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	<title>uemoa &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L’Uemoa et la Cédéao ont-elles le droit de continuer de sanctionner le Mali?</title>
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				<pubDate>Fri, 08 Apr 2022 20:25:19 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Cour de justice de l’Uemoa a ordonné le 24 mars dernier la suspension des sanctions économiques qui frappent le Mali depuis début janvier. En attendant de se prononcer de manière définitive sur la légalité ou sur l’illégalité de ces sanctions, la Cour a jugé qu’il fallait les suspendre du fait de leurs graves conséquences...]]></description>
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<p><strong>La Cour de justice de l’Uemoa a ordonné le 24 mars dernier la suspension des sanctions économiques qui frappent le Mali depuis début janvier. En attendant de se prononcer de manière définitive sur la légalité ou sur l’illégalité de ces sanctions, la Cour a jugé qu’il fallait les suspendre du fait de leurs graves conséquences sur l&rsquo;État et le peuple malien. Mais deux semaines plus tard, cette décision n’a toujours pas été appliquée. Dans un communiqué diffusé jeudi 7 avril, le gouvernement malien de transition s’interroge sur cet « </strong><em><strong>acharnement visant à asphyxier le peuple malien </strong></em><strong>» et dénonce une violation des règles communautaires. Ces règles ont-elles réellement été bafouées ? Quel recours reste-t-il aux autorités maliennes ?</strong></p>



<p>Un «&nbsp;<em>déni de justice&nbsp;</em>», voilà comment le gouvernement malien de transition qualifie le fait que ni les pays de l’Uemoa, ni ceux de la Cédéao, n’aient exécuté la décision de la Cour de justice de l’Uemoa. Cette non-application est-elle légale, ou viole-t-elle le droit ? Le Centrafricain Jean-François Akandji-Kombé est professeur à la Sorbonne, spécialiste de droit international et communautaire en Afrique.</p>



<p>«&nbsp;<em>La Cédéao est une organisation distincte de l’Uemoa, donc la Cédéao n’est pas concernée. En revanche, pour l’Uemoa, il est dans l’ordre du droit que les organes et les États membres de l’Uemoa exécutent les décisions rendues par le juge de l’Uemoa. Donc c’est illégal, oui.&nbsp;</em>»</p>



<p>Les chefs d&rsquo;État de la Cédéao ont donc légalement le droit de faire ce choix purement politique : maintenir des sanctions destinées à faire plier Bamako dans le bras de fer qui se joue depuis des mois sur la durée de la prolongation de la transition au Mali.</p>



<p>Mais pour les huit pays membres de l&rsquo;Uemoa : quels moyens reste-t-il pour les contraindre, au moins eux, à suspendre les sanctions ? «&nbsp;<em>Le problème, pratiquement, c’est que l’Uemoa n’a pas les moyens de faire exécuter par chacun des États membres de l’Uemoa les décisions de la Cour de justice, explique Jean-François Akandji-Kombé. Dans les faits, lorsque des décisions ne sont pas exécutées, il faut mobiliser la force publique. l’Uemoa n’a pas ce moyen-là.&nbsp;</em>»</p>



<p>Sauf à lancer de nouvelles et longues procédures contre chacun des pays membres de l’Uemoa, Bamako n’a donc plus qu’à en appeler à la pression de l’Union africaine ou des Nations unies, pour obtenir gain de cause. C’est le sens du dernier communiqué publié le 7 avril par le gouvernement de transition. Mais compte tenu des tensions politico-diplomatiques actuelles, liées aux négociations en cours sur le retour à l’ordre constitutionnel et sur les nouveaux alliés russes de l’armée malienne, il est peu vraisemblable que cet appel soit entendu.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mali : les sanctions de l’Uemoa contre Bamako suspendues</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 19:42:21 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Face à un Assimi Goïta qui refuse de céder le pouvoir, les chefs d’État ouest-africains avaient pris des sanctions fortes contre Bamako le 9 janvier dernier. Celles-ci viennent d’être suspendues par la Cour de justice de l’Uemoa. C’est une décision qui change la donne pour le Mali et redistribue les cartes entre Assimi Goïta et...]]></description>
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<p><strong>Face à un Assimi Goïta qui refuse de céder le pouvoir, les chefs d’État ouest-africains avaient pris des sanctions fortes contre Bamako le 9 janvier dernier. Celles-ci viennent d’être suspendues par la Cour de justice de l’Uemoa.</strong></p>



<p>C’est une décision qui change la donne pour le Mali et redistribue les cartes entre Assimi Goïta et les chefs d’État ouest-africains. Alors que ce vendredi 25 mars, la Cedeao tient un sommet extraordinaire à Accra,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1316657/economie/pourquoi-le-mali-saisit-la-cour-de-justice-de-luemoa/">&nbsp;la cour de justice de l’Uemoa</a>&nbsp;vient de suspendre&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1303280/politique/sanctions-contre-le-mali-dans-les-coulisses-de-la-mediation-de-lunion-africaine/">les sanctions économiques adoptées contre le Mali le 9 janvier</a>.</p>



<p>Face à la volonté d’Assimi Goïta de se maintenir cinq années supplémentaires au pouvoir, les chefs d’État avaient décidé de mesures dures : le gel des avoirs du Mali à la banque centrale commune aux huit États membres de l’Uemoa, celui des entreprises publiques et des organismes parapublics maliens ainsi que la suspension du pays de toute assistance financière des institutions internationales.</p>



<h4>Recours</h4>



<p>Des sanctions contestées par l’État malien qui a diligenté un collectif d’avocats pour les faire annuler. Le 21 février dernier, ils ont déposé deux recours dénonçant leur « illégalité absolue ». Ils viennent donc d’obtenir gain de cause.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1297334/economie/bceao-comment-le-mali-veut-contourner-les-sanctions/">Bamako a notamment fait valoir que les textes de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO)</a> prévoient qu’elle ne peut solliciter ni recevoir de directives ou d’instructions des institutions ou organes communautaires, des gouvernements des États membres de l’Uemoa, de tout autre organisme ou de toute autre personne. Elle ne peut donc être utilisée pour asphyxier un État membre.</p>



