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	<title>transparence &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>TOGO : Après les 70% de Gnassingbé, pourquoi les « félicitations » ne crépitent point ?</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 18:25:57 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-06-at-18.51.55.jpeg" alt="" class="wp-image-15014" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-06-at-18.51.55.jpeg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-06-at-18.51.55-300x168.jpeg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p><strong>Elu à plus de 70% sur fond de massives irrégularités et d’abondantes fraudes, Faure Gnassingbé rechigne face à la lenteur avec laquelle pleuvent les félicitations traditionnelles. Les dénonciations américaines,&nbsp; la méfiance française, la réserve allemande, la pudique prudence de ses pairs de la sous-région et les remontrances de l’Eglise catholique agacent le président sortant.&nbsp; A 53 ans, celui qui brigue un 4<sup>e</sup>&nbsp;mandant a été lui-même surpris par son score soviétique qui vient émousser les bulles d’une victoire qui peine à passer. Faits et décryptage&nbsp;!</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Enfin&nbsp;!</em>&nbsp;» aurait clamé Faure Gnassingbé dans la matinée du 5 mars. Alassane Dramane Ouattara, considéré comme son principal parrain a envoyé son télégramme de félicitations.&nbsp; Un bref message dont le contenu a été vite amplifié par les médias d’Etat. Cela fait dix jours que le président togolais attend des réactions de ses pairs de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) qui ont toujours su le bombarder de félicitations dans la foulée des premiers résultats de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Cette fois, il leur a fallu digérer un score que toute décence gardée, aucun d’entre eux ne voudrait avoir. «&nbsp;Ça a fait sourire, on a cru à une blague&nbsp;» rigole un diplomate ouest africain en poste à Lomé. Mais un glaçant désaveu, quelques heures après le message du président ivoirien, Ouattara annonce qu’il ne sera pas candidat pour un troisième mandat, alors qu’entamant, éhonté et fourbu, son 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat, Faure Gnassingbé entend aller jusqu’en 2030. Mais an attendant et malgré les confirmations de la cour constitutionnelle dont il a nommé avec Union pour la République (Unir), son parti, les sept membres, le président togolais devrait patienter pour lire, dans le silence d’un palais où le téléphone ne crépite pas, les rares messages qui lui viennent… de Rabat, Caire, Johannesburg, Yaoundé car dans les capitales occidentales, on oscille bien volontiers entre silence, désintérêt, ou encore, on «&nbsp;prend note&nbsp;» comme Paris.</p>



<p><strong>Récriminations américaine, remontrances «&nbsp;vaticanes&nbsp;» et prudence sous-régionale</strong></p>



<p>Les Américains ont été les premiers à mettre les pieds dans la fourmilière. Dans un communiqué, l’ambassadeur des Etats-Unis est allé sans gang. Il met en doute «la sincérité du scrutin, demande un décompte «&nbsp;<em>bureau de vote par bureau de vote</em>&nbsp;» et dénonce une volonté de limiter l’observation électorale par une mise à l’écart de la société civile. Aucun diplomate occidental n’est jamais allé aussi loin dans des exigences post électorales dans l’histoire du Togo. Les incessants appels téléphoniques et maladroites pressions de membres du gouvernement ne feront pas changer d’avis à Eric Stromayer. Il est resté cramper sur sa position. Cet ancien haut fonctionnaire du service Afrique du Secrétariat d’Etat a une expérience des dictatures et des situations de crise grâce à son poste au Burkina Faso mais aussi à son expérience au Madagascar. Dans le même sens, le Pape François qui a pris l’habitude de féliciter Faure Gnassingbé à chacune de ses élections&nbsp; tout comme son prédécesseur, n’a rien dit. Silence jusqu’à ce que la conférence épiscopale n’exprime dans une série de récrimination la position claire du Saint Siège. Ce souverain pontife de gauche avait, lors d’une visite de Faure Gnassingbé à la Cité sainte en avril 2019, confié Mgr Kpodzro «&nbsp;<em>aux soins du président</em>«&nbsp;. Dans le message des évêques, ils apportent un soutien sans faille à l’insaisissable prélat. Dans la sous-région, silence là encore. Au sein de la Cedeao, à l’exception du laconique message de Alassane Ouattara, aucun autre chef d’Etat n’a daigné féliciter le très victorieux de la présidentielle togolaise. Ni de Berlin, ni du secrétaire général des Nations Unies, ni même de l’Union européenne, aucune félicitations. Mais le président togolais peut se consoler avec un message venant de… Johannesburg. Même si à Lomé, tous les regards sont tournés vers Paris. Malgré les nombreuses missions de conseillers et ministres plus arnaqueurs que lobbyistes, Faure Gnassingbé comptera ses messages post électoraux au bout des doigts.</p>



