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	<title>tension &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tchad: tension entre le pouvoir de transition et la Commission de l’Union africaine</title>
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				<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 16:36:57 +0000</pubDate>
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<p><strong>C’est une information RFI, le torchon brûle entre le pouvoir de transition et la Commission de l’UA depuis la nomination du Sénégalais Ibrahima Fall au poste de haut représentant de l’Union africaine pour accompagner la transition. Une nomination dont le Conseil militaire de transition, installé le 20 avril, ne veut pas entendre parler. Cette crise qui couvait depuis sa nomination en juin vient d’éclater au grand jour avec l’annonce d’une visite à N&rsquo;Djamena rejetée par les autorités de transition.</strong></p>



<p>Ibrahima Fall faisait le pied de grue à Addis-Abeba depuis plusieurs jours. Ses propositions de dates pour une visite de prise de contact avaient été courtoisement écartées par N&rsquo;Djamena qui avait prétexté à chaque fois un calendrier chargé. Jusqu’à il y a une dizaine de jours lorsqu’on lui a opposé un «<em>&nbsp;non ferme et définitif</em>&nbsp;» alors qu’il avait programmé son arrivée pour vendredi dernier, le 25 juin.</p>



<p>Motif invoqué&nbsp;: «&nbsp;<em>Le Tchad ne supporte pas les méthodes cavalières de la présidence de l’Union africaine</em>&nbsp;», a justifié un haut responsable de ce pays, qui explique que le gouvernement n’a jamais reçu une notification en ce sens de la part de l’organisation africaine. «&nbsp;<em>Nous avons immédiatement demandé à notre ambassade à Addis-Abeba de lui dire qu’il n’était pas le bienvenu</em>&nbsp;», précise notre source. Une information confirmée à l’Union africaine.</p>



<p>Mais le malaise semble plus profond, car N&rsquo;Djamena remet en cause très clairement sa nomination. «&nbsp;<em>On n’est pas contre la personne de Ibrahima Fall, mais on n’accepte pas la méthode utilisée pour le désigner</em>&nbsp;», nuance le haut responsable tchadien, en fustigeant «&nbsp;<em>les méthodes contraires aux usages diplomatiques de la Commission de l’Union africaine&nbsp;lors de sa désignation</em>.&nbsp;»</p>



<p>Principaux reproches selon lui, elle n’a pas consulté le Conseil miliaire de transition et encore moins&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210628-tchad-le-pr%C3%A9sident-de-la-transition-mahamat-idriss-d%C3%A9by-sort-de-son-silence"><strong>son président, Mahamat Idriss Deby</strong></a>, lorsqu’il a porté son choix sur le Sénégalais Ibrahima Fall et elle n’a pas pris «<em>&nbsp;la peine de nous notifier officiellement de cette nomination</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Nous l’avons appris en consultant Facebook</em>, s’est-il étranglé, avant de trancher :&nbsp;<em>le Tchad n’est pas sous tutelle de l’UA</em>.&nbsp;»</p>



<p>Aucun responsable de l’Union africaine n’a souhaité réagir pour le moment, mais l’ambassadeur nigérian à Addis-Abeba, à la tête du Conseil paix et sécurité de l’Union africaine pour juillet, est attendu à N&rsquo;Djamena ce vendredi 2 juillet. Son objectif est de tenter de ramener le pouvoir tchadien à de meilleurs sentiments. Pas sûr qu’il y arrive selon notre source, d’autant que cette crise serait exacerbée par « <em>les relations tendues</em> » entre le clan Deby et le président de la Commission de l’UA, le Tchadien Moussa Faki Mahamat.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Somalie: Mogadiscio toujours sous tension</title>
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				<pubDate>Mon, 26 Apr 2021 17:20:49 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La capitale somalienne Mogadiscio reste, ce lundi 26 avril, sous tension au lendemain de violences entre partisans de l’opposition et forces somaliennes. Ces affrontements sont le résultat de l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays, depuis plusieurs mois. Ce lundi matin et selon l’Agence France Presse (AFP), plusieurs quartiers de Mogadiscio étaient bloqués par...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/722ce3e1-0118-454a-88fc-e2ca2395ee5e_w640_h360_s.jpg" alt="" class="wp-image-21897" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/722ce3e1-0118-454a-88fc-e2ca2395ee5e_w640_h360_s.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/722ce3e1-0118-454a-88fc-e2ca2395ee5e_w640_h360_s-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>Le président somalien Mohamed Abdullahi </figcaption></figure>