<h4>Position de force</h4>



<p>Cette décision n’est pas définitive, souligne un ancien magistrat malien, car elle n’est que «&nbsp;suspensive&nbsp;». «&nbsp;Cela ne présage pas de la décision définitive que prendra la Cour de justice de l’Uemoa&nbsp;», précise-t-il.</p>



<p>Reste qu’elle est une première victoire de taille pour la junte tant les sanctions mettent le pays en difficulté économique. « À la veille du sommet du 25 mars, cette ordonnance met le régime malien en position de force face aux chefs d’État de la Cedeao », commente un diplomate basé à Bamako.</p>



<p>Exceptionnellement invité, Assimi Goïta a choisi, selon nos informations, de ne pas se rendre au sommet extraordinaire de la Cedeao. Dans un courrier transmis à la Commission de la Cedeao, le président de la transition marque seulement sa « disponibilité à interagir par visioconférence » avec les chefs d’État. Il a annoncé dépêcher Abdoulaye Diop, le chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Maïga, le ministre de l’Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, Ibrahim Ikassa Maïga, le ministre de la Réforme de l’État et Fatoumata Sékou Dicko, la ministre chargé des réformes politiques et institutionnelles pour représenter le Mali. Signe qu’aucun accord décisif ne pourra avoir lieu durant le sommet.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Franc CFA : au Sénat français, des interrogations sur la fin des « irritants »</title>
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				<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 18:52:17 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Commission des finances s’interroge, par ailleurs, sur les tensions entre l’Uemoa et la Cedeao. Les sénateurs Nathalie Goulet (Union centriste, Orne) et Victorin Lurel (Parti socialiste, Guadeloupe) de la Commission des finances de la chambre haute française ont fait un bilan d’étape, à la mi-juillet, de leur mission de « contrôle budgétaire » sur...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sénat.jpg" alt="" class="wp-image-18401" width="742" height="410" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sénat.jpg 302w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sénat-300x166.jpg 300w" sizes="(max-width: 742px) 100vw, 742px" /><figcaption>Sénat français</figcaption></figure>



<p><strong>La Commission des finances s’interroge, par ailleurs, sur les tensions entre l’Uemoa et la Cedeao.</strong></p>



<p>Les sénateurs Nathalie Goulet (Union centriste, Orne) et Victorin Lurel (Parti socialiste, Guadeloupe) de la Commission des finances de la chambre haute française ont fait un bilan d’étape, à la mi-juillet, de leur mission de « contrôle budgétaire » sur le projet de réforme du franc CFA, annoncé le 21 décembre par les présidents Emmanuel Macron et Alassane Dramane Ouattara et objet d’un projet de loi <a href="https://www.jeuneafrique.com/985419/economie/sortie-du-franc-cfa-ce-que-dit-le-projet-de-loi-francais/">déposé le 22 mai dernier devant le Parlement</a>.</p>



<h4>Dominique Strauss-Kahn auditionné</h4>



<p>Selon le compte-rendu de cette rencontre, les auditions menées par les deux sénateurs – qui ont notamment interrogé l’ancien ministre des Finances et ex-directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn – ont permis de relever « beaucoup d’incompréhensions sur le fonctionnement réel de cette monnaie et la nature des relations entre Paris et les pays africains&nbsp;».</p>



<p>Selon Nathalie Goulet, le principe, « le plus critiqué symboliquement et le plus mal compris des opposants au franc CFA, est celui de la centralisation d’une partie des réserves de change des banques centrales des trois zones monétaires auprès du Trésor français ».</p>



<p>« Les opposants au franc CFA se servent de ce principe pour expliquer que le colonialisme français se poursuit par la voie monétaire, avec le blocage des réserves de change auprès du Trésor français. Cette affirmation, inexacte, engendre des polémiques », a estimé la sénatrice française, pour qui la réforme en cours est « une bonne chose ».</p>



<p>À ses yeux, elle « devrait mettre fin aux ‘irritants’, tel que le nom de la monnaie ou encore l’obligation de centralisation d’une partie des réserves de change ».</p>



<h4>Quelle est la position de l’Europe ?</h4>



<p>Mais pour la parlementaire française, rejointe par son collègue du parti socialiste, Victorin Lurel, d’autres incompréhensions survivent. « Nous avons d’ailleurs été surpris de voir que l’Europe et, en particulier, la Banque centrale européenne (BCE), était assez peu impliquée sur ce sujet. C’est un point que nous devons approfondir dans le cadre de notre travail », a-t-elle insisté.</p>



<p>Pour le sénateur de Guadeloupe, « on ne sait quelle est la position de la BCE. Il faudrait également recueillir l’opinion de l’Union européenne et de la Commission. » L’ancien ministre français des Outre-mer s’est également montré critique envers la décision prise par les pays francophones d’adopter le nom « eco » pour la future monnaie commune.</p>



<p>« On a par ailleurs l’impression qu’une OPA [Offre publique d’achat] a été réalisée par l’Union monétaire d’Afrique de l’Ouest (Umoa) sur la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) […] Le Nigeria et d’autres pays n’ont pas manqué de formuler des critiques d’ordre économique et politique, en évoquant une usurpation de titre à propos du nom et du projet d’eco », a-t-il regretté. Pour lui, il faudra durant les semaines à venir « entendre les opposants, notamment des ressortissants des pays où le franc CFA est la monnaie officielle ».</p>



<p>La pandémie du Covid-19 et les restrictions qu’elle a engendrées ont empêché les représentants français de poursuivre les auditions prévues selon le rythme ordinaire.</p>



<h4>D’autres retards dans le calendrier</h4>



<p>Ce retard n’est pas le seul constaté dans le calendrier de transition du franc CFA vers l’eco en Afrique de l’Ouest. Le changement de dénomination annoncé pour le 1er juillet n’a toujours pas eu lieu. Il en va de même pour la fin de la centralisation des réserves de change de la BCEAO à Paris. « L’accord de coopération monétaire du 21 décembre 2019 […] doit être ratifié par l’ensemble des États membres parties à l’accord avant d’entrer en vigueur », a expliqué à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, Paul Teboul, chef du bureau Afrique subsaharienne, Zone franc et Agence française de développement au ministère français de l’Économie et des Finances.</p>



