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	<title>Sommet G5 Sahel &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>G5 Sahel : après Barkhane, quelle stratégie de stabilisation ?</title>
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				<pubDate>Fri, 09 Jul 2021 12:48:07 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Un sommet se tient ce 9&#160;juillet, un mois après l’annonce de la fin de Barkhane. Au menu, la redéfinition de la collaboration militaire. La voix des sociétés civiles, qui appellent à une révision des priorités, doit aussi être entendue. La fin de l’opération Barkhane,&#160;annoncée par le président Emmanuel Macron le 10 juin 2021,&#160;acte un état...]]></description>
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<p><strong>Un sommet se tient ce 9&nbsp;juillet, un mois après l’annonce de la fin de Barkhane. Au menu, la redéfinition de la collaboration militaire. La voix des sociétés civiles, qui appellent à une révision des priorités, doit aussi être entendue.</strong></p>



<p>La fin de l’opération Barkhane,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1186441/politique/sahel-macron-annonce-la-fin-de-loperation-barkhane-sous-sa-forme-actuelle/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">annoncée par le président Emmanuel Macron le 10 juin 2021,</a>&nbsp;acte un état de fait : une approche centrée sur le volet sécuritaire – qui ne prend pas suffisamment en compte l’aspect multidimensionnel de la crise – est une impasse au Sahel. Il n’y a jamais eu autant de victimes parmi les civils qu’en 2020, selon l’ONG Armed Conflict Location and Event Data Project (Acled), avec plus de 2 400 personnes tuées dans les attaques menées par des groupes armés et dans le cadre d’opérations antiterroristes au Niger, au Mali et au Burkina Faso. C’est ce décalage entre la militarisation de la région et la détérioration inexorable du contexte sécuritaire qui pose question. Et si l’annonce du chef de l’État français était l’occasion de repenser collectivement les politiques de stabilisation ?</p>



<h4>Réorientation des priorités</h4>



<p>Le bilan contestable de Barkhane (et de l’ensemble des dispositifs de coopération l’accompagnant) se caractérise par une insuffisante prise en considération du tissu social et des causes profondes des conflits. Aujourd’hui, de nombreuses organisations de la société civile regroupées au sein de&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.jeuneafrique.com/1007297/politique/la-coalition-pour-le-sahel-une-reussite-franco-africaine/" target="_blank">la Coalition citoyenne pour le Sahel</a>, dont Search for Common Ground fait partie, appellent à une réorientation radicale des priorités. Notamment en plaçant au cœur de la stratégie des réponses à trouver la protection des civils, la crise de gouvernance, le dialogue avec l’ensemble des parties prenantes et la lutte contre l’impunité.</p>



<p>Le rayon d’action des groupes armés affiliés au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Gsim)&nbsp;et à l’<a href="https://www.jeuneafrique.com/1190433/politique/chronique-etat-islamique-au-mali-vers-un-proces-pour-abou-dardar/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">État islamique au grand Sahara (Eigs),</a>&nbsp;initialement circonscrit au nord du Mali, s’étend désormais au sud-ouest du Niger et au nord-est du Burkina Faso, produisant un effet de contagion jusqu’aux frontières des États du golfe de Guinée. Au-delà de ce constat, l’objectif de « neutralisation » des chefs de l’Eigs et du Gsim n’est pas en phase avec les préoccupations sécuritaires des populations exposées aux conflits. Celles-ci craignent autant les exactions des forces armées nationales que celles des milices locales dans certaines zones contestées. Les violences ont également pris une tournure communautaire préoccupante avec l’émergence de groupes dits d’autodéfense qui polarisent les tensions et exacerbent un certain nombre de conflits préexistants à la crise.</p>



<h4>Répondre aux préoccupations des populations</h4>



<p>De façon inquiétante, l’importance des exactions des forces armées nationales montre les limites des politiques de coopération, menées depuis de nombreuses années, dans le domaine de la défense et de la sécurité. Il convient de s’interroger sur l’efficacité d’une stratégie qui passe avant tout par le renforcement du personnel et du matériel, mais sans impact significatif sur le terrain. Des approches complémentaires, visant à améliorer la confiance entre les communautés et les forces de défense et de sécurité au niveau local, ont montré des résultats probants, tels que la réduction des abus commis par les forces armées, l’amélioration du sentiment de sureté chez les populations et l’adoption de mesures sécuritaires élaborées conjointement avec les autorités.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>GAGNER LES CŒURS ET LES ESPRITS N’EST PAS L’OBJECTIF</p></blockquote>



