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	<title>violences contre les femmes &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>« Au lieu de s’améliorer, ça empire » : en Afrique du Sud, le fléau des violences contre les femmes</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 18:58:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En dossard orange, des femmes se dispersent dans un township réputé pour sa criminalité. Elles frappent aux portes, arrêtent chaque passant, même les enfants rentrant de l’école. La tâche de ces « brigades contre les violences sexistes », en Afrique du Sud, est herculéenne. Ce fléau a été désigné prioritaire par le gouvernement, qui s’avoue désemparé. Les récits...]]></description>
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<p><strong>En dossard orange, des femmes se dispersent dans un township réputé pour sa criminalité. Elles frappent aux portes, arrêtent chaque passant, même les enfants rentrant de l’école. La tâche de ces « brigades contre les violences sexistes », en </strong><a href="https://www.lemonde.fr/afrique-du-sud/"><strong>Afrique du Sud</strong></a><strong>, est herculéenne. Ce fléau a été désigné prioritaire par le gouvernement, qui s’avoue désemparé.</strong></p>



<p>Les récits sont glaçants, le nombre de cas signalés vertigineux. Une étudiante découpée en morceaux tassés dans une valise. Une autre violée, matraquée à mort. Une femme enceinte de huit mois poignardée, retrouvée pendue à un arbre… La liste est longue et sans cesse renouvelée. <em>« On ne peut pas rester les bras croisés en attendant que la justice fasse son boulot »</em>, soupire la militante Juliet Ngonyama, 52 ans. D’autant que la violence s’est aggravée depuis la pandémie de <a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/">Covid-19</a>.</p>



<p>Deux par deux, les militantes sermonnent tous ceux qu’elles croisent, hommes et femmes.&nbsp;<em>«&nbsp;La violence sexiste est une maltraitance aux formes diverses&nbsp;: émotionnelle, physique, financière, psychologique&nbsp;»</em>, récitent-elles.</p>



<h2>«&nbsp;Ces chiffres sont une honte&nbsp;»</h2>



<p>L’Afrique du Sud a la réputation peu enviable de compter l’un des plus hauts niveaux de violence contre les femmes au monde. Plus de 100&nbsp;viols sont recensés chaque jour et une femme est assassinée toutes les trois heures, selon les chiffres officiels. Entre juillet et septembre, les viols ont augmenté de 7,1&nbsp;%, avec 9&nbsp;556&nbsp;plaintes enregistrées. Sans parler des viols non déclarés.</p>



<p><em>« Ces chiffres sont une honte »</em>, a déclaré, exaspéré, le président Cyril Ramaphosa en novembre, qualifiant les violences sexistes de <em>« pandémie parallèle »</em> au Covid-19 : <em>« C’est une guerre implacable menée contre le corps des femmes et qui, malgré tous nos efforts, ne montre aucun signe d’apaisement</em>. <em>Si l’on peut juger du caractère d’une nation par la façon dont elle traite les femmes et les enfants, alors nous sommes désespérément loin du compte. »</em></p>



<p>Les brigades ont été lancées en août dans la région de Johannesburg&nbsp;<em>«&nbsp;pour que les victimes soient contactées chez elles via une campagne de porte-à-porte&nbsp;»</em>, explique le coordinateur, Senosha Malesela, affirmant qu’elles ont permis de susciter de nouvelles plaintes. Ce jour-là, dans le township de Rabie Ridge, des voisins signalent une femme de 22&nbsp;ans maltraitée par son frère. Trop terrifiée pour raconter les détails – il est dans les parages –, elle glisse son numéro de téléphone&nbsp;: les brigades pourront l’appeler plus tard.</p>



<p>Les femmes comme elles, piégées dans le même espace que leurs agresseurs, se retrouvent souvent dans des refuges. Mais le pays n’en compte qu’une centaine, qui reçoivent parfois peu d’argent public. Le centre Nisaa, dans le township de Lenasia, près de Johannesburg, a le même âge que la démocratie sud-africaine. Pas une seule journée il n’a été vide depuis avril&nbsp;1994, dit sa directrice de 57&nbsp;ans, Gladys Mmadintsi&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Au lieu de s’améliorer, cela empire.&nbsp;»</em></p>



