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	<title>TICAD &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>TICAD 2019 : La Côte d’Ivoire se taille la part de lion</title>
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				<pubDate>Sat, 31 Aug 2019 12:07:20 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/AGC2.jpg" alt="" class="wp-image-8775" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/AGC2.jpg 670w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/AGC2-300x161.jpg 300w" sizes="(max-width: 670px) 100vw, 670px" /><figcaption> Amadou Gon Coulibaly, accueilli par les autorités japonaises </figcaption></figure>



<p><strong>Ouvert le 28 août, le plus grand rendez-vous afro-nippon regroupera les principaux dirigeants africains. Représentant la Côte d’Ivoire à Yokohama, Amadou Gon Coulibaly multiplie des rencontres économiques pour faire d’une pierre deux coups et tailler la part du lion pour son pays. Une occasion plus que jamais pour Tokyo de rattraper son retard sur un continent devenu la l’obsession des grandes puissances mondiales.</strong></p>



<p>Lancé en 1993, la Tokyo international conférence on african development (Ticad) n’a pas réussi le miracle promis pour l’Afrique un quart de siècle après. Si en 25 ans, l’empire nippon a accordé 47 milliards de dollars au continent dans divers domaines de développement, c’est bien loin derrière la Chine qui a fait le double sur la même période. Et malgré la réticence de sociétés civiles africaines, Pékin a, lors du dernier sommet Sino-africain&nbsp; de l’été dernier promis déjà 60 milliards de dollars. Un retard que tentera de rattraper le Japon dont le Premier ministre, Shinzo Abe, vante «&nbsp;une coopération qui prenne en compte les réalités africaines avec leurs subtilités et leurs exigences&nbsp;». Pour la Cote d’Ivoire, c’est aussi l’opportunité d’un panel d’accords avec des sociétés japonaises dont l’emblématique Toyota mais aussi de diverses rencontres essentiellement économiques. S’adressant dès le 27 août, à son arrivée, à l’Assemblée des conseillers de la ville hôte de l’événement, Amadou Gon Coulibaly revient sur «&nbsp;une coopération dynamique&nbsp;», insistant sur «&nbsp;l’appui inestimable du Japon&nbsp;» avant d’inviter «&nbsp;l’Afrique à s’approprier son propre modèle de développement&nbsp;». Un discours salué par les conseillers de Yokohama, debout autour du chef du gouvernement ivoirien dont le séjour ne sera pas de tout repos.</p>



