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	<title>sentiment anti-français &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>sentiment anti-français &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>De quoi la « francophobie africaine » est-elle vraiment le nom ?</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 11:04:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête. En décembre 2019,&#160;Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.&#160;Les raisons de la perplexité...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-6096" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Emmanuel Macron </figcaption></figure>



<p><strong>Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête.</strong></p>



<p>En décembre 2019,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/866369/politique/emmanuel-macron-veut-clarifier-la-situation-sur-barkhane-et-provoque-la-polemique-au-mali-et-au-burkina/">Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.</a>&nbsp;Les raisons de la perplexité du président français ? L’ouverture des débats autour de la fin du franc&nbsp;CFA et l’engagement militaire de Paris au Sahel, en dépit du lourd tribut payé par l’Hexagone à cette guerre contre le terrorisme. Si la stupéfaction du numéro un français paraît compréhensible à bien des égards, elle pose néanmoins question et mérite qu’on s’y arrête.</p>



<h4>Déconvenues orchestrées par la France</h4>



<p>Tout se passe comme si Emmanuel Macron, dirigeant politique de la jeune génération, n’avait pas pris la mesure du désenchantement des pays du « pré carré » francophone depuis la dévaluation du franc CFA, en 1994. En effet, présentée et vendue aux opinions africaines comme une réforme visant à soutenir la production et à stimuler les exportations, cette dévaluation s’était matérialisée par une perte drastique de pouvoir d’achat au sein des populations, et avait été vécue comme un abandon de souveraineté des États concernés.</p>



<p>Pour les Africains, ces deux déconvenues étaient orchestrées par la France, retranchée derrière les institutions de Bretton Woods. Au lendemain de l’annonce de ladite dévaluation, des émeutes avaient éclaté au Sénégal et au Gabon contre une mesure qui, aux yeux des manifestants, allait aggraver les conditions de vie déjà précaires des populations les plus démunies.</p>



<h4>Discours contradictoires</h4>



<p>Ce choc monétaire intervenait par ailleurs dans un contexte de mondialisation néo-libérale prônant un modèle universel de production économique et financier. Or ce modèle allait contraindre dirigeants politiques et hommes d’affaires à des adaptations souvent douloureuses.</p>



<p>Aussi, pour prometteuse d’effets positifs à long terme qu’elle fût, la dévaluation du franc CFA allait faire naître des discours contradictoires à l’adresse de la France, oscillant entre désir de rupture et volonté de coopération, attraction et répulsion, puis accusations d’ingérence et de visées néocolonialistes.</p>



<p>Portés principalement par les élites africaines, notamment les commerçants et les chefs d’entreprises, ces discours ont gagné d’autres couches de la société et sont servis à l’envi dès lors qu’il s’agit d’exprimer un mécontentement plus général. On est bien en présence d’une forme de populisme. Seul manque un visage pour l’incarner, comme le fit avec talent en France, dans les années 1970, un certain Gérard Nicoud, leader de la «&nbsp;révolte des boutiquiers et travailleurs indépendants&nbsp;», en s’opposant aux taxes et en obtenant l’extension de la Sécurité sociale aux petits commerçants.</p>



<h4>Revendication populiste radicale</h4>



<p>En Afrique francophone,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1092996/politique/en-afrique-un-sentiment-anti-francais-bien-ancre/">&nbsp;le sentiment anti-français</a>&nbsp;s’est donc nourri au fil des années des promesses non tenues de la dévaluation de­&nbsp;1994 qui, en fin de compte, a coûté très cher aux petits revenus. Dans le même temps, elle a favorisé l’émergence d’une classe d’entrepreneurs plus jeunes et résolus à investir les secteurs économiques encore aux mains de sociétés à capitaux étrangers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE FERME VOLONTÉ DE RUPTURE AVEC L’ANCIEN SYSTÈME DE MAINMISE FRANÇAISE SUR LES SECTEURS CLÉS DES ÉCONOMIES AFRICAINES</p></blockquote>



<p>Le discours actuel a pris une tonalité différente de celui des années&nbsp;1990. Il est l’expression d’une frustration, d’une revendication populiste plus radicale, au nom d’un certain patriotisme économique. Et le président Emmanuel Macron a raison de s’en inquiéter. Il ne s’agit point de «&nbsp;jeter les Français à la mer&nbsp;», mais d’aller à la conquête de secteurs économiques encore aux mains d’entreprises françaises.</p>



