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	<title>Tanzanie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Tanzanie &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La Tanzanie libère le chef de l&#8217;opposition détenu Mbowe, selon son parti</title>
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				<pubDate>Fri, 04 Mar 2022 18:31:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Tanzanie a libéré le chef du principal parti d&#8217;opposition, Freeman Mbowe, après que les procureurs ont abandonné les accusations de terrorisme portées contre lui l&#8217;année dernière, a annoncé vendredi son parti. Mbowe, qui est le président du parti Chadema, a été arrêté en juillet dernier dans la ville lacustre de Mwanza où il devait...]]></description>
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<p><strong>La Tanzanie a libéré le chef du principal parti d&rsquo;opposition, Freeman Mbowe, après que les procureurs ont abandonné les accusations de terrorisme portées contre lui l&rsquo;année dernière, a annoncé vendredi son parti.</strong></p>



<p>Mbowe, qui est le président du parti Chadema, a été arrêté en juillet dernier dans la ville lacustre de Mwanza où il devait assister à une conférence sur les propositions de nouvelle constitution.</p>



<p>Il a été inculpé devant le tribunal le 26 juillet, malgré les protestations de son parti selon lesquelles les accusations étaient politiquement motivées.</p>



<p>« Le directeur des poursuites a abandonné les accusations de crimes économiques et de terrorisme », a déclaré Chadema sur son fil Twitter.&nbsp;Trois co-accusés ont également été libérés, a indiqué le parti.</p>



<p>Les partisans de Mbowe, qui avaient afflué au tribunal pour suivre le procès, ont applaudi après l&rsquo;annonce de la décision d&rsquo;abandonner les charges, tandis que ses avocats s&#8217;embrassaient.</p>



<p>Sa détention et son procès avaient soulevé des questions quant à l&rsquo;engagement du président Samia Suluhu Hassan en faveur d&rsquo;une plus grande tolérance à l&rsquo;égard de la dissidence politique. </p>



<p>Hassan, qui a pris la relève après la mort de son prédécesseur John Magufuli en mars de l&rsquo;année dernière, a levé l&rsquo;interdiction de quatre journaux et a rencontré le chef de l&rsquo;opposition en exil à Bruxelles le mois dernier, suscitant l&rsquo;espoir d&rsquo;une plus grande tolérance pour la dissidence politique.</p>



<p>Les responsables gouvernementaux nient les accusations de violations des droits et d&rsquo;étouffement de la démocratie.</p>



<p>« Le classement aujourd&rsquo;hui de l&rsquo;affaire contre Freeman Mbowe est une occasion bienvenue pour la Tanzanie de tourner la page et de se concentrer sur l&rsquo;avenir », a déclaré Donald Wright, l&rsquo;ambassadeur américain en Tanzanie.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tanzanie: vers une féminisation de la vie politique?</title>
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				<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 16:46:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un « vent frais » semble souffler sur le paysage politique en Tanzanie. Le Parlement a élu, mardi 1er février, une nouvelle présidente, Tulia Ackson, avec 100% des voix. Elle devient la deuxième femme à monter au perchoir, après le départ forcé de son prédécesseur, Job Ndugai, pour ses critiques envers la présidente. Le même jour, le gouvernement...]]></description>
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<p><strong>Un « vent frais » semble souffler sur le paysage politique en Tanzanie. Le Parlement a élu, mardi 1er février, une nouvelle présidente, Tulia Ackson, avec 100% des voix. Elle devient la deuxième femme à monter au perchoir, après le départ forcé de son prédécesseur, Job Ndugai, pour ses critiques envers la présidente. Le même jour, le gouvernement a nommé l’ex-journaliste vedette de la BBC, Zuhura Janus, au poste de directrice de la communication du palais présidentiel. Une féminisation, certes, mais non sans manœuvres politiques.</strong></p>



<p>Là où Job Ndugai n’avait pas hésité à exprimer des critiques envers la cheffe de l&rsquo;État Samia Suluhu Hassan, la nouvelle présidente du Parlement, Tulia Ackson, joue la carte de la loyauté. Dès sa prise de fonction, elle a pris ses distances avec son prédécesseur. De quoi, estiment les analystes, étouffer les dissensions au sein du parti au pouvoir. Tulia Akcson est une proche de l&rsquo;ancien président, John Magafuli. Depuis l’indépendance, c’est la deuxième femme après Anne Makinda à monter au perchoir.</p>



<h2>Sous influence&nbsp;?</h2>



<p>Autre visage de ce renouvellement&nbsp;: Zuhura&nbsp;Yunus. L&rsquo;ex-journaliste de la BBC devient la première femme à occuper le poste du porte-parole du gouvernement.&nbsp;Réputée pour ses interviews sans concession, y compris avec l&rsquo;ancien président tanzanien Jakaya Kikwete, c’est une personnalité rassembleuse. Une aura dont Suluhu Hassan pourrait bénéficier pour se défaire de son image consensuelle. En octobre dernier, une caricature la montrait notamment, telle une enfant courbée,&nbsp;encore sous l&rsquo;influence de son mentor Kikwete.</p>



