les victimes ainsi que le renforcement de la justice pénale en matière d&rsquo;infractions sexuelles sont devenus le cœur de ce dispositif. L&rsquo;établissement de tribunaux dédiés exclusivement aux infractions sexuelles, de centres de soins et de centres d&rsquo;appels ouverts 24&nbsp;heures sur&nbsp;24&nbsp;est également le&nbsp;point&nbsp;d&rsquo;orgue pour la lutte contre les violences basées sur le genre.</p>



<h4>La justice sommée d&rsquo;agir plus vite</h4>



<p>Face à la lenteur de la justice, le gouvernement a déclaré urgence nationale le traitement des dossiers de crimes sexuels dans de meilleurs délais et/ou rouverts. La police sud-africaine est à la fois renforcée par de nouvelles recrues et formée&nbsp;à une meilleure prise en charge des victimes. Les fonctionnaires travaillant auprès des enfants, notamment, ainsi que des personnes en situation de handicap font désormais l&rsquo;objet d&rsquo;une vérification beaucoup plus renforcée en fonction du registre national des délinquants sexuels. Enfin, les campagnes d&rsquo;éducation, de sensibilisation et de prévention sur diverses plateformes médiatiques ont également été encouragées dans ce plan d&rsquo;action d&rsquo;urgence.</p>



<p>Si, sur le papier, cette succession de mesures semble aller dans le bon sens, les ressources financières mises à la disposition&nbsp;des victimes, et plus particulièrement des survivantes, engendrent déjà quelques polémiques, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;au plus haut sommet de l&rsquo;État aucune déclaration n&rsquo;a été faite sur la gestion et la nomination des administrateurs de ce fonds de lutte contre les violences basées sur le genre. Par conséquent, la plus grande crainte des observateurs est qu&rsquo;à nouveau&nbsp;l&rsquo;État fasse les mêmes erreurs que par le passé&nbsp;en échouant à mettre en place une meilleure coordination entre les parties prenantes agissant pour la lutte contre les violences faites aux femmes, en l&rsquo;occurrence l&rsquo;État et la société civile.&nbsp;Les décisions prises par le gouvernement dans un contexte d&rsquo;indignation à la fois locale&nbsp;mais également internationale pourraient à terme être contre-productives tant le défi est grand et demande une meilleure concertation pour une mise en œuvre d&rsquo;une politique publique en faveur des femmes, et plus particulièrement des victimes, beaucoup plus effective.</p>



<p>Bien que le président Cyril Ramaphosa ait exigé des rapports hebdomadaires sur la mise en œuvre du plan, pour l&rsquo;instant, il paraît encore très difficile de mesurer les progrès accomplis, d&rsquo;autant plus que sa mise en œuvre doit être accompagnée d&rsquo;un changement de mentalité de l&rsquo;ensemble de la société sud-africaine, ce qui est loin d&rsquo;être gagné tant l&rsquo;« hyper-masculinité » est profondément ancrée dans ce pays.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Viols en Afrique : le long combat contre l&#8217;impunité</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 11:00:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/viols.jpg" alt="" class="wp-image-12010" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/viols.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/viols-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Grâce à un projet de loi, le viol pourrait&nbsp;enfin&nbsp;être reconnu comme un crime au Sénégal. Une avancée dans la lignée de celle&nbsp;que connaît l&rsquo;Afrique depuis quelques années.</h4>



<p>Le viol, bientôt un crime au Sénégal&nbsp;? Grâce au projet de loi commandé par&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/macky-sall">Macky Sall</a>, le pays s&rsquo;y achemine. Lors du dernier conseil des ministres, mercredi 27&nbsp;novembre, décision a en effet été prise de modifier la loi 65-60 du 21&nbsp;juillet&nbsp;1965&nbsp;en durcissant «&nbsp;la répression du viol et de la pédophilie&nbsp;», avec «&nbsp;des sanctions pouvant aller jusqu&rsquo;à la réclusion criminelle à perpétuité&nbsp;». Dans la législation actuelle, le viol, à savoir un acte sexuel commis avec violence, contrainte, menace ou surprise, n&rsquo;est qu&rsquo;un délit, passible de cinq à dix ans de prison. Le projet de loi a été préparé par le ministre de la Justice, après une demande du président sénégalais le 3&nbsp;juin dernier.</p>



<p>Macky Sall avait alors réagi à la colère exprimée par la société civile à la suite de&nbsp;la mort de Bineta Camara, 23&nbsp;ans, étranglée dans la maison familiale de Tambacounda le 18&nbsp;mai par un agresseur qui a d&rsquo;abord tenté de la violer. Son meurtre, qui a clos&nbsp;une longue série de viols et d&rsquo;homicides, a été l&rsquo;étincelle d&rsquo;une contestation inédite dans le pays. En effet, pour 68&nbsp;% des Sénégalaises, il est impossible de parler des violences qu&rsquo;elles subissent, selon&nbsp;Ndèye Saly Diop Dieng, ministre sénégalaise de la Femme, de la Famille et du Genre. Pourtant,&nbsp;706&nbsp;femmes et jeunes filles ont été victimes de viol entre&nbsp;2017 et&nbsp;2018, selon le Comité de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants (CLVF). Et, depuis le début de l&rsquo;année 2019,&nbsp;12&nbsp;femmes ont été tuées dans le pays.</p>