<p>Si la forme du discours reste populiste, la revendication, elle, est révélatrice d’une ferme volonté de rupture avec l’ancien système de mainmise française sur les secteurs clés des économies africaines.</p>



<h4>Effet de miroir</h4>



<p>En cela, ce discours s’adresse autant aux dirigeants français qu’aux leaders africains. C’est pourquoi il faut distinguer le sentiment anti-français « d’atmosphère » du véritable rejet de la France. Car, malgré des slogans ravageurs tels que « La France dégage » ou  « Auchan dehors », la revendication essentielle des opinions africaines est de soustraire la relation Afrique-France à la dure loi du profit, Paris étant soupçonnée de s’effacer devant les intérêts des sociétés et groupes privés français.</p>



<p>Pour ne rien arranger, l’intense lumière médiatique projetée sur les leaders et idéologues de l’extrême droite française anti-immigration concourt, par effet de miroir, à l’exacerbation de ce sentiment ambiant en Afrique. Le passionnel prend alors le pas sur le rationnel et l’on court le risque de voir émerger, des deux côtés, des figures politiques prônant la rupture plutôt que la nécessaire invention d’un nouveau modèle de la relation.</p>



<p>La France et l’Afrique doivent mettre leur génie respectif au service d’une nouvelle forme de coopération, construite au sein d’une gouvernance mondiale. C’est ce que les générations montantes des deux continents attendent de leurs dirigeants actuels. Si ce chantier n’est pas ouvert, les populismes des deux côtés de l’Atlantique vaincront.</p>



<p><strong>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sécurité au Sahel : Face à la forte présence de l’armée française, le sentiment « anti-français » persiste</title>
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				<pubDate>Tue, 21 Jan 2020 02:44:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ANTIFRANCAIS-450x300.jpg" alt="" class="wp-image-13439" width="623" height="415" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ANTIFRANCAIS-450x300.jpg 450w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ANTIFRANCAIS-450x300-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></figure>



<p><strong>Le Sahel fait face à une montée en puissance des groupes extrémistes violents et de la criminalité organisée en plus d’une mauvaise gouvernance qui envenime la situation. Face à l’urgence sécuritaire dans la région,&nbsp;</strong><strong>lors du sommet tant attendu de Pau, le 13 janvier dernier, le chef d’Etat français Emmanuel Macron et ses homologues de Mauritanie, du Niger, du Burkina Faso, du Tchad et du Mali ont décidé de mettre en place un nouveau cadre d’intervention contre les groupes armés terroristes qui sévissent dans la région, avec notamment une nouvelle coalition militaire. En attendant, ils doivent toujours trouver un moyen de contrer le sentiment</strong><strong>&nbsp;d’hostilité de leurs populations envers la France, qui pointant du doigt la présence des troupes françaises dans la lutte contre le terrorisme.</strong></p>



<p>Le président français Emmanuel Macron et ses homologues du Mali, du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie ont décidé de faire front face à la recrudescence des attaques terroristes dans le Sahel, révélant l’impuissance des Etats et l’inefficacité de leurs dispositifs militaires. Lors de leur rencontre à Pau, le 13 janvier, ils ont décidé d’instaurer «&nbsp;une nouvelle coalition pour le Sahel, «&nbsp;rassemblant les pays du G5 Sahel, la France, les partenaires déjà engagés ainsi que tous les pays et organisations qui voudront&nbsp; y contribuer&nbsp;» et de renforcer les effectifs des forces françaises avec 220 militaires en plus.</p>



<p><strong>Un ressentiment anti-français qui ne date pas d’aujourd’hui</strong></p>



<p>Ce sommet n’a pas été organisé que pour définir un nouveau cadre d’intervention dans le Sahel mais également pour contrer la montée en puissance du sentiment hostile des populations du Sahel face à la présence des forces françaises dans la région. Pourtant, les chercheurs et différents acteurs et experts sont presque unanimes sur la nécessité de la présence de Barkhane dans le Sahel. En plus des forces armées locales et de cette force française, sont présentes dans la zone, la force du G5 Sahel et la Minusma entre autres.</p>



<p>Si en 2013 les populations avaient applaudi l’arrivée des soldats français à la demande des autorités maliennes, elles ont peu à peu commencé à les bouder. Elles n’ont pas oublié, en effet, le fait que dans la même année, toutes les régions du nord du Mali avaient été libérées à travers la coopération entre les forces armées maliennes et françaises, sauf Kidal, où les militaires français ont été les seuls à y accéder sans l’armée malienne. Beaucoup au sein de la population ont perçu cet acte comme une trahison de la France. Une situation qui a fait perdre aux autorités françaises l’estime de beaucoup de Maliens. La France a-t-elle un agenda caché pour le nord du Mali, particulièrement à Kidal&nbsp;? Est-elle en collaboration avec les ex-rebelles&nbsp;? Telles sont les questions que se pose une partie de la population.</p>



