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	<title>umaro sissoco &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Guinée-Bissau : Umaro Sissoco Embaló obtient la majorité parlementaire</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jul 2020 13:31:57 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) a perdu sa majorité parlementaire au profit de l’alliance du président élu Umaro Sissoco Embaló, qui remporte ainsi une nouvelle bataille. Les débats auront duré un peu plus de six heures au sein du « Palácio Colinas de Boé » qui abrite l’Assemblée...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/téléchargement-4-1.jpg" alt="" class="wp-image-16593" width="316" height="316" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/téléchargement-4-1.jpg 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/téléchargement-4-1-150x150.jpg 150w" sizes="(max-width: 316px) 100vw, 316px" /><figcaption>Umaro Sissoco</figcaption></figure>



<p><br><strong>Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC) a perdu sa majorité parlementaire au profit de l’alliance du président élu Umaro Sissoco Embaló, qui remporte ainsi une nouvelle bataille.</strong></p>



<p>Les débats auront duré un peu plus de six heures au sein du « Palácio Colinas de Boé » qui abrite l’Assemblée nationale populaire. Ce mardi 30 juin autour de 4 heures du matin, les parlementaires bissau-guinéens ont offert une victoire quasi sans-appel au camp du nouveau président Umaro Sissoco Embaló,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/876739/politique/umaro-sissoco-embalo-elu-president-de-guinee-bissau-les-lecons-dun-scrutin-deja-conteste/">vainqueur du second tour de l’élection présidentielle de décembre 2019 sous la bannière</a>&nbsp;du Madem G-15 face à Domingos Simões Pereira.</p>



<p>À l’issue d’une séance boycottée par le PAIGC, majoritaire à l’Assemblée depuis&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/751193/politique/guinee-bissau-apres-les-legislatives-le-paigc-et-ses-allies-forment-une-majorite/">les législatives de mars 2019</a>&nbsp;(54 sièges sur 102), le candidat du Madem et ses alliés ont ravi la majorité parlementaire au parti de Domingos Simões Pereira, dit DSP. Cette redistribution a abouti à la validation du programme de Nuno Gomes Nabiam (APU), nommé Premier ministre en février, par 55 voix contre une.</p>



<h4>«&nbsp;Instauration de la terreur&nbsp;»</h4>



<p>Le vote, porté par la coalition du chef de l’État (Madem G-15, APU et PRS) a été appuyé par cinq parlementaires du PAIGC. Si certains d’entre eux revendiquent un vote visant à faire sauter les blocages politiques, le PAIGC dénonce de son côté les manœuvres du président Embaló. En conférence de presse quelques jours avant, le parti de Domingos Simões Pereira fustigeait «&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/904183/politique/guinee-bissau-cipriano-cassama-demissionne-apres-des-menaces-de-mort/">l’instauration de la terreur</a>&nbsp;et de la barbarie contre le gouvernement démocratiquement élu » lors des législatives de 2019. « Un terrorisme d’État » ayant selon lui mené « à une série d’arrestations arbitraires » de militants et de cadres politiques et à de nombreuses pressions.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>SOUS FORTE PRESSION, CERTAINS DÉPUTÉS PAIGC ONT FINI PAR BASCULER</p></blockquote>



<p>« Embaló a utilisé l’ambiguïté des textes constitutionnels, l’appui des forces de sécurité et la menace judiciaire pour disperser le gouvernement à majorité PAIGC, imposant son pouvoir de facto » décrypte le chercheur au CNRS Vincent Foucher. Plusieurs responsables PAIGC sont partis à l’étranger ou réfugiés dans des ambassades internationales. Sous forte pression, certains députés PAIGC ont fini par basculer et donner ainsi une majorité à la coalition pro-Sissoco Embaló », ajoute ce spécialiste de la Guinée-Bissau</p>