<p>L’objectif n’est pas de « gagner les cœurs et les esprits », mais de donner aux communautés les voies et les moyens de contribuer à leur sécurité, dans le respect des droits et des devoirs des citoyens et des acteurs régaliens. Dans certaines communes du centre du Mali et de l’ouest du Niger, par exemple, les efforts de Search for Common Ground et d’autres partenaires ont permis de renforcer la collaboration : les communautés n’hésitent plus faire appel aux forces de défense et de sécurité pour prévenir les incidents violents, tandis que les autorités prennent davantage en considération les besoins exprimés par les populations.</p>



<p>L’exaspération et le désespoir des communautés qui vivent en zones de conflit se traduisent désormais par des manifestations récurrentes contre l’inaction des autorités face aux nombreuses attaques dont elles font l’objet. En témoignent celles ayant été organisées à la suite du massacre de Solhan au Burkina Faso. Dans ces conditions, les priorités des stratégies de stabilisation doivent être définies sur la base des besoins exprimés par les populations locales pour ne pas être perçues comme soutien aux élites ayant failli en matière de décentralisation, de démocratisation et de développement. Il convient également de prêter une attention particulière aux risques de protection spécifiques auxquels peuvent être confrontés les acteurs communautaires qui collaborent avec les forces de sécurité, trop souvent éludés dans l’appui apporté aux systèmes « d’alerte précoce-réponse rapide » et aux «&nbsp;activités civilo-militaires à impact rapide&nbsp;».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE DÉPLOIEMENT EN COURS DES BATAILLONS DES FORCES ARMÉES RECONSTITUÉES DANS LE NORD DU MALI NE POURRA FAIRE L’ÉCONOMIE D’UN PROCESSUS DE DIALOGUE INCLUSIF ET CONTINU</p></blockquote>



<p>Restaurer l’autorité de l’État est un objectif central, mais qui n’est pas toujours viable dans des zones où il est largement absent et où sa présence n’est pas toujours considérée comme salutaire par les communautés. Dans ces régions dites périphériques, la majorité de la population vit en zones rurales. La faiblesse des services sociaux de base, l’absence de l’administration territoriale (en dehors des grands centres urbains) et le manque d’opportunités socio-économiques concourent au fait que les populations, et particulièrement les jeunes, ne comptent pas sur les autorités pour améliorer leur quotidien. La crise de gouvernance – qui caractérise ces espaces – répond à des causes profondes, à la fois historiques, sociopolitiques et géographiques. Elles ne pourront être réglées autrement que de façon endogène et holistique. À cet égard, le déploiement en cours des bataillons des forces armées reconstituées dans le nord du Mali ne pourra faire l’économie d’un processus de dialogue inclusif et continu autour du renforcement des services publics essentiels permettant de créer les conditions d’une confiance renouvelée entre les populations, les autorités et les acteurs de la sécurité.</p>



<h4>Engager un travail de réconciliation</h4>



<p>Enfin, il est nécessaire d’engager un travail de réconciliation dans les zones où les violences ont profondément divisé les populations, tout en mobilisant l’ensemble des instruments de l’aide publique au développement autour d’initiatives permettant d’améliorer le quotidien dans les zones relativement stables. Cela pour éviter la dislocation du tissu social et la propagation des discours de groupes extrémistes violents. Il est temps de soutenir (de façon plus systématique et coordonnée) les processus de transformation de conflits initiés par les parties prenantes locales, en leur donnant les moyens d’agir avec tous ceux qui ont la capacité de contribuer positivement à la construction de la paix. De ce point de vue, la politique du gouvernement nigérien – qui visait dès 2017 à encourager le désengagement et la réintégration des combattants de Boko Haram du côté du bassin du lac Tchad – est une tentative intéressante à formaliser les efforts de réconciliation d’abord entrepris localement.</p>



