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	<title>Tigré &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Tigré &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Éthiopie : le premier convoi d&#8217;aide humanitaire en trois mois sur le point d&#8217;entrer au Tigré</title>
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				<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 18:03:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Un convoi de 20 camions chargés d&#8217;aide alimentaire, le premier en trois mois, était sur le point d&#8217;entrer, vendredi, dans la région éthiopienne du Tigré, en conflit depuis novembre 2020 et menacée de famine, a annoncé le Programme alimentaire mondial. La région éthiopienne du&#160;Tigré&#160;est menacée de famine, mais aucun&#160;convoi humanitaire n&#8217;avait pu y parvenir depuis trois...]]></description>
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<p><strong>Un convoi de 20 camions chargés d&rsquo;aide alimentaire, le premier en trois mois, était sur le point d&rsquo;entrer, vendredi, dans la région éthiopienne du Tigré, en conflit depuis novembre 2020 et menacée de famine, a annoncé le Programme alimentaire mondial.</strong></p>



<p>La région éthiopienne du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tigr%C3%A9/">Tigré</a>&nbsp;est menacée de famine, mais aucun&nbsp;convoi humanitaire n&rsquo;avait pu y parvenir depuis trois mois, jusqu&rsquo;à ce vendredi 1er avril. Vingt&nbsp;camions chargés d&rsquo;aide alimentaire&nbsp;s&rsquo;apprêtent à entrer dans cette zone, a annoncé le Programme alimentaire mondial (PAM). Le Tigré, État semi-autonome de l<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tigr%C3%A9/">a&nbsp;fédération éthiopienne</a>, est en conflit depuis novembre 2020.</p>



<p>Les camions du PAM « vont bientôt entrer au Tigré, apportant plus de 500 tonnes (&#8230;) de nourriture et denrées nutritionnelles dont ont urgemment besoin les communautés sur le point de mourir de faim », indique l&rsquo;organisation onusienne dans un tweet.</p>



<p>Depuis plusieurs jours, les autorités d&rsquo;Addis Abeba et les rebelles du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui s&rsquo;affrontent depuis bientôt 17 mois, s&rsquo;accusaient mutuellement de bloquer les convois d&rsquo;aide, malgré une « trêve humanitaire » annoncée le 24 mars pour permettre son acheminement.</p>



<p>Le gouvernement éthiopien avait annoncé, jeudi, dans un bref communiqué que « 21 camions chargés d&rsquo;aide alimentaire du PAM ont commencé à transporter de l&rsquo;aide humanitaire vers la région du Tigré », par une route traversant la région voisine de l&rsquo;Afar.</p>



<h4>Le convoi entré dans la zone contrôlée par le TPLF</h4>



<p>Le convoi &#8211; 20 camions d&rsquo;aide alimentaire et un camion-citerne de carburant servant à ravitailler le convoi &#8211; a été bloqué, jeudi soir, par les forces régionales afar, mais a pu reprendre sa route vendredi, a expliqué une source humanitaire à l&rsquo;AFP.</p>



<p>Contacté par l&rsquo;AFP depuis Nairobi, le porte-parole du TPLF, Getachew Reda, a confirmé que le convoi était entré dans une zone de l&rsquo;Afar sous contrôle des rebelles tigréens.</p>



<p>Les « 20 camions sont désormais dans la zone sous notre contrôle, en route vers Mekele », la capitale du Tigré, a-t-il déclaré. Ils devraient entrer au Tigré « d&rsquo;ici une heure ou deux » puis cela leur prendra « quelques heures » pour atteindre Mekele, les camions devant refaire le plein de carburant en chemin.</p>



<p>Le conflit a fait plusieurs milliers de morts, plus de deux millions de déplacés et <a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220129-guerre-au-tigr%C3%A9-pr%C3%A8s-de-40-de-la-population-souffre-de-p%C3%A9nurie-extr%C3%AAme-de-nourriture">plongé des centaines de milliers d&rsquo;Éthiopiens dans des conditions proches de la famine</a>, selon les Nations unies.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Ethiopie, après le gouvernement, les rebelles du Tigré promettent à leur tour un cessez-le-feu</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 19:22:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les rebelles de la région du Tigré, en conflit depuis dix-sept mois avec l’armée éthiopienne, se sont à leur tour engagés, vendredi 25 mars, à respecter un cessez-le-feu, quelques heures après l’annonce par le gouvernement éthiopien d’une « trêve humanitaire illimitée ». Dans un communiqué publié vendredi matin, les rebelles tigréens « s’engagent à mettre en œuvre une cessation des hostilités, effective immédiatement » et...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les rebelles de la région du Tigré, en conflit depuis dix-sept mois avec l’armée éthiopienne, se sont à leur tour engagés, vendredi 25 mars, à respecter un cessez-le-feu, quelques heures après l’annonce par le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/ethiopie/"><strong>gouvernement éthiopien</strong></a><strong> d’une </strong><em><strong>« trêve humanitaire illimitée »</strong></em><strong>.</strong></p>



<p>Dans un communiqué publié vendredi matin, les rebelles tigréens <em>« s’engagent à mettre en œuvre une cessation des hostilités, effective immédiatement »</em> et appellent le gouvernement éthiopien à <em>« prendre des mesures concrètes pour faciliter l’accès sans restrictions au Tigré »</em>, région du nord de l’Ethiopie où la faim menace.</p>



<p>Le gouvernement du premier ministre Abiy Ahmed a décrété, jeudi, une&nbsp;<em>«&nbsp;trêve humanitaire unilatérale&nbsp;»</em>, afin de permettre&nbsp;<em>«&nbsp;la libre circulation de l’aide humanitaire vers ceux ayant besoin d’assistance&nbsp;»</em>&nbsp;au Tigré, où aucun convoi de secours aux populations n’est arrivé par la route depuis le 15&nbsp;décembre&nbsp;2021. Tout en estimant que&nbsp;<em>«&nbsp;lier des questions politiques et humanitaires est inacceptable&nbsp;»</em>, les rebelles se disent déterminés à ce que le cessez-le-feu&nbsp;<em>«&nbsp;soit un succès&nbsp;»</em>&nbsp;et assurent qu’ils&nbsp;<em>«&nbsp;feront de leur mieux pour donner une chance à la paix&nbsp;»</em>.</p>



<h2>«&nbsp;Blocus humanitaire de fait&nbsp;»</h2>



<p>Forces progouvernementales et rebelles du Tigré s’affrontent dans le nord de l’Ethiopie depuis qu’en novembre&nbsp;2020 Abiy Ahmed, prix Nobel de la paix l’année précédente, a envoyé l’armée fédérale déloger les autorités de la région, gouvernée alors par le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) qui contestait son autorité depuis des mois. Rapidement défaites, les troupes rebelles du TPLF ont ensuite, courant 2021, repris militairement le Tigré et le conflit s’est depuis propagé aux régions voisines de l’Amhara et de l’Afar.</p>



