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	<title>tribune &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Confiance, transparence et innovations pour une relation commerciale durable en Afrique</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Apr 2021 16:17:04 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/guy-mountonga-et-rodrigue-bodo.jpg" alt="" class="wp-image-21812" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/guy-mountonga-et-rodrigue-bodo.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/guy-mountonga-et-rodrigue-bodo-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Guy Mountonga et Rodrigue Bodo, associés fondateurs de SafeTrade 101. (Crédits : DR.)</figcaption></figure>



<p><strong>La relation entre les TPE-PME et leurs partenaires est la clé de voûte de nos économies. Avant toute chose, cette relation doit se fonder sur la confiance. Pour garantir celle-ci, nous avons besoin d&rsquo;outils à même d&rsquo;apporter transparence et fiabilité à la relation commerciale et financière. Plus que des enjeux de conformité, la transparence et la fiabilité deviennent des objectifs éthiques et des valeurs essentielles à défendre.</strong></p>



<p>Les entreprises étrangères, notamment les TPE-PME, vont de plus en plus à la conquête du marché africain, en dépit d&rsquo;un risque politique parfois élevé et un environnement des affaires souvent difficile. Depuis plusieurs années, nous constatons une augmentation des demandes de garanties vers la région, en particulier en direction du Maghreb et de l&rsquo;Afrique francophone subsaharienne. Le&nbsp;risque pays&nbsp;diffère selon les régions, tant les pays africains sont loin de tous présenter les mêmes spécificités politiques monétaires et économiques. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;un paramètre à considérer avant toute prospection commerciale, car cela peut nuire aux efforts de l&rsquo;investisseur étranger. L&rsquo;accès à l&rsquo;information financière et la transparence y demeurent compliqués : les entreprises d&rsquo;une manière générale n&rsquo;ont pas d&rsquo;obligation de publication de leurs états financiers, et beaucoup de pays ne disposent pas de bases de données consolidées. La fiabilité des chiffres publiés est souvent sujette à caution, de même que leur authentification. En outre, les tribunaux de commerce dans plusieurs pays ont été créés que récemment (Guinée Équatoriale en 2015, Sénégal en 2017), et le droit des procédures collectives est peu utilisé.</p>



<h4><strong>La confiance et la transparence, accélérateurs de croissance pour les TPE-PME</strong></h4>



<p>Dans le contexte d&rsquo;un financement, la confiance implique l&rsquo;échange d&rsquo;informations claires entre l&rsquo;institution et l&#8217;emprunteur &#8211; ou entre le fournisseur et son client. Cette confiance devient alors vectrice d&rsquo;une prise de conscience des opportunités en termes de business. Au-delà de la nécessite de conformité du&nbsp;<em>Know Your Customer</em>&nbsp;(KYC) imposée aux grands comptes et aux organismes financiers, avec pour enjeu une meilleure connaissance de leurs clients. Allant plus loin que le simple KYC, il s&rsquo;agit surtout de développer un&nbsp;<em>Customer Intimacy</em>. Ce concept incarne, en plus d&rsquo;une relation de confiance, l&rsquo;accompagnement des partenaires. Il s&rsquo;agit d&rsquo;instaurer une relation équilibrée et consentie, où chacun trouve le plaisir de travailler ensemble.</p>



<p>Le caractère intime de la relation avec ses partenaires économiques s&rsquo;appuie avant tout sur des valeurs de fiabilité, de solidarité et de durabilité. Ainsi seulement permettra-t-elle le développement d&rsquo;une relation pérenne et stable entre l&rsquo;acheteur et le vendeur ou l&#8217;emprunteur et le prêteur. Les clients se transformeront alors en ambassadeurs, augmentant le taux de rétention et le potentiel des ventes. Les TPE-PME ont donc tout à gagner à jouer le jeu d&rsquo;une transparence, encore une fois consentie, et basée sur le désir de construire des relations durables et responsables avec leurs partenaires.</p>



<p>Face aux difficultés de financement et donc de survie auxquelles font face tant d&rsquo;entreprises en Afrique, gouvernance et fiabilité de l&rsquo;information financière sont devenues des enjeux majeurs. Et pour cause&nbsp;: les zones géographiques les plus difficiles au monde pour les entreprises se trouvent encore en grande partie sur le continent. Selon le dernier classement Doing Business de la Banque mondiale, seuls deux pays d&rsquo;Afrique subsaharienne (Maurice, Rwanda) figurent parmi les 50 premiers pays où il est le plus facile de faire des affaires, tandis que de nombreux pays parmi les 20 derniers sont issus de la région. Même si des avancées notables comme la mise en place d&rsquo;un guichet unique et l&rsquo;adoption du Code des investissements sont à saluer, il est crucial d&rsquo;aller plus loin.</p>