<p>Actuellement, des pans entiers de la région du Liptako-Gourma sont sous l’influence de groupes extrémistes violents qui entretiennent,&nbsp;<em>de facto</em>, des relations avec les autres acteurs des conflits. Ces derniers menacent et tuent les individus suspectés de collaborer avec les autorités, tout en s’appuyant sur les griefs locaux pour recruter parmi les membres des communautés en quête de revanche ou de protection. Compte tenu de leur ancrage local, l’option d’un dialogue incluant certains de ces groupes émerge progressivement depuis quelques années. Il faut d’ailleurs noter que les efforts de médiation déployés dans le centre du Mali avec les acteurs traditionnels, coutumiers et religieux, impliquent d’ores et déjà, de façon indirecte, certains groupes armés. La question des négociations n’est plus taboue à Bamako, Niamey et Ouagadougou, qui ont déjà indiqué avoir plus ou moins ouvertement engagé un dialogue avec certains groupes de façon pragmatique. Le secrétaire général de l’ONU et le conseiller Paix et Sécurité de l’Union africaine n’excluent pas cette option. Cela étant, les objectifs et les interlocuteurs permettant de dessiner les contours de solutions négociées restent à définir au cas par cas, de façon inclusive et concertée avec les communautés concernées. Celles-ci ne sont pas prêtes toujours et partout à pardonner les exactions dont elles sont victimes au nom de leur sécurité.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DONNER L’OPPORTUNITÉ AUX POPULATIONS DE PARTICIPER AUX PROCESSUS DES PRISES DE DÉCISION CONCERNANT L’AMÉLIORATION DE LEUR SÉCURITÉ ET DE LEURS CONDITIONS DE VIE</p></blockquote>



<p>Plus que jamais, le Sahel fait l’objet de tensions entre les politiques publiques pour la stabilité portées par les États et leurs partenaires internationaux, d’une part, et l’aspiration au changement exprimée par les communautés épuisées par les conflits, de l’autre. Il n’est pas concevable d’engager un processus de construction de la paix durable sans leur donner l’opportunité aux populations de participer activement aux processus des prises de décision concernant l’amélioration de leur sécurité et de leurs conditions de vie. Il est urgent de donner aux organisations de la société civile, particulièrement celles représentant les intérêts des femmes et des jeunes, l’opportunité de participer activement à la recherche de solutions négociées localement pour transformer les conflits de façon pacifique et repenser les politiques de stabilisation de la région.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sahel : le sommet des défis du G5 à Nouakchott</title>
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				<pubDate>Mon, 29 Jun 2020 19:04:28 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ahmedou-ould-abadallah.jpg" alt="" class="wp-image-17737" width="746" height="373" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ahmedou-ould-abadallah.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ahmedou-ould-abadallah-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 746px) 100vw, 746px" /><figcaption>Ahmedou Ould Abdallah, président centre4s, ancien Représentant spécial des Nations unies pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et ancien ministre des Affaires étrangères de Mauritanie. (Crédits : DR)</figcaption></figure>



<p> <strong>Prévu ce 30 juin à Nouakchott, le sommet du G5 Sahel aura lieu, Covid 19 oblige, dans un contexte régional et international hors normes. Un contexte qui réclame sa tenue effective pour discuter d&rsquo;un ennemi incapable de négocier, mais difficile à défaire. Et aussi de l&rsquo;engorgement de défis aggravés par le Covid 19, la fragilisation des économies et l&rsquo;indigénisation des groupes terroristes.</strong></p>



<p>Parce qu&rsquo;il réunit alliés et partenaires,ce sommet ne peut être une rencontre de plus. Les échanges feront peu de place aux impérissables demandes de  »ressources additionnelles »et aux perpétuelles offres »de vastes financements ».Afin de gagner le cœur et l&rsquo;esprit des populations,ses conclusions ne devront être ni vagues ni convenues.</p>



<p>Les enjeux politico-militaires, ébranlés par le Covid 19, invitent à un tournant pour les états du G 5 Sahel, leurs voisins et leurs partenaires extérieurs les plus concernés.</p>