<p>Le conflit, marqué par de multiples exactions, a provoqué une grave crise humanitaire dans le nord de l’Ethiopie, où plus de 9 millions de personnes ont besoin d’aide alimentaire, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU. Au Tigré, le PAM estimait en janvier que 4,6 millions de personnes, soit 83 % des 6 millions d’habitants de la région, étaient en situation <em>« d’insécurité alimentaire »</em>, tandis que 2 millions souffraient d’une <em>« pénurie extrême de nourriture »</em>.</p>



<p>Depuis mi-février, les opérations humanitaires au Tigré – où plus de 400&nbsp;000 personnes ont été déplacées par le conflit – sont quasiment interrompues par les pénuries de carburant et de liquidités sur place, selon l’ONU.</p>



<p>Les combats dans la région de l’Afar empêchent le passage des convois routiers d’aide alimentaire et de carburant sur la seule voie terrestre opérationnelle, qui relie Semera, capitale de l’Afar, et Makalé, capitale du Tigré. L’ONU a longtemps dénoncé un&nbsp;<em>«&nbsp;blocus humanitaire de fait&nbsp;»</em>&nbsp;du Tigré. Le gouvernement et les rebelles se sont rejeté mutuellement la responsabilité de la situation.</p>



<h2><strong>Efforts diplomatiques</strong></h2>



<p>Les diplomates étrangers menés par Olusegun Obasanjo, l’envoyé spécial de l’Union africaine pour la Corne de l’Afrique, tentent depuis des mois d’obtenir des pourparlers de paix avec peu de progrès visibles. Washington, dont l’envoyé spécial pour la Corne de l’Afrique David Satterfield était en Ethiopie cette semaine,&nbsp;<em>«&nbsp;exhorte toutes les parties à s’appuyer&nbsp;»</em>&nbsp;sur l’annonce d’une trêve&nbsp;<em>«&nbsp;pour faire progresser un cessez-le-feu négocié et durable, y compris les arrangements de sécurité nécessaires&nbsp;»</em>, a indiqué tôt vendredi le département d’Etat américain.</p>



<p><em>« L’Union européenne (UE) salue la trêve humanitaire décrétée par le gouvernement de l’Ethiopie et la cessation des hostilités décidée par les autorités du Tigré »</em>, a réagi la représentation de l’UE à Addis-Abeba. William Davison, analyste principal de l’International Crisis Group pour l’Ethiopie, estime que <em>« l’acheminement inconditionnel et sans restriction de l’aide pourrait également contribuer à créer suffisamment de confiance pour ouvrir la voie à des pourparlers de cessez-le-feu et, finalement, au dialogue »</em>.</p>



<p>Le gouvernement éthiopien avait déjà décrété le 28 juin un cessez-le-feu unilatéral, alors que les forces du TPLF entraient dans Makalé. Ce cessez-le-feu ne courait que <em>« jusqu’à la fin de la saison des cultures »</em>. Les combats avaient ensuite repris, les rebelles du TPLF avançant en Amhara et en Afar, jusqu’à affirmer se trouver à 200 km d’Addis-Abeba. Ils s’étaient repliés au Tigré fin décembre 2021, après une contre-offensive de l’armée éthiopienne qui avait indiqué qu’elle n’entrerait pas dans la région. Ce repli avait suscité l’espoir de voir s’ouvrir des négociations, vite douché quand le TPLF avait annoncé reprendre les combats en Afar fin janvier.</p>



<p><strong>Source: Le onde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Éthiopie arrête d&#8217;anciens responsables gouvernementaux du Tigré, selon un organisme de défense des droits</title>
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				<pubDate>Sat, 19 Mar 2022 19:30:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les autorités éthiopiennes ont arrêté plusieurs hauts responsables du Tigré, dont des membres de la dernière administration gouvernementale dans la région ravagée par le conflit, a déclaré vendredi le chef de la commission des droits de l&#8217;homme nommée par l&#8217;Etat. Daniel Bekele, commissaire en chef de la Commission éthiopienne des droits de l&#8217;homme, n&#8217;a pas...]]></description>
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<p><strong>Les autorités éthiopiennes ont arrêté plusieurs hauts responsables du Tigré, dont des membres de la dernière administration gouvernementale dans la région ravagée par le conflit, a déclaré vendredi le chef de la commission des droits de l&rsquo;homme nommée par l&rsquo;Etat.</strong></p>



<p>Daniel Bekele, commissaire en chef de la Commission éthiopienne des droits de l&rsquo;homme, n&rsquo;a pas nommé les responsables et a refusé de commenter les raisons des arrestations.</p>



<p>« Nous sommes au courant de l&rsquo;arrestation d&rsquo;au moins huit personnes », a-t-il déclaré à Reuters, ajoutant que certains des prisonniers avaient été envoyés dans la région Afar voisine du Tigré.</p>



<p>Le porte-parole du ministre éthiopien de la Justice Gedion Timothewos, le porte-parole de la police fédérale Jeylan Abdi et le porte-parole régional Afar Ahmed Koloyta n&rsquo;ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires.</p>



<p>De telles arrestations seraient très inhabituelles.</p>



<p>Le gouvernement a précédemment cherché à arrêter les dirigeants du Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), le groupe qui combat le gouvernement du Premier ministre Abiy Ahmed.</p>



<p>Mais bon nombre des personnes arrêtées travaillaient pour le compte du gouvernement, et parmi elles figurait un membre du parti au pouvoir, a déclaré un avocat travaillant avec les détenus et une source proche des détenus, tous deux demandant à ne pas être nommés par crainte de représailles.</p>



<p>La guerre a éclaté entre le TPLF et le gouvernement central en novembre 2020. L&rsquo;armée a pris le contrôle de la majeure partie du Tigré en trois semaines et le gouvernement a nommé une administration intérimaire, dans laquelle de nombreux fonctionnaires arrêtés ont servi.</p>



<p>Mais les forces tigréennes ont forcé l&rsquo;armée à se retirer du Tigré fin juin 2021, laissant sa capitale entre les mains du TPLF.&nbsp;Les combats sont maintenant pour la plupart dans une impasse.</p>



<p>L&rsquo;avocat et la source ont déclaré que 12 responsables tigréens, un militant et un autre homme ont été arrêtés lors d&rsquo;une série de raids les 7 et 8 mars. Ils n&rsquo;ont pas encore été inculpés et les raisons de ces arrestations ne sont pas claires, a déclaré l&rsquo;avocat.</p>



<p>Parmi les détenus qui ont servi sous le gouvernement fédéral éthiopien figurent Abera Nigus, l&rsquo;ancien chef du bureau de la justice du Tigré, ont indiqué l&rsquo;avocat et la source.</p>



<p>Parmi les autres figuraient un membre du Parti de la prospérité au pouvoir d&rsquo;Abiy, un administrateur de l&rsquo;une des six zones du Tigré et le directeur adjoint des médias d&rsquo;État régionaux, ont ajouté l&rsquo;avocat et la source.</p>