<p><strong>Multiples activités en terre nippone</strong></p>



<p>Que ce soit à Abidjan où dans la plupart des grandes villes africaines, le Japon axe sa coopération sur l’éducation, la santé mais aussi l’autosuffisance alimentaire. Lors de sa séance de travail avec Fumiko Hayashi le 27 août, la délégation ivoirienne a fait le point de la coopération avec la ville hôte et présenté les grands axes pour la suite. La maire de Yokohama a tenu à mobiliser tous les élus locaux pour cette séance qu’elle juge &nbsp;» exceptionnelle et de haute qualité&nbsp;». Fumiko a promis de veiller aux grands projets en matière de «&nbsp;technologies et d’innovation&nbsp;» enjeux liés au thème de la 7e Ticad et auxquels tient le premier ministre. Un dîner de bienvenu a été offert par la maire et le Premier ministre japonais, «&nbsp;une excellente occasion de retrouvailles et d’échanges cordiaux&nbsp;»&nbsp; selon Amadou Gon Coulibaly qui a signé le 29 août un accord avec Toyota pour l’installation d’une usine d’assemblage de véhicules à Abidjan. Le premier ministre ivoirien&nbsp; privilégie les grandes entreprises japonaises. Raison pour laquelle il a rencontré ce mercredi le président de l’Organisation japonaise du commerce extérieur (Jetro) pour valider son plan de renforcement de liens économiques entre le Japon et la Côte d’Ivoire. Nobuhiko Sasaki l’a assuré de son&nbsp; indéfectible soutien. Le Jetro a déjà contribué à l’installation de nombreuses entreprises japonaises à Abidjan et entretient d’étroits liens avec son équivalent ivoirien, le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici). Plusieurs délégués dudit centre ont d’ailleurs fait le déplacement avec l’équipe du Premier ministre. Sensible à l’évolution de l’esprit de la Ticad qui passe «&nbsp;de l’aide au développement à la promotion du secteur privé sur le continent&nbsp;», le Premier ministre ivoirien&nbsp; a exposé, en long et en large, les mesures prises par la Côte d’Ivoire pour «&nbsp;favoriser un environnement attractif pour les investissements&nbsp;». Ce même jeudi, Amadou Gon Coulibaly a consacré du temps au panel dédié au dialogue secteur privé/secteur public, insistant sur les réformes entreprises par son pays et mettant en exergue le classement de la Côte d’Ivoire dans le Top 10 des Etats les plus réformateurs en 2014, 2015 et en 2019. A la bouche de la délégation, un seul slogan, «&nbsp;Japonais, venez investir en Côte d’Ivoire&nbsp;». Gon Coulibaly qui ne cesse de rendre hommage &nbsp;» à la vision pertinente du président Alassane Dramane Ouattara&nbsp;» offre même aux potentiels investisseurs quelques pistes…, café, cacao, anacarde mais aussi l’industrie manufacturière. Les échanges entre les deux pays s’élevaient déjà à 126,5 milliards CFA&nbsp; en 2017. L’objectif est de doubler ce chiffre d’ici 2023.</p>



<p><strong>Les parallèles économiques pour Abidjan</strong></p>



<p>En 2012, Toyota Tsusho Corparation prend dans son giron le groupe CFAO, leader continental de l’automobile. Ainsi, le Japon est d’office présent dans 26 pays africains grâce à cette seule acquisition. Fondé en 1852, l’ancien fleuron français CFAO assure désormais au Japon une présence dans 26 pays africains pour un chiffre d’affaires 2018 de 4,2 milliards&nbsp;$ réalisé à 80% en Afrique. Une présence dont veut profiter la Côte d’Ivoire pour étendre sa politique d’emplois visant les jeunes à travers des délocalisations de grands groupes. Au-delà de l’installation prochaine de l’usine d’assemblage, la Côte d’Ivoire mise sur le programme spécial de stagiaires africains dont plus de 600 jeunes ont déjà bénéficier sur tout le continent. Akio Toyoda a déjà annoncé un retour en force de son groupe sur le continent dès 2020. Le président directeur général de Toyota devrait d’ailleurs entamé au printemps de l’année prochaine une grande tournée africaine. Amadou Gon Coulibaly a eu, dès le 29 août, une séance de travail avec son homologue japonais à qui il a apporté un message spécial du président ivoirien qu’il remplace lors de cette Ticad.&nbsp; Le renforcement de la coopération bilatérale, le transfert de technologie, l’amplification du projet nippon de stagiaires africains et l’ajustement de l’aide aux réels besoins de la Côte d’Ivoire&nbsp; ont marqué cet échange. Le chef de la délégation ivoirienne ne quittera pas le Japon sans voir le ministre le ministre de l’économie et de l’industrie avec qui une autre séance de travail est prévue. La Côte d’Ivoire entend insister sur le dialogue Public-Privé entre l’Afrique et le Japon et surtout, l’accélération de la politique d’innovation. Raison qui a motivé sa visite à la Japan-Africa Business expo organisé en marge de l’événement.</p>