<p>Au Cap, à la pointe sud du pays, le refuge Sainte-Anne constate aussi une hausse des violences depuis deux ans. Lors d’une visite récente de journalistes de l’AFP, une femme était arrivée pendant la nuit. Une autre, avec un bébé et un enfant, dans la matinée. Le confinement a forcé davantage de femmes à fuir leurs foyers, explique sa directrice, Joy Lange&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Avant, les victimes pouvaient souffler quand elles partaient travailler.&nbsp;»</em>&nbsp;Désormais, le niveau de violences et&nbsp;<em>«&nbsp;leur intensité&nbsp;»&nbsp;</em>ont augmenté.</p>



<h2>«&nbsp;L’ensemble des facteurs est explosif&nbsp;»</h2>



<p>En septembre, le Parlement a voté trois lois pour renforcer l’arsenal répressif. Mais pour les militants, cela ne s’attaquera pas aux racines du problème. Les hommes sud-africains grandissent souvent sans père et ont aussi subi des violences, explique Craig Wilkinson, fondateur de l’association Father a Nation. Avec des notions faussées sur la masculinité et un chômage endémique,&nbsp;<em>«&nbsp;l’ensemble des facteurs est explosif&nbsp;»</em>.</p>



<p><em>« Aucune loi ne pourra réparer des hommes abîmés, brisés »</em>, dit-il, faisant référence, entre autres, aux contrecoups de l’apartheid. La loi seule, c’est <em>« comme mettre un couvercle sur une cocotte-minute. Il faut gérer la pression, sinon ça pète. » </em>Et d’ajouter : <em>« Nous devons rappeler aux hommes leur valeur, les réparer, leur apprendre à utiliser leur force »</em> à bon escient.</p>



<p>La violence infligée aux femmes est si banalisée qu’il est&nbsp;<em>«&nbsp;beaucoup plus difficile pour les victimes d’appeler au secours et pour d’autres de leur venir en aide&nbsp;»</em>, note Sima Diai, du centre Nisaa. Il a fallu dix ans à Nathalie, 40&nbsp;ans, réfugiée au centre depuis deux mois, pour arriver à se soustraire à son bourreau, qui lui a cassé des côtes à coups de barre de fer.</p>



<p>Jacqueline, 29 ans, est à Sainte-Anne depuis neuf mois. Elle évoque <em>« un type qui </em>[l’a]<em> battue si fort </em>[qu’elle s’est] <em>haïe de l’avoir laissé faire »</em>. Elle n’a pas porté plainte mais est soulagée d’avoir survécu, <em>« parce qu’on a tous une histoire à construire »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Le Monde Afrique</strong></p>
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		<title>Montée de violence contre les femmes : Polémique sur la peine de mort en Tunisie</title>
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				<pubDate>Thu, 01 Oct 2020 15:14:26 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/En-Tunisie-les-femmes-se-mobilisent-contre-les-violencess-e1601541901482.jpg" alt="" class="wp-image-19380" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/En-Tunisie-les-femmes-se-mobilisent-contre-les-violencess-e1601541901482.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/En-Tunisie-les-femmes-se-mobilisent-contre-les-violencess-e1601541901482-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/En-Tunisie-les-femmes-se-mobilisent-contre-les-violencess-e1601541901482-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong>Quatre assassinats de femmes en ces quelques dernières semaines, en plus des multiples actions terroristes à réprimander, ont créé un élan favorable à la peine de mort en Tunisie.</strong></p>



<p>Les militants des droits de l’homme sont scandalisés ; ils ont rappelé que la Tunisie a signé un moratoire contre la peine de mort en 2012 et que la dernière décapitation remonte à 1989. Le président Saïed a entretenu le suspense, en affirmant, lors du dernier Conseil de sécurité nationale, que «le tueur illégitime mérite la mort». Propos suscitant la levée de boucliers du camp opposé.</p>



<p>La polémique autour de la peine de mort a repris en Tunisie, après la chute de Ben Ali, et, surtout, avec l’avènement du terrorisme. Chaque opération terroriste a fait renaître le besoin d’une sanction équivalente à l’encontre des assassins, à travers une frange de la population.</p>