<p>Nous sommes convaincus que pour avoir de la confiance il faut de la transparence&nbsp;! Si la collecte et l&rsquo;interprétation des données financières génèrent des coûts de traitement qui souvent ne sont pas en adéquation avec le résultat escompté, le recours au&nbsp;<em>scoring</em>, sur fond de&nbsp;<em>machine learning</em>&nbsp;ou d&rsquo;intelligence artificielle (IA), est apparu comme une alternative solide permettant de collecter et de traiter les informations sur les TPE-PME en un temps record et à bas coût. Si le&nbsp;<em>scoring</em>&nbsp;reste un outil redoutable pour l&rsquo;aide à la décision de crédit, son efficacité dépend de la disponibilité des informations sur lesquelles il s&rsquo;appuie. Cependant, il ne répondrait que partiellement au besoin de confiance et de fiabilité, pour ce qui concerne la population de TPE-PME, du fait de la qualité des informations financières aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents.</p>



<h4><strong>L&rsquo;innovation technologique, un moteur de la mise en place d&rsquo;un écosystème de confiance</strong></h4>



<p>Certaines agences de «&nbsp;crédit bureau&nbsp;» mettent en avant la taille de leur base de données plutôt que la qualité des informations qui y sont sauvegardées. Cependant, cette vision&nbsp;<em>Big Data</em>&nbsp;ne permet pas une compréhension fine des enjeux financiers des entreprises, notamment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de TPE-PME. Dans un contexte où le continent africain incarne à la fois des opportunités d&rsquo;affaires et aussi plus d&rsquo;incertitudes qu&rsquo;ailleurs,&nbsp;la relation commerciale avec les acteurs africains exige de disposer d&rsquo;informations à jour, tant macro-économiques, micro-économiques ou monétaires. Très souvent un seul partenaire actif sur le terrain peut y apporter la sécurité nécessaire, mais aussi la compréhension préalable de la situation pour orienter la démarche commerciale vers des pays et des entreprises présentant un risque maîtrisable. Une autre alternative s&rsquo;offre alors aux grands comptes et aux organismes de financement: s&rsquo;appuyer sur l&rsquo;innovation technologique, au travers des plateformes digitales.</p>



<p>Celles-ci permettent de collecter l&rsquo;information directement à la source &#8211; donc auprès de leur portefeuille de TPE-PME. Ces plateformes permettent de définir sur mesure le type d&rsquo;informations recherchées et la fréquence de leur mise à jour. Leurs fonctionnalités intègrent aussi la collecte d&rsquo;informations diverses et variées. En plus des données financières, ces plateformes permettent en effet de rassembler des éléments sur l&rsquo;activité extra-financière du partenaire. Par leur agilité, elles facilitent le flux d&rsquo;information dans le cadre de la mise en place d&rsquo;un processus de&nbsp;<em>Customer Intimacy</em>. Cet accès aux données doit être pris en compte dans les accords commerciaux entre les organismes financiers, les clients et leurs fournisseurs&nbsp;; au même titre que le prix ou les conditions de paiement. Ce principe de partage d&rsquo;informations sur la base du volontariat permet alors aux petites entreprises un partage ciblé et maîtrisé de leurs informations. En plus de cette transparence contrôlée, ces plateformes offrent aux TPE-PME une véritable tribune leur permettant de communiquer sur leur image en racontant l&rsquo;histoire autour de leurs chiffres.</p>



<p>L&rsquo;avenir de la transparence ne repose donc plus seulement sur la <em>Big Data</em>. Le <em>Self-Service Data</em> se présente aujourd&rsquo;hui comme une alternative de choix, permettant aux parties prenantes une entente réciproque et qualitative basée sur le partage d&rsquo;informations et de données. Cet échange est la véritable clé pour garantir des relations durables !</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TOGO : Faure Gnassingbé, l’arnaque et le leurre</title>
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				<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 05:31:10 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/FAURE-729x430.jpg" alt="" class="wp-image-11918" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/FAURE-729x430.jpg 729w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/FAURE-729x430-300x177.jpg 300w" sizes="(max-width: 729px) 100vw, 729px" /><figcaption> Au pouvoir depuis 15 ans, Faure Gnassingbé entend y rester jusqu&rsquo;en 2030 </figcaption></figure>



<p><strong>Arnaque. J’aime bien ce mot. Il porte en lui quelque chose de malicieux, d’astucieux  et de fourbu. Un mélange subtile du génie et du faux, dans une permanente concurrence entre les deux et où l’un ne prend pas l’avance sur l’autre. Le leurre est une illusion. Un « faux vrai » souvent pris pour un vrai sans en changer la fausse nature. Et pour qu’il brille et attire, le leurre a besoin d’une échéance, d’un horizon. L’horizon, une finalité qui recule au fur et à mesure qu’on avance. Dans cette histoire de Doing Business et du Plan national de développement (Pnd), c’est un peu de tout cela à la fois. Et comme si ça ne suffisait pas, le chef de l’Etat prend  en personne sa plume pour signer, comme il le fait depuis quelques années, une Tribune dans Jeune Afrique, le très controversé et sulfureux média panafricain.</strong></p>