<h2>Espoir</h2>



<p>L&rsquo;occupation des trois postes clés -présidence, perchoir et porte-parolat &#8211; par des femmes &#8211; suscite l&rsquo;espoir d&rsquo;une féminisation de la vie politique dans ce pays conservateur. Mais le chercheur Christopher Cyrilo, met en garde contre une féminisation partielle qui ne serait qu’un trompe-l’œil.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La RDC bientôt membre de la Communauté d&#8217;Afrique de l&#8217;Est</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 19:54:42 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Une demande du président Félix Tshisekedi faite en 2019 pourrait se concrétiser dans les jours à venir. Quel intérêt pourrait tirer la RDC de cette adhésion ? Voilà trois ans que la République démocratique du Congo cherche à être un état membre de la Communauté économique d&#8217;Afrique de l&#8217;Est. Une demande que le président Félix...]]></description>
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<p><strong>Une demande du président Félix Tshisekedi faite en 2019 pourrait se concrétiser dans les jours à venir. Quel intérêt pourrait tirer la RDC de cette adhésion ?</strong></p>



<p>Voilà trois ans que la République démocratique du Congo cherche à être un état membre de la Communauté économique d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est. Une demande que le président Félix Tshisekedi a fait début 2019 quand il est arrivé au pouvoir et qui pourrait se concrétiser dans les jours à venir.</p>



<p>Durant le sommet extraordinaire des chefs d&rsquo;Etats et de gouvernements de ce bloc économique qui s&rsquo;est tenu en visioconférence aujourd&rsquo;hui (22.12), tout montrait que d&rsquo;ici peu, la RDC sera membre de cette organisation. Mais quel intérêt ce pays pourrait-il tirer de cette adhésion, vu qu&rsquo;il est déjà membre de plusieurs autres organisations de la sous-région ?</p>



<h2>Un&nbsp;vœu du président Félix Tshisekedi</h2>



<p>« <em>Nous avons étudié sept points des dix qu&rsquo;il fallait voir pour la vérification de l&rsquo;admission de la RDC dans la communauté, et nous progressons</em>« , a déclaré Peter Mutuku Mathuki, secrétaire général de la Communauté est-africaine, lors du 18è&nbsp;sommet extraordinaire des chefs d&rsquo;Etats&nbsp;et de gouvernements qui s&rsquo;est tenu en ligne ce mercredi 22 décembre.</p>



<p>Les nombreux voyages du président Félix Tshisekedi en 2019, la veille de son élection, notamment au Rwanda, en Ouganda et au Kenya, ont vraisemblablement abouti à l&rsquo;une de ses promesses de sa campagne de 2018 : l&rsquo;admission de la RDC par la Communauté d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est.</p>



<p>Certains analystes, notamment Samuel Nyandemo, professeur d&rsquo;économie à l&rsquo;Université de Nairobi, voit l&rsquo;adhésion de la RDC à ce bloc comme un avantage pour des pays ayant des déficits dans certains secteurs.</p>



<p>« <em>C&rsquo;est un avantage de plus en termes de marché et de ressources. Le Congo dispose aussi d&rsquo;une grande capacité énergétique. Donc, les pays ayant un déficit en termes d&rsquo;électricité, vont en profiter</em>« , estime Samuel Nyandemo.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/la-rdc-bient%C3%B4t-membre-communaut%C3%A9-afrique-est/a-60232239#"><img src="https://static.dw.com/image/60181955_401.jpg" alt="Félix Tshisedeki et Recep Tayyip Erdogan"/></a><figcaption> Félix Tshisedeki (à gauche) et Recep Tayyip Erdogan (au centre) lors du sommet Turquie-Afrique </figcaption></figure>



<h2>Le risque d&rsquo;une perte de stratégie</h2>



<p>Ce bloc économique sera déjà le quatrième auquel adhère la RDC, après la Sadec des pays d&rsquo;Afrique Australe, le Comesa des pays de l&rsquo;Est et du Sud et la CEEAC des pays d&rsquo;Afrique centrale.</p>



<p>Augustus Nuwagaba, un expert économique ougandais, estime néanmoins que ces adhésions multiples représentent un risque de perte de stratégie.</p>



<p>« <em>C&rsquo;est une mauvaise idée qu&rsquo;un pays soit membre de plusieurs blocs économiques car il y a risque de perdre les intérêts. Le Congo ferait mieux avec l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est qu&rsquo;avec l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.&nbsp;L&rsquo;Ouganda actuellement construit des routes vers l&rsquo;est de la RDC, et les deux pays aussi partagent du pétrole dans le lac Albert</em>« .</p>



<p>Augustus Nuwagaba doute par ailleurs que cette organisation puisse aider les Congolais à bénéficier au quotidien de nouveaux avantages économiques.</p>



<p>« <em>La politique économique en Afrique ne présente pas d&rsquo;intérêt pour le citoyen ordinaire. On vous dira que dans les dix dernières années, le PIB de l&rsquo;Ouganda a progressé de plus de 6% mais le simple citoyen n&rsquo;a rien dans sa poche. Alors, il faudra que les politiciens puissent voir cela pour les Congolais aussi</em>« , estime l&rsquo;expert ougandais.</p>