<p>Par ailleurs, cette même sensation a également surgi, il y a quelques années, suite au viol et l’assassinat d’une fillette de 8 ans par un jeune délinquant dans les environs de la capitale. Le même élan a revu le jour dernièrement, suite au viol et à l’assassinat d’une femme de 29 ans par un jeune repris de justice de 25 ans.</p>



<p>Ce délinquant a déjà été acquitté, en 2014 dans affaire de vol, associée à un meurtre en Libye, étant mineur au moment des faits. Il a également été emprisonné de 2014 à 2018 pour «association de malfaiteurs». Et le voilà accusé de meurtre associé au viol et vol de la victime. Les péripéties du crime ont suscité ce rejet de la part de la population.</p>



<p>Les autres crimes ne sont pas moins odieux. Une vieille femme, de plus de 80 ans, a été battue par ses agresseurs, avant d’être violée. Elle a succombé à ses blessures. Une autre femme a été tuée par l’une de ses amies, parce qu’elle ne lui a pas prêté de l’argent pour se faire avorter. C’est dire que la violence sociale a atteint un niveau inhabituel, à côté des attaques terroristes. Les appels à la peine de mort contre les terroristes s’étaient multipliés en 2013/2014 et 2015, au plus fort des actions terroristes en Tunisie. C’est dire qu’il s’agit d’une réaction à un phénomène sociétal. Le président Saïed est interpellé pour réagir à l’appel de la rue.</p>



<p><strong>Droit et engagements</strong></p>



<p>Les couloirs de la mort existent en Tunisie. La peine de mort a été prononcée 47 fois en 2019, un chiffre étonnamment élevé par rapport aux années précédentes. Auparavant, il y avait 95 autres condamnés à mort. Toutefois, après la confirmation de cette peine par la justice, l’avocat de la victime présente un dernier recours au président de la République, pour la commuer en perpétuelle. Et même si la décision du Président reste suspendue, la peine de mort n’a pas été appliquée en Tunisie depuis 1991 et le bourreau de Nabeul, qui a tué 13 victimes.</p>



<p>Par ailleurs, en 2015, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a adopté une nouvelle législation antiterroriste, avec 54 dispositions énonçant la peine de mort. Néanmoins, la Tunisie a signé, en décembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU, un moratoire sur les exécutions de la peine de mort. C’est dire qu’un flou total domine la problématique.</p>



<p>La professeure de droit constitutionnel, Hana Ben Abda, assure que «la position tunisienne de non-application de la peine de mort, prononcée pourtant par la justice, s’inscrit dans une vision en faveur des droits de l’homme, en harmonie avec une tendance internationale de rejet de la peine de mort».</p>



<p>Elle poursuit qu’on «ne saurait revenir sur cette position après s’y être attaché». Mais le président Saied avait dit, lors du Conseil supérieur de la Sécurité nationale, que «le châtiment de celui qui a tué, c’est la peine de mort, tout en lui offrant le droit à un procès équitable … Et s’il s’avère qu’il est coupable de mort, je ne pense pas que la solution est la non-application de la peine de mort, comme le réclament certains». Concernant la commutation à la perpétuité, le Président a dit : «L’amnistie à celui qui la mérite, pas à un récidiviste</p>



<p>. Et il paraît que le dernier assassin a tué auparavant et il a été amnistié, une première fois.» En réaction, Amnesty International Tunisie a publié hier un communiqué considérant «l’application de la peine de mort en Tunisie, une gifle aux progrès enregistrés en matière des droits de l’homme». Le communiqué a appelé le président de la République à «revenir sur sa position». C’est dire le flou traduisant la question de la peine de mort en Tunisie.</p>



<p><strong>Source: El watan/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique du Sud: les violences contre les femmes utilisées comme argument au Parlement</title>
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				<pubDate>Thu, 20 Feb 2020 07:43:14 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-cape_town_houses_of_parliament_0.jpg" alt="" class="wp-image-14545" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-cape_town_houses_of_parliament_0.jpg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-cape_town_houses_of_parliament_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w900-p16x9-cape_town_houses_of_parliament_0-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption>Le Parlement du Cap, en Afrique du Sud. Wikimedias commons/Ossewa</figcaption></figure>