<p>Il y a plus de sept ans, janvier 2013, des groupes armés se ruent sur Bamako, capitale du Mali quand la réponse militaire de Paris les stoppa à Kona, région de Mopti<strong>.&nbsp;</strong>L&rsquo;opération Serval, aujourd&rsquo;hui Barkhane forte de 5.100 hommes, venait de commencer. Réorganisées et rééquipées, les Forces armées maliennes opèrent en présence de 12.000 troupes de Nations unies, des guerriers tchadiens et d&rsquo;autres militaires et équipements de pays amis, américains et européens. Plus de 30 000 soldats face à un millier de rebelles.</p>



<h4><strong>Un coûteux soutien économique</strong></h4>



<p>En renfort aux déploiements militaires, trois programmes économiques sont en cours. La Coalition pour le Sahelvise à intégrer les approches des institutions internationales dans la lutte contre le terrorisme,l&rsquo;Alliance pour le Sahelqui finance avec la Coalition des projets de développement et le Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel, initiative franco-allemande. Ces trois organisations s&rsquo;ajoutent au Club du Sahel et au Comité Inter-Etats de lutte contre la sécheresse au Sahel basé à Ouagadougou.</p>



<p>Ces efforts économiques et les fréquents succès militaires font face à un terrorisme qui ne cesse de s&rsquo;enraciner. Pourchassés depuis 2013, les groupes terroristes ont perdu la plupart de leurs chefs militaires, fui les villes se dispersant dans la nature. Sans disparaître, ils ont encore des otages, mais pour essaimer, empoisonnant la cohabitation inter-ethnique et affaiblissant les gouvernements.</p>



<p>La violence s&rsquo;ancre dans la région où le bruit d&rsquo;une moto sème la panique parmi les paysans. D&rsquo;abord,source de revenus, elle s&rsquo;est subrepticement muée en plateforme de revendications ethno-sectaires comme en Somalie, en Afghanistan, au Yémen et en Libye.</p>



<h4><strong>Opérationnaliser les stratégies</strong></h4>



<p>Dans cet environnement, toujours plus violent, gouverner effectivement et se battre militairement avec succès sont-ils encore diplomatiquement soutenables? Si tout règlement d&rsquo;un conflit pose des dilemmes politiques, éthiques et financiers, le temps des choix décisifs n&rsquo;est pas élastique et sortir de la crise s&rsquo;impose.</p>



<p>Les dirigeants de la région n&rsquo;ignorent pas la complexité des défis. D&rsquo;abord celui d&rsquo;un terrorisme idéologico-ethnique. Son indigénisation en fait  »un poisson dans l&rsquo;eau » des ethnies. S&rsquo;incrustant davantage dans le paysage national, sa perversité attise les inimitiés ancestrales vites reprises par les réseaux sociaux manipulés. Ensuite l&rsquo;internationalisation des conflits du nord-est de la région se poursuit avec la présence russe et turque en Libye après celle des Etats du Golfe et d&rsquo;autres,ainsi qu&rsquo;avec les cruautés autour du Lac Tchad.</p>



<p>Cette dégradation sécuritaire annonce le pire pour le Sahel. D&rsquo;où l&rsquo;urgence à régler au plus tôt sa cause première, la rébellion au Mali. Elle reste ignorée malgré les nombreux accords pour y mettre fin en 1991, juillet 2006 et récemment en juin 2015 à Alger.</p>



<p>Pour s&rsquo;en sortir, les Etats sahéliens peuvent s&rsquo;inspirer de deux stratégies de lutte anti-terroriste. La première fut suivie par la Russie, l&rsquo;Algérie et les Etats du Golfe où les  »ex-Afghans » et leurs recrues locales menèrent des rebellions féroces avant d&rsquo;être éradiqués<strong>.&nbsp;</strong>La seconde est le modèle de la communauté internationale,de 1991 à ce jour, en Somalie, en Afghanistan et au Yémen. Chacune de ces deux stratégies a des coûts humains ou très élevés ou insoutenables. Mais un choix décisif a été fait.</p>



<p>La difficulté principale de sortie de crise réside dans l&rsquo;incapacité idéologique des terroristes de croire en un règlement négocié. Acculés et perdant hommes, terrain et matériel, les Talibans en Afghanistan, les Shebaab en Somalie, Daech à Mossoul, les Islamistes en Tchétchénie continuèrent, par auto endoctrinement ou par inexpérience, à se battre. Perdant toujours plus.Les effets pervers de leur objectif du  »le tout ou rien »,rend les négociations sans objet.</p>