<p>Le gouvernement a déclaré à plusieurs reprises qu&rsquo;il se battait contre le TPLF et non contre les Tigréens en général.&nbsp;Les groupes d&rsquo;aide disent que le conflit a déplacé des millions de personnes.</p>



<p>Les Nations Unies ont déclaré qu&rsquo;au moins 15 000 civils tigréens avaient été arrêtés ou emprisonnés dans toute l&rsquo;Éthiopie en vertu de l&rsquo;état d&rsquo;urgence déclaré en novembre et levé le mois dernier. La police a nié avoir ciblé les Tigréens en raison de leur appartenance ethnique.</p>



<p><strong>Source: Ruters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Ethiopie : l’ONU contrainte de réduire ses opérations humanitaires dans la région du Tigré</title>
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				<pubDate>Fri, 11 Feb 2022 18:12:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les opérations humanitaires dans la région éthiopienne du Tigré, plongée depuis quinze mois dans une sanglante guerre civile, ont été quasi interrompues par les pénuries de carburant et de liquidités, a alerté, jeudi 10 février, une agence de l’ONU. Le conflit opposant les forces gouvernementales éthiopiennes aux rebelles du Tigré a fait des milliers de morts...]]></description>
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<p>L<strong>es opérations humanitaires dans la région éthiopienne du Tigré, plongée depuis quinze mois dans une sanglante guerre civile, ont été quasi interrompues par les pénuries de carburant et de liquidités, a alerté, jeudi 10 février, une agence de l’ONU.</strong></p>



<p>Le conflit opposant les forces gouvernementales éthiopiennes aux rebelles du Tigré a fait des milliers de morts et, selon les Nations unies, a conduit des centaines de milliers de personnes au bord de la famine.</p>



<p>Région de six millions d’habitants, le Tigré est soumis depuis six mois à ce que l’ONU qualifie de <em>« blocus de facto de l’aide humanitaire »</em>. Washington accuse le gouvernement de bloquer la distribution de l’aide, tandis qu’Addis-Abeba impute la situation aux incursions des rebelles.</p>



<p>Les livraisons d’aide à destination du Tigré ont été&nbsp;<em>«&nbsp;largement réduites ou suspendues, y compris les distributions essentielles de nourriture, d’eau, de services de santé&nbsp;»</em>, écrit le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué diffusé jeudi.</p>



<p>En outre, l’agence souligne qu’aucune livraison de carburant n’a été autorisée dans la région depuis le 2 août 2021, à l’exception de deux camions en novembre, tandis qu’une crise de trésorerie a laissé les organisations à but non lucratif locales profondément endettées et ayant du mal à payer les salaires depuis le mois de juin.</p>



<h2>«&nbsp;Pénurie extrême de nourriture&nbsp;»</h2>



<p>De nouveaux combats dans la région voisine d’Afar ont également perturbé la distribution d’une aide urgence. Cette situation empêche des livraisons depuis le 15 décembre le long du principal couloir d’aide humanitaire, qui s’étend de Semera, la capitale de l’Afar, à Makalé, la capitale du Tigré. <em>« Au total, 1 339 camions sont entrés dans la région du Tigré en provenance de Semera depuis le 12 juillet, ce qui représente environ 9 % des aides nécessaires pour répondre à l’ampleur des besoins humanitaires au Tigré »</em>, écrit l’OCHA.</p>



<p>Des travailleurs humanitaires ont pu transporter en avion des fournitures médicales vitales au Tigré, mais celles-ci ont été bien en deçà des besoins sur place, a souligné l’agence de l’ONU, la population ayant recours à des mesures désespérées comme l’utilisation de draps pour fabriquer de la gaze.</p>



<p>La malnutrition continue de fortement augmenter au Tigré, souligne l’OCHA, qui précise que 6,4 % des enfants dépistés se sont vu diagnostiquer une malnutrition aiguë, entre le 1<sup>er</sup> et le 7 février. Les aides destinées à traiter ces cas sont <em>« complètement épuisées ou presque entièrement épuisées »</em>, alerte cette agence. En janvier, le Programme alimentaire mondial de l’ONU avait averti que près de 40 % de la population souffrait d’une <em>« pénurie extrême de nourriture »</em> au Tigré.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Ethiopie, les rebelles tigréens annoncent reprendre les combats en région Afar</title>
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				<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 17:29:49 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les rebelles de la région éthiopienne du Tigré ont affirmé mardi 25 janvier avoir été « obligés » de reprendre les combats dans la région voisine de l’Afar, quelques semaines après un repli dans leur fief qui avait suscité des espoirs de paix. « Depuis hier matin [24 janvier], nous avons été obligés de prendre des mesures fortes pour neutraliser la menace posée...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les rebelles de la région éthiopienne du Tigré ont affirmé mardi 25 janvier avoir été </strong><em><strong>« obligés »</strong></em><strong> de reprendre les combats dans la région voisine de l’Afar, quelques semaines après un repli dans leur fief qui avait suscité des espoirs de paix.</strong></p>



<p><em>« Depuis hier matin </em>[24 janvier]<em>, nous avons été obligés de prendre des mesures fortes pour neutraliser la menace posée par »</em> des forces progouvernementales en Afar, a déclaré dans un communiqué le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF), qui combat l’armée éthiopienne depuis plus de quatorze mois. <em>« L’armée du Tigré n’a pas l’intention de rester longtemps en Afar ni ne veut voir le conflit se détériorer encore plus »</em>, ajoute le texte.</p>



<p>Le premier ministre Abiy Ahmed a envoyé en novembre&nbsp;2020 l’armée fédérale au Tigré pour en destituer les autorités régionales, issues du TPLF. En&nbsp;2021, les combats se sont étendus aux régions voisines de l’Amhara et de l’Afar, se rapprochant d’Addis-Abeba.</p>



<p>En décembre, les rebelles ont annoncé leur retrait de ces deux régions et leur repli vers le Tigré, après une offensive des forces gouvernementales. Ce repli avait suscité l’espoir d’avancées concrètes vers la fin des combats, après la mort de plusieurs milliers de personnes et l’enlisement d’une profonde crise humanitaire.</p>



<h2>Aide humanitaire bloquée</h2>



<p>Mais dans son communiqué de mardi, le TPLF affirme que des forces gouvernementales basées en Afar ont intensifié des attaques contre ses positions ces derniers jours. Les rebelles ajoutent que l’objectif apparent de ces attaques était d’<em>«&nbsp;entraver les opérations humanitaires&nbsp;»</em>&nbsp;et de déclencher une&nbsp;<em>«&nbsp;crise sécuritaire grave&nbsp;»</em>&nbsp;dans la capitale tigréenne Mekele, située à quelque 50&nbsp;kilomètres de la frontière avec l’Afar.</p>



