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	<title>tunisair &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Karim Elloumi : « Le premier responsable de la situation de Tunisair est l&#8217;absence de l’Etat »</title>
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				<pubDate>Wed, 24 Feb 2021 18:14:34 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/karim-elloumi.jpg" alt="" class="wp-image-21416" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/karim-elloumi.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/karim-elloumi-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Liquider Tunisair, peut-être pas. Faire rentrer un partenaire stratégique, oui ! », estime Karim Elloumi, président de la Fédération tunisienne des pilotes de ligne.</figcaption></figure>



<p>Pilote depuis 23 ans et Commandant de bord depuis 15 ans chez Tunisair, Karim Elloumi est le président de la Fédération tunisienne des pilotes de ligne. Depuis 2014, il mène la mission de cette organisation professionnelle qui vise essentiellement à maintenir le plus haut niveau de sécurité au sein des transporteurs du pays, en collaboration avec le ministère du Transport et différentes instances. Pour La Tribune Afrique, il revient sur la crise qui s’est exacerbée au sein du fleuron aérien national, avec comme dernier rebondissement, le limogeage d’Olfa Hamdi dont la nomination au poste de PDG, il y a seulement six semaines, avait pourtant suscité l’espoir.</p>



<p><strong>La Tribune Afrique &#8211; C&rsquo;est un retour à la case départ pour Tunisair qui semblait pourtant s&rsquo;introduire sur la voie d&rsquo;une renaissance. Tant au sein de la compagnie qu&rsquo;au sein de la profession, comment vivez-vous cette crise qui dure désormais depuis plusieurs années&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Karim Elloumi &#8211;&nbsp;</strong>La crise en réalité est nationale. Il ne s&rsquo;agit pas uniquement de Tunisair. Il y a une véritable crise au sein du transport aérien. Bien entendu, on parle de Tunisair parce qu&rsquo;elle représente la plus grosse flotte, la plus ancienne et c&rsquo;est grâce à elle que plusieurs autres compagnies ont vu le jour.</p>



<p>La politique du transport aérien en Tunisie est floue, il n&rsquo;y a pas de vision. Le secteur reste donc un peu précaire. Il n&rsquo;a pas encore d&rsquo;instance d&rsquo;aéronautique civile, son administration est un peu lente, n&rsquo;étant donc pas capable d&rsquo;apporter le soutien nécessaire aux compagnies tunisiennes. Les deux transporteurs nationaux (Tunisair et Tunisair Express) aussi bien que les compagnies privées (Nouvelair, Express Air Cargo et Jasmin Airways) souffrent toutes des lacunes réglementaires. Tout cela fait que les compagnies tunisiennes n&rsquo;arrivent pas à concurrencer les autres ou détenir le leadership sur un&nbsp;marché par exemple. C&rsquo;est cela notre problème.</p>



<p>Pour parler précisément du cas de Tunisair, il s&rsquo;agit d&rsquo;une compagnie qui appartient à l&rsquo;Etat. Qui dit «&nbsp;Etat&nbsp;», dit «&nbsp;lourdeur administrative&nbsp;». De ce fait, la compagnie n&rsquo;est pas réactive par rapport à certains marchés. Tunisair est une entreprise qui fonctionne comme un ministère, en plus dans un pays en développement. Cela explique également la complexité de sa situation.</p>



<p>Le directeur général a toujours été nommé par le gouvernement. Et ce dernier, naturellement, choisit soit un politique, soit quelqu&rsquo;un ayant l&rsquo;intention d&rsquo;en devenir un, soit quelqu&rsquo;un ayant une influence proche d&rsquo;un parti ou de la centrale syndicale [Union générale tunisienne du travail (UGTT)]. Car, il faut souligner que cette centrale syndicale, depuis près de six ans, a une main mise sur la gestion interne de la compagnie. Tout cela constitue une structure de coûts qui s&rsquo;alourdit au fil du temps et rend la compagnie lente dans sa prise de décision, sans aucune vision, sans aucun projet, sans aucune prévision.</p>



<p><strong>La nomination d&rsquo;Olfa Hamdi avait-elle suscité l&rsquo;espoir au sein du secteur&nbsp;?</strong></p>



<p>Absolument&nbsp;! Pour la première fois, nous avions quelqu&rsquo;un qui est diplômé, jeune et qui a une expérience internationale. Nous avons cru en Olfa Hamdi. Nous l&rsquo;avons encouragée, bien qu&rsquo;encore une fois, beaucoup de gens pensaient qu&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une nomination politique, qu&rsquo;elle appartenait à tel ou tel parti et que ce parti l&rsquo;avait poussée pour éventuellement liquider Tunisair pour le compte de grosses compagnies aériennes comme celles du Golfe ou de Turquie.</p>



