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	<title>Tableau &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Vente aux enchères : ce tableau de Soulages qui fit « vaciller » Léopold Sédar Senghor</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 19:51:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ancien président du Sénégal, chantre de la négritude, était un admirateur du maître du noir, à qui il acheta une toile aujourd’hui estimée entre 800 000 et 1 million d’euros. Avec ses jeux de glacis, de transparences et de superpositions, c’est une toile classique des années 1950 de Pierre Soulages que la maison de ventes Caen Enchères...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/a63f29a_19580446-senghor-1.jpg" alt="" class="wp-image-20981" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/a63f29a_19580446-senghor-1.jpg 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/a63f29a_19580446-senghor-1-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /></figure>



<p><strong>L’ancien président du Sénégal, chantre de la négritude, était un admirateur du maître du noir, à qui il acheta une toile aujourd’hui estimée entre 800 000 et 1 million d’euros.</strong></p>



<p>Avec ses jeux de glacis, de transparences et de superpositions, c’est une toile classique des années 1950 de Pierre Soulages que la maison de ventes Caen Enchères propose samedi 23&nbsp;janvier. La particularité de cette œuvre, estimée entre 800&nbsp;000 et 1&nbsp;million d’euros, est surtout sa provenance, puisqu’elle fut la propriété du poète-président&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/senegal/">sénégalais</a>&nbsp;Léopold Sédar Senghor.</p>



<p>Ce tableau, en effet, a longtemps été accroché dans son bureau, d’abord à Paris puis dans son manoir de Verson, en Normandie, où il s’était retiré après avoir quitté le pouvoir. Sa femme, Colette, en hérita à sa mort en 2001, avant de le léguer elle-même à sa sœur à son décès, en 2019.</p>



<p>C’est Georges Pompidou, camarade de prépa au lycée Louis-le-Grand, qui, le premier, initia Léopold Sédar Senghor à l’art de son époque. La légende ne dit pas s’il lui a présenté Pierre Soulages, dont il accrochera quelques années plus tard un tableau dans son bureau de Matignon. Toujours est-il qu’en décembre&nbsp;1956, Senghor achète cette toile directement à l’artiste.</p>



<p><em>«&nbsp;La première fois que je vis un tableau de Soulages, ce fut un choc&nbsp;»</em>, écrit-il deux ans plus tard dans&nbsp;<em>Les Lettres nouvelles</em>&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Je reçus au creux de l’estomac un coup qui me fit vaciller, comme le boxeur touché qui soudain s’abîme. C’est exactement l’impression que j’avais éprouvée à la première vue du masque Dan.&nbsp;»</em></p>



<h4>« L’expression la plus haute de la peinture pure »</h4>



<p>Ce tableau,&nbsp;<em>«&nbsp;chacun y lit ce qu’il veut, un idéogramme, un homme debout, un christ ou un totem&nbsp;»</em>, commente Agnès Sevestre-Barbé, experte de la vente. Le linguiste Pierre Encrevé dira de cette toile, comme des trois autres reprenant cette dense organisation de touches en bloc, qu’elles&nbsp;<em>«&nbsp;affrontent de leur force d’imposition son regard comme pour en susciter un retour&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le chantre de la négritude ressent vite une affinité avec le maître du noir, en qui il croit déceler <em>« un tempérament riche et généreux, un homme du XX<sup>e</sup> siècle, qui porte en lui le sens tragique de notre destin »</em>, un artiste qui, sans ignorer l’âme, <em>« lui enlève ses vêtements d’emprunt, les niaiseries sentimentales, pour lui rendre la spiritualité »</em>. En 1960, dans les <em>Cahiers du musée de poche,</em> Senghor va jusqu’à saluer en lui le <em>« poète des temps nouveaux »</em>, qui a rempli sa mission de <em>« nous divertir de la monotonie mortelle de la prose quotidienne »</em>.</p>



<p>Cette admiration au long cours culmine en&nbsp;1974 avec l’organisation d’une exposition au Musée dynamique de Dakar. L’institution construite huit ans plus tôt avait pour vocation de montrer à la fois les arts classiques d’Afrique et l’art moderne international – Chagall et Picasso y précédèrent Soulages.</p>



<p>Lors de l’inauguration, où il se fait l’exégète précis de son travail, Senghor vante <em>« l’expression la plus haute de la peinture pure »</em>, dont il espère qu’elle serve de modèle aux jeunes peintres sénégalais. <em>« En effet</em>, poursuit-il,<em> nous n’avons jamais eu l’intention de les enfermer dans un ghetto culturel noir ; mais s’ils se laissent influencer, nous voulons que ce soit par des artistes dont l’art ait des affinités avec l’art nègre. »</em></p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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