<p>« Nous travaillons toutefois avec nos partenaires africains pour mettre en œuvre par anticipation cet accord, notamment sur la question de la fin de la centralisation des réserves de change sur un compte au Trésor, dont on s’attend à ce qu’elle intervienne dans les prochaines semaines », a affirmé le haut fonctionnaire français.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Coronavirus: l’UEMOA fait ses comptes suite à une première enquête</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 21:13:16 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/uemoalogo.jpg" alt="" class="wp-image-16824" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/uemoalogo.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/uemoalogo-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>uemoa</figcaption></figure>



<p><strong>Les entreprises des pays de la zone paient le prix fort de la pandémie du Covid-19. Dans une enquête réalisée en avril auprès des chambres de commerce et des associations patronales des huit pays de la zone économique et monétaire d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, on apprend que l&#8217;emploi a diminué de 25% et que certains secteurs ont vu leur activité réduite à néant. Les patrons interrogés estiment, globalement, que les gouvernements devraient faire plus pour soutenir les entreprises.</strong></p>



<p>C&rsquo;est la première radioscopie de l&rsquo;UEMOA après la pandémie de coronavirus, et force est de constater que le cliché est inquiétant.</p>



<p>Le secteur le plus impacté par les mesures de lutte contre la pandémie est sans surprise celui des services avec, en avril, des baisses d&rsquo;activité allant de 100&nbsp;% pour le tourisme et 95&nbsp;% pour l&rsquo;hôtellerie et la restauration. Si la pandémie devait durer toute l&rsquo;année, le secteur perdrait 50&nbsp;% de son chiffre d&rsquo;affaires.</p>



<p>Le commerce est lui aussi très impacté. 63&nbsp;% des grossistes ont vu leur activité baisser d&rsquo;un quart mais 81&nbsp;% des détaillants travaillant dans l&rsquo;informel ont fait le même constat. Les commerçants informels, vendeurs de rue ou de marchés, sont les grandes victimes collatérales de la crise.</p>



<p>Le tableau est moins catastrophique dans l&rsquo;industrie, l&rsquo;agriculture et les mines. Les producteurs d&rsquo;or notamment s&rsquo;en sortent bien.</p>



<p>Globalement, l&#8217;emploi salarié dans l&rsquo;UEMOA a baissé de 25&nbsp;%, alors même que beaucoup d&rsquo;entreprises avaient renoncé à licencier.</p>



<p>Les patrons attendent désormais des mesures plus fortes de la part des États et ainsi, par exemple, la réouverture rapide des frontières intra-communautaires. Ils restent aussi optimistes quant à l&rsquo;avenir, puisque les trois quarts espèrent, dès juillet, un retour à la normale de leur activité.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>L’UEMOA suspend son plan de convergence pour faire face à la crise due au coronavirus</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 14:18:33 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les mesures urgentes et à moyen terme sont évaluées à quelque 8 milliards d’euros pour les huit pays membres de l’organisation ouest-africaine. Les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo – ont décidé de suspendre leur pacte de convergence lors d’un sommet extraordinaire,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/uemoalogo.jpg" alt="" class="wp-image-16824" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/uemoalogo.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/uemoalogo-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>uemoa</figcaption></figure>



<p><strong>Les mesures urgentes et à moyen terme sont évaluées à quelque 8 milliards d’euros pour les huit pays membres de l’organisation ouest-africaine.</strong></p>



<p>Les huit pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) – Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal, Togo – ont décidé de suspendre leur pacte de convergence lors d’un sommet extraordinaire, afin de faire face à la crise du Covid-19.&nbsp;<em>«&nbsp;La suspension du pacte de convergence a été actée&nbsp;»</em>, a affirmé à l’Agence France-Presse (AFP) une source de la présidence nigérienne.</p>



<p><em>«&nbsp;Le monde va devoir faire face à une crise économique sans précédent depuis celle de&nbsp;1929. Les pays de notre union&nbsp;</em>(…)<em>&nbsp;ne seront pas épargnés. En agissant unis et solidaires, nous renforcerons notre résilience face à cette crise. Voilà pourquoi je salue la mise en place d’une stratégie communautaire,&nbsp;</em>[dont]<em>&nbsp;la suspension temporaire du pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité&nbsp;»,&nbsp;</em>a affirmé le président Issoufou lors du sommet par visioconférence.</p>



<h4>Un plan Marshall pour l’Afrique</h4>



<p>Le président nigérien, qui avait déjà appelé il y a quelques semaines à un plan Marshall pour l’Afrique, a aussi soutenu <em>« le recours à court terme aux avances statutaires de la BCEAO </em>[Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest] <em>ou toute autre solution pour appuyer les Etats membres »</em>, ainsi que <em>« la production d’un document de plaidoyer en vue de l’annulation de la dette »</em>. Le président français, Emmanuel Macron, avait appelé à <em>« aider »</em> l’Afrique en <em>« annulant massivement sa dette »</em>. Mais, pour le moment, il n’est question que d’un moratoire.</p>



<p>Les&nbsp;<em>«&nbsp;mesures urgentes et les plans de riposte&nbsp;»</em>&nbsp;sont évalués aujourd’hui à&nbsp;<em>«&nbsp;environ 5&nbsp;285&nbsp;milliards de francs CFA&nbsp;</em>(8&nbsp;milliards d’euros)&nbsp;<em>pour l’ensemble des pays membres de l’UEMOA, en vue de limiter l’impact de cette crise sanitaire sur les populations, l’emploi et le secteur productif&nbsp;»</em>, selon un communiqué de la présidence ivoirienne, qui assure la présidence de l’UEMOA.</p>



<p>Sur le plan sanitaire, la zone (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) a enregistré 3 200 cas confirmés de Covid-19, 105 décès et un taux de létalité de 3,3 %, selon le communiqué de la présidence ivoirienne.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>UEMOA : des « bons sociaux Covid-19 » pour financer les plans de riposte à la pandémie</title>
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				<pubDate>Fri, 24 Apr 2020 14:37:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/siege-banque-ouest-africaine-developpement-boad-lome-togo.jpg" alt="" class="wp-image-16654" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/siege-banque-ouest-africaine-developpement-boad-lome-togo.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/siege-banque-ouest-africaine-developpement-boad-lome-togo-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Pour financer les mesures économiques et sociales qu’ils ont mis en œuvre dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, les États de l’UEMOA émettront à compter du 27 avril pour 846 milliards de francs CFA (1,29 milliard d’euros) de titres publics sur le marché régional.</strong></p>