<p><strong>Tokyo en Afrique</strong></p>



<p>Très attaché à l’éducation, le Japon a lancé «&nbsp;une école, un pays&nbsp;» pour multiplier les constructions de salles de classe sur le continent. Illustrative de cette coopération, l’école primaire Atlantique de Port-Bouët, commune portuaire du district d’Abidjan, est en partenariat avec l’école de Sakuraoka. Si la capitale ivoirienne abrite une grande ambassade japonaise pour plusieurs pays, l’empire nippon connaît une chute de sa présence avec notamment la baisse de 48% de ses exportations au cours de la dernière décennie. Tokyo a été largement dépassé aussi par Pékin dont les Investissements directs étrangers sont 5 fois supérieurs à ceux de son voisin qui ne peine à aller au-delà des 7 milliards de dollars. Mais le Japon veut davantage donner la place à l’investissement dans l’humain mais aussi à la redynamisation des nouvelles technologies et de l’innovation. Une option plutôt originale d’autant que ce pays sans passé colonial sur le continent rassure les Etats dont certains se méfient des méthodes chinoises parfois jugées «&nbsp;obsessionnelles et hégémoniques&nbsp;». Avec une présence de 10.000 entreprises chinoises en Afrique contre 440 pour le Japon, Pékin culmine à 179 milliards de dollars d’échanges commerciaux loin devant les 24 milliards de son voisin. Et si le Japon concentre sa présence économique dans quelques pays (70% d’investissements directs étrangers pour la seule Afrique du Sud), préférant la région australe du continent, la Chine elle est présente partout. De 2008 et 2013, le gouvernement du Japon a construit 1321 écoles primaires et secondaires, amélioré 4778 établissements sanitaires et médicaux et fourni de l’eau potable à 10,79 millions de personnes supplémentaires en Afrique.</p>



<p>Dans la zone francophone de l’Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire est en tête de peloton des investissements directs étrangers venant du Japon. Un avantage que le gouvernement ivoirien entend maintenir et amplifier pour les années à venir.</p>



<p><strong>Source: Afrika Strategies France/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong> </p>
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		<title>TICAD 2019 : Devancé par la Chine, le Japon resserre les liens avec l’Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 30 Aug 2019 19:37:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ticad-2019.jpg" alt="" class="wp-image-8758" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ticad-2019.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ticad-2019-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption> Les dirigeants africains se sont mobilisés comme jamais&#8230; </figcaption></figure>



<p><strong><em><a href="https://www.agenceecofin.com/economie/2708-68672-ticad-2019-le-japon-accueille-les-dirigeants-africains-pour-rattraper-son-retard-sur-le-continent">Du 28 au 30 août 2019, la ville de Yokohama au Japon accueille la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad)</a>. Un sommet plein d’enjeux pour le Japon qui, fort de ses liens de coopération avec l’Afrique, tente de redéfinir sa politique vis-vis du continent. Devancé par la Chine, Tokyo recentre sa coopération africaine sur l’innovation et le transfert de compétences et peut compter sur les dirigeants africains très mobilisés.</em></strong></p>



<p>Le Japon contribue de plus en plus au développement de l’Afrique et assume une responsabilité grandissante en ce qui concerne le futur de ce continent. L’augmentation des ressources de l’aide internationale, la promotion de la coopération interrégionale, un transfert plus efficace et effectif de la technologie à partir d’une similitude du degré de développement, la promotion de la culture et de la langue entre pays en développement, la réduction du coût de réalisation des projets en jouant sur la proximité, sont au cœur de la coopération japonaise en Afrique. Ces idées seront concrétisées pour la première fois en 1975 par la création de stages pour les pays tiers et l’envoi d’experts de pays tiers. Acteur clé du soutien au développement économique de l’Afrique, le Japon a initié la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) dont la première édition a eu lieu à Tokyo en octobre 1993, à un moment où les pays développés tournaient leur attention vers les pays de l’ancien bloc soviétique et où, avec la « lassitude des donateurs », la communauté internationale montrait des signes de désintérêt vis-à-vis de l’Afrique et de son développement. La première Ticad a abouti à une déclaration de Tokyo sur le développement de l’Afrique, plaçant le continent&nbsp; et son développement au centre de l’agenda international. Avec la modification de sa Charte de l’Aide publique au développement (Apd) en août 2003, le Japon a de surcroît montré clairement sa détermination à promouvoir la coopération Sud-Sud et ce, dans une période d’afro-pessimisme grandissant.</p>