<p><strong>Alors que le sujet reste une priorité nationale, avec une femme tuée toutes les trois heures et plus de cent plaintes pour viol enregistrées par jour par la police, des députés ont utilisé la thématique pour accuser leur adversaire d’avoir maltraité leur conjointe. Cette passe d’armes s’est déroulé lundi lors du débat au Parlement du Cap, suite au discours du président sur l’état de la nation. Les réseaux sociaux ont pris le relais.</strong></p>



<p>Les vidéos de cette session parlementaire tournent désormais en boucle sur Twitter, et suscitent des réactions indignées. Alors que Julius Malema, le chef du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF), prend la parole, le député de l’ANC Boy Mamabolo lui rétorque&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>Les violences contre les femmes se déroulent aussi chez vous. Le sujet a été évité trop longtemps</em>&nbsp;<em>: vous maltraitez votre femme. Nous voulons que vous vous teniez ici, et que vous nous assuriez que si c’est vrai, vous allez vous excuser. Ma question pour vous est la suivante</em>&nbsp;<em>: est-ce que vous maltraitez votre femme&nbsp;?</em>&nbsp;»</p>



<p>En retour, le leader de la gauche radicale a à son tour accusé le président Cyril Ramaphosa d’avoir battu son ex-femme, aujourd’hui décédée. Un échange qui constitue une insulte pour les femmes qui se mobilisent depuis des mois pour dénoncer le problème des violences sexistes. Lelo par exemple, serveuse de 21 ans, reste dépitée en regardant ces vidéos&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>Je pense que c’est vraiment pathétique. Ils n’ont même pas vraiment abordé le sujet, ils se sont contentés de se renvoyer la balle. Les féminicides sont sérieux en Afrique du Sud, nous sommes descendues dans les rues pour manifester&#8230; Mais j’ai l’impression que c’était une vague qui a maintenant diminué. C’était un sujet important lorsque nous avons manifesté, et maintenant tout le monde s’en fiche. Ce sujet doit être traité au niveau national, et aujourd’hui rien n’est fait.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique / Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>En Tunisie, les femmes se mobilisent contre les violences</title>
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				<pubDate>Sun, 01 Dec 2019 17:02:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/7ad32a3_foCp7cWEKeC2F6mQCR05rXsY.jpg" alt="" class="wp-image-11851" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/7ad32a3_foCp7cWEKeC2F6mQCR05rXsY.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/7ad32a3_foCp7cWEKeC2F6mQCR05rXsY-300x207.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>A Tunisian woman, member of the Tunisian « EnaZeda », (me too in the Tunisian dialect and inspired by the original Metoo movement) bangs a pot as she takes part in a rally against sexual harrasment, in the capital Tunis on November 30, 2019. (Photo by FETHI BELAID / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>De nombreuses femmes ont protesté samedi à Tunis contre le manque d’application de la loi contre les violences votée en 2017.</strong></p>



<p>Au rythme du martèlement des cuillères sur les casseroles, plusieurs centaines de militantes féministes, des femmes et hommes de tout âge ont manifesté sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis, ce samedi 30&nbsp;novembre. Ce cortège, inscrit dans le cadre d’une campagne de seize jours contre les violences faites aux femmes, arborait en guise d’armes symboliques, des balais brandis à bout de bras et des pancartes très explicites clamant «&nbsp;A bas le patriarcat&nbsp;», «&nbsp;Basta&nbsp;», ou encore, «&nbsp;Nous voulons une vraie égalité, pas seulement sur le papier&nbsp;».</p>



<p>Des messages clairs à l’issue d’une année 2019 bien peu clémente pour les femmes tunisiennes. A l’instar du drame d’avril dernier, les accidents continuent à tuer en silence des&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/05/09/en-tunisie-le-sort-tragique-des-ouvrieres-agricoles_5459999_3212.html">ouvrières agricoles</a>. En novembre, encore, une femme a été écrasée par un camion faisant marche arrière. Et ce n’est pas tout. Ces trois dernières semaines, huit cas de féminicides ont été enregistrés.</p>



