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	<title>Vaccin contre le paludisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Vaccin contre le paludisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Ghana, l’espoir du vaccin contre le paludisme</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 19:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au Ghana, le paludisme reste un fléau majeur. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la malaria est endémique sur l’ensemble du territoire, toute l’année. Avec le Kenya et la Namibie, Accra expérimente depuis 2019 un programme pilote de vaccination avec le RTS,S (Mosquirix), mis au point par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline. Quelque 230 000 enfants ghanéens...]]></description>
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<p><strong>Au Ghana, le paludisme reste un fléau majeur. Dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, la malaria est endémique sur l’ensemble du territoire, toute l’année. Avec le Kenya et la Namibie, Accra expérimente depuis 2019 un programme pilote de vaccination avec le RTS,S (Mosquirix), mis au point par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline.</strong></p>



<p>Quelque 230 000 enfants ghanéens en ont bénéficié, 800 000 en tout dans les trois pays pilotes. Malgrédes résultats limités (il permet de réduire d’environ 30 % les épisodes de paludisme et de 40 % les épisodes sévères), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a recommandé en octobre son déploiement élargi, espérant que le vaccin permette des gains dans la lutte contre le parasite<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/12/06/en-2020-la-lutte-contre-le-paludisme-a-fortement-recule-dans-le-monde_6104919_3212.html">e</a></p>



<p>Au Ghana, comme dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne, le paludisme est la principale cause d’hospitalisation pédiatrique et la première cause de mortalité infantile. Si le pays a enregistré une forte baisse de l’incidence et de la mortalité due à la maladie entre 2005 et 2015 (respectivement – 50&nbsp;% et – 65&nbsp;%), celles-ci augmentent légèrement depuis 2019.</p>



<p>Sur le terrain, l’expérimentation vaccinale reste peu connue. Dans le nord du pays, quasiment aucun habitant n’a entendu parler du Mosquirix. Cette région rurale, parmi les plus pauvres du Ghana, est aussi l’une des plus touchées par le paludisme avec une prévalence de 32&nbsp;% (contre 4&nbsp;% dans la région d’Accra, la plus riche du pays), particulièrement forte durant la saison des pluies, de mai à fin octobre.</p>



<h2>«&nbsp;Se protéger avec les moustiquaires&nbsp;»</h2>



<p>Près de la grande ville du Nord, Tamale, à Savelugu, l’infirmière Najat Abdullai réunit, comme elle le fait une fois par mois, un groupe de parole de mères de famille. L’objectif de cette réunion entre femmes, organisée sous l’égide de l’ONG de développement Vision du monde, est d’aborder librement toutes les questions de santé qui les préoccupent.</p>



<p>Dans ces groupes, le paludisme revient comme l’un des principaux sujets de discussion, avec l’alimentation et l’éducation des enfants. Comment protéger les nouveau-nés ? Comment repérer les signes d’une infection au paludisme et comment agir ?… Najat Abdullai met toute son énergie pour répondre aux questions de ces femmes et encourager le partage d’informations.</p>



<p>Afi Wumbie explique que son troisième enfant, une fillette de 18 mois, a contracté le paludisme pendant l’été. Fièvre, teint jaune… La mère a très vite soupçonné le paludisme et a pu consulter rapidement au centre de soins du village voisin.&nbsp;<em>«&nbsp;J’ai eu très peur pour elle parce qu’elle avait une très forte fièvre,</em>&nbsp;confie Afi Wumbie,&nbsp;<em>mais, comme elle a été rapidement prise en charge, je ne me suis pas dit que je la perdrais. Après trois jours de traitement, elle allait déjà mieux.&nbsp;»</em></p>



<p>Au Ghana, tous les enfants ne se sortent pas malheureusement d’un épisode de paludisme. Chaque année, 20&nbsp;000 d’entre eux en meurent, dont un quart ont moins de 5 ans.&nbsp;<em>«&nbsp;On fait beaucoup de pédagogie sur l’importance de se protéger, avec les moustiquaires notamment&nbsp;»</em>, insiste Najat Abdullai. A Savelugu, l’Etat a récemment distribué des moustiquaires de lit.La vingtaine de femmes réunies ce jour-là assurent faire dormir leurs jeunes enfants sous des moustiquaires imprégnées d’insecticide.</p>