<p>Les pays de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (Uemoa) émettront, à partir du 27 avril, des bons du Trésor dénommés « bons sociaux Covid-19&nbsp;» pour un montant global estimé à 846 milliards de F CFA (1,29 milliard d’euros) pour financer leurs plans de riposte respectifs.</p>



<p>Ce montant n’est définitif puisque des études se poursuivent pour une estimation plus pointue des besoins financiers à lever sur le marché de la dette publique. Le 23 avril, l’agence Umoa-titres, spécialisée dans la gestion et la promotion des titres publics sur le marché régional, a transmis une note technique aux investisseurs pour les inciter à une souscription massive à cette opération spéciale.</p>



<h4>Taux bas et maturité courte</h4>



<p>«&nbsp; Les “Bons sociaux Covid-19” ont une maturité courte [trois mois] pour faciliter un décaissement rapide des fonds, ce qui permet aux États de faire face à leurs besoins immédiats&nbsp; » explique une source à Umoa-titres, qui prévoit une visioconférence le 24 avril avec les investisseurs.</p>



<p>Cette opération est soutenue par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui avait précédemment demandé aux États de l’Uemoa de procéder à une évaluation de leurs besoins dans le cadre du Covid-19. « Cette émission permet la Banque centrale, qui n’a pas souhaité s’engager dans un soutien direct aux États, de se refinancer à un taux faible [2,5 %], attractif pour les banques », décrypte pour <em>Jeune Afrique</em> un ministre des Finances d’un pays de la sous-région.</p>



<p>Le taux de mortalité lié au Covid-19 reste faible avec 139 décès pour 3 771 cas et 1 438 guérissons. Cependant,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/916014/economie/tribune-le-coronavirus-frappera-les-economies-africaines-par-vagues/">les économies commencent à être de plus en plus éprouvées</a>.</p>



<p>La Côte d’Ivoire, <a href="https://www.jeuneafrique.com/910230/societe/coronavirus-en-afrique-une-carte-pour-suivre-au-jour-le-jour-lavancee-de-lepidemie/">le pays avec le plus touché à ce jour</a> avec 1 004 cas actifs, a évalué ses besoins immédiats à 535 milliards de francs CFA et compte sur la première émission de « Bons sociaux Covid-19, le 27 avril, pour lever 180 milliards de F CFA. Le Trésor public ivoirien prévoit de lancer ensuite deux autres émission, d’un montant respectif de 180 et de 175 milliards de F CFA.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Léonce Yacé : au sein de l&#8217;UEMOA « la titrisation bénéficiera aux banques, aux investisseurs et aux PME »</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Feb 2020 16:45:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[léonce yacé]]></category>
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				<description><![CDATA[Filiale du groupe du tycoon ivoirien Jean Kacou Diagou, NSIA Banque Côte d’Ivoire est devenue, le 7 février dernier, la première banque de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à lancer un Fonds commun de titrisation de créances. D’un montant total de 40 milliards de Fcfa (plus de 66 millions de dollars), l’opération consiste en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/leonce-yace.jpg" alt="" class="wp-image-14444" width="731" height="366" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/leonce-yace.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/leonce-yace-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 731px) 100vw, 731px" /><figcaption>Léonce Yacé</figcaption></figure>



<p> <strong>Filiale du groupe du tycoon ivoirien Jean Kacou Diagou, NSIA Banque Côte d’Ivoire est devenue, le 7 février dernier, la première banque de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) à lancer un Fonds commun de titrisation de créances. D’un montant total de 40 milliards de Fcfa (plus de 66 millions de dollars), l’opération consiste en l’émission de 4 millions d&rsquo;obligations, d’une valeur nominale de 10.000 Fcfa, avec une maturité de 5 ans pour un taux de rendement annuel de 7%. Pour La Tribune Afrique, Léonce Yacé, directeur général, revient sur l’impact d’une telle opération et livre son analyse du secteur bancaire régional.</strong></p>



<p><strong>La Tribune Afrique &#8211; Le règlement de l&rsquo;UEMOA autorise la titrisation de créances depuis 2010. Mais, il&nbsp;aura fallu tout ce temps pour qu&rsquo;une banque s&rsquo;y prête. Pourquoi&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Léonce Yacé &#8211;</strong>&nbsp;Il nous a fallu tout ce temps pour nous familiariser avec la titrisation de créances dont la maîtrise n&rsquo;était pas encore complètement démontrée sur notre marché financier. Au plan communautaire, un cadre réglementaire juridique a été défini, permettant de mettre en place les règles applicables à ce type d&rsquo;opération. Il appartient ensuite à tout acteur intéressé de se familiariser avec ce cadre juridique, d&rsquo;en identifier les avantages et éventuellement les limites, de trouver des équipes outillées et compétentes en interne pour pouvoir mettre en place les mécanismes nécessaires à la réalisation des opérations de titrisation.</p>



<p>En ce qui concerne le secteur bancaire, NSIA se réjouit d&rsquo;être le premier acteur à avoir recours à ce type d&rsquo;opération de financement. Et maintenant que c&rsquo;est chose faite, on peut s&rsquo;attendre à voir des opérations de titrisation de créances se réaliser plus souvent sur le marché financier.</p>



<p><strong>Cette opération servira à répondre notamment à la permanente demande de crédits des PME &#8230;</strong></p>



<p>D&#8217;emblée, j&rsquo;aimerais préciser que l&rsquo;opération de titrisation bénéficie à la fois aux banques, aux investisseurs et aux PME. Elle est intéressante pour la banque, car elle lui permet d&rsquo;alléger son bilan, de piloter ses ratios prudentiels et sa consommation de fonds propres liés à l&rsquo;activité de crédit. Ce type d&rsquo;opération permet également à la banque de faire appel à l&rsquo;épargne publique, donc de se refinancer par un recours au marché financier. Un établissement a donc plutôt intérêt à se donner la possibilité de réaliser des opérations de titrisation, parce qu&rsquo;il utilise son portefeuille de crédits comme un instrument qui lui permet de gérer plusieurs aspects de son activité.</p>