<p>Même obtenu sous la pression, cette étape était essentielle pour le camp Embaló, en raison du régime semi-présidentiel bissau-guinéen qui fait du Premier ministre l’homme fort du gouvernement. Lors de sa reconnaissance par la Cedeao, Umaro Sissoco Embaló avait d’ailleurs été&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/933214/politique/guinee-bissau-la-cedeao-reconnait-la-victoire-dumaro-sissoco-embalo-a-la-presidentielle/">sommé par l’instance régionale de nommer un gouvernement issu de la majorité parlementaire</a>, comme le prévoit la Constitution.</p>



<h4>Alliances précaires</h4>



<p>De son côté, le PAIGC dénonce « un passage en force », mais ne s’avoue pas vaincu pour autant. Alors qu’il continue de contester les résultats de la présidentielle de décembre 2019, le PAIGC continue de travailler « pour sortir Bissau du chaos et du terrorisme d’État ».</p>



<p>Appuyé par les forces armées et désormais à la tête de l’exécutif et du législatif, le camp d’Umaro Sissoco Embaló et de Nuno Gomes Nabiam a désormais les coudées franches pour gouverner. Mais encore faut-il que leur alliance tienne.</p>



<p>La stabilité reste précaire dans ce pays rompus aux crises politiques et aux blocages institutionnels, où les coalitions ne durent jamais bien longtemps, à l’instar de celle qui unissait l’APU de Nabiam et le PAIGC après les dernières législatives. « On sait qu’en Guinée-Bissau, toutes les coalitions gouvernantes qui émergent sont susceptibles de se fragmenter tôt ou tard quand le partage des responsabilités et des ressources se précise et que certains alliés s’estiment mal récompensés », met en garde Vincent Foucher.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Guinée-Bissau – Umaro Sissoco Embalo : à peine président, déjà contesté</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 12:00:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/umaro-sissoco-embalo.jpg" alt="" class="wp-image-13357" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/umaro-sissoco-embalo.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/umaro-sissoco-embalo-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<h4>Faut-il recompter les voix de la présidentielle du 29&nbsp;décembre&nbsp;? Les&nbsp;résultats contestés opposent&nbsp;la commission électorale et la Cour suprême.</h4>



<p>La Cour suprême de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee">Guinée</a>-Bissau a beau avoir annoncé mardi attendre une vérification des procès-verbaux, la situation&nbsp;n&rsquo;est pas pour autant réglée dans cet État.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-bissau-ce-second-tour-qui-opposera-simoes-pereira-et-embalo-27-11-2019-2349940_3826.php">Puisque l&rsquo;institution n&rsquo;a pas demandé un nouveau comptage des voix du second tour de la présidentielle du 29&nbsp;décembre dernier.</a>&nbsp;Et c&rsquo;est justement sur ce point que les deux candidats finalistes, l&rsquo;opposant Umaro Sissoco Embalo, déclaré vainqueur par la commission électorale avec 53,55&nbsp;% des voix, et Domingos Simões Pereira, du Parti africain pour l&rsquo;indépendance de la Guinée et du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cap-vert">Cap-Vert</a>&nbsp;(PAIGC), la formation historique d&rsquo;Amilcar Cabral, le héros de la guerre contre le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/portugal">Portugal</a>, s&rsquo;opposent. Ce dernier conteste toujours les résultats&nbsp;et la Cour suprême, qu&rsquo;il a saisie, a rendu ces derniers jours deux arrêts maintenant le statu quo. La commission électorale estime «&nbsp;définitifs&nbsp;» les résultats qu&rsquo;elle a annoncés. Un arrêt rendu vendredi par la Cour suprême signifie toutefois qu&rsquo;elle ne l&rsquo;entend pas ainsi, mais les exigences exactes de la cour donnent lieu à des interprétations contradictoires. Les avocats de Domingos Simões&nbsp;Pereira disent que la cour ordonne de recompter.</p>