<p>Plusieurs pays de la Communauté d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, notamment la Tanzanie, le Kenya et l&rsquo;Ouganda, se trouvent déjà sur le sol congolais pour différentes missions de maintien de la paix dans ce pays ravagé par les activités des groupes armés.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Tanzanie lève l’interdiction d’étudier pour les mères adolescentes</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 18:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Tanzanie a annoncé sa décision d’autoriser les étudiantes enceintes et les mères adolescentes à poursuivre leurs études, mercredi 24 novembre, balayant ainsi une interdiction très critiquée mise en place par son défunt leader, John Magufuli. En 2017, le pays avait commencé à expulser des filles enceintes des écoles étatiques et à leur interdire de retourner en cours après...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La </strong><a href="https://www.lemonde.fr/tanzanie/"><strong>Tanzanie</strong></a><strong> a annoncé sa décision d’autoriser les étudiantes enceintes et les mères adolescentes à poursuivre leurs études, mercredi 24 novembre, balayant ainsi une interdiction très critiquée mise en place par son défunt leader, John Magufuli. En 2017, le pays avait commencé à expulser des filles enceintes des écoles étatiques et à leur interdire de retourner en cours après avoir mis au monde leur enfant, une décision critiquée par des militants des droits humains, qui avaient appelé à l’abrogation de la loi.</strong></p>



<p>Après le décès de John Magufuli cette année, Samia Suluhu Hassan, qui lui a succédé à la tête de l’Etat, a cherché à rompre avec certaines des politiques menées par l’autocrate. La ministre de l’éducation, Joyce Ndalichako, a déclaré mercredi que <em>« les écolières enceintes seront autorisées à poursuivre leurs études après l’accouchement »</em>. <em>« Je publierai une circulaire plus tard dans la journée. Il n’y a pas de temps à perdre »</em>, a-t-elle déclaré lors d’une cérémonie à Dodoma, la capitale.</p>



<p>John Magufuli avait juré qu’aucune étudiante qui tomberait enceinte ne terminerait ses études sous son mandat, affirmant qu’il était immoral que des jeunes filles soient sexuellement actives.&nbsp;<em>«&nbsp;Je donne de l’argent pour qu’une étudiante étudie gratuitement. Et puis elle tombe enceinte, accouche et après ça, retourne à l’école. Non, pas sous mon mandat&nbsp;»</em>, avait-il déclaré en&nbsp;2017. A cette période, Human Rights Watch avait publié un rapport dans lequel l’ONG déclarait que des responsables d’écoles en Tanzanie effectuaient des tests de grossesse en vue d’expulser des étudiantes enceintes.</p>



<h2>Une annonce saluée par la Banque mondiale</h2>



<p>Cette décision avait été largement critiquée par des groupes de défense des droits humains et par des donateurs internationaux, qui avaient coupé leurs financements au pays en réponse aux politiques de Magufuli. La Banque mondiale avait ainsi gelé un prêt de 300&nbsp;millions de dollars (265&nbsp;millions d’euros) destiné à l’éducation des filles.&nbsp;<em>«&nbsp;La Banque mondiale salue l’annonce du gouvernement tanzanien sur la levée des barrières pour accéder à l’éducation&nbsp;»</em>, a réagi mercredi l’organisation.</p>



<p>Le parti d’opposition Alliance pour le changement et la transparence (ACT Wazalendo) s’est félicité que ses efforts aient été couronnés de succès : <em>« Nous avons réussi ! Un exemple limpide d’une lutte sur de nombreux fronts »</em>, a déclaré son leader, Zitto Kabwe.</p>



<p>Président à partir de 2015, surnommé le «&nbsp;Bulldozzer&nbsp;» pour son leadership à poigne, John Magufuli, 61&nbsp;ans, est officiellement mort le 18&nbsp;mars de problèmes cardiaques. Mais son principal opposant affirme que le dirigeant, qui n’a cessé de minimiser l’impact du coronavirus et refusé de prendre des mesures pour endiguer la pandémie, est mort du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/">Covid-19</a>.</p>



<p>En succédant à John Magufuli, la nouvelle présidente a largement révisé la politique du défunt président, s’engageant à défendre la démocratie et les libertés fondamentales et à autoriser de nouveau les médias interdits. Mais l’arrestation fin juillet du leader du principal parti d’opposition, Freeman Mbowe, dénoncée par des associations et des pays occidentaux, a nuancé cette rupture. M. Mbowe est actuellement en procès pour « terrorisme ».</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tanzanie : la présidente écarte des proches de Magufuli de son gouvernement</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 19:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement, écartant à cette occasion des alliés de son prédécesseur John Magufuli. Dans le cadre d&#8217;un léger remaniement de son gouvernement annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, la présidente Samia Suluhu Hassan &#8211; qui a succédé à...]]></description>
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<p><strong>La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement, écartant à cette occasion des alliés de son prédécesseur John Magufuli.</strong></p>



<p>Dans le cadre d&rsquo;un léger remaniement de son gouvernement annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, la présidente Samia Suluhu Hassan &#8211; qui a succédé à John Magufuli décédé subitement fin mars – a procédé à plusieurs nominations à des postes clé.</p>



<p>Elle a notamment nommé à la tête du très stratégique ministère de l&rsquo;Energie January Makamba, quoi avait été limogé du gouvernement en 2019 pour avoir critiqué le chef de l’Etat, et a nommé deux femmes, Stergomena Tax et Ashatu Kijaji, respectivement aux postes de ministre de la Défense et de ministre de la Communication et des technologies de l&rsquo;information.</p>