<p><strong>La Ticad et le regain d’intérêt pour l’Afrique</strong></p>



<p>L’organisation de la Ticad procède d’une approche partenaire de la coopération internationale par le Japon et vise à stimuler la croissance sur le continent africain. Mais les différents sommets organisés depuis lors, sont loin de favoriser le réel essor économique escompté de l’Afrique. A la Ticad I, des engagements de décaissement dans des secteurs identifiés comme importants pour l’Afrique ont été pris. La Ticad II a pour sa part présenté un engagement à hauteur de 90 milliards de yens (environ 820 millions de dollars) de dons sur cinq ans à partir de 1999 en faveur des secteurs sociaux (éducation et santé) et du secteur de l’eau. Le Japon s’était par ailleurs engagé à augmenter le budget de la coopération dans le secteur hydraulique à hauteur de 250 à 300 millions de dollars en trois ans, à partir de 1994. Dans la Ticad III, le Premier ministre Koizumi s’engagea à octroyer « une coopération sous forme de dons pour atteindre 1 milliard de dollars dans les domaines tels que la santé et les soins médicaux, comprenant les mesures contre le sida, de même que l’éducation, l’eau et l’aide alimentaire ». Seulement, si la promesse du renforcement de la coopération japonaise dans le domaine de l’eau dans la Ticad I a bien été tenue, les décaissements aux secteurs d’engagement Ticad II avaient diminué de 35 % en 1998, l’année de la conférence, et se sont globalement maintenus à ce niveau inférieur ensuite. Un think tank du ministère japonais des Affaires étrangères conclut dans son rapport, que&nbsp; de la Ticad ne contribue ni à l’augmentation du budget de coopération vers l’Afrique, ni à l’adaptation du système de coopération japonaise aux réalités du continent africain. Elle aura cependant permis au gouvernement japonais d’organiser des réunions gouvernementales, de financer de nombreux stages d’Africains dans des pays asiatiques, de même que la mise en place des investissements dans les domaines de la technologie, de l’énergie, des transports et de l’agriculture.</p>



<p><strong>La Ticad 7 et ses enjeux</strong></p>



<p>La 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad) s’est ouverte mercredi 28 août 2019 à Yokohama au Japon. Organisée entre autres par le gouvernement du Japon, les Nations unies (Onu) et la Banque mondiale (Bm, sous le thème : « Faire progresser le développement de l’Afrique en recourant aux peuples, à la technologie et à l’innovation », cette rencontre dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre nippon Shinzo Abé, a regroupé pendant deux jours, des dirigeants africains et japonais dont entre autres Chefs d’Etat africains, l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, le Sénégalais Macky Sall, le Malien Ibrahim Boubacar Kéïta, le Guinéen Alpha Condé, le Congolais Félix Tshisekedi, le Nigérien Mahamadou Issoufou, le Malgache Andry Rajoelina, le Nigérien Mohamadou Bouhary, le Béninois Patrice Talon, le Togolais Faure Gnassingbé…, des personnalités du monde des affaires et des acteurs de la société civile. Alassane Ouattara a été représenté par Amadou Gon Coulibaly. Le Premier ministre saisit l’occasion pour décrocher de nouvelles opportunités pour son pays. A l’occasion, Shinzo Abé a rappelé les interventions japonaises en Afrique dont notamment les missions de déminage, les soins de santé, l’approvisionnement en eau, la construction d’infrastructures et le renforcement des capacités en Afrique. La Ticad 7 fut&nbsp; essentiellement l’occasion de jauger les relations qu’entretiennent le Japon et l’Afrique.&nbsp; Les questions liées au commerce et à l’investissement, au développement des compétences, à l’innovation et la diffusion des technologies y ont été discutées. La rencontre s’est également intéressée à la transformation économique à travers le dialogue Public-Privé entre l’Afrique et le Japon. La Ticad 7 qui a fait le pari de « l’approfondissement et l’intensification de la coopération entre ce pays asiatique de premier plan et le continent africain prometteur, en renforçant le partenariat public-privé et en relevant les grands défis du développement dans le continent africain », semble ouvrir de nouvelles perspectives dans les relations entre le Japon et l’Afrique.</p>



