<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Teodoro Obiang Nguema &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/teodoro-obiang-nguema/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Mon, 17 Jan 2022 19:06:39 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.14</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>Teodoro Obiang Nguema &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>En Guinée équatoriale, Ciudad de la Paz, luxueuse capitale inaboutie et déserte</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/en-guinee-equatoriale-ciudad-de-la-paz-luxueuse-capitale-inaboutie-et-deserte/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/en-guinee-equatoriale-ciudad-de-la-paz-luxueuse-capitale-inaboutie-et-deserte/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 19:06:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée équatoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[ciudad de la paz]]></category>
		<category><![CDATA[Teodoro Obiang Nguema]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=26227</guid>
				<description><![CDATA[Comme une oasis au cœur du désert, Ciudad de la Paz tranche avec la forêt équatoriale environnante. Au milieu d’une nature luxuriante, la ville, dont la construction à partir de rien a commencé il y a une dizaine d’années, n’est que larges avenues goudronnées, villas de luxe et hôtels magnifiques. Mais tous ces bâtiments haut de...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Comme une oasis au cœur du désert, Ciudad de la Paz tranche avec la forêt équatoriale environnante. Au milieu d’une nature luxuriante, la ville, dont la construction à partir de rien a commencé il y a une dizaine d’années, n’est que larges avenues goudronnées, villas de luxe et hôtels magnifiques. Mais tous ces bâtiments haut de gamme sont presque entièrement vides, rapporte le quotidien américain </strong><em><strong>The Wall Street Journal,</strong></em><strong> dans </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.wsj.com/articles/want-to-get-away-from-it-all-try-this-luxury-ghost-town-in-africa-11641140955?page=1" target="_blank"><strong>une visite déconnectée et solitaire</strong></a><strong> de ce qui devait être la nouvelle capitale de la </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.lemonde.fr/guinee-equatoriale/" target="_blank"><strong>Guinée équatoriale</strong></a><strong>, selon la volonté de son président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;De larges boulevards et une route périphérique de 35&nbsp;kilomètres, sans voiture. Des chantiers sans construction. Des immeubles sans propriétaire. Des centres commerciaux sans magasins et des cinémas sans films.&nbsp;»</em>&nbsp;Voilà ce que rapporte le journaliste Michael M.&nbsp;Phillips de cette ville inaboutie, anciennement baptisée «&nbsp;Oyala&nbsp;».&nbsp;<em>«&nbsp;Ce qui a commencé par un projet visionnaire ou vaniteux, ou les deux, s’est embourbé, laissant là un éléphant blanc dans la forêt d’Afrique centrale&nbsp;»</em>, écrit-il encore.</p>



<p>Le <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/25/guinee-equatoriale-le-president-obiang-candidat-naturel-du-parti-au-pouvoir-en-2023_6103546_3212.html">président Obiang</a>, à la tête du pays depuis la chute de son oncle, Francisco Nguema, en 1979, a survécu à un coup d’Etat en 2004 et a, depuis, décidé que le gouvernement devait être mieux protégé des attaques venant de la mer. <em>« Nous avons besoin d’un endroit sûr pour mon gouvernement et les prochains »</em>, avait ainsi dit M. Obiang à la BBC en 2012.</p>



<p>Les ressources pétrolières et gazières offshore, mises au jour en&nbsp;1996 dans le golfe de Guinée, ont permis aux rêves de démesure du président équato-guinéen de devenir (presque) réalité. Avant Ciudad de la&nbsp;Paz, M.&nbsp;Obiang avait déjà fait construire une très fidèle réplique de la basilique Saint-Pierre au Vatican, dans sa ville natale Mongomo.</p>