<p>Les analystes pointent qu’elle a surtout retiré deux ministères clefs, l’Energie et les Transports, à des personnalités très proches de son prédécesseur John Magufuli. «&nbsp;<em>Je pense que ce remaniement est important parce que tout simplement, la présidente est en train d’essayer d’assoir son pouvoir en ramenant d’anciens alliés et en se débarrassant de ceux qui lui semblent être restés trop proches du régime de Magufuli&nbsp;</em>», analyse&nbsp;le professeur Thabit Jacob de l’Université danoise de Roskilde.</p>



<p>«&nbsp;<em>Au début, elle était très prudente, elle était toujours en train de chanter les louanges de Magufuli. Elle disait même que Magufuli et elle, ils étaient les mêmes. Mais on a vu qu’elle a commencé à se débarrasser des hommes de Magufuli dans le parti,</em>&nbsp;note le chercheur.<em>&nbsp;L’ancien secrétaire général du parti au pouvoir, Bashiru Ally, qui a été démis de ses fonctions de secrétaire en chef du cabinet. Il y a aussi l’ancien responsable de l’idéologie au sein du parti qui a perdu son poste.</em>&nbsp;»</p>



<p>Après&nbsp;le parti, la présidente tanzanienne s’est attaquée à deux portefeuilles importants, souligne Thabit Jacob de l’Université danoise de Roskilde. «<em>&nbsp;Dimanche, elle a fait des changements dans deux ministères, le ministère de l’Energie qui est très important &#8211;&nbsp;tenu par le propre neveu de Magufuli &#8211;&nbsp;et puis celui du Transports. Là aussi, il était dirigé par un allié de Magufuli. Donc, elle se débarrasse de ceux-là et elle ramène du sang neuf, comme la nouvelle ministre de la Défense par exemple, qui est un membre très expérimenté de l’appareil d’Etat.</em>&nbsp;»</p>



<p>La présidente Samia Suluhu Hassan a également nommé un nouveau procureur général, le juge Eliezer Feleshi, qui remplace un autre proche de John Magufuli. Mais il est lui-même accusé d’avoir réprimé ceux qui s’opposaient aux décisions de l’ancien chef de l’Etat.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Tanzanie, la présidente dénigre les footballeuses à « poitrine plate » et à la féminité « disparue »</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 15:03:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[football feminin]]></category>
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				<description><![CDATA[La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a suscité un tollé sur les réseaux sociaux du pays après des remarques, dimanche 22 août, sur les footballeuses à « la poitrine plate » qui ne seraient pas suffisamment attrayantes pour pouvoir se marier. Mme Hassan s’exprimait dimanche lors d’une cérémonie au palais présidentiel, où elle recevait l’équipe nationale masculine des moins de...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a suscité un tollé sur les réseaux sociaux du pays après des remarques, dimanche 22 août, sur les footballeuses à </strong><em><strong>« la poitrine plate »</strong></em><strong> qui ne seraient pas suffisamment attrayantes pour pouvoir se marier.</strong></p>



<p>M<sup>me</sup> Hassan s’exprimait dimanche lors d’une cérémonie au palais présidentiel, où elle recevait l’équipe nationale masculine des moins de 23 ans victorieuse de la Coupe de la Cecafa, compétition réunissant des sélections nationales d’Afrique de l’Est et Centrale.</p>



<p>A cette occasion, elle a plaidé pour un meilleur financement du sport féminin&#8230; mais aussi déclenché l’indignation en affirmant que beaucoup de footballeuses ne pourraient jamais se marier.&nbsp;<em>«&nbsp;Celles qui ont la poitrine plate, vous pourriez penser que ce sont des hommes et non des femmes</em>, a-t-elle déclaré.&nbsp;<em>Quand on voit leurs visages, on pourrait se demander (&#8230;) Si vous voulez vous marier, vous voulez quelqu’un qui soit attirant, une femme qui a les qualités que vous voulez. Des qualités qui ont disparu&nbsp;chez les footballeuses.&nbsp;»</em></p>



<h4>« Respect »</h4>



<p>Très en verve, la cheffe de l’Etat a continué sur sa lancée :<em> « Aujourd’hui, elles nous rendent fières en tant que nation quand elles ramènent des trophées au pays, mais si vous regardez leur avenir, lorsque leurs jambes sont fatiguées de jouer, lorsqu’elles n’ont pas la santé pour jouer, quelle vie auront-elles ? »</em>, a-t-elle souligné. <em>« Je sais que certaines ont été mariées, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas de mariage. La vie de mariage est un rêve pour elles. Même si l’un d’entre vous ici les ramène à la maison en tant qu’épouse, votre mère demandera s’il s’agit d’une femme ou d’un autre homme »</em>, a lancé M<sup>me</sup> Hassan.</p>



<p>Ces déclarations ont déclenché l’indignation d’internautes.&nbsp;<em>«&nbsp;Les commentaires de la présidente @SuluhuSamia sur les footballeuses est une humiliation pour toutes les femmes&nbsp;»</em>, a lancé Catherine Ruge, cheffe de la section jeunesse du parti d’opposition Chadema et ancienne députée, rappelant que&nbsp;<em>«&nbsp;toutes les femmes méritent le respect&nbsp;».</em></p>



<p>Fondatrice de l’association Change Tanzania, Maria Sarungi a ironisé sur les personnes qui avaient salué l’arrivée d’une femme à la tête de la Tanzanie.&nbsp;Voilà une présidente qui&nbsp;<em>«&nbsp;dénigre les joueuses de football pour avoir des&nbsp;</em>“<em>poitrines plates</em>”<em>&nbsp;et qui donc manqueraient des atouts nécessaires pour se marier !&nbsp;»</em>, a-t-elle tweeté.</p>