<p><strong>La capitale somalienne Mogadiscio reste, ce lundi 26 avril, sous tension au lendemain de violences entre partisans de l’opposition et forces somaliennes. Ces affrontements sont le résultat de l’impasse politique dans laquelle se trouve le pays, depuis plusieurs mois.</strong></p>



<p>Ce lundi matin et selon l’Agence France Presse (AFP), plusieurs quartiers de Mogadiscio étaient bloqués par des combattants pro-opposition. Des barrages auraient été dressés, dans la nuit de dimanche à ce lundi sur plusieurs axes routiers, toujours d’après des témoignages d’habitants recueillis par l’AFP.</p>



<p>Les affrontements de dimanche ont eu pour théâtre le nord de la ville, notamment le quartier de Sanca. Ils se sont poursuivis jusque tard dans la soirée. On ignore, pour le moment, s’ils ont fait des victimes.</p>



<p>Ce qui est sûr, en revanche, c’est que cette confrontation est le résultat de plusieurs jours de tensions extrêmes et d’une crise qui couve, depuis des mois déjà. À l’origine, l’impossibilité d’organiser les élections générales prévues au début de cette année. Les différents partis n’étant pas parvenus à se mettre d’accord sur le mode de scrutin, le président somalien Farmajo en a tiré les conséquences&nbsp;: il a fait voter,&nbsp;il y a deux semaines, par la chambre basse du Parlement, une loi qui&nbsp;prolonge son mandat de deux ans.</p>



<p>C’est cette initiative qui a mis le feu aux poudres. L’opposition l’a aussitôt rejetée mais l’Union africaine également qui a accepté ensuite de mettre en place une médiation pour éviter que la situation ne dégénère.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Somalie: l&#8217;ONU exhorte à un accord pour la tenue d&#8217;élections «dès que possible</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 12:51:50 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu.jpg" alt="" class="wp-image-13879" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption>conseil de sécurité de l&rsquo;onu</figcaption></figure>



<p><br><strong>La brusque montée de tension en Somalie était au menu des discussions, lundi 22 février, lors de la visioconférence trimestrielle du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU. L&rsquo;émissaire des Nations unies pour la Somalie, James Swan, y a appelé à un consensus dans ce pays pour tenir des élections « dès que possible » et éviter une escalade après des échanges de tirs vendredi en marge d&rsquo;une manifestation de l&rsquo;opposition.</strong> </p>



<p>La Somalie a besoin d&rsquo;un&nbsp;soutien&nbsp;unanime à l’accord passé en septembre promettant des élections. Pour le représentant spécial de l’ONU en Somalie, James Swan, ainsi que l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, cela ne fait aucun doute : dans ce climat tendu, il faut que le gouvernement évite toute confrontation ou toute tactique risquée. Et qu’il organise les élections prévues par l’accord de septembre. Ils l’ont&nbsp;répété au ministre somalien des Affaires étrangères invité mardi&nbsp;alors que&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210219-somalie-incidents-%C3%A0-mogadiscio-la-crise-politique-s-aggrave"><strong>des échanges de tirs</strong></a>&nbsp;ont eu lieu lors d’une manifestation de l’opposition vendredi à Mogadiscio.</p>



<p>Moins de deux semaines après une réunion d’urgence à huis clos, le Conseil de sécurité s’est à nouveau réuni à propos de la Somalie lundi 22 février, comme le prévoyait son agenda, et alors que la mission de paix Amisom doit être renouvelée d’ici la fin de la semaine.</p>



<h2>Une grave crise humanitaire en vue</h2>



<p>Le représentant de l’Union africaine et chef de l’Amisom, Francisco Madeira, a&nbsp;lui&nbsp;souligné le besoin d’un esprit plus constructif. Pour encourager à la stabilité, les États-Unis ont demandé, à&nbsp;l’instar du gouvernement somalien, l’inscription de trois haut dirigeants shebab sur la liste des sanctions de l’ONU.</p>