<h2>De lourdes accusations de corruption</h2>



<p>La fortune du chef d’Etat, âgé de 79&nbsp;ans, interroge depuis longtemps, rappelle le&nbsp;<em>Wall Street Journal</em>. En&nbsp;2013, la justice américaine avait accusé son fils, par ailleurs vice-président, d’avoir accumulé une fortune de quelque 300&nbsp;millions de dollars (260&nbsp;millions d’euros) grâce à la corruption. Selon ce dossier, ce dernier avait, entre autres dépenses, acheté huit voitures de course Ferrari, sept Rolls-Royces, cinq Bentleys et une maison à Malibu d’une valeur de 30&nbsp;millions de dollars.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>🇬🇶😯Saviez-vous que la Guinée Équatoriale se construit une nouvelle capitale en plaine forêt Équatoriale? Oyala off… https://t.co/nVzr7RTeyB— benjimk (@Benjamin Umba)</p></blockquote>



<p>Un accord a été signé en&nbsp;2014, le département de la justice saisissant les revenus issus de la vente de sa maison, une Ferrari et une collection de statues à l’effigie de Michael Jackson. En septembre&nbsp;2021, près de 27&nbsp;millions de dollars saisis ont été utilisés pour fournir à la Guinée équatoriale des vaccins contre le Covid-19.</p>



<p>En attendant, une chose est sûre : les rares habitants de Ciudad de la Paz n’ont pas de difficulté à respecter une distance sanitaire suffisante, tant ils sont peu nombreux, noyés dans l’immensité d’une ville à l’arrêt. Depuis une chute des prix du pétrole en 2014, les chantiers ont été stoppés. Le palais présidentiel n’a jamais été achevé non plus. Mais des caméras de surveillance continuent de scruter les angles de chaque rue vide, rapporte le <em>Wall Street Journal</em>, <em>« sans qu’on sache si quelqu’un regarde les images »</em>.</p>



<p>L’université afro-américaine d’Afrique centrale est l’une des rares institutions en fonctionnement à Ciudad de la&nbsp;Paz. Des dirigeants disent espérer attirer 500&nbsp;étudiants cette année, dans une structure faite pour accueillir quelque 5&nbsp;000&nbsp;étudiants. Mais l’université est déjà l’objet de controverses alors que le recteur, D<sup>r</sup>&nbsp;Said Irandoust, a accusé le régime de nommer des professeurs par affinités politiques ou familiales. Le mois dernier, le ministre de l’éducation l’a estimé&nbsp;<em>«&nbsp;autoritaire&nbsp;»</em>&nbsp;et&nbsp;<em>«&nbsp;arrogant&nbsp;»</em>, puis l’a remercié.</p>



<h2>Un hôtel vide, «&nbsp;opportunité&nbsp;» de formation</h2>



<p>A l’image de l’université, 2&nbsp;000 personnes résideraient à Ciudad de la&nbsp;Paz, une ville pensée pour accueillir cent fois plus d’habitants. Parmi eux, environ 400 travaillent au Grand Hôtel Djibloho, dont 15 à 20 des 452 chambres sont occupées chaque jour en moyenne. Certains jours, il n’y a même aucun client.</p>



<p>Mais&nbsp;<em>«&nbsp;pour maintenir le moral des équipes,&nbsp;</em>[le directeur de l’hôtel]<em>&nbsp;leur demande d’imaginer travailler dans un hôtel de Madrid, New York ou n’importe quelle autre grande ville&nbsp;»</em>, dit le reporter. Il affirme même considérer l’établissement vide comme une opportunité de former les jeunes Africains à l’hospitalité de luxe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Ciudad de la Paz (Peace City), the new capital of Equatorial Guinea still under construction https://t.co/W6nTm1YD4A— Windancer2706 (@Windancer2706)</p></blockquote>