<p>Repassons en revue les budgets exercice 2020 de quelques pays qui nous entourent. Bénin 1989,9 milliards CFA, soit une augmentation de 5,8%. A 2268,3 milliards contre 2552,4 de recettes, le Burkina augmente son budget de plus de 10% et épargne une réserve de plus de 300 milliards…. Les recettes étant largement au-dessus des dépenses. Ouadougou n’aura donc pas besoin d’appuis budgétaires extérieurs. Pourtant, il est pris en étau par le terrorisme. A 2236 milliards, le Niger a connu une hausse de près de 4% et avec ses 8061 milliards, la Côte d’Ivoire a augmenté de 9,9% son budget. Je m’arrête là pour ne pas ennuyer avec les chiffres. Le Togo, en passant de 1501,9 milliards en 2019&nbsp; à 1346,2 milliards pour 2020 est le seul et unique pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) à avoir un budget 2020 en baisse alors que les défis n’ont jamais été, avec le Pnd, aussi élevés. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis la pression pour éviter la supercherie de 2018 qui a engendré une augmentation vertigineuse de 11% alors que la corruption et la mauvaise gouvernance ne permettent pas au pays, en l’état de faire autant. Je ne suis pas économiste mais allons-y bêtement. Comment avoir un Plan national de développement de 4600 milliards dont on a réussi à rassembler que 10%,&nbsp; être en face de tant de défis dans un pays sous-développé et alors que les recettes s’augmentent en fiscalité et en taxes diverses, le budget, sans une perturbation liées à l’inflation, chute aussi drastiquement&nbsp;? Pourtant, le Doing Business nous a délivré la palme d’or du meilleur réformateur en Afrique et donc du pays qui doit connaître le plus d’Investissements directs étrangers. Et qui dit Investissements directs étrangers (Ide) dit augmentation des recettes douanières et fiscales. Comment donc expliquer que le budget soit revu à la baisse&nbsp;alors qu’avec la décentralisation, le Togo a besoin de dizaines de milliards pour accompagner les nouvelles communes qui viennent à peine d’être mises en place&nbsp;?</p>



<p>Officiellement, ce sont les recettes qui ont chuté. Mais dans la réalité, à force de créer des rubriques «&nbsp;Raisons d’Etat&nbsp;» ou «&nbsp;Aides au parti&nbsp;», les sociétés d’Etat ont fait passer par des tuyaux parallèles des centaines de millions en dix ans pour alimenter des réseaux souvent directement liés au président de la République. Malgré ses 20 milliards défiscalisés de fonds secrets, puisqu’il ne paie pas d’impôts.&nbsp; A cela, il faut ajouter la mauvaise gestion par manque de vision et de stratégies. Avec le bref passage de KodjoAdédzé à la tête de&nbsp; l’Office togolais des recettes (Otr), qu’il a géré comme une épicerie de campagne, l’Etat a perdu près de 40% de ses potentielles entrées en deux ans. Dans le même cas, entre 30 et 50 milliards selon diverses sources, ont alimenté la fameuse rubrique noire, au point où, même devenu ministre du commerce, le vice-président du parti au pouvoir traîne ses archives de «&nbsp;Affaires d’Etat&nbsp;» comme pour dire, «&nbsp;même si j’ai volé un peu, j’ai beaucoup aidé le parti&nbsp;». Il faut ensuite compter avec la pression fiscale. En poussant les investisseurs à bout, l’Otr a dû mettre en faillite, précipitamment, un lot d’entreprises, perdant ainsi une rente substantielle. Pourtant, on bat le record des réformes économiques, selon le dernier classement du fameux Doing Business. Un classement remis en cause d’ailleurs par ceux qui l’ont inventé et qui ont dénoncé en 2018 «&nbsp;sa trop peu de fiabilité&nbsp;».</p>



<p>Et sans se poser aucune question face à cette chute drastique de son budget et alors que son pays est à la veille d’une importante élection présidentielle, Faure Gnassingbé se livre, dans la dernière livraison de Jeune Afrique, en une longue et fastidieuse rengaine de vertus économiques, promettant « <em>marcher plutôt que de maudire la route</em>« . Mais comment marcher si on ne sait pas où on va ? Ou si on ne va nulle part ? Au lieu de s’éloigner de d’où l’on vient, mieux vaut s’asseoir au bord de la route… Ralentissant ainsi le précipice ! Mais passons. Je préfère les chiffres aujourd’hui.</p>