<p>Le Conseil s’inquiète par ailleurs de la crise humanitaire qui s’annonce : entre les invasions de criquets pèlerins, les inondations et la pandémie de Covid-19, 5,9 millions de Somaliens auront besoin d’assistance en 2021. L’Estonie a demandé que le Conseil débloque au plus vite les 2 milliards de dollars estimés nécessaires. </p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La tension monte entre le Soudan et l’Éthiopie autour du triangle d’el-Fashaga</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 17:12:02 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/2163b18b7fff85ecdbfc0a595d3f9496_L.jpg" alt="" class="wp-image-20659" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/2163b18b7fff85ecdbfc0a595d3f9496_L.jpg 770w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/2163b18b7fff85ecdbfc0a595d3f9496_L-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/2163b18b7fff85ecdbfc0a595d3f9496_L-768x435.jpg 768w" sizes="(max-width: 770px) 100vw, 770px" /><figcaption>Un militaire soudanais patrouille au milieu de réfugiés tigréens à Hamdayet, le 22 novembre 2020.<em>REUTERS &#8211; MOHAMED NURELDIN ABDALLAH</em></figcaption></figure>



<p><strong>Depuis des semaines, des affrontements surviennent régulièrement entre les armées des deux pays, auxquels s’ajoute l’implication de miliciens. En jeu : la démarcation de la frontière du triangle d&rsquo;el-Fashaga. Un problème jamais réglé entre les deux voisins.</strong></p>



<p>Le dernier round de négociations a échoué mercredi avec l&rsquo;échec des&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201224-crise-frontali%C3%A8re-visite-d-une-d%C3%A9l%C3%A9gation-%C3%A9thiopienne-au-soudan"><strong>deux jours de dialogue organisés à Khartoum</strong></a>&nbsp;et de nouvelles violences ont éclaté le jour même. L’armée soudanaise a revendiqué la reconquête des zones de Salam Bir et Mahaj. Tandis que plusieurs sources confirmaient un bombardement de l’armée éthiopienne ayant blessé au moins un berger soudanais.</p>



<p>De nouveaux pourparlers sont prévus, à Addis Abeba cette fois, mais la date n’est pas connue. Pendant ce temps, la tension frontalière qui a&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201206-en-marge-du-conflit-au-tigr%C3%A9-l-arm%C3%A9e-soudanaise-reprend-une-partie-du-triangle-d-el-fashaga"><strong>pour origine les frontières du&nbsp;triangle d’el-Fashaga</strong></a>, une zone de 600 km2 très fertile et revendiquée par les deux pays, n&rsquo;a pas diminué. Depuis des décennies, des cultivateurs et des miliciens éthiopiens s’y sont installés. Mais lorsque la guerre au Tigré a éclaté, l’armée éthiopienne a dû se redéployer pour envoyer des renforts. Les forces soudanaises ont alors profité du vide pour reprendre le contrôle d’une partie de la région.</p>



<p>Les négociations de Khartoum n’ont pas permis de faire bouger les lignes. Le Soudan veut qu’on applique la démarcation établie en 1903 entre les Britanniques et l’Éthiopie. Mais Addis-Abeba ne reconnaît pas cet accord.</p>



<p>La tension a culminé le 15 décembre lorsque des tirs éthiopiens ont tué 4 soldats soudanais. Des violences auraient de nouveau éclaté les 19 et 21 décembre. Mercredi, l’armée soudanaise a dit qu’elle ne stopperait pas son avancée pour récupérer son territoire, rendant la reprise du dialogue d’autant plus urgente.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle au Ghana : la tension monte d’un cran entre Nana Akufo-Addo et John Mahama</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Dec 2020 16:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/sipa_ap22280972_000017-e1553686178504-592x296-1567765271.jpg" alt="" class="wp-image-19440" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/sipa_ap22280972_000017-e1553686178504-592x296-1567765271.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/sipa_ap22280972_000017-e1553686178504-592x296-1567765271-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Nana Akufo-Addo lors d&rsquo;une visite d&rsquo;État au Japon, le 11 décembre 2018 © Shohei I</figcaption></figure>



<p><strong><br>Au moins cinq personnes ont été tuées dans des violences qui ont éclaté au Ghana au lendemain de la présidentielle et des législatives du 7 décembre.</strong></p>



<p>La situation se tend au Ghana, alors que le pays attend toujours la proclamation des résultats provisoires de l’élection présidentielle et des législatives, qui s’annoncent particulièrement serrés. Les services de sécurité ghanéens ont enregistré pas moins de 61 incidents électoraux et post-électoraux, sur l’ensemble du territoire, entre le lundi 7 et le mercredi 9 décembre. Des violences ont éclaté dans plusieurs régions du pays, dont certaines ont donné lieu à des échanges de tirs, a alerté la National Election Security Taskforce (NESF), en charge de sécuriser le processus électoral.</p>