<p>En tant que pilotes, nous nous sommes dits&nbsp;: donnons-nous de l&rsquo;espoir, il y a au moins quelqu&rsquo;un avec qui nous pourrons collaborer. Malheureusement, le voyage a été très court.</p>



<p><strong>Comment avez-vous vécu son limogeage au sein de la profession&nbsp;? Plusieurs reproches lui sont fait. Qu&rsquo;en est-il&nbsp;?</strong></p>



<p>Elle a fait un certain nombre d&rsquo;erreurs en effet. Tunisair étant une compagnie nationale, il y a donc un certain protocole à respecter. A titre d&rsquo;exemple, rencontrer un ambassadeur en tant que PDG de Tunisair nécessite une autorisation du ministère des Affaires étrangères, ce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas obtenue notamment pour rencontrer l&rsquo;ambassadeur turque.</p>



<p>Elle a créé une ambiance de travail assez délicate, parce qu&rsquo;elle s&rsquo;est retrouvée à gérer des dossiers brûlants. Il ne faut pas oublier que pendant six mois Tunisair n&rsquo;avait pas de PDG. La compagnie était tenue par un administrateur du ministère du Transport qui n&rsquo;a fait que gérer les affaires courantes, sans qu&rsquo;il n&rsquo;y ait de cure. Face à sa formation, sa réactivité et son punch, Olfa Hamdi n&rsquo;a pas trouvé la réaction qu&rsquo;il fallait auprès des responsables de la compagnie. Il y a donc eu un clash. On lui reprochait également le fait qu&rsquo;elle aurait un projet politique personnel plus qu&rsquo;un projet de redressement de la compagnie. Après, plusieurs autres méfaits sont rapportés dans ses rapports avec les autorités.</p>



<p><strong>Avec les comptes bancaires de Tunisair récemment gelés par la justice à la demande de l&rsquo;opérateur turc TAV en raison d&rsquo;impayés, sans parler des grèves répétitives, la tension est considérablement montée autour de la compagnie ces derniers jours&#8230; qu&rsquo;en est-il exactement&nbsp;?</strong></p>



<p>La TAV, qui gère les aéroports d&rsquo;Enfidha et de Monastir, est l&rsquo;une des sociétés privées créancières de Tunisair. La dette dure depuis 15 ans maintenant. Tunisair a exploité des bureaux, les pistes d&rsquo;atterrissage, etc, sans honorer ses factures. Aujourd&rsquo;hui l&rsquo;affaire est entre les mains de la justice. La saisie des comptes de Tunisair a pour but d&rsquo;aller vers la solution. Personnellement, je trouve qu&rsquo;il y a eu beaucoup de bruit autour de cette affaire.</p>



<p>En réalité, Tunisair souffre depuis la révolution d&rsquo;une baisse d&rsquo;activité et de mauvaise gestion. Chaque PDG qui vient tente de faire quelque chose, mais se retrouve malheureusement confronté à une centrale syndicale puissante qui a ses propres intérêts. C&rsquo;est une compagnie qui a accumulé les déficits, des bilans négatifs pendant plusieurs années, l&rsquo;endettement est arrivé à pratiquement 600 millions d&rsquo;euros. Heureusement que les créanciers sont beaucoup plus des entreprises étatiques (l&rsquo;OACA qui gère les aéroports, la SNDP qui fournit en kérosène, la caisse de sécurité sociale&#8230;).</p>



<p><strong>Certains pensent aujourd&rsquo;hui qu&rsquo;il faudrait liquider Tunisair et créer une nouvelle compagnie aérienne nationale. Quel est votre avis à ce sujet&nbsp;?</strong></p>



<p>Liquider la compagnie, peut-être pas. Faire rentrer un partenaire stratégique, oui ! Le premier responsable de la situation de Tunisair est l&rsquo;absence de l&rsquo;Etat. En tant qu&rsquo;actionnaire principal, l&rsquo;Etat n&rsquo;a pas joué son rôle. Au moment où il fallait trancher, au moment où il fallait nommer, au moment où il fallait injecter de l&rsquo;argent, l&rsquo;Etat n&rsquo;était pas là. C&rsquo;est la raison pour laquelle on se dit que s&rsquo;il y avait d&rsquo;autres actionnaires qui n&rsquo;avaient pas joué leur rôle, la liquidation serait une solution compréhensive et la création d&rsquo;une nouvelle compagnie pourrait être salutaire.</p>