<p><strong>La courtoisie gauloise fait service minimum</strong></p>



<p>A Paris, Emmanuel Macron qui a déjà crié haut et fort « Est-ce que vous m’avez vu le recevoir ? », parlant de Faure Gnassingbé a fait du scrutin un non-événement. Pas de lettre de félicitations, pas d’appel comme il a l’habitude de faire, pas même un message quelconque. A peine que lors d’une rencontre de routine d’un fonctionnaire du Quai d’Orsay ce jeudi, ce dernier évoque le Togo et la France qui « prend note ». Une formule moins que le service minimum protocolaire qui se réduirait à « prendre acte ». Prendre acte,<strong> </strong>c’est constater de facto, « prendre note » c’est avoir évasivement entendu parler… Pourtant, l’été dernier, lors d’un show diplomatique, Robert Dussey faisait état de « très bonnes relations entre Paris à Lomé ». Profitant de ce séjour parisien, le ministre togolais des affaires étrangères avait même annoncé la candidature de Faure Gnassingbé. La réaction de Paris ne dénote pas seulement d’un agacement face à « un score qui n’existe plus » pour citer un diplomate occidental à Lomé mais aussi, pour ce scrutin, la fraude a été sans limite et en plein air. Il était devenu impossible pour le jeune président français qui prônait une rupture de s’accommoder de pareilles élections. Si prétextant de la « non ingérence », il est peu probable que la France ne mette une quelconque pression sur le pouvoir de Lomé, il est certain que ce scrutin éloigne de Faure Gnassingbé un rêve d’enfant qu’il rumine pendant ses rares moments de lucidité, « être reçu à l’Elysée ».</p>



<p><strong>A Lomé II, les remords du diablotin</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Faure ne voulait pas de ce score</em>&nbsp;» insiste l’un des visiteurs du soir. Pour cet homme d’affaires qui a financé une partie de la campagne du président togolais, «&nbsp;il a été pris de court&nbsp;» par ces chiffres avancés dans la précipitation. «&nbsp;<em>Il était devenu impossible pour la Ceni de revenir en arrière</em>&nbsp;» regrette-t-il. Résultats, les 72% que la cour constitutionnelle a vainement tenté de ramener sous la barre de 70% n’ont pas plu à Gnassingbé, mais c’était tard. Les premières tendances des résultats arrivées à la Ceni ont donné une nette avance pour Agbéyomé Kodjo, arrivé en deuxième position avec un peu plus de 19% selon les résultats officiels qu’il rejette à raison. Alors, pour éviter un second tour ou une victoire de l’opposant dès le premier tour, l’industrie de la fraude a été déclenchée dans le nord du pays, visant prioritairement les préfectures dirigées par des militaires. Sur une quarantaine de départements au Togo, une dizaine est aux mains de préfets militaires. «&nbsp;<em>Ce sont ces préfectures qui ont été les plus mises à contribution pour la fraude</em>&nbsp;» confie un cadre du parti au pouvoir. Espérant, à bout de ces nombreuses irrégularités, tourner autour des 60% habituel, la Ceni se retrouve à 72%. C’est ce qui justifie ce score pléthorique qui a dérangé dans un premier temps le président sortant qui n’avait plus le choix. Depuis, sur les réseaux sociaux, dans les médias traditionnels et les rues de Lomé, les populations tournent en dérision un score qui est devenu vite amusant pour l’humour. Un buzz qui fait moins sourire Faure Gnassingbé qui a toujours savouré avec la délectation du diablotin les nombreux messages de félicitations qui lui parviennent habituellement. A défaut de ces télégrammes diplomatiques, le très catholique président devrait se contenter de quelques pages du psalmiste. Peut-être un début de conversion pour cet obsédé qui se voit volontiers président du Togo jusqu’en 2030.</p>