<p>Au moins cinq personnes ont été tuées – deux dans la région d’Accra, deux dans la région de Bono Est et une dans le Nord – et une vingtaine d’autres blessées. Autant d’incidents qui «&nbsp;auraient pu être évités&nbsp;», insiste la NESF, qui promet « d’enquêter sur chacun d’eux ».</p>



<h4>Vers un résultat serré</h4>



<p>Ces violences interviennent alors que,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1086656/politique/presidentielle-au-ghana-comme-un-air-de-deja-vu/">le vote s’était déroulé dans le calme</a>, lundi. Le scrutin avait même été salué comme un exemple à suivre en Afrique de l’Ouest par les observateurs internationaux. Mais les résultats s’annoncent serrés entre le président Nana Akufo-Addo, 76 ans, candidat pour le Nouveau parti patriotique (NPP), et son prédécesseur John Dramani Mahama, 62 ans, leader du Congrès national démocratique (NDC), principal parti d’opposition. Deux adversaires qui s’affrontent pour la troisième fois dans les urnes : en 2012, Dramani Mahama l’avait emporté avec 5,7 % des voix, avant que Akufo-Addo ne l’emporte à son tour en 2016 avec 53,8 % des suffrages.</p>



<p>La publication des premiers décomptes a donné lieu à une passe d’armes entre les deux candidats. La commission électorale, qui a publié les résultats de 7 régions sur 16 – un décompte partiel qui donne John Dramani Mahama en tête, devant Nana Akufo-Addo –, a appelé au calme et à la patience.</p>



<p>Mais le ton ne s’en est pas moins durci. Mardi soir, alors qu’une rumeur circulait sur les réseaux sociaux sur le fait qu’il aurait concédé sa défaite, John Dramani Mahama a prévenu qu’il « résisterait à toute tentative de vol du scrutin », accusant le chef de l’État sortant d’être « anti-démocratique ». Il a par ailleurs revendiqué la victoire de son parti aux législatives.</p>



<p>Une affirmation immédiatement démentie par le ministre de l’Information, Kojo Oppong Nkrumah. «&nbsp;Aucun candidat à ce stade ne devrait saper le travail de la commission électorale. C’est irresponsable et cela mettrait en danger la paix dans le pays&nbsp;», a mis en garde le ministre.</p>



<h4>La Cedeao appelle à « préserver la paix »</h4>



<p>Plus tôt dans la journée, la présidence avait de son côté publié des estimations de résultats portant sur 91 % des bureaux de vote, donnant Akufo-Addo vainqueur avec 52,25 % des voix, contre 46,44 % pour Dramani Mahama. Une initiative en contradiction avec le code électoral ghanéen, qui stipule que la commission électorale est la seule autorité habilitée à annoncer les résultats officiels et à proclamer le vainqueur.</p>



<p>Face à ces tensions, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a appelé les institutions à « poursuivre leur travail avec transparence et professionnalisme » et les deux candidats à « préserver la paix ». Trois jours avant le jour de vote, Akufo-Addo et Dramani Mahama avaient signé un « pacte de paix » dans lequel ils s’engageaient notamment à ne promouvoir aucune violence lors du vote et après la proclamation des résultats.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Libye: la tension monte au sein de l’Otan entre la France et la Turquie</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 19:31:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/téléchargement-6.jpg" alt="" class="wp-image-17408" width="746" height="373" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/téléchargement-6.jpg 318w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/téléchargement-6-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 746px) 100vw, 746px" /></figure>



<p><strong>Alors que les ministres de la Défense des pays membre de l&rsquo;Otan se retrouvent, ce mercredi après-midi, en visioconférence, la France entend profiter du moment pour appeler ses partenaires à réagir face aux actions de la Turquie, notamment en Libye. Paris indique que la marine turque a récemment eu, en Méditerranée, un comportement très agressif à l&rsquo;égard d&rsquo;un navire français en mission pour l’Otan.</strong></p>