<p>Ainsi, le buffet du petit déjeuner est empli de pâtisseries et fruits frais tous les jours. Les greens du golf sont tondus. Les chambres, même la suite présidentielle que M. Obiang n’a jamais occupée, sont nettoyées chaque jour. <em>« On est au milieu de la jungle, </em>explique le directeur de l’hôtel.<em> Si on n’entretient pas, la forêt entrera dans l’hôtel. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/en-guinee-equatoriale-ciudad-de-la-paz-luxueuse-capitale-inaboutie-et-deserte/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>« Biens mal acquis » : la Guinée équatoriale essuie un revers devant la Cour internationale de justice</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/biens-mal-acquis-la-guinee-equatoriale-essuie-un-revers-devant-la-cour-internationale-de-justice/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/biens-mal-acquis-la-guinee-equatoriale-essuie-un-revers-devant-la-cour-internationale-de-justice/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 11 Dec 2020 18:03:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée équatoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[bien mal acquis]]></category>
		<category><![CDATA[Teodoro Obiang Nguema]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=20552</guid>
				<description><![CDATA[La plus haute juridiction de l’ONU a jugé que le luxueux immeuble parisien saisi par les autorités françaises en 2012 n’avait « jamais acquis le statut de mission diplomatique ». La Cour internationale de justice (CIJ) a tranché en faveur de Paris, vendredi 11&#160;décembre, dans le bras de fer juridique qui l’opposait à Malabo autour de l’affaire dite des...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/OBIANTEODORIN_14072012_0_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-9878" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/OBIANTEODORIN_14072012_0_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/OBIANTEODORIN_14072012_0_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/OBIANTEODORIN_14072012_0_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>La plus haute juridiction de l’ONU a jugé que le luxueux immeuble parisien saisi par les autorités françaises en 2012 n’avait « jamais acquis le statut de mission diplomatique ».</strong></p>



<p>La Cour internationale de justice (CIJ) a tranché en faveur de Paris, vendredi 11&nbsp;décembre, dans le bras de fer juridique qui l’opposait à Malabo autour de l’affaire dite des «&nbsp;biens mal acquis&nbsp;», impliquant le fils du président équato-guinéen. La cour est d’avis que&nbsp;<em>«&nbsp;l’immeuble du 42 avenue Foch à Paris n’a jamais acquis le statut de mission diplomatique de la République de&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/guinee-equatoriale/">Guinée équatoriale</a>&nbsp;en République française&nbsp;»</em>, a estimé le juge Abdulqawi Ahmed Yusuf au tribunal des Nations unies, basé à La&nbsp;Haye (Pays-Bas).</p>



<p>Le pays d’Afrique centrale avait traîné la France devant la CIJ, plus haute juridiction de l’ONU, après une descente en 2012 de la police française dans une luxueuse propriété de Paris, dans le cadre d’une enquête visant Teodorin Obiang, fils du président Teodoro Obiang Nguema et vice-président chargé notamment de la défense et de la sécurité. La propriété, d’une valeur de 107 millions d’euros, se situe dans l’un des quartiers les plus huppés de la capitale française. Elle dispose d’un cinéma, d’un spa, de robinets en or et serait l’ambassade équato-guinéenne à Paris, selon Malabo.</p>



<p>La France conteste cette version et considère qu’il s’agit de la résidence de Teodorin Obiang. Le 10&nbsp;février, la cour d’appel de Paris l’a condamné à trois ans de prison avec sursis, 30&nbsp;millions d’euros d’amende et des confiscations pour s’être bâti frauduleusement un patrimoine considérable en France. La Guinée équatoriale dénonce depuis le début de l’affaire une violation de l’immunité de Teodorin Obiang. Selon la justice française, il a pillé les caisses de l’Etat avant d’acheter des propriétés luxueuses dans les endroits les plus chers du monde.</p>