<p>Après le repli tigréen, Addis-Abeba avait annoncé qu’elle ne poursuivrait pas les rebelles à l’intérieur de la région. Cette dernière a cependant été touchée par des frappes aériennes, notamment de drones, ces dernières semaines, selon des habitants et des travailleurs humanitaires.</p>



<p>Lundi soir, le porte-parole du gouvernement, Legesse Tulu, a affirmé que les rebelles avaient&nbsp;<em>«&nbsp;attaqué&nbsp;»</em>&nbsp;plusieurs sites, dont la ville d’Abala située à la frontière entre les deux régions,&nbsp;<em>«&nbsp;coupant le principal axe pour l’aide humanitaire&nbsp;»</em>. Il a également déclaré que des dizaines de milliers de personnes avaient été déplacées ces derniers jours et qu’il n’y avait&nbsp;<em>«&nbsp;pas de forces gouvernementales dans la zone&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le TPLF a affirmé mardi combattre une entité nommée « Force Afar de la mer Rouge » ainsi que des soldats érythréens, alliés à Addis-Abeba depuis le début du conflit.</p>



<p>La route menant de la capitale afar Semera à la capitale tigréenne Mekele constitue actuellement le seul accès vers le Tigré, où des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions proches de la famine selon l’ONU. Mardi, des sources humanitaires ont affirmé que des camions transportant de l’aide alimentaire étaient bloqués à un poste de contrôle en Afar.</p>



<p>La semaine dernière, l’ONU a déclaré que les distributions alimentaires avaient atteint le plus bas niveau jamais vu au Tigré. L’AFP a enquêté en septembre sur des morts résultant de la famine. En novembre, les anciennes autorités tigréennes ont affirmé que près de 200 enfants étaient morts de faim dans des hôpitaux à travers la région.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Éthiopie : plus de 100 civils morts dans des frappes aériennes au Tigré depuis début janvier</title>
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				<pubDate>Fri, 14 Jan 2022 18:26:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Ethiopie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Abiy Ahmed]]></category>
		<category><![CDATA[Humanitaire]]></category>
		<category><![CDATA[Tigré]]></category>

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				<description><![CDATA[Au moins 108 civils ont été tués depuis janvier dans des frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes dans la région du Tigré, a indiqué l&#8217;ONU vendredi, évoquant de possibles crimes de guerre. De possibles crimes de guerre. Au moins 108 civils ont été tués depuis le début de l&#8217;année&#160;2022 dans...]]></description>
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<p><strong>Au moins 108 civils ont été tués depuis janvier dans des frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes dans la région du Tigré, a indiqué l&rsquo;ONU vendredi, évoquant de possibles crimes de guerre.</strong></p>



<p>De possibles crimes de guerre. Au moins 108 civils ont été tués depuis le début de l&rsquo;année&nbsp;2022 dans des raids qui auraient été menés par les forces fédérales&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/%C3%A9thiopie/">éthiopiennes</a>&nbsp;dans la région du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/tigr%C3%A9/">Tigré</a>, ont indiqué les Nations unies vendredi 14 janvier. Alors que l’organe continue à alerter contre une « catastrophe humanitaire majeure », il s’inquiète également de « la poursuite des arrestations et des détentions arbitraires » dans le cadre de ce conflit qui dure depuis 14&nbsp;mois.</p>



<p>« Nous sommes alarmés par les multiples informations profondément troublantes que nous continuons de recevoir concernant les victimes civiles et la destruction de biens civils résultant des&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211021-%C3%A9thiopie-nouvelle-attaque-a%C3%A9rienne-contre-la-capitale-du-tigr%C3%A9">frappes aériennes</a>&nbsp;dans la région du Tigré, en Éthiopie », a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/onu/">l&rsquo;ONU</a>&nbsp;aux droits de l&rsquo;Homme, Elizabeth Throssell.</p>



<p>« Au moins 108 civils ont été tués et 75 autres blessés depuis le début de l&rsquo;année, à la suite de frappes aériennes qui auraient été menées par les forces aériennes éthiopiennes » dans cette région, a-t-elle indiqué lors d&rsquo;un point de presse régulier des agences de l&rsquo;ONU.</p>



<p>À ce jour, la frappe aérienne la plus meurtrière a touché&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220109-%C3%A9thiopie-l-aide-humanitaire-suspendue-dans-le-nord-ouest-du-tigr%C3%A9-apr%C3%A8s-une-attaque-a%C3%A9rienne">le camp de déplacés de la ville de Dedebit le 7 janvier</a>, faisant des dizaines de morts et de blessés. « Nous avons depuis établi que trois des personnes grièvement blessées sont décédées à l&rsquo;hôpital (&#8230;), ce qui porte le bilan de cette seule frappe à au moins 59&nbsp;morts », a indiqué la porte-parole du Haut-Commissariat.</p>



<p>Le Tigré est le théâtre depuis 14&nbsp;mois d&rsquo;un conflit armé entre gouvernement fédéral et anciennes autorités locales, issues du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF), qui a dirigé l&rsquo;Éthiopie durant près de 30&nbsp;ans jusqu&rsquo;à l&rsquo;arrivée au pouvoir d&rsquo;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abiy-ahmed/">Abiy Ahmed</a>&nbsp;en 2018.</p>



<p>Couronné du Nobel de la paix l&rsquo;année suivant sa prise de fonctions, le Premier ministre éthiopien a envoyé en novembre&nbsp;2020 l&rsquo;armée fédérale au Tigré pour en destituer les autorités régionales qui contestaient son autorité depuis plusieurs mois et qu&rsquo;il accusait d&rsquo;avoir attaqué des bases militaires.</p>



<p>« Les parties au conflit doivent (&#8230;) suspendre toute attaque s&rsquo;il apparaît que la cible n&rsquo;est pas un objectif militaire ou que l&rsquo;attaque serait disproportionnée. Le non-respect des principes de distinction et de proportionnalité peut constituer un crime de guerre », a averti ElizabethThrossell.</p>



<h2>Les opérations du Programme alimentaire mondial menacées</h2>



<p>Le Haut-Commissariat est également préoccupé par « la poursuite des arrestations et des détentions arbitraires » dans le cadre de l&rsquo;état d&rsquo;urgence en vigueur dans le pays.</p>



<p>L&rsquo;ONU salue la&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220108-l-%C3%A9thiopie-amnistie-plusieurs-figures-de-l-opposition">libération de plusieurs détenus</a>, « notamment des figures clés de l&rsquo;opposition qui étaient en détention depuis de nombreux mois, mais nous restons préoccupés par le fait que de nombreuses autres personnes – plusieurs centaines au moins – restent détenues pour une durée indéterminée dans des conditions épouvantables », a souligné la porte-parole.</p>



<p>Le Tigré est par ailleurs soumis, selon l&rsquo;ONU, à un « blocus de facto » de l&rsquo;aide humanitaire.</p>



<p>« Nous sommes au bord d&rsquo;une catastrophe humanitaire majeure », a prévenu un porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM), Tomson Phiri, qui a participé au point de presse.</p>