<p>L&rsquo;incident aurait pu déboucher sur une crise d&rsquo;une extrême gravité en Méditerranée. Il y a quelques jours, au large de la Libye, la frégate française&nbsp;<em>Courbet&nbsp;</em>s&rsquo;est retrouvée dans une bien fâcheuse posture.</p>



<p>Alors en mission Marcom pour le compte de l’Otan, le navire français s&rsquo;est vu confier le contrôle d&rsquo;un cargo. Le navire en provenance de Turquie était soupçonné de livrer des armes, pour le compte des forces du GNA soutenu par Ankara, en violation donc de l&#8217;embargo sur les armes voté par les Nations unies.</p>



<p>Lors de son approche, la frégate française s&rsquo;est alors fait prendre à partie par des navires de guerre turcs. À trois reprises, ces derniers ont illuminé le&nbsp;<em>Courbet</em>&nbsp;avec leur commande de tir. Derrière leurs affûts, les marins turcs étaient en position de tir, gilets pare-balles sur les épaules, casques lourds sur la tête. Une manœuvre d&rsquo;une agressivité sans précédent, dénonce Paris, qui martèle que l&rsquo;on ne peut pas accepter qu&rsquo;un allié se comporte de la sorte face à un navire de surcroît en mission pour l&rsquo;Otan.</p>



<p>Ce mercredi après-midi, Florence Parly, ministre française des Armées, attend donc une ferme réaction de l&rsquo;Alliance atlantique. La réunion de l&rsquo;Otan sera tonique, prévient le ministère des Armées.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : mis en cause par Augustin Kabuya, Kalev Mutond met en garde l’UDPS</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Jan 2020 19:47:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Accusé le 25 janvier par Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, de disposer d’un passeport diplomatique et de se renseigner sur les voyages de Félix Tshisekedi, l’ancien patron des renseignements Kalev Mutond a répliqué dans un communiqué. Joint par Jeune Afrique, il met en garde l’UDPS. Nouvelle poussée de fièvre au sein de la coalition...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/kalev-592x296-1580317672.jpg" alt="" class="wp-image-13810" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/kalev-592x296-1580317672.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/kalev-592x296-1580317672-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>L&rsquo;ancien patron de l&rsquo;Agence nationale de renseignements (ANR) © DR</figcaption></figure>



<p><strong>Accusé le 25 janvier par Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS, de disposer d’un passeport diplomatique et de se renseigner sur les voyages de Félix Tshisekedi, l’ancien patron des renseignements Kalev Mutond a répliqué dans un communiqué. Joint par Jeune Afrique, il met en garde l’UDPS.</strong></p>



<p>Nouvelle poussée de fièvre au sein de la coalition FCC-Cach. La dernière sortie d’Augustin Kabuya n’a visiblement pas plu à l’ancien administrateur de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutond. Samedi 25 janvier, lors d’une matinée politique organisée au siège de l’UDPS, au lendemain <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/882974/politique/rdc-un-an-apres-son-arrivee-au-pouvoir-felix-tshisekedi-cherche-toujours-a-imprimer-sa-marque/">du premier anniversaire de la présidence de Félix Tshisekedi</a>, le secrétaire général du parti a accusé le Front Commun pour le Congo (FCC), avec qui le Cap pour le changement (Cach) de Tshisekedi est en coalition, « d’être à la base de tous les problèmes ».</p>



<p>Lors de son intervention, le numéro 2 du parti du président a nommément indexé l’ancien patron de l’ANR. Selon lui, ce dernier disposait jusqu’en novembre d’un passeport diplomatique et se rendait «&nbsp;partout où passait le chef de l’État Félix Tshisekedi pour demander ce qu’il faisait&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Nous connaissons les secrets d’État&nbsp;»</h4>



<p>Homme de l’ombre des années Kabila, resté très proche de l’ancien président depuis son départ du pouvoir, Kalev Mutond a répliqué dans un communiqué, ce mercredi 29 janvier.</p>



<p>Habituellement discret, il a qualifié la sortie d’Augustin Kabuya «&nbsp;d’hasardeuse&nbsp;». Assurant n’avoir effectué «&nbsp;aucun déplacement à l’étranger entre janvier et novembre&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/867668/politique/rdc-lue-maintient-ses-sanctions-contre-des-proches-de-joseph-kabila-a-lexception-de-deux-cas/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’ancien chef de l’ANR, toujours sous sanctions européennes</a>, en a profité pour renvoyer l’accusation à ses partenaires de circonstance au sein de la coalition FCC-Cach.</p>