<p>Samia Suluhu Hassan, ancienne vice-présidente de la Tanzanie est devenue cheffe de l’Etat tanzanien en mars après la mort de John Magafuli à l’âge de 61 ans. Elle est la seule femme du continent à occuper la fonction suprême avec la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, dont le rôle est principalement protocolaire.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Tanzanie, plusieurs partisans de l’opposition arrêtés</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Aug 2021 19:35:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Plusieurs partisans du leader de l’opposition, Freeman Mbowe, ont été arrêtés en Tanzanie, à Dar es-Salaam, jeudi 5 août. Ces arrestations, en marge du procès de Mbowe, finalement reporté à vendredi à la suite de problèmes de connexion, interviennent après la récente incarcération du leader, à la fin juillet, pour « terrorisme ». Des partisans de Chadema – le...]]></description>
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<p><strong>Plusieurs partisans du leader de l’opposition, Freeman Mbowe, ont été arrêtés en Tanzanie, à Dar es-Salaam, jeudi 5 août. Ces arrestations, en marge du procès de Mbowe, finalement reporté à vendredi à la suite de problèmes de connexion, interviennent après </strong><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/07/23/en-tanzanie-le-leader-de-l-opposition-arrete-et-accuse-de-terrorisme_6089279_3212.html"><strong>la récente incarcération du leader, à la fin juillet</strong></a><strong>, pour « terrorisme ». Des partisans de Chadema – le parti à la tête duquel se trouve Freeman Mbowe –, rassemblés devant le tribunal, ont brandi des pancartes sur lesquelles on pouvait notamment lire : </strong><em><strong>« Mbowe n’est pas un terroriste »</strong></em><strong>. Le parti a également déclaré que la police avait perquisitionné son bureau régional dans la capitale, Dodoma, mercredi soir et agressé un garde, avant de partir en emportant des documents.</strong></p>



<p>Freeman Mbowe a été arrêté à la fin juillet avec d’autres figures de sa formation à Mwanza, une ville du nord-ouest du pays, où ils prévoyaient d’organiser un rassemblement pour demander des réformes constitutionnelles. Un tribunal tanzanien a immédiatement décidé de poursuivre Freeman Mbowe, âgé de 59 ans, pour <em>« financement du terrorisme »</em> et <em>« complot terroriste »</em> – des infractions qui ne permettent pas de libération sous caution. Le raid de la police et les accusations de <em>« terrorisme »</em> contre M. Mbowe, rappelant les méthodes musclées de l’ancien président John Magufuli, mort en mars, ont suscité l’inquiétude des chancelleries occidentales et des organisations non gouvernementales de défense des droits de l’humain.</p>



<h4>«&nbsp;Aller devant un tribunal n’est pas une infraction pénale&nbsp;»</h4>



<p>Amnesty International a réclamé la libération de Freedom Mbowe, affirmant que le gouvernement doit étayer les charges retenues contre lui.&nbsp;<em>«&nbsp;Depuis l’investiture de la présidente Samia Suluhu Hassan, le gouvernement tanzanien a pris des mesures encourageantes pour permettre une plus grande liberté d’expression et d’association dans le pays&nbsp;»</em>, a écrit Amnesty dans un communiqué publié mercredi. l’ONG souligne toutefois que&nbsp;<em>«&nbsp;cette affaire est une évolution préoccupante qui jette le doute sur la poursuite de ces progrès ou sur une répression à nouveau à l’ordre du jour&nbsp;»</em>.</p>



<p>De son côté, Washington a exhorté la nouvelle présidente, Samia Suluhu Hassan, qui a pris ses fonctions en mars à la suite du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/03/19/tanzanie-john-magufuli-le-president-bulldozer-disparait-a-l-age-de-61-ans_6073700_3212.html">décès de John Magufuli</a>, à garantir les libertés de tous les Tanzaniens. Le secrétaire général du parti, John Mnyika, a appelé les sympathisants de cette formation à se présenter de nouveau vendredi devant le tribunal de Dar es-Salaam.&nbsp;<em>«&nbsp;Aller devant un tribunal n’est pas une infraction pénale&nbsp;»</em>, a-t-il écrit sur Twitter. M<sup>e&nbsp;</sup>Peter Kibatala, l’avocat de M.&nbsp;Mbowe, a indiqué à l’Agence France-Presse (AFP) qu’il était&nbsp;<em>«&nbsp;attristé par l’usage massif de la force&nbsp;»</em>&nbsp;contre les manifestants.&nbsp;<em>«&nbsp;Ils étaient tous très pacifiques. Ils exprimaient leur solidarité et leur soutien&nbsp;»,&nbsp;</em>a ajouté l’avocat.</p>