<p>Malabo avait porté le différend devant la CIJ, qui s’était déclarée incompétente sur ce point en 2018. Elle s’était cependant déclarée compétente pour se prononcer sur le statut en tant que locaux diplomatiques de l’immeuble de l’avenue Foch, saisi par les autorités françaises en 2012.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/biens-mal-acquis-la-guinee-equatoriale-essuie-un-revers-devant-la-cour-internationale-de-justice/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Guinée équatoriale : 40 ans d’impunité depuis l’accession au pouvoir d’Obiang Nguema</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/guinee-equatoriale-40-ans-dimpunite-depuis-laccession-au-pouvoir-dobiang-nguema/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/guinee-equatoriale-40-ans-dimpunite-depuis-laccession-au-pouvoir-dobiang-nguema/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 02 Aug 2019 10:44:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée équatoriale]]></category>
		<category><![CDATA[Teodoro Obiang Nguema]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=7601</guid>
				<description><![CDATA[3 août 1979 &#8211; 3 août 2019. Téodoro Obiang Nguema Mbasogo est pour la 40e année à la tête de la Guinée équatoriale. Un record mondial que ne fêteront pas les Équato-guinéens, soumis à des violations des droits humains systématiques, dans une impunité totale et hors des radars médiatiques. En quarante ans, six présidents des...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/obiang_nguema.jpg" alt="" class="wp-image-7610" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/obiang_nguema.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/obiang_nguema-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<p>3 août 1979 &#8211; 3 août 2019. Téodoro Obiang Nguema Mbasogo est pour la 40e année à la tête de la Guinée équatoriale. Un record mondial que ne fêteront pas les Équato-guinéens, soumis à des violations des droits humains systématiques, dans une impunité totale et hors des radars médiatiques.</p>



<p>En quarante ans, six présidents des États-Unis ont épuisé leurs mandats, le mur de Berlin est tombé, de nouveaux États sont nés, des espèces animales ont disparu. Comme un folioscope dont le personnage principal resterait figé autour d’un décor en mouvement, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a quant à lui traversé les décennies à la tête de la Guinée équatoriale. Au point d’être aujourd’hui le plus ancien dirigeant au pouvoir.</p>



<p>Quarante ans. C’est plus des deux-tiers d’une vie dans ce pays devenu l’un des principaux producteurs de pétrole d’Afrique subsaharienne à la fin des années 1990, sans grand changement pour ses habitants. En 1982 un reportage d’une chaîne de télévision française décrivait une capitale où l’eau coulait « deux demi-heures par jour&nbsp;», avec une fourniture en électricité «&nbsp;rare et fantaisiste&nbsp;».</p>



<p>Les quelques journalistes qui ont pu se rendre récemment dans la capitale – à la faveur d’occasions telles que des événements sportifs ou des sommets officiels – décrivent des conditions de vie similaires. Derrière la vitrine des routes démesurées et des hôtels de luxe, la capitale de ce pays grand comme Haïti révèle ses bidonvilles faits de cabanes en bois et privés d’eau courante.</p>



<p>Moins d’un million et demi d’habitants y vivent comme dans une prison à ciel ouvert, partagés entre une partie continentale et une partie insulaire, l’île de Bioko, où siège le pouvoir. Un pouvoir qui impose la terreur par des exécutions extrajudiciaires, des arrestations arbitraires et des tortures.</p>



<h4>Black Beach, machine à broyer</h4>



<p>Comme un vieux gramophone rayé, le gouvernement d’Obiang répète depuis quatre décennies la même musique morbide, rythmée par des tentatives de coup d’État aux contours flous, utilisés comme prétextes à des répressions d’opposants opportunément accusés des crimes et délits les plus divers. Chaque élection est sanctionnée d’une victoire écrasante du président actuel&nbsp;: toujours plus de 90% des voix.</p>



<p>Au sommet de la pyramide répressive, la prison de Black Beach est moins un lieu de détention qu’une machine à briser des détenus dont Amnesty International s’évertue à documenter le sort depuis des décennies.</p>



<p>L’enfermement dans des conditions indignes s’y accompagne le plus souvent de tortures, comme ce prisonnier sorti après « qu’on l’avait forcé à rester pendant des heures sous un robinet qui gouttait ». Les prisonniers y sont généralement jetés sans possibilité de soins, après avoir subi de précédentes violences dans les commissariats, et après des simulacres de procès quand ils ont lieu.</p>