<p>Le Sahel ne sera pas leur exception. Ils y sont otages de leur passé militant et des espoirs liés aux déficits de certains gouvernements fragilisés en particulier par une corruption endémique.</p>



<h4><strong>Possible sortie de crises</strong></h4>



<p>Pour redynamiser la relation avec leurs alliés, les présidents réunis à Nouakchott, devront mettre simultanément l&rsquo;accent sur les domaines civils et militaires. D&rsquo;abord, encourager un discours politique rassembleur, plus efficace contre l&rsquo;extrémisme armé que des appels martiaux vite raillés par les réseaux sociaux. La professionnalisation des forces de sécurité appelle à des recrutements plus ouverts, de fréquents exercices et une plus forte empathie avec les populations.</p>



<p>L&rsquo;intrusion agressive du Covid 19, en rebattant les cartes des priorités stratégiques, rappelle que la crise de la région date de bien avant 2013. Nouakchott peut ouvrir des perspectives évitant à tous la pérennisation d&rsquo;un conflit qui a déjà trop duré. En grande partie du fait d&rsquo;un ennemi ne sachant certes pas négocier, mais incroyablement rude à éradiquer.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Emmanuel Macron en Mauritanie le 30 juin pour le sommet du G5 Sahel</title>
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				<pubDate>Fri, 26 Jun 2020 13:45:23 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-13221" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau-1024x576.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau-768x432.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/G5-Sahel-Pau.jpeg 1240w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>g5 sahel</figcaption></figure>



<p><strong>Emmanuel Macron se rendra mardi à Nouakchott pour participer à un sommet du G5 Sahel afin de faire le point sur la lutte antijihadiste dans cette région où sont déployés plus de 5 000 soldats français.</strong></p>



<p>Cette réunion&nbsp;du G5 Sahel dans la capitale mauritanienne se tiendra six mois après&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/881150/politique/face-aux-jihadistes-macron-et-les-presidents-du-g5-sahel-affichent-leur-unite/">le sommet de Pau</a>&nbsp;(Sud-Ouest de la France) où avait été décidé d’intensifier la lutte antijihadiste dans un contexte de dégradation généralisée de la situation sécuritaire des pays sahéliens. Le chef de l’État français fera l’aller-retour dans la journée depuis Paris pour<a href="https://www.jeuneafrique.com/994613/politique/g5-sahel-le-sommet-de-nouakchott-aura-bien-lieu/">&nbsp;s’entretenir avec ses homologues du G5 Sahel</a>&nbsp;(Niger, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Mali), ainsi qu’avec le président de la Commission de l’Union africaine et la secrétaire générale de l’Organisation internationale de la francophonie.</p>



<p>Il était initialement prévu qu’Emmanuel Macron face un détour par Dakar pour rencontrer son homologue sénégalais, mais en raison de la mise «&nbsp;en quarantaine&nbsp;» du président&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1005666/politique/senegal-macky-sall-ami-de-tous-les-pays/">Macky Sall</a>, qui a été en contact avec une personne atteinte par le Covid-19, la rencontre a été annulée (Macky Sall lui-même a été testé négatif).</p>



<h4>Visioconférence des pays de la coalition pour le Sahel</h4>



<p>Après cet échange à huis-clos, les six dirigeants se réuniront en visioconférence avec «&nbsp;plusieurs chefs d’État et de gouvernement de pays et d’organisations membres de la coalition pour le Sahel&nbsp;», dont le président du Conseil européen, Charles Michel, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, a précisé l’Élysée.</p>



<p>La situation sécuritaire est précaire, avec des attaques jihadistes récurrentes et des violences intercommunautaires qui ont fait 4 000 morts en 2019, cinq fois plus qu’en 2016 selon l’ONU. Six mois après le sommet de Pau, « la situation sécuritaire s’améliore » mais « reste profondément fragile », a récemment résumé la ministre française des Armées, Florence Parly.</p>