<p>Le parquet tanzanien a affirmé que les accusations de&nbsp;<em>«&nbsp;terrorisme&nbsp;»</em>&nbsp;contre M.&nbsp;Mbowe n’étaient pas liées à ses activités prévues à Mwanza, mais à des infractions présumées survenues l’année dernière dans une autre partie de la Tanzanie.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Samia Suluhu Hassan, première femme à la tête de la Tanzanie</title>
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				<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 17:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21676" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La vice-présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, avec le président John Magufuli, à Dar es-Salaam, le 24 juillet 2019. ERICKY BONIPHACE / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Après la mort de John Magufuli, la vice-présidente de la </strong><a href="https://www.lemonde.fr/tanzanie/"><strong>Tanzanie</strong></a><strong>, Samia Suluhu Hassan, musulmane âgée de 61 ans, va devenir la première cheffe d’Etat de ce pays d’Afrique de l’Est et l’une des rares femmes au pouvoir sur le continent. Mettant un terme à trois semaines d’absence inexpliquée et à de multiples rumeurs, le visage voilé de noir, elle a annoncé d’une voix lente et mesurée, mercredi 17 mars au soir, le décès du président Magufuli, réélu pour un deuxième mandat en octobre 2020</strong>.</p>



<p>Originaire de l’archipel semi-autonome de Zanzibar, dont les relations avec la Tanzanie continentale sont historiquement houleuses, M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan occupera la présidence&nbsp;<em>«&nbsp;pour la période restant du mandat de cinq ans&nbsp;»</em>, soit jusqu’en&nbsp;2025, selon la Constitution tanzanienne. Connue pour encourager les femmes à poursuivre leurs rêves, cette mère de quatre enfants était déjà la première vice-présidente de l’histoire de son pays depuis l’arrivée au pouvoir en&nbsp;2015 de M.&nbsp;Magufuli, dont elle était la colistière.</p>



<p><em>«&nbsp;J’ai peut-être l’air poli et je ne crie pas quand je parle, mais la chose la plus importante, c’est que tout le monde comprenne ce que je dis et que les choses soient faites comme je le dis&nbsp;»</em>, avait-elle déclaré en 2020.</p>



<h4>Le visage du pays à l’étranger</h4>



<p>Née le 27&nbsp;janvier&nbsp;1960 à Zanzibar au sein d’une famille modeste – père instituteur et mère au foyer –, M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan est diplômée d’un master en développement économique communautaire de l’Université libre de Tanzanie, à Dar es-Salaam, et de l’Université du Sud du New Hampshire, aux Etats-Unis. Elle a débuté sa carrière au sein du gouvernement de Zanzibar, où elle a travaillé entre 1977 et 1987, occupant dans un premier temps des fonctions administratives puis un poste de responsable du développement. Toujours à Zanzibar, elle a rejoint de 1988 à 1997 le Programme alimentaire mondial en tant que cheffe de projet, puis a dirigé pendant deux ans l’association des ONG de l’archipel, Angoza.</p>



<p>Sa carrière politique démarre en 2000, lorsqu’elle est nommée membre du Parlement de Zanzibar par le parti présidentiel tanzanien, Chama Cha Mapinduzi, toujours au pouvoir aujourd’hui. Elle sera plus tard élue à l’Assemblée nationale tanzanienne. M<sup>me</sup> Hassan a été plusieurs fois ministre : à Zanzibar entre 2000 et 2010 (femmes et jeunesse, puis tourisme et commerce) et au niveau national à partir de 2014, comme ministre des affaires de l’union auprès de l’ancien président Jakaya Kikwete. En tant que vice-présidente, un rôle de l’ombre, elle fut pourtant le visage de la Tanzanie à l’étranger, où elle représentait régulièrement M. Magufuli. En 2019, sous sa tutelle, le ministère de l’environnement a interdit l’usage des sacs plastiques.</p>



<p>En&nbsp;2016, des rumeurs voulaient qu’elle ait démissionné en raison de divergences avec le chef de l’Etat. L’information avait été démentie par un communiqué officiel. Mais l’année dernière, dans un discours tenu en présence de M.&nbsp;Magufuli, elle avait évoqué une certaine incompréhension de son action à l’époque.&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque vous avez commencé à travailler en tant que président, beaucoup d’entre nous ne comprenaient pas ce que vous vouliez réellement. Nous ne savions pas où vous vouliez aller. Mais aujourd’hui, nous connaissons tous vos ambitions pour le développement de la Tanzanie&nbsp;»</em>, avait-elle déclaré.</p>



<h4>« Retenez votre souffle »</h4>



<p>M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan va diriger un pays marqué par un virage autoritaire depuis l’arrivée de M.&nbsp;Magufuli au pouvoir. Attaché à combattre la corruption, le «&nbsp;bulldozer&nbsp;» a lancé de grands projets d’infrastructures mais a aussi muselé l’opposition et mené une répression contre les défenseurs des droits et les médias. En octobre&nbsp;2020, sa réélection avait été rejetée par l’opposition, qui criait à la fraude.</p>



<p><em>«&nbsp;A ceux qui s’attendent à une rupture avec le style Magufuli, je dirais&nbsp;: “Retenez votre souffle pour le moment”&nbsp;»</em>, a déclaré jeudi l’analyste tanzanien Thabit Jacob, chercheur à l’Université de Roskilde, au Danemark. Pour lui, la première femme présidente de la Tanzanie gouvernera&nbsp;<em>«&nbsp;avec une base beaucoup plus faible, qui sera contrôlée par le clan Magufuli et les renseignements&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Elle aura du mal à construire sa propre base et des rivalités entre factions vont émerger&nbsp;»</em>, prédit-il.</p>