<p>Mais à notre avis, d&rsquo;autres solutions sont envisageables comme le gel des dettes auprès des autorités aéroportuaires, l&rsquo;établissement d&rsquo;un échéancier au niveau de la CNSS et de la SNDP. Ce sont des pratiques courantes dans des cas de dettes entre sociétés étatiques.</p>



<p>Bien entendu, tout cela ne suffirait pas. Il faudrait des&nbsp;marchés qui génèrent des recettes. C&rsquo;est-à-dire que les impôts des Tunisiens ne peuvent à elles seules continuer de contribuer à tout cela. Nous, en tant que Fédération, pensons que l&rsquo;introduction d&rsquo;un partenaire stratégique qui a une vision, tout en gardant le porte-drapeau et la souveraineté de la compagnie entre les mains des Tunisiens, surtout maintenant. Au regard de l&rsquo;impact de la Covid-19, mieux vaut être protégé par l&rsquo;Etat plutôt que d&rsquo;être soumis à la concurrence ou se battre avec les compagnies low cost dont les business modèles sont difficilement combattables.</p>



<p>Il ne faut pas oublier aussi qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un service public. Nous avons donc aussi une responsabilité envers l&rsquo;Etat. Nous avons l&rsquo;exclusivité sur le transport des pèlerins, nous contribuons au tourisme donc nous pouvons aller chercher les touristes dans tel ou tel marché et à des prix intéressants, &#8230; Beaucoup de choses peuvent être faites. Le problème est que Tunisair fait partie du système économique tunisien, sauf qu&rsquo;on ne lui accorde pas l&rsquo;importance qu&rsquo;il faut.</p>



<p><strong>Concrètement au niveau des pilotes avec la situation qui prévaut, quel est le traitement qui vous est réservé&nbsp;?</strong></p>



<p>Toutes les compagnies tunisiennes ont les mêmes problèmes. Nous avons toutes la même grille salariale. Et tous les pilotes tunisiens depuis un moment perçoivent près de 50% de leur salaire (cela oscille autour des 47% pour être plus exacte), parce que la partie variable qui est liée aux heures de vols n&rsquo;existe pas, puisqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;activité. Nous tenons donc encore le coup grâce au fixe qui nous est versé.</p>



<p><strong>Quelles sont les attentes de votre Fédération vis-à-vis du gouvernement&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous attendons du gouvernement une vision globale du transport aérien tunisien. Où allons-nous en tant que pays dans le transport aérien&nbsp;? Nous sommes très bien positionnés géographiquement, à trois heures de vol des plus grandes capitales européennes et africaines, nous avons un énorme littoral, on peut contribuer au transport intelligent multimodal. Il y a une possibilité de créer une vision pour le transport aérien tunisien. Et nous, pilotes, voyons qu&rsquo;il faut aujourd&rsquo;hui développer différents types de tourisme (médicale, balnéaire, au niveau du désert, &#8230;).</p>



<p>Par ailleurs, nous pouvons aisément développer en Tunisie un hub pour le cargo. Chaque continent a une ville, un aéroport qui est un hub du cargo. En Europe à titre d&rsquo;exemple, il y a Luxembourg, Bonn (Allemagne), Istanbul (Turquie) à l&rsquo;Est. Dans le Golfe, il y a Dubaï. En Asie, ils ont Shanghai et Hong Kong. En Afrique, il n&rsquo;y a qu&rsquo;Addis Abeba (Ethiopie). La Tunisie, en Afrique du Nord, pourrait penser à un hub du cargo par lequel transiterait la marchandise périssable qui part de l&rsquo;Afrique pour l&rsquo;Asie. Il faudrait que la vision du ministère pour le transport aérien national soit bien claire et bien organisée où on définirait clairement le rôle de chacun.</p>