<p>Le PAM est sur le point de devoir suspendre ses opérations d&rsquo;assistance alimentaire dans le nord de l&rsquo;Éthiopie en raison des combats qui empêchent l&rsquo;acheminement du carburant et des vivres.</p>



<p>« L&rsquo;escalade du conflit dans le nord de l&rsquo;Éthiopie signifie qu&rsquo;aucun convoi du PAM n&rsquo;a atteint Mekele [la capitale du Tigré, NDLR] depuis la mi-décembre (&#8230;) Les travailleurs humanitaires du PAM sur le terrain disent que les entrepôts sont complètement vides », a indiqué Tomson Phiri.</p>



<p>Le PAM réclame des « garanties immédiates » de la part de toutes les parties au conflit afin de mettre en place des couloirs humanitaires terrestres dans le nord du pays.</p>



<p>« Les stocks de vivres et de carburant sont dangereusement bas. Il reste au PAM 4 000 tonnes de nourriture, ce qui ne suffira qu&rsquo;à couvrir 10 % des 2,1 millions de personnes que le PAM doit atteindre », a indiqué le porte-parole. Et le carburant ne suffira que pour les dix prochains jours.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le directeur général de l’OMS dénonce le blocus par l’Ethiopie de la région du Tigré, « épouvantable et inimaginable à notre époque »</title>
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				<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 19:33:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[« Nulle part ailleurs dans le monde nous assistons à un enfer comme au Tigré » : c’est en ces termes que le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a dénoncé le blocus de l’aide humanitaire dans cette région éthiopienne en guerre. « C’est tellement épouvantable et inimaginable à notre époque, au XXIe siècle, qu’un gouvernement refuse à...]]></description>
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<p><em><strong>« Nulle part ailleurs dans le monde nous assistons à un enfer comme au Tigré » :</strong></em><strong> c’est en ces termes que le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a dénoncé le blocus de l’aide humanitaire dans cette région éthiopienne en guerre.</strong></p>



<p><em>« C’est tellement épouvantable et inimaginable à notre époque, au XXI<sup>e</sup> siècle, qu’un gouvernement refuse à son propre peuple, depuis plus d’un an, l’accès à la nourriture, aux médicaments et à tout ce qu’il faut pour survivre »</em>, a déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus, lui-même originaire de cette région, avant de réclamer une résolution <em>« politique et pacifique »</em> du conflit.</p>



<h2>Aide humanitaire bloquée depuis la mi-juillet</h2>



<p>Le conflit au Tigré a fait des milliers de morts et la région, soumise selon l’ONU à un&nbsp;<em>«&nbsp;blocus de facto&nbsp;»</em>&nbsp;de l’aide humanitaire, manque de nourriture et de médicaments. L’OMS n’a pas été autorisée à acheminer des médicaments et du matériel médical au Tigré depuis la mi-juillet, malgré ses demandes répétées, auprès notamment du cabinet du premier ministre éthiopien et du ministère des affaires étrangères, selon M.&nbsp;Ghebreyesus.</p>



<p>Ce dernier a rappelé que, même au plus fort de la guerre en Syrie ou au Yémen, l’OMS a toujours pu faire parvenir de l’aide aux populations qui en avaient cruellement besoin.</p>



<p>Présent à ses côtés pendant la conférence de presse, le responsable des opérations d’urgence à l’OMS, Michael Ryan, a également fait part de son indignation. En raison de ce blocus,&nbsp;<em>«&nbsp;il y a des personnes qui&nbsp;</em>(…)<em>&nbsp;n’ont pas accès aux interventions de base qui permettent de sauver des vies&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;De mon point de vue, c’est une insulte à l’humanité que de permettre qu’une telle situation perdure, de n’autoriser aucun accès&nbsp;»</em>, a-t-il dit.</p>



<p>La région du Tigré est le théâtre depuis quatorze mois d’un conflit armé entre le gouvernement fédéral et d’anciennes autorités locales, issues du Front populaire de libération du Tigré (FPLT), parti qui dirigea de fait l’Ethiopie durant près de trente ans, jusqu’à l’arrivée au pouvoir de l’actuel premier ministre, Abiy Ahmed.</p>



<p>Prix Nobel de la paix 2019, Abiy Ahmed a envoyé en novembre&nbsp;2020 l’armée fédérale au Tigré pour en destituer les autorités régionales, qui contestaient son autorité depuis plusieurs mois et qu’il accusait d’avoir attaqué des bases militaires.</p>



<p>Une contre-offensive du FPLT a permis aux rebelles de reconquérir, à la fin de juin&nbsp;2021, l’essentiel de la région et de progresser dans celles voisines de l’Amhara et de l’Afar. En décembre, ils se sont repliés dans leur fief du Tigré face à une offensive militaire des forces gouvernementales.</p>



<p>La semaine dernière, le gouvernement éthiopien a annoncé <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2022/01/08/l-ethiopie-annonce-l-amnistie-de-plusieurs-personnalites-d-opposition_6108640_3212.html">l’amnistie et la libération de plusieurs personnalités politiques incarcérées</a>, dont des dirigeants de l’opposition et du FPLT, une mesure saluée par les Nations unies et l’Union africaine.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des Tigréens expulsés par l&#8217;Arabie saoudite détenus et maltraités en Éthiopie &#8211; HRW</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 19:19:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des milliers de Tigréens ont été arrêtés en Éthiopie après avoir été expulsés d&#8217;Arabie saoudite, victimes de la brutalité des gardiens et de conditions atroces dans les deux pays, a déclaré mercredi Human Rights Watch (HRW). Les Tigréens semblent avoir été pris à la fois dans un programme d&#8217;expulsion difficile de Riyad et dans une&#160;répression...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Des milliers de Tigréens ont été arrêtés en Éthiopie après avoir été expulsés d&rsquo;Arabie saoudite, victimes de la brutalité des gardiens et de conditions atroces dans les deux pays, a déclaré mercredi Human Rights Watch (HRW).</strong></p>



<p>Les Tigréens semblent avoir été pris à la fois dans un programme d&rsquo;expulsion difficile de Riyad et dans une&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/investigates/special-report/ethiopia-conflict-tigrayans" target="_blank" rel="noreferrer noopener">répression du gouvernement éthiopien</a>&nbsp;lors du conflit dans leur région du nord de leur patrie.</p>



<p>Le groupe de défense des droits basé à New York a&nbsp;<a href="https://www.hrw.org/news/2022/01/05/ethiopia-returned-tigrayans-detained-abused" target="_blank" rel="noreferrer noopener">signalé une litanie d&rsquo;abus</a>&nbsp;contre les Tigréens en Éthiopie, notamment des coups avec des tiges en caoutchouc ou en bois, l&rsquo;accès privé aux familles, l&rsquo;obligation de cueillir du café gratuitement et le refus de nourriture et d&rsquo;eau.</p>