<h2>Maladie de la pauvreté</h2>



<p>Or l’accès à cet équipement, crucial pour prévenir des piqûres, reste inégal dans le pays. En&nbsp;2019, 73,7&nbsp;% des foyers ghanéens avaient accès à au moins une moustiquaire traitée, selon l’OMS. Un peu plus de la moitié des enfants de moins de 5&nbsp;ans avaient la possibilité de dormir sous cet équipement. Malgré la pandémie, le pays a poursuivi tant bien que mal les distributions, mais, fin octobre, les autorités n’avaient fait parvenir aux communautés que 76&nbsp;% des 16&nbsp;millions de moustiquaires prévues pour sa campagne 2021.</p>



<p>Comme observé au niveau mondial, les statistiques nationales confirment que le paludisme est d’abord une maladie de la pauvreté. Dans les foyers ghanéens les plus pauvres, il touche 32 % des enfants de moins de 5 ans, quand seulement 3 % des enfants issus des familles les plus aisées sont affectés (la prévalence moyenne s’établissant à 21 % sur l’ensemble du pays).</p>



<p>Quand on demande aux mères de Savelugu si elles vaccineraient leur enfant contre la malaria si elles en avaient la possibilité, la plupart répondent par un&nbsp;<em>«&nbsp;oui&nbsp;»&nbsp;</em>franc. Une détermination qui tranche avec leurs interrogations quant au vaccin contre le Covid-19, qui fait l’objet dans la région de nombreuses rumeurs. C’est que la menace du paludisme est perçue comme immédiate, tout le monde connaissant une personne touchée autour de soi, quand le Covid-19 fait quant à lui figure d’ombre lointaine.</p>



<p>Les autorités ghanéennes espèrent que la vaccination suscite l’adhésion et réduise le nombre d’hospitalisations de 100 000 par an, mais son élargissement à grande échelle représente un défi logistique : le Mosquirix nécessite en effet quatre injections, à un, six et neuf mois, puis un rappel après deux ans.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Paludisme : l’autre vaccin de 2021</title>
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				<pubDate>Sun, 31 Oct 2021 17:55:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Mis au point par le géant pharmaceutique GSK, le vaccin RTS,S, testé depuis 2019 au Ghana, au Kenya et au Malawi, a fait la preuve de son efficacité. Avec la pandémie de coronavirus et la déflagration médiatique mondiale qui s’est ensuivie, certains se sont étonnés de la célérité inédite avec laquelle a été trouvé un...]]></description>
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<p><strong>Mis au point par le géant pharmaceutique GSK, le vaccin RTS,S, testé depuis 2019 au Ghana, au Kenya et au Malawi, a fait la preuve de son efficacité.</strong></p>



<p>Avec la pandémie de coronavirus et la déflagration médiatique mondiale qui s’est ensuivie, certains se sont étonnés de la célérité inédite avec laquelle a été trouvé un vaccin contre un virus affectant gravement l’hémisphère Nord.</p>



<p>Mais qu’en était-il du paludisme, maladie signalée dès l’Antiquité et dont l’écrasante majorité des victimes –&nbsp;400 000 morts environ par an&nbsp;– se situe en Afrique, continent où l’on n’a, à l’inverse, recensé «&nbsp;que&nbsp;» 214 000 décès dus au Covid en dix-huit mois de pandémie ? L’actualité pourrait finalement contredire ceux qui dénoncent un désintérêt des sommités épidémiologiques mondiales.</p>



<h4>Forme grave</h4>



<p>Produit par le géant pharmaceutique britannique GSK, le RTS,S commence en effet à agir efficacement contre le Plasmodium falciparum transmis par les moustiques, autrement dit contre le parasite le plus mortel à l’échelle mondiale et le plus prévalent en Afrique.</p>



<p>Depuis 2019, au titre de tests, le Ghana, le Kenya et le Malawi ont progressivement introduit 2,3 millions de doses de ce vaccin dans des zones où la transmission du paludisme est de modérée à sévère. Et le RTS,S est le seul produit ayant démontré une efficacité significative contre la malaria. Selon la directrice de la vaccination de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le projet pilote « réduit de 30 % le paludisme sous sa forme grave ».</p>



<p>Il n’en fallait pas plus pour que la directrice Afrique de l’OMS, la docteure Matshidiso Moeti, recommande, début octobre, l’usage massif de ce premier vaccin antipaludique en priorité chez les enfants, les populations à risques se situant, par rapport à celles du Covid, à l’autre extrémité de la pyramide des âges.</p>



<p>Hasard du calendrier ou dynamique concurrentielle, l’Université d’Oxford et le laboratoire allemand BioNTech développent respectivement le Matrix-M antipalu et un vaccin pionnier utilisant la technologie prometteuse de l’ARN.</p>