<p>C&rsquo;est une opération intéressante aussi pour les investisseurs parce qu&rsquo;elle leur assure un rendement intéressant sur une période plutôt raisonnable. On parle d&rsquo;une maturité de cinq ans avec un placement plutôt sécurisé. Cela permet aux investisseurs d&rsquo;assurer la diversification de leurs placements. L&rsquo;investisseur qui a le souci de poursuivre ses placements, mais avec de la diversification, trouve dans la titrisation un instrument adapté.</p>



<p>Enfin, la titrisation de créances est intéressante pour les PME parce que les fonds levés par les établissements bancaires peuvent être utilisés pour octroyer du crédit aux PME locales à des conditions intéressantes. Donc ce type d&rsquo;opération permet à la banque de se refinancer et de poursuivre son activité de prêts pour aider les PME. Mais pour bien aider les PME, il n&rsquo;y a pas que cela. Il y a le recours aux mécanismes de garantie de portefeuilles qui nous permettent de sécuriser les prêts que nous octroyons aux PME.</p>



<p>Quand on sait que dans nos zones les PME souffrent souvent de l&rsquo;incapacité à fournir des garanties, le fait de disposer des garanties de portefeuille permet de résoudre une grande partie des problèmes d&rsquo;accès au financement auxquels sont confrontées les PME.</p>



<p><strong>Vous évoquiez l&rsquo;incidence qu&rsquo;aurait cette opération sur le secteur bancaire. La titrisation de créances peut-elle devenir une nouvelle tendance, au vu justement de la cruciale question du financement des PME&nbsp;?</strong></p>



<p>La titrisation vient renforcer la palette de solutions dont disposent les établissements bancaires pour gérer leurs problématiques. Lesquels sont de plusieurs ordres&nbsp;: gestion de la taille du bilan, de la liquidité des ratios prudentiels, de la consommation en fonds propres. Toutes ces problématiques existaient avant, mais elles sont renforcées par un certain nombre de changements réglementaires intervenus dans la zone UEMOA depuis 2018. Donc, dans la palette de solutions dont dispose désormais la banque, la titrisation occupe une bonne place. Et pour les banques qui ont notre configuration, qui ne sont pas affiliées à des groupes bancaires internationaux et qui ont l&rsquo;ambition de poursuivre leur activité de crédit tout en étant en conformité avec la réglementation, la titrisation apparaît comme une solution.</p>



<p><strong>Dans une récente intervention, vous évoquiez la mutation que connait le secteur bancaire en Afrique. Est-ce lié à la digitalisation qui a chamboulé l&rsquo;activité des banques&nbsp;?</strong></p>



<p>Il est clair que la digitalisation est un facteur important de cette mutation, en raison de la place qu&rsquo;elle prend dans le secteur bancaire. Par le passé, les clients souhaitaient avoir un lien physique, une présence dans une agence bancaire. Aujourd&rsquo;hui, ils recherchent davantage d&rsquo;autonomie, de souplesse et donc de solutions de banque à distance. D&rsquo;ailleurs, cette digitalisation de la banque a accentué le défi lié à la sécurité. Naturellement, nous mettons l&rsquo;accent sur la sécurité de nos installations physiques, parce que le risque dans un schéma classique concerne le braquage. Aujourd&rsquo;hui, le risque est d&rsquo;un autre type. On parle de risque de cybercriminalité. On se retrouve donc à mettre l&rsquo;accent sur le dispositif de sécurité&nbsp;: informatique, des applications &#8230; parce qu&rsquo;on est confronté à des types de risques nouveaux.</p>



<p>Mais au-delà, la mutation que connait le secteur bancaire en Afrique se caractérise aussi par des changements réglementaires importants, avec un nouveau cadre pour le dispositif prudentiel, pour la gestion des créances en souffrance, pour la comptabilisation des gains et revenus des banques&#8230; Ce sont des éléments qui affectent les bilans et les comptes de résultat des banques. Nous avons un nouveau plan comptable bancaire, de nouvelles contraintes légales qui affectent certaines parties de nos activités. Il existe également des initiatives prises par le régulateur et les pouvoirs publics en matière de bancarisation et de gratuité des services bancaires. Ces mesures vont dans le bon sens, mais ne sont pas sans incidence pour les banques.</p>



<p>Il est toutefois important de noter que pour réussir ce virage, les banques africaines n&rsquo;ont pas attendu pour se mettre au niveau. Cela passe par des formations pour renforcer les compétences des collaborateurs, une gestion mutualisée d&rsquo;un certain nombre de paramètres, une meilleure collaboration avec les banques notamment en ce qui concerne la gestion des risques, le renforcement du dialogue avec nos régulateurs pour être bien alignés sur ce que nous attendons de l&rsquo;ensemble de ces changements réglementaires.</p>



<p><strong>Pour un établissement coté comme NSIA Banque CI, quel message cette opération de titrisation envoie-t-elle aux marchés&nbsp;?</strong></p>



<p>C&rsquo;est un message de confiance, de solidité et de crédibilité de bonne gestion. Ce message est notamment celui que l&rsquo;investisseur de référence, à savoir la SFI, envoie au marché financier, puisque quand la SFI s&rsquo;engage au travers d&rsquo;une prise ferme 17,5 milliards de FCFA, elle démontre toute sa confiance dans la gouvernance de la banque, dans la qualité de sa politique de crédit, dans la qualité de son portefeuille et dans sa solidité financière. Ce sont des éléments auxquels sont sensibles les investisseurs sur le marché boursier et normalement ce sont des éléments auxquels devraient être sensibles les détenteurs d&rsquo;actions NSIA Banque CI.</p>



<p><strong>Le Groupe NSIA a récemment réorganisé sa présence bancaire en Côte d&rsquo;Ivoire, lorsque que NSIA Banque CI absorbait Diamond Bank CI, une autre filiale du groupe. Où en est l&rsquo;opération&nbsp;?</strong></p>