<p><strong>Issues et perspectives</strong></p>



<p>Agbéyomé Kodjo a nommé, dans la foulée, un Premier ministre. Un acte plus symbolique que pratique d’autant que Antoine Nadjombé vit au Canada et ne pourra probablement jamais prendre service à Lomé. D’autres nominations devront suivre, pour un chef de la diplomatie ou encore, un ministre de la défense. Mais il s’agit plus d’un gouvernement de com que d’une vraie équipe de travail d’autant que, même si sa victoire en fait l’ombre d’aucun doute, l’ancien Premier ministre a très peu de chance d’accéder au Palais de Lomé II. Il peut, non seulement, à l’exemple de Jean Ping au Gabon et de Maurice Kamto au Cameroun, pourrir le 4<sup>e</sup>&nbsp;mandat tant décrié de Faure Gnassingbé mais aussi exposer aux yeux du monde les ratés d’un scrutin qui fera date en matière de fraudes. Si pour une fois, la victoire de l’opposition ne fait aucun doute à une présidentielle, cela changera peu dans l’obsession de Faure Gnassingbé à se maintenir, contre tous, au pouvoir. Ses principaux lieutenants évoquent déjà la présidentielle de 2025. Mais dans l’ombre de sa conscience ou ce qui en reste, le président togolais digère, très lentement ses remords avec un goût de pilule amère d’autant que pour une fois, sa victoire souvent frauduleuse, manque d’éclat et de classe.</p>



<p>Dans une telle situation, la voie reste grandement ouverte à toutes issues. Même si la semaine prochaine, le président réélu prêtera serment, il sera, pendant les cinq prochaines années, moins président que d’habitude.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Agbéyomé Kodjo : « J’appelle les cinq autres candidats à se battre avec moi, tout de suite, pour la transparence »</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Jan 2020 06:09:47 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/KODJO-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-13374" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/KODJO-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/KODJO-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong>S’il apparaît, compte tenu de la mobilisation suscitée par sa candidature, le favori de l’opposition avec Jean Pierre Fabre, Monsieur Agbéyomé Kodjo est aussi celui qui travaille le plus à la transparence du processus électoral enclenché. Il met en place une plateforme à cet effet et un système de centralisation des résultats dans deux pays voisins. Mais cela ne suffit pas, prévient-il, face «&nbsp;à un régime qui a fait de la fraude un dogme électoral&nbsp;». L’ancien Premier ministre appelle les autres candidats de l’opposition à se mobiliser avec lui pour affronter Faure Gnassingbé sur la question de la transparence. «&nbsp;On ne lâchera rien&nbsp;» insiste l’ex président du parlement togolais lors d’une interview accordée au Groupe -Afrika Stratégies France- et Tribune d’Afrique. Lecture&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>A quoi sert-il d’aller à une élection où Faure Gnassingbé dispose de 15 membres sur 17 à la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) et de l’intégralité des membres de la cour constitutionnelle&nbsp;?</strong></p>