<p>Celui qui a dirigé les renseignements congolais pendant plus de huit ans affirme dans son communiqué que, sous son mandat, «&nbsp;l’ANR a facilité et obtenu l’octroi, non pas&nbsp;des passeports ordinaires, mais des passeports de service avec lesquels plusieurs cadres de l’UDPS voyageaient en Afrique est dans le reste du monde&nbsp;».</p>



<p>Et d’interroger : «&nbsp;Le Secrétaire général de l’UDPS de Tshisekedi peut-il dire aux militants qu’il a réunis le 25 janvier 2020 quelles étaient les fonctions d’État de ces cadres de l’UDPS qui voyageaient, à l’époque avec des passeports de service ?&nbsp;».</p>



<p>Joint par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, Kalev Mutond n’a pas souhaité donner plus de précisions sur l’identité de ceux qu’il cible. Estimant qu’Augustin Kabuya avait «&nbsp;franchi une ligne rouge&nbsp;», il a néanmoins mis en garde : «&nbsp;Nous avons occupé ces fonctions pendant huit ans, nous connaissons les secrets d’État, il n’est pas sage pour eux de s’en prendre à nous dans ces termes et de jeter notre nom sur la place publique. Il faut que ceux qui nous accusent donnent des preuves, que ça soit l’UDPS ou la Direction générale des migrations&nbsp;».</p>



<p>Contacté par <em>Jeune Afrique</em>, Augustin Kabuya n’a pour l’instant pas donné suite à nos questions.</p>



<p>L’UDPS est actuellement réunie pour trois jours de retraite, à l’initiative du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/835304/politique/rdc-jean-marc-kabund-a-kabund-heritier-conteste-a-la-tete-du-parti-de-felix-tshisekedi/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">président par intérim du parti Jean-Marc Kabund-a-Kabund.</a>&nbsp;L’objectif est de dresser le bilan de la première année au pouvoir du chef de l’État mais aussi revoir les alliances de&nbsp;la coalition Cach avec Vital Kamerhe d’une part, partenaire de Tshisekedi au sein du Cach mais aussi avec le FCC de Joseph Kabila. Augustin Kabuya incarne, avec le président par intérim de l’UDPS, l’aile dure du parti qui ne souhaite pas voir l’alliance avec le camp Kabila perdurer.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Mauritanie: tensions entre l&#8217;actuel et l&#8217;ancien président</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 12:55:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après la passation de pouvoir entre le président Mohamed Ould Ghazouani et Mohamed Ould Abdelaziz, la Mauritanie a réussi une transition démocratique dans le calme. Mais les festivités de la fête nationale ce jeudi 28 novembre pourraient être assombries par des tensions entre l’ancien et le nouveau président. Mohamed Ould Abdelaziz est mécontent. Depuis son...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/000_1hp2pg_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-11749" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/000_1hp2pg_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/000_1hp2pg_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/000_1hp2pg_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h4>Après la passation de pouvoir entre le président Mohamed Ould Ghazouani et Mohamed Ould Abdelaziz, la Mauritanie a réussi une transition démocratique dans le calme. Mais les festivités de la fête nationale ce jeudi 28 novembre pourraient être assombries par des tensions entre l’ancien et le nouveau président.</h4>



<p>Mohamed Ould Abdelaziz est mécontent. Depuis son retour à Nouakchott la semaine dernière, après une tournée à l’étranger,<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20181121-mauritanie-ould-abdel-aziz-presidentientielle-constitution-pas-candidat-misnuma-ter" rel="noreferrer noopener"><strong>&nbsp;l’ancien président</strong></a>&nbsp;peine à trouver sa place. D’abord pressenti pour prendre la tête de l’Union pour la République, le parti présidentiel qu’il a fondé, il a été désavoué la semaine dernière par son propre camp.</p>



<p>Pendant ce temps, l’opposition demande des comptes et des enquêtes sur la corruption durant ses mandats. De quoi courroucer l’ancien chef de l’État, qui n’est pas loin de faire une scène à son successeur.</p>