<h4>Les femmes victimes… et coupables</h4>



<p>Le projet de loi sénégalais est donc «&nbsp;une grande avancée&nbsp;» pour Halimatou Camara, avocate au barreau de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee">Guinée</a>&nbsp;et très active dans la lutte contre les&nbsp;violences faites aux femmes. «&nbsp;Faire passer le viol du délit au crime, c&rsquo;est une première étape pour faire reconnaître sa gravité, et stopper sa banalisation&nbsp;», explique-t-elle. Et la tâche est ardue. Car l&rsquo;impunité protège&nbsp;souvent les auteurs de viols et d&rsquo;agressions sexuelles. «&nbsp;Même lorsque le viol est considéré comme un crime, l&rsquo;effectivité des peines pose&nbsp;problème. En Guinée, il y a des situations ubuesques&nbsp;! Il y a une affaire qui m&rsquo;a particulièrement choquée. Un auteur de viol sur mineur, originaire d&rsquo;une ville du centre du pays, a été reconnu coupable de son crime…mais n&rsquo;a écopé que de quatre mois de prison. Comment voulez-vous ensuite que les gens perçoivent la gravité d&rsquo;un tel acte&nbsp;?&nbsp;»&nbsp;raconte l&rsquo;avocate.</p>



<p>Autre situation à laquelle elle est souvent confrontée&nbsp;: la culpabilisation de la victime. «&nbsp;Dans ce genre d&rsquo;affaires, le poids de la société est très lourd. Au lieu de condamner l&rsquo;auteur des faits, on accuse la victime de ne pas s&rsquo;habiller comme il faut, d&rsquo;avoir mal agi. En d&rsquo;autres termes, d&rsquo;avoir tout fait pour provoquer le crime&nbsp;», explique Halimatou Camara.</p>



<h4>Des raisons d&rsquo;espérer</h4>



<p>Au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/senegal">Sénégal</a>, en Guinée ou ailleurs sur le continent, les Africaines sont très vulnérables aux violences sexuelles. D&rsquo;après le dernier rapport de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/onu">ONU</a>&nbsp;sur le sujet, «&nbsp;The World&rsquo;s Women 2015&nbsp;: Trends and Statistics&nbsp;», publié tous les cinq ans, ce sont elles qui, par rapport au reste du monde, paient le plus lourd tribut. Plus de 37&nbsp;% des femmes – soit plus d&rsquo;une Africaine sur trois –&nbsp;auraient en effet subi des agressions sexuelles au cours de leur vie. Le taux de viols par habitant y est aussi plus élevé que n&rsquo;importe où ailleurs. Mais la prise de conscience qui a percé&nbsp;au sein de la société civile il y a quelques années redonne espoir. «&nbsp;Aujourd&rsquo;hui, on constate une nette libération de la parole, notamment via les réseaux sociaux, affirme Halimatou Camara. Les jeunes femmes de la nouvelle génération sont conscientes du rôle qu&rsquo;elles peuvent jouer dans la société, de la place qu&rsquo;elles doivent prendre. Grâce aux militantes, aux associations de plus en plus visibles, les choses bougent.&nbsp;»</p>



<p>Une dynamique remarquée&nbsp;et désormais prise en compte par les autorités. Un rapport de la Fédération internationale pour lesdDroits humains (Fidh) intitulé «&nbsp;Les impacts de l&rsquo;action contentieuse dans la lutte contre les violences sexuelles et leurs conséquences en Afrique&nbsp;», et publié le 22&nbsp;novembre, explique que, «&nbsp;ces quinze dernières années, les pays africains se sont dotés de cadres et d&rsquo;outils novateurs pour lutter contre les violences sexuelles et les violences faites aux femmes&nbsp;». Exemple, l&rsquo;adoption du protocole de Maputo, un accord international qui garantit, entre autres, aux femmes l&rsquo;égalité sociale et politique avec les hommes. Ou encore l&rsquo;abolition de la prescription pour l&rsquo;ensemble des infractions de violences sexuelles, adoptée en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;du Sud en 2017, qui garantit donc l&rsquo;accès des victimes à la justice tout au long de leur vie.</p>



<p>Mais l&rsquo;illustration la plus pertinente d&rsquo;une prise de conscience nationale est constituée&nbsp;des sentences prononcées pour les auteurs de viols. Dernière en date, la condamnation à perpétuité du Sud-Africain Luyanda Botha, auteur du viol et du meurtre d&rsquo;Uyinene Mrwetyana dans un bureau de poste du Cap, qui avait suscité une vague d&rsquo;indignation, relayée dans la rue et sur les réseaux sociaux. La peine très lourde prononcée à l&rsquo;encontre de son assassin&nbsp;a été qualifiée «&nbsp;d&rsquo;exemplaire&nbsp;» par le président Cyril Ramaphosa lui-même. Souvent, c&rsquo;est la contestation civile, fruit d&rsquo;une colère latente depuis des années, qui pousse les autorités à agir. Et, en Afrique, la dynamique est lancée.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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