<p>Ils ont été principalement arrêtés pour leur statut d&rsquo;immigrant irrégulier en Arabie saoudite, où des détenus ont également déclaré avoir été battus, forcés de se déshabiller et contraints de supporter des températures glaciales et un espace insuffisant pour dormir, selon le rapport.</p>



<p>« Les autorités éthiopiennes persécutent les Tigréens expulsés d&rsquo;Arabie saoudite en les détenant à tort et en les faisant disparaître de force », a déclaré Nadia Hardman, chercheuse de HRW.&nbsp;« L&rsquo;Arabie saoudite devrait cesser de contribuer à ces abus en mettant fin au retour forcé des Tigréens en Éthiopie et en leur permettant de demander l&rsquo;asile ou de se réinstaller dans des pays tiers.</p>



<p>Le bureau des médias du gouvernement saoudien n&rsquo;a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.</p>



<p>Le gouvernement du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, qui combat le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) depuis fin 2020, nie&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/world/africa/us-other-countries-urge-ethiopia-cease-illegal-detentions-statement-2021-12-06" target="_blank" rel="noreferrer noopener">toute discrimination à l&rsquo;encontre des Tigréens</a>&nbsp;.</p>



<p>« Il n&rsquo;y a pas d&rsquo;établissements pénitentiaires ethniques ou de lieux pour les déportés d&rsquo;autres pays », a déclaré à Reuters la porte-parole Legesse Tulu.</p>



<p>Le rapport était inexact, non étayé par des preuves et basé sur des personnes travaillant pour le TPLF, a-t-il déclaré.</p>



<p>Il a déclaré que de nombreux Éthiopiens ont été détenus dans le cadre de l&rsquo;état d&rsquo;urgence, soupçonnés d&rsquo;avoir aidé ce qu&rsquo;il a appelé des terroristes &#8211; le terme du gouvernement fédéral pour le TPLF, qui a longtemps gouverné le Tigré et dominé la politique nationale avant le règne d&rsquo;Abiy.</p>



<p>«&nbsp;LES BANDITS N&rsquo;ONT PAS BESOIN DE NOURRITURE&nbsp;»</p>



<p>HRW a déclaré avoir parlé à des détenus dans cinq centres en Éthiopie qui estimaient que des centaines étaient détenus dans chacun.</p>



<p>Trhas, une femme de 33 ans expulsée d&rsquo;Arabie saoudite en décembre 2020, a déclaré avoir été détenue avec 700 autres déportés puis mise dans un bus.</p>



<p>« Nous avons demandé à la police fédérale de la nourriture, de l&rsquo;eau et des toilettes, mais nous avons été battus si nous quittions nos sièges. Ils ont dit : » Les bandits n&rsquo;ont pas besoin de nourriture «  », a déclaré HRW, citant HRW.</p>



<p>Le porte-parole de la police fédérale, Jeylan Abdi, a déclaré qu&rsquo;il ne savait pas que des rapatriés avaient été arrêtés dans de telles circonstances.</p>



<p>Dans un témoignage similaire à celui rapporté par HRW, un homme tigréen qui a déclaré avoir été expulsé après deux ans dans une prison saoudienne a déclaré à Reuters le mois dernier qu&rsquo;il avait été arrêté dans un centre d&rsquo;accueil d&rsquo;Addis-Abeba en novembre et accusé de sympathies pour le TPLF.</p>



<p>« Nous avons été emmenés quelque part au sud autour de Jimma (région d&rsquo;Oromia), dans une forêt », a-t-il déclaré à Reuters.&nbsp;« Les gens sont malades, les gens meurent de faim, je n&rsquo;arrête pas de penser que je mourrai peut-être demain. »</p>



<p>Reuters n&rsquo;a pas pu le joindre depuis.</p>



<p>Un autre Tigré vivant dans la capitale, qui a demandé à ne pas être nommé pour éviter les représailles, a déclaré à Reuters que trois de ses proches avaient été expulsés d&rsquo;Arabie saoudite en juillet.</p>



<p>Ils ont été enregistrés auprès de la Croix-Rouge éthiopienne à leur arrivée, mais ont ensuite été arrêtés à leur domicile après la proclamation de l&rsquo;état d&rsquo;urgence le 2 novembre, a-t-il déclaré.</p>



<p>Des dizaines de milliers de migrants éthiopiens travaillent à l&rsquo;étranger, notamment au Moyen-Orient.&nbsp;L&rsquo;année dernière, Addis-Abeba a déclaré qu&rsquo;elle aiderait au rapatriement de 40 000 de ses ressortissants&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/article/ozatp-uk-saudi-rights-idAFKBN28P1RX-OZATP" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en Arabie saoudite</a>&nbsp;.</p>



<p>Environ 31,5% des personnes rentrant en Éthiopie depuis l&rsquo;Arabie saoudite entre avril 2017 et août 2021 avaient l&rsquo;intention de retourner au Tigré, selon les données de l&rsquo;ONU.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis enn ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Éthiopie : le gouvernement affirme avoir repris Dessie et Kombolcha, les rebelles en difficulté</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 18:43:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le gouvernement éthiopien a affirmé lundi avoir repris les villes stratégiques de Dessie et de Kombolcha, dans le nord du pays, plus d&#8217;un mois après que les rebelles tigréens du TPLF ont revendiqué s&#8217;en être emparés. Ceux-ci assurent s&#8217;être retirés en suivant leur propre plan. Mais ils semblent bien perdre du terrain ces derniers jours...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le gouvernement éthiopien a affirmé lundi avoir repris les villes stratégiques de Dessie et de Kombolcha, dans le nord du pays, plus d&rsquo;un mois après que les rebelles tigréens du TPLF ont revendiqué s&rsquo;en être emparés. Ceux-ci assurent s&rsquo;être retirés en suivant leur propre plan. Mais ils semblent bien perdre du terrain ces derniers jours face à l&rsquo;armée éthiopienne.</strong>Le service de communication du gouvernement éthiopien a partagé, sur Twitter, les derniers succès de l&rsquo;armée. « La ville historique de Dessie et Kombolcha, cité commerçante et industrielle, ont été libérées par les vaillantes forces de sécurité », a-t-il posté sur le réseau social, lundi 6 décembre.</p>



<p>Il y a tout juste un mois, les rebelles du Front populaire de libération du Tigré (TPLF) menaçaient la capitale Addis Abeba, après avoir pris le contrôle de Dessie et de Kombolcha, situées sur une autoroute reliant la capitale au nord du pays et à Djibouti. Ils affirmaient avoir atteint Shewa Robit, à 220 kilomètres au nord-est d&rsquo;Addis Abeba.</p>



<p>Mais depuis que le Premier ministre,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211124-le-premier-ministre-%C3%A9thiopien-abiy-ahmed-au-front-contre-les-rebelles-du-tigr%C3%A9">Abiy Ahmed, a assuré qu&rsquo;il dirigerait désormais les opérations sur le terrain,</a>&nbsp;fin novembre, son gouvernement a revendiqué une série de victoires contre les rebelles.</p>