<p>Par ailleurs, ce qui est également important est de développer le métier de pilote. Nous avons créé plusieurs centres de formation, sans qu&rsquo;il n&rsquo;y ait vraiment derrière de la création d&#8217;emplois. C&rsquo;est ce que nous recherchons. D&rsquo;ailleurs, nous avons eu récemment un problème majeur avant la pandémie de Covid-19, car de nombreux pilotes ont rejoint les compagnies aériennes du Golfe, voyant leur salaire multiplier par cinq. Même si nombre d&rsquo;entre eux ont été licenciés en raison de la crise, nous avons réellement besoin de faire en sorte les ressources formées au niveau national puissent être correctement insérés. C&rsquo;est pour toutes ces raisons qu&rsquo;il nous faut une vraie politique du transport aérien.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisair : saisie, grève, soupçons d’ingérence turque… La folle journée du pavillon tunisien</title>
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				<pubDate>Fri, 19 Feb 2021 17:06:53 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Tunisair-1200x720-1024x614.jpg" alt="" class="wp-image-21357" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Tunisair-1200x720-1024x614.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Tunisair-1200x720-300x180.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Tunisair-1200x720-768x461.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/Tunisair-1200x720.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Tunisair</figcaption></figure>



<p><strong>Entre ses 20 millions d’euros d’impayés au turc TAV Airports, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir, et la fronde de ses salariés, la nouvelle administration de Tunisair a eu fort à faire ce 19 février.</strong></p>



<p>Tunisair est entrée en zone de fortes turbulences ce 19 février. Durant la matinée, le ministre des transports, Moez Chakchouk, a reçu la présidente de la compagnie aérienne, Olfa Hamdi, et la direction de la TAV tunisie, filiale locale du turc TAV Airports, qui gère les aéroports d’Enfidha-Hammamet et de Monastir, pour un contentieux financier.</p>



<p>La société turque avait annoncé la veille au soir la saisie conservatoire sur le compte de Tunisair de 8 millions d’euros au titre du recouvrement partiel d’une dette totale estimée à 20 millions d’euros, essentiellement pour la location de bureaux de la société à la Gazelle, dans les bâtiments aéroportuaires.</p>



<p>À midi, la puissante centrale syndicale UGTT lançait une grève ouverte au siège de Tunisair, en présence de son secrétaire général Nourredine Taboubi, dont les mots d’ordre étaient la mise en place d’un plan de sauvetage de l’entreprise publique, déficitaire à hauteur d’un milliard de dinars (310 millions d’euros), et le refus d’une quelconque privatisation.</p>



<h4>« Beaucoup de bruit pour rien »</h4>



<p>Sur le point de piquer du nez, la compagnie a retrouvé un ciel très légèrement plus clément en début d’après-midi, quand le ministère des Transports a assuré avoir trouvé un accord entre la TAV et Tunisair sur, d’une part, le rééchelonnement de la dette de la compagnie aérienne à la société turque et, d’autre part, le paiement par la TAV des cotisations sociales des agents de l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA), qu’il a mis à disposition de l’exploitant des aéroports.</p>



<p>Les conventions relatives à ces accords seront signées vendredi prochain, selon un communiqué du ministère.</p>



<p>« C’est beaucoup de bruit pour rien, assure Karim Elloumi, président de la Fédération tunisienne des pilotes de ligne. Ce rendez-vous au ministère était prévu de longue date, le rééchelonnent était en discussion depuis longtemps. »</p>



<h4>Communication tapageuse</h4>



<p>Selon lui, la saisie conservatoire est la procédure normale dans ce genre de négociation pour que le créancier ne se retrouve pas lésé en cas de non accord. « C’est l’UGTT qui a monté en épingle cette affaire qui n’en est pas une&nbsp;», s’emporte un observateur.</p>



<p>Les syndicalistes dénoncent une « ingérence étrangère de la Turquie », car Olfa Hamdi a rencontré l’ambassadeur turc en Tunisie il y a deux semaines. « Hier, elle a aussi rencontré l’ambassadeur américain. C’est normal ces rencontres : Tunisair est un fleuron de l’industrie nationale, ce n’est pas une petite entreprise », soupire le même observateur.</p>



<p>Il n’en reste pas moins que la collusion de tous ces événements et la communication tapageuse de la trentenaire Olfa Hamdi, nommée en début d’année, agacent certains élus.</p>



<h4>Situation économique catastrophique</h4>



<p>« Exiger la saisie conservatoire était sans doute une mesure extrême de la TAV alors que le dialogue n’était pas rompu. Mais qu’on en soit arrivé là, c’est bien qu’il y a eu un problème de management en amont. La nouvelle équipe n’est peut-être pas entièrement responsable, mais elle doit se justifier, surtout quand elle adopte, par ailleurs, une communication aussi folklorique », détaille le député Marouen Falfel, qui en tant que membre de la commission spéciale « de la réforme administrative, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et du contrôle de gestion des deniers publics » demandera prochainement une audition d’Olfa Hamdi.</p>