<p>C&rsquo;est une opération réglementée, conditionnée par l&rsquo;autorisation préalable de la commission bancaire. Étant donné que nous sommes une société cotée, elle nécessite également l&rsquo;approbation du conseil régional. Les différentes formalités ont été réalisées auprès de plusieurs instances. Nous avons bon espoir de recevoir leur accord au cours du premier trimestre 2020 et au cours du deuxième trimestre 2020, nous passerons à la phase pratique de la reprise des activités. Cette opération permettra à NSIA Banque CI d&rsquo;augmenter ses parts de marché et de confirmer sa position dans le trio de tête des banques en Côte d&rsquo;Ivoire.</p>



<p><strong>NSIA Banque CI vient de signer un partenariat avec le groupe immobilier marocain Addoha. Quelle est la particularité de ce deal et quelle place occupe l&rsquo;immobilier dans la stratégie de la banque que vous dirigez&nbsp;?</strong></p>



<p>Depuis 2012, NSIA Banque CI a mis l&rsquo;immobilier au centre de sa stratégie en ayant à l&rsquo;esprit trois objectifs. Il s&rsquo;agissait de financer le promoteur immobilier pour favoriser la constitution d&rsquo;une offre immobilière de logement de qualité en Côte d&rsquo;Ivoire. Une offre correspondant à tous les segments de clientèle, du logement social au logement haut standing, en passant par le logement économique et le moyen standing. Pour cela, nous avons consacré des financements importants à l&rsquo;accompagnement de promoteurs immobiliers. Nous avons a été au-delà de 60 milliards de Fcfa. Favoriser la qualité d&rsquo;une offre en matière de logement nous permettait aussi de proposer des crédits immobiliers acquéreurs. Le groupe NSIA étant à l&rsquo;origine un groupe d&rsquo;assurance devenu un groupe financier avec une diversification dans le domaine bancaire, accompagner l&rsquo;immobilier résidentiel permet aussi de créer les conditions de la commercialisation de notre offre d&rsquo;assurance habitation.</p>



<p>Avec le groupe Addoha, nous avons une relation multidimensionnelle parce que nous les accompagnons en matière de financement de promotion immobilière, nous réservons à leurs acquéreurs des conditions de financement acquéreur préférentielles et nous mettons à leur disposition notre réseau d&rsquo;agences dense de 83 agences en Côte d&rsquo;Ivoire, pour commercialiser leurs biens dans nos agences. L&rsquo;idée est simple, le promoteur ne peut pas être présent partout en Côte d&rsquo;Ivoire, par contre il y a des acquéreurs dans toutes les villes de la Côte d&rsquo;Ivoire et le réseau d&rsquo;agences de NSIA s&rsquo;étend sur le territoire national. C&rsquo;est un partenariat de type nouveau qui vise à favoriser la mise à disposition d&rsquo;une offre immobilière de qualité et qui s&rsquo;adresse à toutes les catégories de la population.</p>



<p><strong>Source: Afrique La Tribune/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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							</item>
		<item>
		<title>Alors que la Cemac et l&#8217;UEMOA ont manifesté leur volonté de quitter la zone, la tâche s&#8217;avère difficile tant sur le plan économique que politique.</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/alors-que-la-cemac-et-luemoa-ont-manifeste-leur-volonte-de-quitter-la-zone-la-tache-savere-difficile-tant-sur-le-plan-economique-que-politique/</link>
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				<pubDate>Fri, 20 Dec 2019 15:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La zone franc africaine est composée de 14 pays de l&#8217;Afriquesubsaharienne. Huit appartiennent à la zone de l&#8217;Union économique ouest-africaine (UEMOA) : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d&#8217;Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les six autres – le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad – relèvent...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR.jpg" alt="" class="wp-image-12511" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR-300x171.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>La zone franc africaine est composée de 14 pays de l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong>subsaharienne. Huit appartiennent à la zone de l&rsquo;Union économique ouest-africaine (</strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.uemoa.int/fr/presentation-de-luemoa" target="_blank"><strong>UEMOA</strong></a><strong>) : le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin"><strong>Bénin</strong></a><strong>, le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso"><strong>Burkina Faso</strong></a><strong>, la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire"><strong>Côte d&rsquo;Ivoire</strong></a><strong>, la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee"><strong>Guinée</strong></a><strong>-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les six autres – le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad – relèvent de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (</strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.cemac.int/" target="_blank"><strong>Cemac</strong></a><strong>). Depuis quelques années, cette </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.banque-france.fr/economie/relations-internationales/zone-franc-et-financement-du-developpement/presentation-de-la-zone-franc" target="_blank"><strong>zone franc</strong></a><strong> est contestée de manière récurrente. Le débat sur la question, fortement contrôlé jusqu&rsquo;au </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cairn.info/revue-economie-et-prevision-2012-2-page-91.htm" target="_blank"><strong>début des années 2000</strong></a><strong>, échappe désormais aux milieux académiques et aux cercles politiques ; toutes les composantes des sociétés africaines s&rsquo;en emparent.</strong></p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, une réforme concertée s&rsquo;impose, quel que soit le scénario envisagé&nbsp;: rupture totale de la zone franc ou éclatement en deux zones autonomes entre, d&rsquo;une part, la Cemac&nbsp;et, d&rsquo;autre part, la Cedeao&nbsp;(Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, qui englobe tous les pays de l&rsquo;UEMOA, ainsi que huit autres pays dont le Nigeria et le Ghana), qui a pour projet de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/797131/economie/eco-future-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-chefs-detat-maintiennent-lobjectif-de-2020/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">créer une nouvelle monnaie unique appelée «&nbsp;eco&nbsp;» dès 2020</a>. Une chose est sûre&nbsp;: toute réforme devra accroître ou, au moins, sauvegarder les acquis de cette expérience de coopération monétaire, tout en y apportant les aménagements nécessaires.</p>



<h4>Éviter au moins deux pièges</h4>



<p>La future réforme devra échapper à deux pièges majeurs, liés à des perceptions déformées de la réalité.</p>