<p><strong>Les investissements étrangers nippons progressent</strong></p>



<p>L’Afrique n’a jamais cessé de susciter l’intérêt et d’attirer les convoitises des grandes puissances, faisant souvent planer le soupçon d’une nouvelle forme de colonisation. Dans ce concert d’influences, si les États-Unis et l’Europe gardent une place importante, la Chine se présente comme la nouvelle puissance. Si pour sa part, le Japon multiplie les rapprochements avec l’Afrique, c’est aussi pour concurrencer son rival chinois. Mais le retard pris par Tokyo est conséquent. Lors de la Ticad VI, le pays s’est engagé à soutenir 30 milliards de dollars d’investissements publics et privés dans les infrastructures. En réplique lors du sommet Chine-Afrique, Pékin a promis, lui, le double. Mais plutôt que de se lancer dans une course aux chiffres, qu’il perdrait inexorablement, le Japon préfère promouvoir des investissements « de qualité » et de « développement des ressources humaines locales ». Le stock d’investissements directs japonais en Afrique, soit la valeur cumulative de tous les investissements année après année, s’élevait à 7,8 milliards de dollars fin 2017, contre 43 milliards pour la Chine, selon l’agence Jetro. Quant aux exportations nippones vers l’Afrique, elles ont chuté de plus de 27 % depuis 2008, tandis que celles de la Chine ont fait un bond de près de 50 % sur la dernière décennie, selon la même source.</p>



<p><strong>Le Japon en Afrique</strong></p>



<p>Selon les études menées par le cabinet de l’avocat Romain Battajon, au titre des échanges commerciaux, malgré ses relations anciennes avec l’Afrique, le Japon ne représente que 2,7% des échanges commerciaux de ce continent, contre 13,5% pour la Chine, à en croire l’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde). L’essentiel des importations du Japon en provenance de l’Afrique sont des ressources naturelles, notamment le pétrole du Soudan, de l’Angola et du Nigeria, et les métaux rares d’Afrique du Sud, d’Ouganda et de Zambie. Les exportations japonaises en Afrique concernent principalement les véhicules automobiles (24%), les navires (6%) et les machines-outils (4%). L’Afrique du Sud est un partenaire privilégié et historique du Japon totalisant 50% des échanges commerciaux du Japon en Afrique en 2008, suivi par le Soudan (11 %), l’Égypte (8 %) et le Nigeria (5 %). En janvier 2015, les exportations du Japon vers l’Afrique ne représentent que 1,9% et les importations 2,3% des flux globaux du Japon. En ce qui concerne les investissements directs du Japon à l’étranger, ils s’élèvent à 1,466 milliards USD en Afrique en 2014, contre 119,727 milliards USD avec le reste du monde, représentant seulement 1,2% du volume mondial du Japon. Parmi les entreprises japonaises intervenant en Afrique figurent  Komatsu – BIA Group,  Mitsui &amp; Co. Le groupe Sojitz, Le conglomérat industriel Sumitomo, le conglomérat industriel Mitsubishi et Marubeni. Leurs domaines d’intervention concernent les secteurs comme le minier, l’automobile, le pétrole et les infrastructures.</p>