<p>Officiers militaires tombés en disgrâce, vrais ou faux putschistes, opposants piégés par l’illusoire avènement du multipartisme au début des années 90, lecteurs de journaux d’oppositions ou auditeurs de radios étrangères… Black Beach empile les hommes et les mauvais traitements.</p>



<h4>Les cas emblématiques de Joaquín Elo Ayeto et&nbsp;Ramón Esono Ebalé</h4>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>&nbsp;BLACK BEACH CE N’EST PAS UNE PRISON NORMALE, C’EST UN TROU, UN TROU PRÉSIDENTIEL</p></blockquote>



<p>En dépit de nombreuses dénonciations au sein des organisations onusiennes et africaines, les libertés d’expression et de réunion demeurent étouffées et les arrestations arbitraires sont banales. Les autorités continuent à enfermer à leur guise défenseurs des droits humains et opposants, comme Joaquín Elo Ayeto.</p>



<p>Arrêté le 25 février 2019 à son domicile de Malabo, ce Membre de la plateforme Somos+ et du parti d’opposition Convergence pour la démocratie sociale (CPDSI) est actuellement détenu à Black Beach, après avoir, selon des sources fiables, été roué de coups et suspendu par les mains au poste central de police de la capitale. Il est accusé de détenir des informations sur un complot visant à assassiner le président.</p>



<p>Ramón Esono Ebalé est quant à lui sorti de Black Beach le 7 mars 2018 après plus de cinq mois d’enfermement. Arrêté à la suite d’un faux témoignage l’accusant de faux monnayage, le véritable tort de cet artiste a été de pourfendre le pouvoir équato-guinéen via des dessins humoristiques.</p>



<p>«&nbsp;Black Beach ce n’est pas une prison normale, c’est un trou, un trou présidentiel car elle se situe dans l’enceinte de la Présidence&nbsp;», raconte-t-il. «&nbsp;La rencontre de l’océan et de la terre humide rendent les conditions de détention inhumaines et les tortures sont habituelles. Un esprit sain n’y mangerait pas la nourriture servie, elle n’est pas adaptée à des êtres humains. »</p>



<h4>Les exécutions continuent</h4>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>APRÈS QUATRE DÉCENNIES DE FAUX-SEMBLANTS, PARVENIR ENFIN À DES AVANCÉES CONCRÈTES EN MATIÈRE DE DÉFENSE DES DROITS HUMAINS DEVRAIT ÊTRE LA PRIORITÉ</p></blockquote>



<p>Pour les condamnés à la peine capitale ou les oubliés des cachots, Black Beach est aussi un couloir de la mort. L’annonce faite le 15 avril 2019 au Cap-Vert par le président Nguéma de la préparation d’un projet de loi visant à abolir la peine de mort – comme l’exige la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) dont la Guinée équatoriale est membre depuis 2014 – n’a pas encore été suivie d’effet. Neuf personnes ont été exécutées en janvier 2014 quelques jours avant l’instauration d’un moratoire.</p>



<p>La Guinée équatoriale n’est pas plus ouverte aux recommandations formulées – entre autres – par Amnesty International à l’occasion de son examen devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU en mai 2019. À l’adoption d’une législation reconnaissant et protégeant les défenseurs des droits humains, ou à la ratification du Protocole relatif à la Charte Africaine portant création d’une cour africaine des droits de l’homme et des peuples, les autorités ont préféré l’interdiction début juillet du Centre d’études et d’initiatives pour le développement (CEID), l’une des rares ONG indépendantes dénonçant les violations des droits humains dans le pays.</p>