<p>M<sup>me</sup> Hassan figurera parmi les rares femmes actuellement au pouvoir en Afrique, aux côtés notamment de l’Ethiopienne Sahle-Work Zewde, dont les fonctions sont honorifiques.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tanzanie : John Magufuli déclaré vainqueur de la présidentielle</title>
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				<pubDate>Sat, 31 Oct 2020 14:35:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le président sortant de la Tanzanie, John Magufuli, a été déclaré vendredi vainqueur de la présidentielle avec 84,39% des suffrages exprimés. «&#160;La Commission déclare John Magufuli du (parti au pouvoir) CCM, qui a remporté la majorité des voix, vainqueur de l’élection présidentielle&#160;», a déclaré le président de la NEC Semistocles Kaijage. L’opposition a d’ores et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/John-Magufuli.jpg" alt="" class="wp-image-12214" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/John-Magufuli.jpg 880w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/John-Magufuli-300x184.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/John-Magufuli-768x471.jpg 768w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /></figure>



<p><strong>Le président sortant de la Tanzanie, John Magufuli, a été déclaré vendredi vainqueur de la présidentielle avec 84,39% des suffrages exprimés.</strong></p>



<p>«&nbsp;La Commission déclare John Magufuli du (parti au pouvoir) CCM, qui a remporté la majorité des voix, vainqueur de l’élection présidentielle&nbsp;», a déclaré le président de la NEC Semistocles Kaijage. L’opposition a d’ores et déjà rejeté en bloc l’élection, criant à la fraude massive.</p>



<p>Principal adversaire de John Magufuli, Tindu Lissu, avocat de 52 ans et candidat du Chadema, principale formation de l’opposition recueille 13,03% des suffrages exprimés.</p>



<p>Le reste des voix est éparpillé entre les 13 autres candidats.</p>



<h4>Bulldozer</h4>



<p>Surnommé le « bulldozer » et élu en 2015 sur un radical programme anticorruption, John Magufuli a été accusé de dérive autoritaire durant son premier mandat, marqué par un recul très net des libertés individuelles et des droits humains, selon de nombreux défenseurs des droits de l’Homme.</p>



<p>Le taux de participation s’élève à 50,72% des quelque 29,75 millions d’électeurs.</p>



<p>Le CCM de John Magufuli, ancien parti unique, au pouvoir sans discontinuer depuis l’indépendance, rafle également la quasi-totalité des 264 sièges du Parlement, attribués lors du scrutin législatif couplé à la présidentielle, selon les derniers résultats publiés par la NEC.</p>



<h4>L’opposition dénonce une « fraude »</h4>



<p>Tindu Lissu avait dès jeudi, par avance, rejeté l’ensemble des résultats <a href="https://www.jeuneafrique.com/1018040/politique/tanzanie-les-elections-generales-fixees-au-28-octobre/">des scrutins présidentiel et législatif</a>s tenus sur la partie continentale et sur l’archipel semi-autonome de Zanzibar, qui forment la République unie de Tanzanie (environ 58 millions d’habitants).</p>



<p>Le président sortant de la Tanzanie, John Magufuli, a été déclaré vendredi vainqueur de la présidentielle avec 84,39% des suffrages exprimés.</p>



<p>«&nbsp;La Commission déclare John Magufuli du (parti au pouvoir) CCM, qui a remporté la majorité des voix, vainqueur de l’élection présidentielle&nbsp;», a déclaré le président de la NEC Semistocles Kaijage. L’opposition a d’ores et déjà rejeté en bloc l’élection, criant à la fraude massive.</p>



<p>Principal adversaire de John Magufuli, Tindu Lissu, avocat de 52 ans et candidat du Chadema, principale formation de l’opposition recueille 13,03% des suffrages exprimés.</p>



<p>Le reste des voix est éparpillé entre les 13 autres candidats.</p>



<h4>Bulldozer</h4>



<p>Surnommé le « bulldozer » et élu en 2015 sur un radical programme anticorruption, John Magufuli a été accusé de dérive autoritaire durant son premier mandat, marqué par un recul très net des libertés individuelles et des droits humains, selon de nombreux défenseurs des droits de l’Homme.</p>



<p>Le taux de participation s’élève à 50,72% des quelque 29,75 millions d’électeurs.</p>



<p>Le CCM de John Magufuli, ancien parti unique, au pouvoir sans discontinuer depuis l’indépendance, rafle également la quasi-totalité des 264 sièges du Parlement, attribués lors du scrutin législatif couplé à la présidentielle, selon les derniers résultats publiés par la NEC.</p>



<h4>L’opposition dénonce une « fraude »</h4>



<p>Tindu Lissu avait dès jeudi, par avance, rejeté l’ensemble des résultats <a href="https://www.jeuneafrique.com/1018040/politique/tanzanie-les-elections-generales-fixees-au-28-octobre/">des scrutins présidentiel et législatif</a>s tenus sur la partie continentale et sur l’archipel semi-autonome de Zanzibar, qui forment la République unie de Tanzanie (environ 58 millions d’habitants).</p>



<p>Ce «&nbsp;n’était pas une élection&nbsp;» mais l’oeuvre d’un «&nbsp;gang qui a décidé de rester au pouvoir coûte que coûte&nbsp;», avait accusé Tindu Lissu, qualifiant les résultats d’&nbsp;»illégitimes&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Le changement démocratique n’est pas possible en Tanzanie&nbsp;», avait-il déploré, dénonçant «&nbsp;une fraude électorale d’une ampleur sans précédent&nbsp;» dans le pays.</p>