<p>Pour l’heure, le déploiement massif du RTS,S pourrait se heurter à la sempiternelle problématique du financement. L’Alliance du vaccin (Gavi) a annoncé qu’elle allait examiner cette épineuse question. Qu’elle se hâte : dans le monde, un enfant meurt du paludisme toutes les deux minutes et la maladie est de plus en plus résistante aux traitements curatifs.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Espoir d&#8217;un vaccin anti-paludisme</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 16:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/09/téléchargement.jpg" alt="" class="wp-image-19215"/><figcaption>Le moustique Anopheles stephensi, originaire d’Asie, est vecteur du paludisme.</figcaption></figure>



<p><strong>Une étude britannique se fait l&rsquo;écho d&rsquo;avancées dans la recherche contre le paludisme. Un sérum relance l&rsquo;espoir.</strong></p>



<p>Le paludisme continue de tuer&nbsp;: plus de 400.000 personnes sont mortes en 2019 de cette maladie parasitaire transmis par la femelle d&rsquo;un moustique anophèle. Les deux tiers des victimes du paludisme sont des enfants de moins de cinq ans et 94% des contaminations sont enregistrées en Afrique.</p>



<p>Mais une étude publiée dans la revue britannique The Lancet relan ce l&rsquo;espoir d&rsquo;un vaccin efficace.</p>



<h4>Un vaccin difficile à trouver</h4>



<p>Pour l&rsquo;instant, il n&rsquo;existe pas de vaccin sur le marché contre le paludisme. Mais un candidat vaccin a obtenu un succès encore inégalé dans 77% des essais menés en Afrique, sur douze mois consécutifs.</p>



<p>Développé par l&rsquo;université d&rsquo;Oxford, en coopération avec l&rsquo;entreprise américaine Novavax, ce produit s&rsquo;appelle R21/Matrix-M.</p>



<p>Le vaccin R21/Matrix-M pourrait être approuvé par les autorités sanitaires au cours des deux prochaines années. Si son efficacité est confirmée, il permettrait d&rsquo;avoir un remède contre la maladie, alors que les craintes des scientifiques d&rsquo;une résistance au paludisme augmentent.</p>



<p>Julian Rayner dirige l&rsquo;Institut de recherche médicale de l&rsquo;Université de Cambridge. Il est chercheur sur le paludisme et explique ce phénomène de résistance du parasite.&nbsp;<em>« Ce parasite dispose d&rsquo;un mécanisme très sophistiqué pour échapper à la réponse immunitaire. Quand il est en vous, il est dans votre sang, ce qui signifie qu&rsquo;il est exposé à votre système immunitaire tout le temps et donc il a développé des mécanismes pour éviter les réponses du système immunitaire et cela rend la vaccination plus difficile. »</em></p>



<h4>Des essais menés au Burkina Faso</h4>



<p>La phase II des essais du vaccin à l&rsquo;étude a été menée en 2019 au Burkina Faso auprès de 450 bébés âgés de 5 à 17 mois. Aucun de ces enfants n&rsquo;a développé d&rsquo;effet secondaire grave.</p>



<p>Julian Rayner n&rsquo;a pas participé directement à ces tests mais il évoque des résultats encourageants… tout en restant prudent. Le chercheur rappelle qu&rsquo;il s&rsquo;agit pour le moment d&rsquo;un&nbsp;<em>« essai précoce »,&nbsp;</em>&nbsp;et poursuit&nbsp;<em>« les données de cet essai sont très encourageantes mais il s&rsquo;agit d&rsquo;un petit nombre d&rsquo;enfants et il est donc nécessaire de passer à des essais à plus grande échelle dans d&rsquo;autres endroits. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/espoir-dun-vaccin-anti-paludisme/a-57338627#"><img src="https://static.dw.com/image/48437784_401.jpg" alt="Le Kenya a commencé dès 2019 à administrer un sérum américain"/></a></figure>



<p>Le Kenya a commencé dès 2019 à administrer un sérum américain</p>



<h4>Production en Inde ?</h4>



<p>La phase finale des essais cliniques doit se dérouler dans quatre pays du continent. Le recrutement de 4.800 enfants âgés de cinq mois à trois ans a débuté pour procéder à ces tests.</p>



<p>Le sérum pourrait être fabriqué à grande échelle (au moins 200 millions de doses chaque année) par le laboratoire indien SII qui produit le vaccin AstraZeneca contre la Covid-19.</p>



<p>Le Ghana, le Kenya et le Malawi ont commencé à injecter en 2019 un autre vaccin britannique, de l&rsquo;entreprise GSK, mais son efficacité est moindre.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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