<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Sonya Ben Behi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/sonya-ben-behi/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Tue, 31 Mar 2020 08:11:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>Sonya Ben Behi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Sonya Ben Behi:  »Le risque en Afrique est lié à la défaillance du système de santé »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/sonya-ben-behi-le-risque-en-afrique-est-lie-a-la-defaillance-du-systeme-de-sante/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/sonya-ben-behi-le-risque-en-afrique-est-lie-a-la-defaillance-du-systeme-de-sante/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 31 Mar 2020 08:11:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Entretien]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[Sonya Ben Behi]]></category>
		<category><![CDATA[système de santé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=15688</guid>
				<description><![CDATA[Le Covid-19 sème la frayeur dans le monde. Si elle est moins éprouvée que d’autres régions du monde, l’Afrique suit la trajectoire de courbes en fortes hausses. Sur les un peu moins de 800.000 cas dans le monde, près de la moitié se trouve en Europe avec l’Italie qui, en ligne de lire, franchit la...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-30-at-23.25.54.jpeg" alt="" class="wp-image-15689" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-30-at-23.25.54.jpeg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-30-at-23.25.54-150x150.jpeg 150w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-30-at-23.25.54-300x300.jpeg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Sonya Ben Behi</figcaption></figure>



<p><strong>Le Covid-19 sème
la frayeur dans le monde. Si elle est moins éprouvée que d’autres régions du
monde, l’Afrique suit la trajectoire de courbes en fortes hausses. Sur les un
peu moins de 800.000 cas dans le monde, près de la moitié se trouve en Europe
avec l’Italie qui, en ligne de lire, franchit la barre symbolique de 100.00 cas, loin devant l’Espagne, l’Allemagne et la
France. En Afrique, entre 20 et 25% d’augmentation s’observe chaque jour. Le
Think Tank Alabatros et Afrika Stratégies France ont réalisé, dans le cas de la
Tunisie et de l’Afrique, cette interview plus ou moins scientifique avec Sonya
Ben Behi. Médecin résidente en microbiologie, une branche qui englobe la
bactériologie et la virologie, cette ancienne étudiante de la faculté de
médecine de Monastir a travaillé dans plusieurs laboratoires de biologie à
Tunis. Elle prépare actuellement une thèse sur les bactéries hautement
résistantes et émergentes. Passionnée de la communication, Ben Behi multiplie,
sur les réseaux sociaux des séances de sensibilisation visant notamment les plus
vulnérables longtemps sur la santé mentale et depuis quelques semaines,&nbsp; l&rsquo;épidémie du Covid-19 qui frappe la Tunisie
autant que le reste du continent. Si son pays est plus ou moins préparé avec un
système sanitaire efficace et adapté, elle jette un regard de scientifique et
d’experte sur l’ensemble de l’Afrique. Rencontre et entretien&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>Pendant longtemps, on a pensé que l’Afrique était
épargnée par la pandémie du Corovi-19. Mais on observe une recrudescence ces
derniers jours avec largement plus d’une centaine de cas en Tunisie. Comment
expliquez-vous la multiplication rapide de la contamination en Afrique en
général et en Tunisie en particulier&nbsp;?</strong></p>



<p>Le Covid-19 est
désormais une pandémie, il n’y a pas de continent épargné. C’est un virus qui
est apparu en Chine donc le retard d’apparition des cas en Afrique peut être
expliqué par la rareté du trafic aérien ou des voyages allant et venant de
Chine, du moins par rapport à d’autres régions du monde comme l’Europe et les Etats-Unis. La preuve en est, les premiers cas
déclarés en Tunisie sont en rapport direct avec l’Italie. La multiplication
rapide est due à la nature du virus même et à son grand pouvoir contaminant. De
ce côté-là, il n’a presque pas d’égal.</p>



<p><strong>C’est quoi exactement le Coronavirus et quelle
différence avec les autres formes de grippes notamment celle saisonnière, le
Sras etc…&nbsp;?</strong></p>



<p>Il faut savoir que
<em>coronaviridae</em> est une famille entière de virus qui doit son nom à sa
forme au microscope électronique (les virions à la surface qui lui donnent l’aspect d’une couronne). Cette famille compte
plusieurs espèces dont le SARS-cov qui a donné l’épidémie de 2003 en chine et
le MERS-cov qui a donné celle du Moyen-Orient. Si le nouveau coronavirus du
covid-19 n’est pas aussi mortel que les 2 autres, il est beaucoup plus
contaminant, et a une contagiosité plus importante. Par rapport à la grippe, il
est aussi plus contagieux et presque dix fois plus mortel.</p>



<p><strong>Quelles sont les principales manifestations précises
de cette maladie&nbsp;?</strong></p>



<p>Jusque-là
plusieurs types de manifestations sont décrits, les plus fréquents étant la fièvre et la toux
sèche dans les formes bénignes, et les détresses respiratoires aigües dans les
formes graves. Ceci dit, on a décrit des myalgies (douleurs musculaires), des
dyspnées, des diarrhées, etc. sans oublier qu’il y a apparemment des formes
complètement asymptomatiques.</p>