<p>À l’évidence, des manœuvres tendancieuses sont entreprises afin de [nous] pousser sur l’improbable voie du &nbsp;boycott. Pour autant, nous ne sommes pas dupes et ne &nbsp;tomberons pas dans le piège politique qui semble être tendu. Soyez assuré de ce que toutes les forces politiques issues de l’opposition togolaise sont déterminées et mobilisées pour l’avènement de l’alternance au Togo en 2020. S’agissant de la CENI, il va sans dire que son réaménagement systémique ainsi que celui de ses démembrements en vue d’une représentation équilibrée en son sein, de l’ensemble des acteurs du paysage politique national procède du bon sens élémentaire. S’agissant de la Cour constitutionnelle, quoiqu’incomplète, les membres de cette plus haute juridiction de l’ordre judiciaire togolais doivent questionner leur conscience et leur probité pour savoir si en sincérité, ils disent le droit, rien que le droit et tout le droit au nom du peuple togolais. L’opposition politique togolaise prise en l’ensemble de ses composantes représentatives et la majorité présidentielle, doivent pouvoir se parler franchement, de bonne foi, en responsabilité, et devant l’histoire, pour remédier aux «&nbsp;arrangements entachés de fraude récurrente&nbsp;» qui crispent notre pays. C’est pourquoi, toutes les initiatives et démarches de tous les acteurs de la société civile togolaise tendant à exiger plus de transparence en toutes les étapes opérationnelles du processus électoral enclenché «&nbsp;à marche forcée&nbsp;», seront regardées avec notre plus grand intérêt. Le socle commun d’objectif à atteindre et qui devra lier l’ensemble des formations politiques issues de l’opposition togolaise, ainsi que toutes les associations de la société civile togolaise est l’alternance politique au Togo en 2020&nbsp;!</p>



<p><strong>Comment concrètement&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous avons d’ores et déjà entamé des consultations de fond ainsi que des discussions substantielles avec les autres candidats issus de l’opposition. Nul ne me fera objection de ce qu’au rang de l’opposition politique, nous sommes six candidats à être issus de l’opposition républicaine. Dès lors, l’infatigable républicain que [nous] sommes poursuivra vaille que vaille et de bonne foi, les négociations avec chacun des candidats de l’opposition, car il faut maintenant que l’opposition politique togolaise se soustrait à la ritualisation qu’elle pratique tous les cinq (5) ans, de la chronique de sa défaite annoncée. Devant l’histoire, devant les togolaises et les togolais éprouvés et fatigués, nous avons le devoir, nous avons l’obligation de mettre un terme à la regrettable cristallisation négative du débat politique au sein de l’opposition politique togolaise relativement à un [candidat unique de toute l’opposition] pour l’élection présidentielle, car elle (la cristallisation négative) est intrinsèquement inféconde et dépourvue de pragmatisme. Par ailleurs, aller «&nbsp;à marche forcée&nbsp;» à une élection de cette nature et de cette importance d’ avec une Cour constitutionnelle intentionnellement amputée en sa composition de deux de ses membres, renvoie du Togo une désastreuse image atypique.</p>



<p><strong>Pensez-vous que les autres vous écouteront&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous estimons qu’au sein de la classe politique issue de l’opposition togolaise, il nous incombe désormais de rationaliser nos rapports en hauteur, en responsabilité et en cohérence car les légitimes et normales divergences consubstantielles au débat politique démocratique et républicain ne sauraient être instrumentalisées et manœuvrées au détriment des intérêts supérieurs de la Nation qui commande la seule et unique stratégie politique qui vaille&nbsp;est l’une union des forces vives de la Nation pour le changement.</p>



<p>À défaut, c’est le&nbsp;<em>statu quo</em>&nbsp;qui prévaudra s’agissant de la charge la plus haute fonction de la gouvernance &nbsp;politique du Togo.</p>