<p>« Le leader du FLPT, Getachew Reda, a assuré sur Twitter que le retrait des forces tigréennes des villes comme Dessie, Kombolcha et d&rsquo;autres zones dans la région Amhara était planifié et non forcé. Le TPLF avait déjà reconnu des réajustements &lsquo;tactiques&rsquo; pour minimiser la vulnérabilité de ses troupes. Mais le gouvernement éthiopien, de son côté, assure que ce sont bien des victoires militaires », rapporte Maria Gerth-Niculescu, correspondante de France 24 à Addis-Abeba.</p>



<p><strong>« Une prise d&rsquo;Addis-Abeba semble pour l&rsquo;instant abandonnée, en tout cas repoussée »</strong></p>



<p>Cité par la chaîne d&rsquo;État Ethiopian Broadcasting Corporation, Abiy Ahmed a déclaré que les rebelles avaient subi « de lourdes pertes et [étaient]&nbsp;incapables de résister à l&rsquo;assaut » de l&rsquo;armée alliée à plusieurs milices pro-gouvernement. « Nous allons battre l&rsquo;ennemi et la victoire se poursuivra », a-t-il ajouté.</p>



<p>Mercredi 1<sup>er</sup>&nbsp;décembre, le gouvernement a annoncé que les forces gouvernementales avaient repris le site de Lalibela, célèbre pour ses églises taillées dans la roche et&nbsp;<a href="https://whc.unesco.org/fr/list/18/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">inscrit au patrimoine mondial de l&rsquo;Unesco</a>, qui était&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20210805-ethiopie-au-tigr%C3%A9-les-rebelles-prennent-le-contr%C3%B4le-de-lalibela-class%C3%A9-au-patrimoine-mondial">tombé aux mains des combattants tigréens en août</a>.</p>



<p>Le chef du TPLF, Debretsion Gebremichael, a démenti dimanche le fait que le gouvernement était en train de reprendre l&rsquo;avantage, assurant que les rebelles procédaient à une réorganisation stratégique et restaient invaincus. Mais « l&rsquo;armée tigréenne semble en difficulté. Au cours des derniers jours, l&rsquo;armée gouvernementale et ses alliés ont pu avancer considérablement dans les régions Amhara et Afar », observe Maria Gerth-Niculescu.</p>



<p>« En contrôlant des villes stratégiques comme Dessie et Kombolcha, les forces tigréennes avaient pu menacer de descendre vers la capitale Addis-Abeba. Elles avaient aussi pu ouvrir des lignes d&rsquo;approvisionnement depuis la région Amhara vers le Tigré. La situation a manifestement changé. Une prise d&rsquo;Addis-Abeba semble pour l&rsquo;instant abandonnée, en tout cas repoussée », explique notre correspondante.</p>



<p><strong>Des succès à confirmer pour l&rsquo;armée pro-Abiy Ahmed</strong></p>



<p>Comment expliquer un tel basculement en faveur de l&rsquo;armée éthiopienne&nbsp;? Rien n&rsquo;est clairement établi, mais plusieurs facteurs sont à prendre en compte. « Les drones militaires de l&rsquo;armée éthiopienne ont pu considérablement affaiblir les positions tigréennes », note Maria Gerth-Niculescu.</p>



<p>« Ensuite, il y a eu une mobilisation populaire considérable pour rejoindre les rangs de l&rsquo;armée et des milices », ajoute-t-elle. Enfin, l&rsquo;implication du Premier ministre Abiy Ahmed, qui assure être sur le front en personnes, peut avoir jouer un rôle.</p>



<p>« Reste cette question autour de cette alliance entre le TPLF et l&rsquo;<a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/focus/20211201-guerre-en-%C3%A9thiopie-l-arm%C3%A9e-de-lib%C3%A9ration-oromo-progresse-vers-addis-abeba">Armée de libération otomo</a>&nbsp;(OLA). Y aurait-il pu avoir des différends au sein de cette alliance&nbsp;? Ou bien, le TPLF a-t-il surestimé le rôle de l&rsquo;armée de libération oromo&nbsp;? Tous ces aspects restent très flous. »</p>



<p>« Il faudra voir, au cours des prochaines semaines, si le gouvernement parvient à consolider ces gains. Et, si oui, ce qu&rsquo;il adviendra au Tigré », conclut notre journaliste.</p>



<p><strong>La communauté internationale toujours inquiète face aux exactions rapportées en&nbsp;Éthiopie</strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/%C3%A9missions/le-monde-dans-tous-ses-%C3%A9tats/20211206-l-%C3%A9thiopie-de-la-paix-%C3%A0-la-guerre">Le conflit dans le nord de l&rsquo;Éthiopie</a>&nbsp;a éclaté en novembre 2020 lorsqu&rsquo;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/abiy-ahmed/">Abiy Ahmed</a> a envoyé des troupes dans la région du Tigré, la plus septentrionale, pour renverser le TPLF en réponse, selon lui, aux attaques de rebelles contre des camps de l&rsquo;armée. L&rsquo;escalade qui a suivi a suscité la panique des chancelleries occidentales, plusieurs pays comme les États-Unis, le Canada et la France ayant demandé à leurs ressortissants de quitter le pays au plus vite.</p>



<p>Selon l&rsquo;ONU, les combats ont fait des milliers de morts, plus de 2 millions de déplacés et plongé des centaines de milliers de personnes dans des conditions proches de la famine.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211103-%C3%A9thiopie-de-possibles-crimes-de-guerre-dans-le-conflit-au-tigr%C3%A9-selon-l-onu">Des massacres et des viols collectifs</a>&nbsp;commis par les deux camps ont été recensés. Jusqu&rsquo;à présent, les efforts diplomatiques déployés par l&rsquo;Union africaine pour tenter de parvenir à un cessez-le-feu n&rsquo;ont permis aucun progrès décisif.</p>



<p>Plus tôt lundi, les États-Unis et leurs alliés occidentaux ont tiré la sonnette d&rsquo;alarme, s&rsquo;inquiétant d&rsquo;informations selon lesquelles le gouvernement éthiopien aurait arrêté arbitrairement un grand nombre de personnes sur une base ethnique. « Nous sommes profondément préoccupés par les récentes informations selon lesquelles l&rsquo;État éthiopien a détenu un grand nombre de citoyens éthiopiens sur la base de leur appartenance ethnique et sans chef d&rsquo;inculpation », a indiqué le département d&rsquo;État américain dans une déclaration commune.</p>



<p>L&rsquo;Australie, le Canada, le Danemark, les Pays-Bas et le Royaume-Uni se sont joints aux États-Unis pour demander au gouvernement éthiopien de « cesser immédiatement » les arrestations, affirmant que « nombre de ces actes constitu[ai]ent probablement des violations du droit international ». Leur communiqué commun cite des informations d&rsquo;Amnesty International et de la Commission éthiopienne des droits humains faisant état d&rsquo;arrestations de Tigréens à grande échelle, dont « des prêtres orthodoxes, des personnes âgées et des mères avec leurs enfants ».</p>