<p>La première déformation est relative au&nbsp;<a href="https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01391233/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte d&rsquo;opérations</a>&nbsp;ouvert dans les livres du&nbsp;<a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/qui-sommes-nous" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Trésor français</a>&nbsp;où sont aujourd&rsquo;hui logées 50&nbsp;% des réserves de change des États membres. En effet, il n&rsquo;est pas tout à fait exact de dire qu&rsquo;une&nbsp;<a href="https://journals.openedition.org/interventionseconomiques/5466" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dénonciation des accords de coopération monétaire</a>&nbsp;permettrait de recouvrer ces réserves et de les affecter à d&rsquo;autres projets prioritaires. Car, en réalité, les pays africains assurent eux-mêmes la convertibilité de leur monnaie. La garantie française ne joue que si une union monétaire (UEMOA&nbsp;ou Cemac) est globalement déficitaire. Et quand les risques se sont accrus en&nbsp;1993&nbsp;et le déficit est devenu global et intenable, la France a contraint les pays de la zone à accepter la&nbsp;<a href="https://www.herodote.net/11_janvier_1994-evenement-19940111.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dévaluation en 1994</a>, pour ne pas avoir à être mise à contribution.</p>



<p>La seconde déformation est l&rsquo;idée selon laquelle l&rsquo;<a href="https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">arrimage depuis 1999</a>&nbsp;à l&rsquo;euro, monnaie forte, rend le franc CFA surévalué, ce qui obère la compétitivité à l&rsquo;exportation et limite de facto les possibilités de transformation structurelle et d&rsquo;industrialisation des pays africains.</p>



<p>Trois explications limitent toutefois la portée d&rsquo;une telle critique. Premièrement, le commerce de la plupart des pays africains souffre plutôt d&rsquo;une compétitivité hors prix. C&rsquo;est le cas, par exemple, des&nbsp;<a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/january-2006/de-nouveaux-obstacles-au-commerce-de-l%E2%80%99afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">barrières non tarifaires</a>&nbsp;imposées à l&rsquo;entrée des marchés des pays industrialisés vers lesquels ils exportent.</p>



<p>Deuxièmement, l&rsquo;observation de la structure du commerce et de son positionnement sur les chaînes de valeur régionales et internationales montre que les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/matieres-premieres-marches-financiers-le-chainon-manquant-pour-l-afrique-20-04-2018-2212200_28.php#">pays africains sont&nbsp;<em>price-takers</em>&nbsp;(preneurs de prix)</a>&nbsp;sur les marchés des matières premières. Ainsi, les fluctuations du taux de change semblent jouer sur la profitabilité des entreprises exportatrices plus que sur leur compétitivité.</p>



<p>Troisièmement, ces pays souffrent structurellement d&rsquo;un grave&nbsp;<a href="https://www.bceao.int/sites/default/files/2019-03/Balance%20des%20paiements%20et%20position%20ext%C3%A9rieure%20globale%20r%C3%A9gionales%20de%20l%27UEMOA%20-%202017.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déséquilibre des balances courantes</a>, compte tenu du volume croissant des importations, y compris dans le secteur agricole pour&nbsp;<a href="http://www.fao.org/3/ca4526en/ca4526en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;importation de denrées alimentaires</a>&nbsp;et des intrants industriels.</p>



<p>On le voit, il y a un «&nbsp;piège historique&nbsp;» à vouloir justifier la pertinence et l&rsquo;urgence d&rsquo;une réforme en se fondant uniquement sur des arguments symboliques de «&nbsp;décolonisation monétaire&nbsp;». Toutefois, de nombreuses études, comme celle de&nbsp;<a href="https://www.penguinrandomhouse.com/books/205014/why-nations-fail-by-daron-acemoglu-and-james-a-robinson/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daron Acemoglu et James A. Robinson</a>, montrent qu&rsquo;une réforme équilibrée peut être envisagée.</p>



<h4>Quel consensus autour d&rsquo;un régime de change optimal&nbsp;?</h4>



<p>Il faut se rappeler que le franc CFA existe&nbsp;<a href="https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">depuis plus de 70&nbsp;ans</a>&nbsp;et que son usage est ancré dans les habitudes des agents économiques. C&rsquo;est pourquoi toute tentative d&rsquo;évolution devrait être prudente et consensuelle.</p>



<p>La volonté politique est indispensable pour garantir la réussite de la réforme. Selon toute vraisemblance, c&rsquo;est la condition la plus difficile à remplir. Le ministre français de l&rsquo;Économie et des Finances, Bruno Le&nbsp;Maire, a&nbsp;<a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-france-ouverte-a-une-reforme-ambitieuse-du-franc-cfa-20191011" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assuré</a>&nbsp;que la France était ouverte à une «&nbsp;réforme ambitieuse&nbsp;» du FCFA, tout en précisant qu&rsquo;il revenait aux chefs d&rsquo;État africains d&rsquo;en décider. Mais compte tenu de la relation spéciale, parfois qualifiée de néocoloniale, qui la lie à ses anciennes colonies, la liberté des chefs d&rsquo;État d&rsquo;aller vers une réforme sérieuse serait limitée. Ce qui explique, sans doute, que les positions officielles des chefs d&rsquo;État de la zone franc&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region-50348541" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne sont pas clairement connues</a>.</p>



<p>Choisir un&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/les-taux-de-change--9782707173591-page-78.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">régime de change</a>&nbsp;est difficile pour un pays en développement en raison de l&rsquo;influence de ce choix sur la structure de prix et de ses multiples impacts financiers, économiques et sociaux. La réflexion doit donc permettre de définir un régime de change qui concilie stabilité et flexibilité. Ce rôle d&rsquo;ancrage que joue le taux de change paraît particulièrement utile dans les pays en développement, où la difficulté d&rsquo;équilibrer les finances publiques incite à la création monétaire à travers les avances aux États (financement du déficit budgétaire par la Banque centrale à travers une avance au Trésor).</p>



<p>Le choix d&rsquo;une dose de flexibilité doit reposer sur des réponses claires à deux questions difficiles&nbsp;: quelle est la nature des chocs auxquels les économies sont confrontées&nbsp;? Et quelle en est l&rsquo;ampleur&nbsp;?</p>