<p><strong>Comment évoluent vos consultations avec l’opposition ?</strong></p>



<p>Le contenu  de nos discussions de fond tracera les lignes communes et les engagements politiques s’y rattachant.  Sachant que le gouvernement reste arc-bouter sur ses manœuvres habituelles ainsi que sur sa constante mauvaise foi, seul un engagement résolu relativement je le répète au socle commun d’objectif à atteindre et qui devra lier l’ensemble des formations politiques issues de l’opposition togolaise est sur la table ! Sans finasserie, ni jérémiades ni ego démesuré. Songez donc ! L’union européenne et le système des Nations-Unies n’y seront pas, la société civile est écartée, aussi, il fut organisé par la CENI une sorte de cooptation complaisante des observateurs qui seront présents sur le terrain. En tout état de cause, les résultats devront être proclamés bureau de vote par bureau de vote, le code électoral de l’interdit pas. Il s’agit en l’espèce, d’un point focal vers lequel doivent converger la mobilisation et la totale détermination de toute l’opposition togolaise et de toutes les associations de la société civile togolaise afin que pour le scrutin du 22 février, les suffrages exprimés par les électrices et les électeurs soient intégralement et authentiquement respectés.</p>



<p><strong>Il y a aussi la question de la publication par les médias</strong></p>



<p>Les médias et toute personne témoin du décompte doit pouvoir publier les résultats sortis des urnes en image ou sous toute forme quelconque que les moyens modernes de communication permettent pourvu que ce soit conforme à la réalité des chiffres. Les médias n’ont pas l’obligation d’attendre la CENI, ils devraient pouvoir relayer en temps réel les résultats affichés dans les bureaux de vote après les décomptes.</p>



<p><strong>Tout cela suffit-il pour la transparence&nbsp;?</strong></p>



<p>Non. Nous travaillons à installer notre système de décompte. Il nous permettra de rassembler tous les chiffres et les sondages sortis des urnes au soir du scrutin afin de pouvoir disposer de chiffres confortés avant minuit. Nous y travaillons avec des experts français, africains et américains. Je ne peux pas en dire plus&nbsp; au stade actuel.</p>



<p><strong>Vous bénéficiez de nombreux ralliements. N’est-il pas temps de discuter avec Jean Pierre Fabre pour une candidature concertée&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai toujours été ouvert à cela. N’oubliez pas que le MPDD est une formation politique d’essence socio-libérale, ouverte à la concertation politique, ouverte à la société civile et encline au compromis politique qui circonstanciellement transcende les clivages partisans. Je ne fais pas de ma candidature une obsession, je veux voir l’alternance au Togo le mois prochain et ceci s’avère hautement réalisable. Je reste ouvert à une rencontre face à face entre Fabre et moi.</p>



<p><strong>Pouvez-vous compter sur la communauté internationale&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui. Tout le temps. Elle n’est acquise à personne. Il suffit que les Togolais votent massivement pour l’alternance et on saura gérer la suite. J’entame d’ailleurs dans quelques jours une tournée diplomatique. Permettez-moi de ne pas en dire davantage pour l’heure.</p>



<p><strong>On insiste sur votre passé, est-ce que Agbéyomé Kodjo a changé&nbsp;?</strong></p>



<p>La question n’est pas de savoir si j’ai changé ou non. Je regrette certains actes et certaines positions qui ont pu nuire à l’unité de l’opposition. J’en ai tiré toutes les leçons. À cet égard, je n’ai de cesse de demander pardon aux Togolais. Mais considérez que ma personne n’est pas un enjeu, regardez devant, regardez la situation de notre pays, regardez la détresse des populations. Par ailleurs, puis-je vous rappeler que l’histoire du Togo retiendra qu’en 2002, alors que j’occupais l’important poste de -Premier Ministre- donnant libre cours à mes convictions démocratiques, j’avais fait publier dans la presse nationale une Tribune que j’avais intitulée&nbsp;: -Il est temps d’espérer-. Cet acte à tout le moins hardi à l’époque, signa ma démission, ma descente aux enfers et je m’exilai en France. Voyez-vous moi, j’ai eu à l’époque, le courage et l’audace de poser à visage découvert et en fonction, un acte politique fort en privilégiant mes convictions démocratiques à une ambition politique, à des privilèges de fonction ou à un confort matériel. Chacun devra utilement s’en souvenir. En l’état, convenez de ce que je suis crédible politiquement.</p>



<p><strong>Propos recueillis à Lomé par MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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