<p>Togo. 9 millions d’habitants, 2 millions hors du pays&nbsp; (du fait de la dictature ou d’une recherche de vie meilleure). Trois principales ressources. Le phosphate, le clinker et le marbre. Un géant poumon économique, le port. La première ressource a été bradée aux Israéliens et au Chinois, à travers Elenilto et Wengfu. Mises en holding de braqueurs, les deux sociétés ont fini de ruiner l’or gris. Alors qu’elle apportait jusqu’à 50 milliards au trésor dans les années 1980- 1990, l’exploitation des phosphates, qui a réduit de 70% son personnel et investi 20 milliards dans la modernisation, n’apportait plus que quelques centaines de millions essentiellement en fisc et taxes diverses avant que Chinois et Juifs n’arrachent la Société nationale des phosphates du Togo. Pire, à la veille de sa cession au groupe Sino-hébraïque,&nbsp; l’Etat avait entamé un investissement de redressement de 200 milliards dès 2011 et après un si colossal investissement, revend la société. Curieuse décision. Pourquoi investir autant dans une société à veille de la revendre&nbsp;? Des 5 millions de tonnes promis en phosphate pur et dérivés agro pour 2016 et 2017, la société n’a jamais dépassé&nbsp; 1 million. Pire, l’Etat a signé avec les chinois et les israéliens un contrat de monopole total sur une décennie au moins, renouvelable tacitement, un véritable suicide. A la tête de l’opération, DamipiNoupokou. Un véritable dévoreur de mines. Il en avait été ministre entre 2007 et 2008, période du premier massacre du phosphate. A force de goinfrerie et de magouilleux contrats, bradant une grande partie du sable maritime, il a été déchu avant de revenir, en 2013, au même ministère. La raison du retour&nbsp;? Lui au moins ne parle pas et ne menace jamais de révéler les quelques coups tordus avec le patron (en cas de mise en cause). Muet comme une tombe&nbsp;! Le clinker a connu presque le même sort. Bradé à des sociétés indiennes essentiellement, il vient de faire objet d’un nébuleux contrat aux contours bien secrets, avec AlikoDangote qui est censé installer, d’ici fin 2020, une cimenterie au Togo. Le marbre quant à lui est l’enfant malheureux. Environ 20% des réserves ont été secrètement exploitées dans la zone de Pagala par Générale d’Afrique à travers sa filiale Pomar qui, au lieu d’une exploitation régulière, a préféré les voies de contrebandes, transitant par le Ghana voisin. Depuis, tous, même Faure Gnassingbé, ont oublié que le Togo dispose de marbre. On attend, comme dans un jeu de polar entre voyous, le prochain concessionnaire pour se ruer sur lui. C’est la veille des voleurs&nbsp;!</p>



<p>Pour le Pnd, épouvantail de guerre du pouvoir… Des 4600 milliards, on n’a disposé que de 10% après des dizaines de voyages, activités, tables rondes et autres. Après avoir été en Chine, à Londres, en Afrique du Sud, à Dubaï, au Qatar et l’avoir traîné dans plusieurs autres capitales européennes et épuisé son carnet d’adresse d’organisations internationales, Faure Gnassingbé a un peu plus de 20% de promesses dont peut être la moitié sera tenue. Même au sein des entreprises nationales dont la plupart sont proches du régime, on peine à mettre la main à la poche alors que le secteur privé est censé apporter 65%. Tout cela n’a pas suffi à calmer les ardeurs du président qui, enthousiasmé par des conseillers véreux et experts sulfureux qui ne pensent qu’à leur 10%, tient à résister jusqu’en 2020 au moins. C’est la stratégie de maintenir le flambeau du Pnd jusqu’à la présidentielle. Pour faire rêver l’électorat.</p>



<p>Avec les 16.000 milliards du plan national de développement pour le Burkina Faso et 30.000 milliards pour la Côte d’Ivoire, les deux pays ont bouclé sans fanfaronner et sont, pour le premier en plein réalisation, pour le second presqu’à la fin avec un autre, de 40.000 milliards qui partira dès 2022. Pendant ce temps, prévu pour démarrer en 2018, celui du Togo a été lancé seulement en 2019 pour n’être presque jamais effectif, à part des réunions de charognards qui l’entourent.</p>



<p>Et dans ce contexte, au&nbsp; lieu de travailler sur le plan de la mise en place d’une géante prison pour y passer une partie de son entourage, le président (qui a assez de temps pour écrire une Tribune), en publie une. N’a-t-il pas déjà dit, il y a quelques années qu’il finira peut-être journaliste&nbsp;?</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel</strong>,<strong>Afrika Strategies France</strong></p>
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