<p>Depuis Pau et l’envoi de 500 militaires français supplémentaires, l’opération Barkhane et ses partenaires sahéliens ont multiplié les offensives dans la région, en particulier dans <a href="https://www.jeuneafrique.com/936278/politique/le-g5-sahel-et-paris-appellent-a-lenvoi-dun-bataillon-tchadien-dans-la-zone-des-trois-frontieres/">la zone dite « des trois frontières »</a> entre Mali, Burkina Faso et Niger, sanctuaire du groupe État islamique au grand Sahara (EIGS). D’autres opérations ont également été menées dans le centre et le nord du Mali, où les forces françaises ont tué début juin le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), l’Algérien <a href="https://www.jeuneafrique.com/1003611/politique/aqmi-confirme-la-mort-de-son-fondateur-abdelmalek-droukdel/">Abdelmalek Droukdal</a>.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Sahel  : « une crise sans précédent » sévit dans la sous-région</title>
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				<pubDate>Wed, 26 Feb 2020 08:51:59 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/somemt-g5-sahel-nouakchott.jpg" alt="" class="wp-image-14714" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/somemt-g5-sahel-nouakchott.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/somemt-g5-sahel-nouakchott-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Sommet G5 Sahel </figcaption></figure>



<p><strong>Le 6e Sommet des chefs d&rsquo;Etat du G5 Sahel intervient dans un contexte de recrudescence de la violence dans certaines parties de la sous-région, notamment dans « la zone des trois frontières ».</strong></p>



<p>Les chefs d&rsquo;Etat du G5 Sahel (la Mauritanie, le Mali, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso), réunis mardi à Nouakchott pour le 6e Sommet ordinaire, ont unanimement reconnu qu&rsquo;une «&nbsp;crise sans précédent&nbsp;» sévit dans la sous-région où les attaques terroristes se sont multipliées au cours des derniers mois, notamment au Niger, au Mali et au Burkina Faso, a indiqué mardi un communiqué conjoint publié à l&rsquo;issue de cette rencontre.</p>



<p>Les chefs d&rsquo;Etat du Sahel&nbsp;ont toutefois salué les améliorations constatées au niveau de la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel déployée sur trois fuseaux dans la région des frontières communes, où elle continue à traquer les groupes terroristes et les trafiquants de tous genres.</p>



<p>Ils&nbsp;ont aussi appelé les partenaires à honorer leurs engagements financiers annoncés en 2018 à Bruxelles, tout en réitérant leur appel à l&rsquo;endroit du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU pour installer la force commune du G5 Sahel.</p>



<p>Concernant la crise libyenne, les cinq dirigeants du Sahel ont exprimé «&nbsp;leur inquiétude vis-à-vis de la crise libyenne&nbsp;», avant de saluer les efforts déployés par la communauté internationale visant à restaurer la paix dans ce pays.</p>



<p>Evoquant les conséquences dramatiques de cette crise sur la sécurité et la stabilité dans l&rsquo;espace sahélien, les cinq chefs d&rsquo;Etat ont plaidé pour la nécessité d&rsquo;associer l&rsquo;Afrique à la recherche d&rsquo;une solution à la crise libyenne, conformément aux décisions du dernier Sommet de l&rsquo;UA à Addis-Abeba.</p>



<h4>Ghazouani à la tête du G5 Sahel</h4>



<p>Par rapport au développement, les chefs d&rsquo;Etat se sont félicités des efforts déployés par les partenaires pour concrétiser leurs engagements quant au financement de projets dans le cadre du programme d&rsquo;investissement prioritaire et le programme de développement d&rsquo;urgence dans les cinq pays du Sahel.</p>



<p>Ils ont enfin lancé un appel aux partenaires et aux donateurs afin qu&rsquo;ils continuent à apporter leurs contributions à la lutte contre le terrorisme dans la sous-région conformément à leurs engagements déjà prononcés en ce sens.</p>



<p>Pour rappel, le Sommet ordinaire des chefs d&rsquo;Etat a été précédé d&rsquo;une réunion des experts et d&rsquo;un conseil des ministres des cinq pays du Sahel. Il a été également marqué par le passage de témoin&nbsp; entre le président en exercice sortant du G5 Sahel, le Burkinabé&nbsp;Roch Marc Christian &nbsp;Kaboré&nbsp; et le président&nbsp; entrant, le Mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani</p>



<p><strong>Source :Afrique La Tribune /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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