<h4>Améliorer les modalités de financement de l&rsquo;économie</h4>



<p>Deux aspects doivent être examinés à cet égard&nbsp;: la politique monétaire d&rsquo;une part et le développement des marchés financiers d&rsquo;autre part. La politique monétaire doit encore évoluer pour rompre avec le&nbsp;<a href="https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2014/03/pdf/basics.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tournant quantitativiste et monétariste</a>&nbsp;pris dans les années&nbsp;1970&nbsp;et renforcé dans les années 1990, avec les plans d&rsquo;ajustement structurel qui ont conduit à poser comme norme une austérité permanente et une quasi-obsession de la recherche d&rsquo;un équilibre qui s&rsquo;est révélé purement récessif.</p>



<p>Une caractéristique des économies émergentes bien reconnue aujourd&rsquo;hui est la profondeur et le dynamisme de leur marché des capitaux, qui facilitent la mobilisation de l&rsquo;épargne longue indispensable pour le financement des infrastructures lourdes.</p>



<p>Les pays de la zone franc devraient promouvoir le développement d&rsquo;une intermédiation financière inclusive, diversifiée dans l&rsquo;offre de ses services, dynamique, capable d&rsquo;apporter une solution optimale au financement de long terme.</p>



<p>Au sein de la Cemac, la&nbsp;<a href="http://www.cemac.int/sites/default/files/ueditor/55/upload/file/20190720/1563620202756703.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fusion des Bourses</a>&nbsp;actée par les chefs d&rsquo;État participe de la réalisation de cet objectif. La&nbsp;<a href="https://www.brvm.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bourse de valeurs mobilières</a>&nbsp;de l&rsquo;UEMOA, après avoir subi sa mue, évolue – certes, lentement – vers une dynamisation de ses activités. Mais il convient de relever que l&rsquo;interdépendance des marchés financiers et l&rsquo;objectif de stabilité financière assigné à la Banque centrale réduisent de plus en plus la souveraineté des États et invitent à plus de rigueur dans la gouvernance.</p>



<h4>La qualité des institutions au cœur du succès de la réforme</h4>



<p>Les doutes qui subsistent toujours quant à la capacité des pays de la zone franc à gérer de manière autonome leur monnaie sans se passer de la présence tutélaire de la France sont souvent justifiés par les risques de dérapage qui résulteraient d&rsquo;une émission excessive de monnaie en se référant à l&rsquo;exemple de la&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region/2015/06/150608_zimbabwe_dollar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;dollarisation&nbsp;» du Zimbabwe</a>&nbsp;et de la&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2005-2-page-41.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">République démocratique du Congo</a>. Ces doutes sont encore confortés par les difficultés qu&rsquo;éprouvent régulièrement ces pays pour définir et conduire des politiques économiques sans l&rsquo;accompagnement des institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Il apparaît finalement qu&rsquo;un des grands chantiers qui conditionnent la réussite de la réforme de la zone franc repose sur la capacité des États à se doter d&rsquo;administrations publiques solides capables de favoriser le développement économique. Cette réforme dépend donc, avant tout, de la volonté des chefs d&rsquo;État africains, plus que de celle de la France. Et, naturellement, elle doit être animée par des hommes et des femmes compétents, motivés et désintéressés.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Lutte contre le terrorisme au Sahel : l’Uemoa projette de mobiliser des troupes dans les zones frontalières</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Oct 2019 08:16:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap21800810_000001-592x296-1561393496.jpg" alt="" class="wp-image-10588" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap21800810_000001-592x296-1561393496.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap21800810_000001-592x296-1561393496-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Les chefs militaires des pays de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) vont se réunir en novembre afin de projeter fin 2019 ou début 2020 des troupes au Mali, Burkina Faso et Niger pour lutter contre les groupes jihadistes, a annoncé mercredi le ministre ivoirien de la Défense, Hamed Bakayoko.</strong></p>



<p>«&nbsp;Avec cette réunion du 11 novembre, les chefs des opérations vont monter de opérations conjointes qui feront intervenir des bataillons sénégalais, ivoirien, et autres sur des théâtres malien, burkinabè et autres&nbsp;», a affirmé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/458730/politique/cote-divoire-hamed-bakayoko-nomme-ministre-de-defense/">Hamed Bakayoko</a>&nbsp;à la presse en faisant le point sur l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme (AILCT) à Abdjan.<br>«&nbsp;C’est une opération urgente. Nous espérons la monter au plus tard à la fin de l’année ou au début de l’année 2020&nbsp;», a-t-il déclaré. «&nbsp;Nous voulons déterminer des zones, comme la zone des trois frontières (Mali/Burkina/Niger), où nous allons faire des manœuvres conjointes. Donc, des présences solidaires qui vont nous permettre d’occuper l’espace, réduire l’espace des terroristes et permettre aussi à ces armées (Mali, Burkina Faso, Niger) qui sont en proie à des attaques quotidiennes de souffler un peu&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;2 200 attaques&nbsp;»</h4>



<p>Ces opérations s’inscrivent dans le sillage du<a href="https://www.jeuneafrique.com/829855/politique/terrorisme-la-cedeao-se-dote-dun-plan-daction-a-un-milliard-de-dollars-pour-contrer-les-jihadistes/">&nbsp;sommet des chefs d’État de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), en septembre à Ouagadougou</a>&nbsp;qui avait promis une plus grande solidarité entre les pays directement touchés et les pays côtiers, a souligné un porte-parole du ministre sans préciser le lieu de la réunion du 11 novembre. «&nbsp;Si nous les États nous ne nous intégrons pas, s’il n’y a pas une synergie d’action, ils (jihadistes) auront toujours un coup d’avance sur nous. Il y a une progression. Hier c’était le Mali. (Aujourd’hui) le Niger et le Burkina. À qui le tour demain? Il faut qu’on soit ensemble pour apporter une réponse globale&nbsp;», a souligné le ministre.</p>



<p>Lors du sommet de Ouagadougou, le président de la commission de la Cedeao, Jean-Claude Brou, avait rappelé qu’il y avait eu ces quatre dernière années «&nbsp;2 200 attaques, 11 500 morts, des milliers de blessés&nbsp;», «&nbsp;des millions de déplacés&nbsp;», une «&nbsp;activité économique considérablement affectée&nbsp;» au Sahel.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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