<p><strong>Source: Afrika strategies France/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong> </p>
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		<title>Japon-Afrique : « Parler business plutôt que d&#8217;aide »</title>
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				<pubDate>Thu, 29 Aug 2019 12:10:45 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ticad-japon.jpg" alt="" class="wp-image-8738" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ticad-japon.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/ticad-japon-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<h4>Les paradigmes sont-ils en train de changer à partir de cette 7e édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l&rsquo;Afrique (Ticad)&nbsp;? La question mérite d&rsquo;être posée.</h4>



<p>«&nbsp;Il est grand temps que le financement privé prenne la relève du secteur public. Nous voulons favoriser les partenariats public-privé&nbsp;», a indiqué Amadou Hott, ministre de l&rsquo;Économie du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/senegal">Sénégal</a>, devant un parterre d&rsquo;investisseurs japonais à l&rsquo;occasion de la Ticad&nbsp;7&nbsp;(Tokyo International Conference on African Development – en français, Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>)qui s&rsquo;est ouverte ce mercredi. C&rsquo;est là l&rsquo;une des illustrations les plus fortes que les dirigeants africains présents à cette 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l&rsquo;Afrique se montrent décidés à parler «&nbsp;business&nbsp;» avec le secteur privé nippon, et non plus d&rsquo;«&nbsp;aide&nbsp;» avec les établissements publics.</p>



<h4>L&rsquo;Afrique, espace d&rsquo;investissement<br></h4>



<p>Sénégal,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin">Bénin</a>&nbsp;et autres pays africains francophones doivent être vus comme un espace privilégié d&rsquo;investissement en Afrique, ont insisté mercredi des ministres de ces États en visite au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/japon">Japon</a>&nbsp;dans le cadre de la conférence Ticad 7. «&nbsp;Le Bénin comme le Sénégal sont des portes d&rsquo;entrée vers l&rsquo;ensemble de l&rsquo;Afrique&nbsp;», a expliqué son homologue du Bénin, Romuald Wadagni, les deux vantant les mérites de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa, huit États). Après des réformes concernant le travail (afin de réduire les périodes de grève), et rendre l&rsquo;énergie disponible, «&nbsp;nous pensons que les conditions sont créées pour faire venir des industries de transformation&nbsp;», a assuré M. Wadagni. «&nbsp;Le Bénin est stable et sûr, nous sommes disposés à faire des affaires et décidons rapidement, il y a de nombreuses opportunités&nbsp;», a affirmé le ministre béninois. «&nbsp;Idem pour le Sénégal&nbsp;», a renchéri son homologue sénégalais. Les deux pays ont un même objectif&nbsp;: transformer leur production sur place, ce qu&rsquo;ils ont commencé à faire, mais veulent accentuer, si possible avec l&rsquo;aide d&rsquo;industriels et investisseurs étrangers.</p>



<h4>Poser un partenariat pour plus de création de valeur<br></h4>



<p>«&nbsp;Nous sommes ouverts à tous les pays et nous croyons aux transferts de technologies. Le Japon peut nous aider à former nos jeunes, nous apporter des techniques, on peut travailler ensemble au moment où la Ticad est de plus en plus tournée vers le secteur privé, c&rsquo;est très bien, ça tombe au bon moment&nbsp;», a souligné M. Hott. «&nbsp;Notre objectif est que deux tiers de ce que nous produisons soient transformés sur place&nbsp;», a pour sa part précisé M. Wadagni. Le Bénin a déjà conclu des projets avec le monde des affaires japonais, notamment avec la maison de commerce Marubeni et la Banque japonaise de développement international (JBIC), pour la création d&rsquo;une usine de transformation de coton. «&nbsp;On n&rsquo;aurait pas pu le faire il y a un an, car nous n&rsquo;avions pas encore mené les réformes nécessaires, mais désormais les conditions sont créées&nbsp;», a précisé le ministre Wadagni. Le Sénégal, lui, veut, entre autres, transformer son arachide sur place au lieu de l&rsquo;exporter brut.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong>  </p>
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