<p><strong>«&nbsp;C&rsquo;est une simple crise d&rsquo;égo&nbsp;»</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Il a tout contrôlé pendant 10 ans et a du mal à lâcher prise</em>&nbsp;», explique Moussa Ould Hamed, journaliste et fin connaisseur de la scène politique mauritanienne. «&nbsp;<em>C’est une simple crise d’égo,</em>&nbsp;tempère un proche de Mohamed Ould Abdelaziz.&nbsp;<em>Il se sent attaqué de toutes parts</em>&nbsp;», conclut-il.</p>



<p>Mardi,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190918-mauritanie-president-ghazouani-recoit-opposition" rel="noreferrer noopener"><strong>le président Ghazouani</strong></a>&nbsp;a demandé à son entourage de calmer le jeu et de se concentrer sur les festivités. «&nbsp;<em>C’est une tempête dans un verre d’eau,&nbsp;</em>explique un proche.&nbsp;<em>Ghazouani est un homme de tempérance, il règlera ça dans le calme et avec prudence</em>&nbsp;».</p>



<p>C’est sans doute par prudence que le président aura fini par annuler, mercredi, une rencontre avec la presse internationale, qu’il avait pourtant convoquée. La participation de Mohamed Ould Abdelaziz aux festivités de la fête nationale reste quant à elle encore en suspens.</p>



<p>L’indépendance couvre de nombreuses significations et de multiples concepts: elle est politique par la souveraineté de la décision, culturelle par la préservation de la vocation et de la langue et économique par la capacité de conduire le progrès et le développement. Ces différentes déclinaisons de l’indépendance restent cependant tributaires de la consolidation de l’unité nationale et de la conjugaison des efforts de tous les fils de la nation au service de la prospérité du pays. Je travaillerai avec la participation de tous les Mauritaniens pour une Mauritanie où règnent la justice, l’égalité et la concorde sociale. C’est tout le sens des rencontres que j’ai entamées avec les acteurs politiques de toutes les sensibilités, peu après, ma prise de fonction de président de la République. Je continuerai sur la même voie pour l’apaisement climat politique général.</p>



<p><strong>Source:RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tension élevée entre l’Egypte et l’Ethiopie autour du projet de méga-barrage sur le Nil</title>
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				<pubDate>Thu, 24 Oct 2019 18:20:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le gigantesque ouvrage devrait commencer à produire de l’électricité d’ici à la fin 2020 et serait complètement opérationnel d’ici à 2022. La tension monte entre l’Egypte&#160;et l’Ethiopie&#160;à propos du projet controversé du gigantesque barrage éthiopien sur le Nil, alors que Le&#160;Caire a accepté une offre de rencontre à Washington. L’Egypte craint que la construction du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/e7a04e6_PCB6_rJJ9kUYMWjTU6OdtL61-2.jpg" alt="" class="wp-image-10585" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/e7a04e6_PCB6_rJJ9kUYMWjTU6OdtL61-2.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/e7a04e6_PCB6_rJJ9kUYMWjTU6OdtL61-2-300x180.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Ethiopian workers construct on March 31, 2015 the Grand Renaissance Dam near the Sudanese-Ethiopian border. Ethiopia began diverting the Blue Nile in May 2013 to build the 6,000 megawatt dam, which will be Africa&rsquo;s largest when completed in 2017. The leaders of Egypt and Ethiopia promised on March 24 to boost cooperation on the Nile river and turn a page on a long-running row over Addis Ababa&rsquo;s controversial dam project. Egypt, heavily reliant for millennia on the Nile for agriculture and drinking water, feared that the Grand Renaissance Dam would decrease its water supply.     AFP PHOTO / ZACHARIAS ABUBEKER (Photo by ZACHARIAS ABUBEKER / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>Le gigantesque ouvrage devrait commencer à produire de l’électricité d’ici à la fin 2020 et serait complètement opérationnel d’ici à 2022.</strong></p>



<p>La tension monte entre l’<a href="https://www.lemonde.fr/egypte/">Egypte</a>&nbsp;et l’<a href="https://www.lemonde.fr/ethiopie/">Ethiopie</a>&nbsp;à propos du projet controversé du gigantesque barrage éthiopien sur le Nil, alors que Le&nbsp;Caire a accepté une offre de rencontre à Washington. L’Egypte craint que la construction du grand barrage de la Renaissance, un projet de 4&nbsp;milliards de dollars (3,6&nbsp;milliards d’euros) entamé en&nbsp;2012 par l’Ethiopie, n’entraîne une réduction du débit du Nil, dont elle dépend à 90&nbsp;% pour son approvisionnement en eau.</p>