<p>En 1982 déjà, Nguéma invitait la communauté internationale à aider la Guinée équatoriale à «&nbsp;continuer de mettre en place un régime de libertés dans notre pays&nbsp;». Après quatre décennies de faux-semblants, parvenir enfin à des avancées concrètes en matière de défense des droits humains devrait être la priorité, et non les intérêts particuliers liés à l’exploitation des ressources naturelles. Pour ce pays dont le silence imposé pousse à l’indifférence, il doit être dit et répété que derrière les murs moites de Black Beach, ce ne sont que cris et lamentations.</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/guinee-equatoriale-40-ans-dimpunite-depuis-laccession-au-pouvoir-dobiang-nguema/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>CFA / Teodoro Obiang Nguema : «Nous devons négocier avec la France plutôt que de se lancer dans un processus de changement»</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/cfa-teodoro-obiang-nguema-nous-devons-negocier-avec-la-france-plutot-que-de-se-lancer-dans-un-processus-de-changement/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/cfa-teodoro-obiang-nguema-nous-devons-negocier-avec-la-france-plutot-que-de-se-lancer-dans-un-processus-de-changement/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 15:16:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Guinée équatoriale]]></category>
		<category><![CDATA[CFA]]></category>
		<category><![CDATA[Teodoro Obiang Nguema]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=6843</guid>
				<description><![CDATA[Lors de sa visite de travail vendredi à Libreville, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a réitéré son souhait de voir les pays de la zone CEMAC discuter librement de la question du franc CFA avec la France, plutôt que l&#8217;idée d&#8217;un changement de monnaie, comme c&#8217;est le cas en Afrique de l&#8217;Ouest. «Nous...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/obiang_nguema.jpg" alt="" class="wp-image-6844" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/obiang_nguema.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/obiang_nguema-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /></figure>



<p>

Lors de sa visite de travail vendredi à Libreville, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a réitéré son souhait de voir les pays de la zone CEMAC discuter librement de la question du franc CFA avec la France, plutôt que l&rsquo;idée d&rsquo;un changement de monnaie, comme c&rsquo;est le cas en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>«<em>Nous avons appris que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest va peut-être changer sa monnaie, mais ici en Afrique centrale, on a déjà échangé nos points de vue sur le sujet</em>», a révélé&nbsp;Teodoro&nbsp;Obiang&nbsp;Nguema.&nbsp;«<em>Mon point de vue</em>, a-t-il poursuivi,&nbsp;<em>est que nous devons négocier préalablement avec la France pour lui présenter certaines difficultés que nous rencontrons en relation avec la couverture qu&rsquo;elle fait de notre monnaie, plutôt que de se lancer dans un processus de changement de cette monnaie</em>».</p>



<h4>Avoir une monnaie forte</h4>



<p>Une allusion à peine voilée&nbsp;au projet bien avancé&nbsp;de changement du franc CFA&nbsp;par une monnaie commune (ECO),&nbsp;mise en œuvre par les&nbsp;15 pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest&nbsp;:&nbsp;«<em>Il ne s&rsquo;agit pas seulement du changement du nom de la monnaie, mais de la nécessité d&rsquo;avoir une monnaie forte qui peut rivaliser avec les autres économies</em>», renchérit-il.</p>



<p>La veille, lors d&rsquo;un échange avec le président ghanéen Nana Akufo-Addo en visite à Paris, le président français Emmanuel Macron avait tendu la perche. «<em>On peut discuter du CFA sans tabou, ni totem</em>», a-t-il lancé en ajoutant : il s&rsquo;agit d&rsquo;un sujet «<em>qu&rsquo;on doit pouvoir ouvrir et qu&rsquo;on a décidé d&rsquo;ouvrir ensemble avec nos partenaires africains, de manière apaisée, sans culte du symbole</em>». </p>



<p>Source: Afrique la tribune/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/cfa-teodoro-obiang-nguema-nous-devons-negocier-avec-la-france-plutot-que-de-se-lancer-dans-un-processus-de-changement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