<p><strong>Est-ce qu’il est certain que les personnes qui ont déjà
fait la maladie ne peuvent plus la refaire&nbsp;? Est-ce qu’elles sont vraiment
immunisées de fait&nbsp;?</strong></p>



<p>Non, absolument
pas. Aucune preuve scientifique ne corrobore cette immunité. Il n’y a pas
encore le recul nécessaire pour ce genre de constat et il y a même en Chine des
cas de réinfection (des patients qui étaient guéris puis retombés malades). On ne connaît pas suffisamment le virus et il faut
avancer très prudemment ces théories.</p>



<p><strong>Le système sanitaire est aléatoire dans la plupart des
pays africains. Est-ce que l’Afrique risque des contaminations par milliers
comme c’est le cas de plusieurs pays européens&nbsp;? </strong></p>



<p>À mon avis, tout
dépendra de la politique de prévention et de l’observance des citoyens. En
Tunisie, la plupart des cas locaux (contractés en Tunisie) sont dus à des gens
de retour des pays européens qui n’ont pas respecté le confinement et
l’auto-isolement, et donc qui ont transmis le virus.&nbsp; Le risque est bien sûr là, il est réel, et il
ne faut pas le
minimiser.</p>



<p><strong>Est-ce qu’il y a le risque de morts de centaines de
milliers voire millions de personnes notamment en Afrique subsaharienne où il
n’y a pratiquement pas d’appareils d’assistance
respiratoire&nbsp;?</strong></p>



<p>La mortalité due
au covid-19 est essentiellement liée au terrain. Il y a bien sûr des exceptions
mais jusque-là, c’est surtout les sujets âgés, ceux qui ont des maladies
chroniques cardiaques ou respiratoires et les immunodéprimés qui succombent au
virus, d’où la nécessité de les protéger. Je pense que les chiffres très élevés
de l’Italie sont causés en partie par le vieillissement de sa population. En
Afrique, on a une démographie différente&nbsp;; le risque pour nous est surtout
lié aux défaillances du système de santé
notamment hospitaliers. Je ne peux pas donner des chiffres mais si l’épidémie
n’est pas contrôlée dans les jours qui suivent, je crains que oui, des milliers
de personnes risquent d’y rester. </p>



<p><strong>Pourquoi ne pas envisager très vite des dépistages massifs
dans tous les pays&nbsp;? N’est-ce pas une solution pratique&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est une question
de faisabilité. L’OMS (organisation mondiale de la santé) préconise
effectivement le dépistage massif, la politique dépister – isoler et pour la
Corée de Sud, ça semble marcher. Mais comme les analyses sont très coûteuses et qu’on n’a pas un nombre suffisant de kits, on a
choisi une stratégie de diagnostic différente. On ne teste que les cas suspects
jusque-là, ce qui peut ne pas donner une idée exacte sur le nombre des gens
touchés.</p>



<p><strong>La plupart des Etats africains ont fermé leurs
frontières. Est-ce que ce repli systématique est efficace alors qu’il n’y a pas
de poches identifiées de la pandémie sur le continent…&nbsp;? La plupart des
pays concernés ne compte que quelques dizaines de cas…</strong></p>



<p>C’est une décision
légitime comme on ne connaît pas exactement l’étendue de la population touchée
et surtout si on n’a pas les moyens d’isoler et/ou tester tous les rentrants au
pays. Ceci-dit, du moment où on a des cas locaux donc une transmission
horizontale, ça n’a plus une grande utilité</p>



<p><strong>La Tunisie, est-elle, en ce moment passée à l’usage de la chloroquine comme la plupart des
pays européens et africains&nbsp;?</strong></p>



<p>Le protocole de la
chloroquine-azithromycine n’est pas encore mis en œuvre, mais je pense (et
j’espère) que ça sera très vite le cas comme les résultats semblent très
prometteurs.</p>



<p><strong>Plusieurs pays d’Afrique sont en confinement partiel
ou total. D’ici combien de jours, semaines et mois pouvons-nous espérer un
retour à une vie plus ou moins normale&nbsp;?</strong></p>



<p>Chacun va de son
pronostic dans cette question. Il y en a qui avance la possibilité d’un
comportement saisonnier et donc la diminution des cas avec le début de l’été
(Mai – Juin). Personnellement je ne suis pas aussi optimiste, surtout qu’on n’a
pas encore atteint le pic épidémique. Le retour à la normale va enfin dépendre
des décisions politiques, un pays comme la Tunisie avec une économie déjà
fragile ne pourrait pas tenir longtemps le confinement total, contrairement à
la France par exemple qui semble vouloir le prolonger jusqu’à contrôle au moins
partiel de l’épidémie. Je pense qu’un dépistage massif avec isolement des
malades et des sujets fragiles peut se discuter en fonction du pays et peut
garantir un retour à minima à la vie normale.</p>



<p><strong>Propos recueillis par MAX-SAVI Carmel pour le Think
Tank Albatros et Afrika Stratégies France, Envoyé spécial à Tunis (Tunisie)</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/sonya-ben-behi-le-risque-en-afrique-est-lie-a-la-defaillance-du-systeme-de-sante/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