<p>Aujourd’hui, les forces françaises sont aussi conspuées par une bonne partie de l’opinion publique à travers notamment des mouvements de protestation pour dénoncer la politique de la France, accusée souvent de complicité avec les ex-rebelles au Mali. «&nbsp;Les français ont sauvé leurs protégés&nbsp;», avaient déclaré en juillet 2016 des responsables de la Plateforme signataire de l’accord pour la paix et la réconciliation. Les manifestations se sont donc multipliées dans le pays, à travers notamment des sit-in devant l’ambassade de France au Mali. Cette colère s’est ensuite propagée dans d’autres pays sahéliens comme le Burkina Faso et le Niger. «&nbsp;Armées française, américaine et allemande, allez-vous en !&nbsp;», scandaient des manifestants nigériens il y a quelques mois. Dans ces pays, une partie de la population remet en cause aussi la légitimité de leurs dirigeants qu’ils accusent de brader la souveraineté de leurs pays.</p>



<p><strong>Une invitation à Pau perçue comme une convocation&nbsp;!</strong></p>



<p>La colère des populations ainsi que leur incompréhension face à la détérioration de la situation sécuritaire, malgré la présence des multiples forces de défense et de sécurité ne fait que s’empirer avec la volonté des forces extérieures de &nbsp;masquer ou tenter de dissimuler&nbsp; la défense de leurs intérêts stratégiques, qu’ils soient d’ordre sécuritaire, politique, diplomatique ou économique.&nbsp;Et c’est dans ce contexte que les chefs d’Etats du G5 Sahel ont été invités au sommet de Pau par le Président Français pour une «&nbsp;clarification&nbsp;» de leurs positions concernant la présence des forces françaises au Sahel. Une invitation qui a été perçue comme une convocation par des habitants du Sahel. « Il faut qu’Emmanuel Macron revoit son interprétation et clarifie plutôt la politique française au Sahel », estiment certains politologues maliens. Selon eux, « il n’existe pas un sentiment antifrançais, mais une révolte contre la politique d’intervention des forces françaises dans la lutte contre le terrorisme ».</p>



<p>Les chefs d’États du G5 Sahel ne cachent plus leur préoccupation face à la recrudescence des attaques terroristes contre les positions des forces de défense et de sécurité et les diverses formes de criminalité dans la région. Face à la situation et dans le but de préparer leur rencontre à Pau, ils s’étaient réunis lors d’un sommet extraordinaire à Niamey, initialement prévu à Ouagadougou, échangeant à huis clos afin de parler d’une même voix et de «&nbsp;clarifier&nbsp;» leurs positions sur la présence des troupes françaises dans le Sahel. Au cours de ce sommet, le président nigérien Mahamadou Issoufou avait déclaré que la communauté internationale est responsable de «&nbsp;l’aggravation des menaces face auxquelles nous faisons face, parce que c’est elle qui a pris la décision d’intervenir en Libye et cette crise libyenne amplifie aujourd’hui toutes les menaces qui pèsent sur nos États&nbsp;». Son homologue Burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a précisé le «&nbsp;besoin d’avoir un travail beaucoup plus transparent et coordonné&nbsp;et un renforcement de la coopération entre les services de sécurité et de renseignement » pour les pays du G5 Sahel. Les chefs d’Etat de la zone sahélienne avaient aussi lancé un appel aux différents partenaires internationaux dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et le financement de la force G5 Sahel.</p>



<p><strong>La présence des forces françaises reste nécessaire</strong></p>



<p>Malgré l’hostilité des populations contre les forces françaises, la nécessité de leur présence au Sahel est plus que jamais nécessaire, soulignent des experts. Le volet militaire de la stratégie sahélienne de la France vise aussi à ce que les États partenaires du G5 Sahel acquièrent la capacité d’assurer leur sécurité de façon autonome. Elle vise également à favoriser l’appropriation par les pays partenaires de la lutte contre les groupes armés terroristes, sur l’ensemble de la bande sahélo-saharienne. La force Barkhane a la capacité de mener en permanence et de façon simultanée, des opérations dans toute sa zone d’action, qui s’étend sur les cinq pays du G5 Sahel. Elle est constituée de 4 000 militaires français. L’opération a été lancée le 1er août 2014 à la suite de l’opération Serval qui, à la demande du gouvernement malien, a permis de stopper l’offensive djihadiste qui menaçait le sud du Mali.</p>