<p>La Tanzanie n’autorise pas de contestation en justice du résultat de la présidentielle – une procédure possible pour les législatives – et Tindu Lissu a appelé ses partisans à des manifestations «&nbsp;démocratiques et pacifiques&nbsp;» et au soutien de la communauté internationale.</p>



<p> LIRE <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/819684/politique/tanzanie-blesse-par-balles-lopposant-tundu-lissu-acheve-sa-reeducation-et-prepare-son-retour-au-pays/">Tanzanie : blessé par balles, l’opposant Tundu Lissu achève sa rééducation et prépare son retour au pays</a></p>



<p>Ce «&nbsp;n’était pas une élection&nbsp;» mais l’oeuvre d’un «&nbsp;gang qui a décidé de rester au pouvoir coûte que coûte&nbsp;», avait accusé Tindu Lissu, qualifiant les résultats d’&nbsp;»illégitimes&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Le changement démocratique n’est pas possible en Tanzanie&nbsp;», avait-il déploré, dénonçant «&nbsp;une fraude électorale d’une ampleur sans précédent&nbsp;» dans le pays.</p>



<p>La Tanzanie n’autorise pas de contestation en justice du résultat de la présidentielle – une procédure possible pour les législatives – et Tindu Lissu a appelé ses partisans à des manifestations « démocratiques et pacifiques » et au soutien de la communauté internationale.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les Tanzaniens aux urnes sur fond de privation de liberté</title>
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				<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 12:55:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/9e655f774931eb34d5bda467eab108e4b44ea712.jpg" alt="" class="wp-image-19759" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/9e655f774931eb34d5bda467eab108e4b44ea712.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/9e655f774931eb34d5bda467eab108e4b44ea712-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/9e655f774931eb34d5bda467eab108e4b44ea712-600x398.jpg 600w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p>L<strong>es Tanzaniens sont aux urnes dans un pays où le président sortant est accusé de dérives autoritaires. John Magufuli, est candidat à sa propre succession. Face à lui, quatorze autres candidats.</strong></p>



<p>Quatorze candidats face à&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/magufuli-lhomme-au-grand-balai/a-18912389">John Magufuli</a>, celui que de nombreux Tanzaniens appellent “Tingatinga”, “le Bulldozer”, en swahili. Ce surnom, John Magufuli en a hérité juste avant son accession à la présidence en 2015.</p>



<p>Le Bulldozer, en raison de sa détermination à lutter contre la corruption alors qu’il était à la tête du ministère des Travaux publics.&nbsp;Mais en cinq ans de pouvoir, certains Tanzaniens estiment aussi que John Magufuli a détruit une partie des libertés du pays.</p>



<h4>Un président sortant très désavoué</h4>



<p>L’opposition, L&rsquo;Eglise catholique ainsi que les organisations de défense des droits de l’homme se montrent très&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/quatre-ans-apr%C3%A8s-magufuli-ne-fait-plus-lunanimit%C3%A9-en-tanzanie/a-51124114">critiques à l’égard du président sortant</a>&nbsp;qu’ils accusent de violer les principes démocratiques et de mettre en péril l&rsquo;unité nationale.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/les-tanzaniens-aux-urnes-sur-fond-de-privation-de-libert%C3%A9/a-55418939#"><img src="https://static.dw.com/image/55402591_404.jpg" alt="Le président John Magufuli (en vert) et son principal challenger Tundu Lissu (en blanc)."/></a></figure>



<p>Le président John Magufuli (en vert) et son principal challenger Tundu Lissu (en blanc).</p>



<p>Concernant le bilan du président tanzanien, Daniel El-Noshokaty, le directeur de la Konrad-Adenauer Stiftung à Dar es Salam, estime que peu de choses positives sont à retenir.</p>



<p><em>« Après d’intenses réflexions, je n’ai pas vu ce qu’il a fait de concret et de positif à part le fait d’avoir essayé de redonner confiance aux Tanzaniens ».</em></p>



<p>Le principal challenger de John Magufuli, 60 ans, est sans doute Tundu Lissu, 52 ans, avocat et leader du parti d&rsquo;opposition Chadema.&nbsp;</p>



<p>Tundu Lissu est rentré au pays en juillet dernier après trois années d&rsquo;exil durant lesquelles il a soigné plusieurs blessures par balles, subies en 2017 lors de ce qu&rsquo;il a dénoncé comme une tentative d&rsquo;assassinat politique.&nbsp;</p>



<h4>Opposition divisée</h4>



<p>Avec 14&nbsp;candidats, l’opposition part en ordre dispersé. Un atout sans doute pour le président sortant. Daniel El-Noshokaty estime ainsi que c’est une élection jouée d’avance.</p>



<p><em>« Les élections en Tanzanie ne sont pas libres, justes et transparentes. Elles ne servent qu&rsquo;à donner l&rsquo;apparence de la démocratie. Le président veut une majorité écrasante et il l&rsquo;obtiendra ».</em></p>



<p>En juillet dernier, le président Magufuli avait ainsi déclaré que son parti, <a href="https://www.dw.com/fr/vers-un-changement-de-pouvoir-en-tanzanie/a-18801908">Chama Cha Mapinduzi</a>, resterait « au pouvoir pour l&rsquo;éternité ». Les Tanzaniens doivent également élire leurs députés et leurs conseillers locaux.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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