<p>« Des personnes ont été arrêtées sans inculpation ni audience devant la justice et seraient détenues dans des conditions inhumaines », ont-ils ajouté, avant de réitérer leur appel à un « cessez-le-feu durable sans conditions préalables ».</p>



<p><strong>Source: France 24</strong> / <strong>Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Ethiopie: Abiy affirme que l&#8217;armée « va détruire » les rebelles</title>
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				<pubDate>Sat, 27 Nov 2021 18:20:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré samedi dans une vidéo affirmant le montrer sur le champ de bataille que l&#8217;armée allait « détruire » les rebelles du Tigré, avec lesquels son gouvernement est en guerre depuis plus d&#8217;un an. L&#8217;annonce cette semaine de son départ au front pour mener les opérations militaires a notamment suscité...]]></description>
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<p><strong>Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a déclaré samedi dans une vidéo affirmant le montrer sur le champ de bataille que l&rsquo;armée allait « détruire » les rebelles du Tigré, avec lesquels son gouvernement est en guerre depuis plus d&rsquo;un an.</strong></p>



<p>L&rsquo;annonce cette semaine de son départ au front pour mener les opérations militaires a notamment suscité le soutien d&rsquo;artistes et d&rsquo;athlètes, dont le légendaire marathonien&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/haile-gebreselassie">Haile Gebreselassie</a>, qui ont participé samedi à une cérémonie à Addis Abeba, la capitale sur laquelle menacent de marcher les rebelles.</p>



<p>« Vous êtes en train de complètement détruire l&rsquo;ennemi, il n&rsquo;y a pas de retour en arrière sans victoire », a déclaré M. Abiy à l&rsquo;attention de l&rsquo;armée, dans une vidéo de&nbsp;34&nbsp;minutes postée samedi sur&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>&nbsp;par le bureau du Premier ministre.</p>



<p>« Nous allons gagner, l&rsquo;ennemi se disperse, il y a des zones que nous devons contrôler », a ajouté le prix Nobel de la paix 2019. « Jusqu&rsquo;à ce que nous détruisions l&rsquo;ennemi, il n&rsquo;y aura pas de repos ».</p>



<p>Mercredi, les autorités ont annoncé sur un média d&rsquo;Etat que M. Abiy avait laissé la gestion des « affaires courantes » à son vice-Premier ministre Demeke Mekonnen.</p>



<p>Vendredi, un autre média d&rsquo;Etat a diffusé ce qu&rsquo;il disait être les premières images de M. Abiy, un ancien lieutenant-colonel, en uniforme, sur le front.</p>



<p>En plus de promettre « d&rsquo;enterrer » l&rsquo;ennemi, le Premier ministre y a assuré que l&rsquo;armée avait pris le contrôle de la ville de Kassagita (dans la région Afar, qui borde l&rsquo;est du Tigré) et prévoyait notamment de reprendre à proximité le district de Chifra, plus au nord.</p>



<p>Ces déclarations interviennent au terme d&rsquo;une semaine où les rebelles du Front de libération du Peuple du Tigré (TPLF) ont revendiqué d&rsquo;importants gains territoriaux, affirmant se trouver à&nbsp;220&nbsp;km d&rsquo;Addis Abeba.</p>



<p>Les communications sont coupées dans les zones de combats et l&rsquo;accès des médias indépendants y est restreint, rendant difficile toute vérification de l&rsquo;information.</p>



<h4>« Sacrifice »</h4>



<p>Mercredi, des centaines de nouvelles recrues de l&rsquo;armée ont participé à une cérémonie à Addis Abeba, où l&rsquo;un des conscrits a affirmé à l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>&nbsp;« avoir pleuré » quand le Premier ministre a annoncé rejoindre la ligne de front.</p>



<p>Le même jour, le marathonien et médaillé olympique Feyisa Lilesa a déclaré à un média officiel qu&rsquo;il irait se battre, l&rsquo;avancée des rebelles représentant une « grande opportunité » de défendre le pays.</p>



<p>Samedi, une nouvelle manifestation a rassemblé des athlètes et artistes partant rendre visite aux troupes. Parmi eux, le célèbre coureur Haile Gebreselassie a affirmé à l&rsquo;AFP être déterminé à « se sacrifier et à défendre l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ethiopie">Ethiopie</a>« .</p>



<p>Le TPLF, a-t-il ajouté, « déstabilise notre pays au-delà de sa région ».</p>



<p>La guerre a démarré au Tigré en novembre&nbsp;2020&nbsp;lorsque M. Abiy y a envoyé l&rsquo;armée fédérale afin d&rsquo;en destituer les autorités, issues du TPLF, qui défiaient son autorité et qu&rsquo;il accusait d&rsquo;avoir attaqué des bases militaires.</p>



<p>M. Abiy avait proclamé la victoire trois semaines plus tard, après la prise de la capitale régionale Mekele. Mais, en juin, le TPLF a repris l&rsquo;essentiel du Tigré et poursuivi son offensive dans les régions voisines de l&rsquo;Amhara et de l&rsquo;Afar.</p>



<p>Marquée par les atrocités et la famine, la guerre a fait plusieurs milliers de morts et plus de deux millions de déplacés.</p>



<h4>79 camions</h4>



<p>Samedi, le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/pam">Programme alimentaire mondial</a>&nbsp;(PAM) des Nations unies a déclaré sur Twitter que&nbsp;79&nbsp;camions transportant de l&rsquo;aide alimentaire et des équipements sont arrivés à Mekele cette semaine.</p>



<p>« Et d&rsquo;autres sont en route », ajoute le PAM.</p>



<p>Vendredi, l&rsquo;organisation a affirmé que la situation humanitaire s&rsquo;était rapidement détériorée au Tigré, où l&rsquo;aide peine à arriver depuis des mois, mais aussi en Amhara et en Afar.</p>



<p>Selon l&rsquo;ONU, 9,4 millions de personnes souffrent de la faim dans ces trois régions.</p>



<p>La communauté internationale s&rsquo;inquiète de la récente escalade du conflit et plusieurs Etats, dont les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l&rsquo;Allemagne et l&rsquo;Italie, ont appelé leur citoyens à quitter l&rsquo;Ethiopie.</p>



<p>Parmi eux également, la France prévoit de rapatrier certains ressortissants dimanche dans un vol charter.</p>



<p>L&rsquo;envoyé spécial de l&rsquo;Union africaine pour la Corne de l&rsquo;Afrique, l&rsquo;ex-président Olusegun Obasanjo, mène les efforts diplomatiques de la communauté internationale pour parvenir à arracher un cessez-le-feu, mais peu de progrès ont été enregistrés jusqu&rsquo;à présent.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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