<p>La dirigeante, formée aux USA, n’hésite pas à poster des photos et des vidéos d’elle en action, quand ses prédécesseurs préféraient ne jamais apparaître en public.</p>



<p>Tunisair a évité le crash ce vendredi, mais son plan de vol demeure plus que jamais périlleux. La grève continue alors que la situation économique n’a jamais été aussi catastrophique. En 2020, les revenus de la compagnie ont chuté de près de 70 %  pour atteindre 483 millions de dinars (146 millions d’euros).</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Moins d’État pour sauver Tunisair », l’appel d’anciens dirigeants de la compagnie tunisienne</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Jun 2020 19:15:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pour ces responsables, l’omniprésence du gouvernement, l’absence du secteur privé et les lacunes du « business model » pourraient signer l’arrêt de mort du pavillon national. Alors que Tunisair connaît une crise sans précédent, neuf anciens dirigeants* du pavillon national publient une tribune dans laquelle ils exhortent les pouvoirs publics à le sauver, devant les...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/téléchargement-4.jpg" alt="" class="wp-image-17365" width="720" height="414"/></figure>



<p><strong>Pour ces responsables, l’omniprésence du gouvernement, l’absence du secteur privé et les lacunes du « business model » pourraient signer l’arrêt de mort du pavillon national.</strong></p>



<p>Alors que Tunisair connaît une crise sans précédent, neuf anciens dirigeants* du pavillon national publient une tribune dans laquelle ils exhortent les pouvoirs publics à le sauver, devant les difficultés qui «&nbsp;semblent mettre en péril l’existence même de la compagnie nationale&nbsp;».</p>



<p>Les signataires, menés par Ahmed Smaoui, ancien PDG de Tunisair et ex-ministre des Transports (1988-1991), demandent principalement à l’État, actionnaire majoritaire, de se désengager.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>RENFORCER LE RÔLE DU DIRIGEANT RESPONSABLE ET DISTINGUER ENTRE LES RÔLES D’ACTIONNAIRE ET DE CONTRÔLEUR DE L’ÉTAT</p></blockquote>



<p>En substance, une séparation entre les fonctions de président du conseil d’administration et celles de directeur général est réclamée, afin d’empêcher la puissance publique de s’immiscer dans les décisions opérationnelles. «&nbsp;La gouvernance de Tunisair et de ses filiales doit être totalement repensée et mise à niveau pour jouer pleinement son rôle et assurer sa responsabilité à tous les niveaux :&nbsp;redéfinir la gouvernance, renforcer le rôle du dirigeant responsable et distinguer entre les rôles d’actionnaire et de contrôleur de l’État, séparer les fonctions de président du conseil et de directeur général. Les décisions stratégiques sont traitées au conseil d’administration seulement&nbsp;», écrivent les signataires.</p>



<h4>Des avantages fiscaux et commerciaux réclamés</h4>



<p>Le texte, s’il conçoit que l’État reste majoritaire, propose que sa participation passe de 74,42&nbsp;% actuellement, à 51 %, pour laisser la place à des investisseurs privés, notamment internationaux. Les ex-responsables exigent également la fin des conseils interministériels et des commissions des achats qui entravent la prise de décisions.</p>



<p>En qualité de société rapportant des devises étrangères, Tunisair devraient pouvoir bénéficier des mêmes avantages fiscaux et d’investissements que les sociétés 100 % exportatrices (pas de TVA sur les réglements reçus de l’étranger, impôts sur les bénéfices réduits, liberté d’importer, etc.), estiment les anciens managers de la compagnie aérienne <a href="https://www.jeuneafrique.com/868410/economie/tunisie-elyes-mnakbi-pdg-de-tunisair-cest-le-brexit-qui-bloque-lopen-sky-africain/">aujourd’hui pilotée par Elyès Mnakbi</a>.</p>



<p>À l’arrêt – hors vols de rapatriement – depuis le 18 mars, Tunisair affichait déjà un encourt d’endettement de 978,3 millions de dinars (306 millions d’euros) et des charges financières de 6,2 millions de dinars (2 millions d’euros) au 31 mars.</p>



<p>Pour rappel, dimanche soir, le Premier ministre, Elyès Fakhfakh a affirmé que le gouvernement ne renflouera plus Tunisair avant la mise en place d’un plan de restructuration dont les contours sont actuellement en préparation dans un projet de loi.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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