<h4>Le milieu politique immobile</h4>



<p>Alors que ces drames ponctuent la vie quotidienne du pays, le monde politique, lui, n’a pas changé d’agenda. D’une part, la loi sur l’égalité dans l’héritage proposée par Beji Caïd Essebssi n’a pas été discutée au parlement&nbsp;; et puis, les faits divers s’enchaînent. Ainsi, durant l’entre-deux tour de la présidentielle, un nouveau scandale a éclaté lorsqu’un député a été surpris en flagrant délit de harcèlement sexuel sur une lycéenne. Si l’événement a déclenché une vague de soutien à la victime avec la montée du<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/11/13/tunisie-le-mouvement-enazeda-craint-l-impunite-pour-un-depute-accuse-de-harcelement-sexuel_6019026_3212.html">&nbsp;mouvement #EnaZeda</a>, le #Metoo tunisien, l’affaire traîne encore en justice… Et cette semaine encore, un rappeur de renom Klay BBJ a été arrêté après avoir appelé au viol d’une chroniqueuse télé dans une de ses chansons. Et le geste policier a déclenché une vague de soutiens masculins.</p>



<p>«&nbsp;Même si les femmes ont brisé le mur du silence en portant d’avantage plainte ou en parlant sur les réseaux sociaux à travers #EnaZeda, il y a une banalisation très inquiétante de la violence et du discours de haine comme le montre cette dernière affaire&nbsp;» témoigne Yosra Frawes, présidente de l’association tunisienne des femmes démocrates.</p>



<p>Si le rappeur a été arrêté suite à la plainte de la chroniqueuse, beaucoup de militantes s’étonnent du soutien qu’il continue de recueillir au sein de la communauté artistique et parmi les jeunes. «&nbsp;C’est ce qui génère l’impunité&nbsp;», analyse Nawrez Ellafi, l’une des activistes du mouvement #EnaZeda. «&nbsp;Cette polémique a fait beaucoup débat. Nous formons une communauté assez soudée, certes, mais si derrière, rien n’est fait comme dans le cas du député, à quoi ça sert&nbsp;?&nbsp;».</p>



<h4>Progrès très lents</h4>



<p>Deux ans après le vote de «&nbsp;la loi 58&nbsp;», dite loi intégrale contre les violences faites aux femmes, les progrès sont lents. D&rsquo;un côté, six centres d’hébergements et de refuges ont ouvert pour les femmes victimes de violence accueillant de 900 femmes et 120 enfants. Mais de l’autre, les plaintes se multiplient, avec le dépôt de 25&nbsp;000 plaintes pour violences en&nbsp;2018&nbsp;; de 40&nbsp;000 pour violences conjugales de 2018 à mai&nbsp;2019 selon les chiffres du Ministère de la femme. par ailleurs, le numéro vert du ministère de la Femme a enregistré 6&nbsp;500 appels de 2017 à aujourd’hui, sans qu’on puisse connaître le nombre de plaintes qui débouchent réellement sur un verdict favorable, puisqu’il n’y a pas de statistiques.</p>



<p>«&nbsp;Ce qui manque au final, c’est une réelle prise de conscience politique. La question des budgets pour l’application de la loi sur les violences ne figure pas dans la nouvelle loi de finances et le nouveau chef du gouvernement n’a pas écouté les femmes, ni évoqué l’égalité entre les sexes et la parité dans ses pourparlers concernant le nouveau gouvernement. Un constat valable aussi pour le président et le parlement», renchérit Yosra Frawes.</p>



<p>Dans les rangs de la manifestation de samedi, Dhia Fadhloum (24&nbsp;ans), étudiant en cinéma originaire de Monastir aimerait que le rythme du changement s’accélère. «&nbsp;Depuis longtemps ici des lois protègent les femmes. Cela n’a pas empêché la société de rester en majorité patriarcale et sexiste parce que nous ne sommes jamais interrogés sur les moyens de changer les mentalités. Nous devons débattre d’avantage de ces questions&nbsp;», estime le jeune homme.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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