<h4>Rien n&rsquo;est tranché</h4>



<p>Le porte-parole de la cour s&rsquo;est présenté mardi devant la presse pour clarifier les choses. «&nbsp;Certains disent que l&rsquo;arrêt exige de recompter les bulletins de vote&nbsp;», a dit Salimo Vieira aux journalistes. Mais, a-t-il ajouté, «&nbsp;à aucun moment il n&rsquo;a été question dans ce document d&rsquo;un&nbsp;nouveau décompte des voix&nbsp;». «&nbsp;L&rsquo;arrêt parle de la vérification des procès-verbaux au niveau national. Il s&rsquo;agit tout simplement de procéder à la vérification ininterrompue (d&rsquo;une traite) de tous les procès-verbaux, du début à la fin, même si cela doit prendre plusieurs heures ou plusieurs jours, conformément aux dispositions du Code électoral&nbsp;», a-t-il dit. Les modalités pratiques de ces vérifications et leurs conséquences finales sur l&rsquo;issue de l&rsquo;élection n&rsquo;apparaissaient pas clairement mardi.</p>



<p>«&nbsp;Depuis 1998, chaque fois que le président, le Premier ministre et le président de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/assemblee-nationale">Assemblée nationale</a>&nbsp;ont été issus du PAIGC [parti dominant, NDLR], il y a eu un blocage institutionnel&nbsp;», a déclaré Umaro Sissoco Embalo, mardi 21&nbsp;janvier, à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france-24">France 24</a>. «&nbsp;Mais aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est pas le cas. Ce désordre s&rsquo;est terminé en Guinée-Bissau&nbsp;aujourd&rsquo;hui parce que&nbsp;j&rsquo;incarne&nbsp;une nouvelle génération, un nouvel espoir&nbsp;», a-t-il ajouté. «&nbsp;Tout le monde sait aujourd&rsquo;hui qui doit décider en Guinée-Bissau et c&rsquo;est le président de la République&nbsp;», a-t-il dit, ajoutant qu&rsquo;il «&nbsp;n&rsquo;exclura&nbsp;personne en Guinée-Bissau&nbsp;». «&nbsp;Je suis là pour faire respecter la Constitution de la Guinée-Bissau&nbsp;», a insisté le nouveau chef d&rsquo;État, qui tente par cette campagne de communication de s&rsquo;imposer dans les esprits tant à l&rsquo;intérieur du pays qu&rsquo;à l&rsquo;extérieur. Mais, pour l&rsquo;instant, son pari électoral n&rsquo;est pas encore&nbsp;gagné.</p>



<h4>Le défi de la stabilité toujours posé</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guinee-bissau-une-presidentielle-a-suspens-29-12-2019-2355101_3826.php">L&rsquo;un des enjeux majeurs de cette présidentielle est la stabilité de ce petit pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest de 1,8&nbsp;million d&rsquo;habitants en état de crise politique permanente.</a>&nbsp;Une stabilité indispensable aux réformes nécessaires pour combattre les maux de cette ancienne colonie portugaise coincée entre Sénégal, Guinée et océan Atlantique&nbsp;: pauvreté, corruption, trafic de cocaïne en provenance d&rsquo;Amérique du Sud et à destination de l&rsquo;Europe. Depuis son indépendance en 1974, la Guinée-Bissau a connu quatre coups d&rsquo;État, seize tentatives et une valse continue de Premiers ministres. La présidentielle de&nbsp;2014&nbsp;a marqué le retour à un ordre constitutionnel jugé fragile. L&rsquo;armée s&rsquo;est tenue à l&rsquo;écart. Le général Biaguê Na Ntam, chef d&rsquo;état-major, a mis en garde mardi contre toute tentative d&rsquo;agitation. «&nbsp;L&rsquo;armée ne permettra plus de perturbations dans ce pays&nbsp;», a-t-il dit lors d&rsquo;une cérémonie de remise de diplômes militaires. «&nbsp;Si quelqu&rsquo;un se lance dans une telle aventure, nous l&rsquo;enverrons directement au cimetière&nbsp;», a-t-il lancé. S&rsquo;adressant aux troupes, il leur a demandé&nbsp;: «&nbsp;Si quelqu&rsquo;un sort dans la rue pour menacer la paix sociale, où l&rsquo;enverrez-vous&nbsp;?&nbsp;» «&nbsp;Au cimetière&nbsp;», ont répondu les soldats.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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