<p><strong>Les solutions ne doivent pas être que militaires</strong></p>



<p>Un changement de paradigme est indispensable pour prévenir et contrer efficacement le terrorisme au Sahel. Plusieurs études ont démontrées que les groupes extrémistes violents en Afrique de l’ouest et au Sahel se nourrissent d’une multiplicité de vulnérabilités étatiques liées aux problèmes de gouvernance politique, sociale, économique et sécuritaire.&nbsp;Pourtant, les réponses restent concentrées sur les mesures sécuritaires. Les stratégies devraient aussi prendre en compte la prévention, le développement et les interventions socio-économiques à court, moyen et long termes, recommandent des spécialistes. Sans quoi, il sera difficile de parvenir à une collaboration entre les forces de défense et de sécurité et les populations locales. Ces groupes extrémistes violents exploitent, selon des chercheurs maliens, les griefs des populations contre la gouvernance étatique ainsi que les tensions qui opposent notamment les agriculteurs aux éleveurs.</p>



<p><strong>Mouhamadou Touré, Niamey, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>« Il n&#8217;y a pas de complot extérieur contre l&#8217;Afrique » A. Ould Abdallah</title>
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				<pubDate>Thu, 05 Dec 2019 17:25:39 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah.jpg" alt="" class="wp-image-12013" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Ould-Abdallah-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<p><strong>Alors que le sentiment anti-français croît de nouveau au sein des populations dans le Sahel, Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre mauritanien des Affaires étrangères, dénonce son instrumentalisation.</strong></p>



<p>Emmanuel Macron a invité les dirigeants des pays du G5 Sahel dans le sud de la France, le 16 décembre prochain. Une rencontre dans un endroit symbolique, la ville de Pau, d&rsquo;où étaient originaires plusieurs soldats français tués au Mali le 25 novembre dernier.</p>



<p>Ce choix n&rsquo;est pas anodin: le chef de l&rsquo;Etat français veut mettre les points sur les « i » avec ses homologues africains sur les conditions de l&rsquo;engagement militaire de la France dans le Sahel, où monte depuis plusieurs mois un ressentiment anti-français parmi les populations.</p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah, ancien ministre des Affaires étrangères de la Mauritanie et diplomate onusien, confirme que cette aigreur est parfois entretenue par les pouvoirs en place en Afrique, qui trouvent-là un bouc émissaire facile.</p>



<p>Mais pour commencer, le diplomate réagit&nbsp;à l&rsquo;enveloppe de 100 millions de dollars promise par&nbsp;l&rsquo;UEMOA au Mali, au Niger et au Burkina Faso pour lutter contre le terrorisme.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Je pense que c&rsquo;est un bon exemple de ce qu&rsquo;il faut faire avant de faire appel à l&rsquo;extérieur, à l&rsquo;ensemble du continent africain ou des partenaires extérieurs. C&rsquo;est très bon qu&rsquo;on montre qu&rsquo;il y a une solidarité nationale et régionale mais j&rsquo;espère qu&rsquo;il y aura des mesures d&rsquo;accompagnement parce que le problème n&rsquo;est pas seulement l&rsquo;argent. Il faut des mesures d&rsquo;accompagnement.</p>



<p><em>DW: De quel ordre ? A l&rsquo;endroit des populations dans les zones concernées, vous voulez dire ?</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Oui, d&rsquo;abord ce sont les pays concernés. Les trois pays qu&rsquo;on a cités sont les plus affectés actuellement. Quand vos voisins, vos pays frères, vous aident il faut que vous fassiez un effort interne pour montrer votre engagement et cet effort interne, ce n&rsquo;est pas seulement une meilleure formation des armées mais aussi ouvrir un débat, un dialogue national, pour ouvrir le champ politique. Il y a un problème sécuritaire mais le problème sécuritaire ne tombe pas du ciel. Il faut que les gouvernements concernés, que le G5 Sahel et leurs amis ouvrent le champ politique à la société civile et surtout aux partis de l&rsquo;opposition, qu&rsquo;il y ait des fonts communs.</p>



<p>Je continue à répéter que si les radicaux sont solidaires, il faut que dans nos pays on montre une solidarité par des fronts patriotiques des fronts communs, ouvrir le gouvernement ou l&rsquo;économie à toutes les couches de la population ou aux partis politiques les plus représentatifs.</p>