<p>Les discussions entre ces deux pays et avec le Soudan, par lequel passe aussi le fleuve, sont bloquées depuis neuf ans. Début octobre, des négociations à Khartoum avaient abouti à une&nbsp;<em>«&nbsp;impasse&nbsp;»</em>, selon Le&nbsp;Caire, qui cherche depuis à obtenir une médiation internationale, une perspective rejetée par la diplomatie éthiopienne qui la qualifie de&nbsp;<em>«&nbsp;déni injustifié des progrès&nbsp;»</em>&nbsp;réalisés pendant les négociations.</p>



<h4>«&nbsp;Insinuations inacceptables&nbsp;»</h4>



<p><em>« La guerre ne peut pas être une solution et ne nous aidera pas »</em>, a déclaré mardi le premier ministre éthiopien Abiy Ahmed devant le Parlement. Mais <em>« aucune force ne peut empêcher l’Ethiopie de construire le barrage »</em>, a ajouté celui qui a reçu le prix Nobel de la paix 2019, en grande partie pour la paix conclue avec l’Erythrée voisine. <em>« Un quart de la population </em>[éthiopienne]<em> est pauvre et jeune, donc nous pourrions en mobiliser des millions s’il le faut »</em>, a lancé le premier ministre, tout en assurant que la <em>« négociation »</em>serait la meilleure solution.</p>



<p>Le&nbsp;Caire a jugé que ces déclarations étaient des&nbsp;<em>«&nbsp;insinuations inacceptables&nbsp;»</em>, selon un communiqué publié mardi 22&nbsp;octobre par le ministère des affaires étrangères. Des analystes estiment que l’absence d’accord entre Addis-Abeba, Le&nbsp;Caire et Khartoum pourrait susciter un conflit entre les trois pays avec de graves conséquences humanitaires. L’Egypte demande un minimum annuel garanti de 40&nbsp;milliards de m<sup>3</sup>&nbsp;d’eau, ce à quoi l’Ethiopie n’a pas donné son accord.</p>



<p>Selon William Davison, du cercle de réflexion International Crisis Group (ICG), les déclarations d’Abiy Ahmed montrent&nbsp;<em>«&nbsp;la profondeur&nbsp;»</em>&nbsp;du ressentiment en Ethiopie, qui a annoncé que le barrage devrait commencer à produire de l’électricité d’ici à la fin 2020 et serait complètement opérationnel d’ici à 2022. Le gigantesque barrage est censé devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6&nbsp;000&nbsp;mégawatts.</p>



<h4>«&nbsp;Débloquer l’impasse&nbsp;» des négociations</h4>



<p><em>«&nbsp;Si les commentaires étaient largement destinés à une audience nationale, ils reflètent les tensions récentes avec l’Egypte&nbsp;»</em>, a estimé M.&nbsp;Davison, rappelant que Le&nbsp;Caire, qui évoque un&nbsp;<em>«&nbsp;droit historique&nbsp;»</em>&nbsp;sur le fleuve garanti par une série de traités, a déjà usé par le passé d’une rhétorique belliqueuse similaire. Selon l’analyste, il y a toutefois&nbsp;<em>«&nbsp;peu de chances&nbsp;»</em>&nbsp;que la question débouche sur un conflit et les deux pays ont encore la possibilité de trouver un accord.</p>



<p>Mardi, Le Caire a annoncé avoir accepté <em>« immédiatement »</em> une invitation américaine pour une rencontre à Washington entre les ministres égyptien, soudanais et éthiopien des affaires étrangères afin de <em>« débloquer l’impasse »</em> des négociations. Contacté par l’AFP mercredi, le ministère égyptien n’a pas répondu au sujet des modalités et du calendrier de cette possible rencontre.</p>



<p>Aucune réaction officielle à la proposition américaine n’a été publiée par Addis-Abeba et Khartoum. MM. Sissi et Abiy devraient se rencontrer au sommet Russie-Afrique qui se déroule à Sotchi en Russie.</p>



<p>Le Nil est le plus long fleuve du monde et sert d’artère vitale en Afrique de l’Est pour les dix pays qu’il traverse. Le Nil Bleu, qui prend sa source en Ethiopie, rejoint le Nil Blanc à Khartoum pour former le Nil qui traverse le Soudan et l’Egypte avant de se jeter dans la Méditerranée.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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