<p><em>DW: Parce que sinon, il peut y avoir aussi un problème d&rsquo;adhésion des populations à toute entreprise qui serait lancée du haut, des Etats&#8230;</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Absolument. Nous ne pouvons pas avoir un gouvernement qui dit « je suis élu démocratiquement » &#8211; ce que tout le monde est prêt à accepter- mais il faut montrer qu&rsquo;on s&rsquo;ouvre davantage à la société civile, aux hommes d&rsquo;affaires, aux syndicats et aux partis politiques d&rsquo;opposition.</p>



<p>Qu&rsquo;il y ait un véritable front commun pour faire face à des groupes qui créent eux-mêmes des ententes communes pour déstabiliser le pays. C&rsquo;est important : solidarité extérieure, régionale, front commun intérieur&nbsp;tout en continuant à professionnaliser l&rsquo;armée. C&rsquo;est-à-dire s&rsquo;assurer qu&rsquo;il y ait de vrais entraînements des recrutements, des promotions de manière professionnelle et au mérite. C&rsquo;est une lutte qui va être de longue haleine. Je ne dis pas que ça va être comme la Somalie. Je ne dis pas que ça va être comme l&rsquo;Afghanistan mais il faut supposer que ça va être un combat de longue haleine et préparer les arrières.</p>



<p><em>DW: Et entre les responsables politiques ? Pour la levée des financements mais aussi pour la gestion de cette somme, est-ce facile de se mettre d&rsquo;accord ?</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : C&rsquo;est très difficile mais je pense que le G5 a un bon secrétariat général. L&rsquo;actuel secrétaire général a une grande expérience nationale et il a une grande expérience internationale. Il a servi au sein des Nations unies.</p>



<p><em>DW: Maman Sidikou.</em></p>



<p>Ahmedou Ould Abdallah : Oui, Maman Sidikou a une grande expérience qui lui permet d&rsquo;être capable de proposer des mesures appropriées et j&rsquo;espère qu&rsquo;on va l&rsquo;écouter. Je le connais bien et je suis sûr qu&rsquo;il va être ouvert aux suggestions. Il a de l&rsquo;expérience qui lui permet de faire des suggestions et d&rsquo;avancer. Mais j&rsquo;insiste sur l&rsquo;aspect renforcement des fronts intérieurs, renforcement des fronts extérieurs et de cesser ce qui peut apparaître comme des démagogies.</p>



<p>Cette idée de complots, qu&rsquo;il y a des complots contre notre région. Je parle aussi comme Mauritanien. Il n&rsquo;y a pas de complot extérieur contre nous. Nous devons rattraper le retard passé et il faut beaucoup de modestie de la part de toute de l&rsquo;élite, politiques ou autre.</p>



<p>Il faut changer la méthode de gestion de protocole, des tas de choses qui sont restées longtemps dans des armoires, dans des boîtes. Il faut s&rsquo;ouvrir, être plus modeste, plus transparent et plus proche des populations.</p>



<p>Dans ce contexte où des pays ont montré leur solidarité avec le G5, il est bon qu&rsquo;on mette fin aux démagogies qui veulent attribuer les difficultés actuelles ou la difficulté de résoudre la crise, soit aux Nations unies, soit à des pays extérieurs, en l&rsquo;occurrence la France.</p>



<p>Nous devons concentrer les efforts pour vaincre un ennemi mais jouer à la démagogie que les Nations unies ne font pas d&rsquo;un travail&#8230; tout le monde sait que les forces de maintien de la paix ont été établies et déployées pendant la guerre entre Israël et l&rsquo;Egypte en 1956 et c&rsquo;était donc pour séparer deux armées classiques.</p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, les Nations unies que ce soit au Congo Kinshasa ou en République centrafricaine ou dans le Sahel &#8211; au Mali en particulier &#8211; sont exposées dans un contexte où il s&rsquo;agit d&rsquo;une guerre civile. Donc il n&rsquo;y a pas d&rsquo;armées classiques à séparer. Il n&rsquo;y a pas de front militaire à respecter et la tâche n&rsquo;est pas facile. Donc dans ce cas, nous, élite civile et militaire, nous devons essayer de voir comment gérer cette question au lieu d&rsquo;attribuer des fautes à tel ou tel pays, telle ou telle organisation.</p>



<p><em>Ahmedou Ould Abdallah préside aussi le Centre pour la stratégie et la sécurité dans le Sahel Sahara (Centre4s) basé à Nouakchott.</em></p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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