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	<title>sénat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>RDC : un proche Tshisekedi à la tête du Sénat</title>
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				<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 19:24:55 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Un proche du président Félix Tshisekedi est élu à la tête du Sénat en République démocratique du Congo. Le loyaliste Modeste Bahati Lukweba (65 ans), candidat unique à la présidence, a été porté à la tête du Sénat avec 89 voix sur les 98 sénateurs présents. Nommé « informateur » après les consultations au terme...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/49688077_303.jpg" alt="" class="wp-image-21516" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/49688077_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/49688077_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Modeste Bahati Lukwebo avait constitué une nouvelle majorité pour écarter le camp de Joseph Kabila</figcaption></figure>



<h4>Un proche du président Félix Tshisekedi est élu à la tête du Sénat en République démocratique du Congo.</h4>



<p>Le loyaliste Modeste Bahati Lukweba (65 ans), candidat unique à la présidence, a été porté à la tête du Sénat avec 89 voix sur les 98 sénateurs présents.</p>



<p>Nommé « informateur » après les consultations au terme desquelles le président Félix Tshisekedi a proclamé la rupture de l&rsquo;alliance de gouvernement conclue avec le Front commun pour le Congo (FCC) de l&rsquo;ancien président Joseph Kabila, M. Bahati est parvenu à se positionner comme un incontournable dans la classe politique congolaise.</p>



<p>L&rsquo;élection de cet ancien proche Joseph Kabila, qui avait rallié Tshisekedi en juillet 2019 était prévisible surtout après la constitution d&rsquo;une nouvelle majorité parlementaire grâce aux membres de l&rsquo;union sacrée.</p>



<p>Félix Tshisekedi sort renforcer de cette crise politique qui l&rsquo;opposait à son prédécesseur Joseph Kabila. L&rsquo;actuel président a réussi à placer ses hommes de confiance à la tête des trois plus importantes institutions politiques du pays</p>



<p>Avant l&rsquo;élection de Bahati Lukweba au Sénat, Christophe Mboso était porté à la tête de l&rsquo;Assemblée nationale et Jean-Michel Sama Lukonde, à la Primature.</p>



<p><strong>Source : APA news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Gabon, la loi sur la dépénalisation de l’homosexualité divise</title>
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				<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 10:28:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Sénat a voté le texte lundi (29.06.20) après le parlement. Si elle ravit certaines associations, la loi a ses détracteurs y compris parmi les élus. Après les députés il y a six jours, c&#8217;est au tour des sénateurs de se prononcer sur l’adoption de la loi dépénalisant l’homosexualité. Lundi (29.06.20), 59 sénateurs ont voté...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/19415205_303.jpg" alt="" class="wp-image-17756" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/19415205_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/19415205_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>L’opinion publique est divisée sur la dépénalisation de l’homosexualité</figcaption></figure>



<p>Le Sénat a voté le texte lundi (29.06.20) après le parlement. Si elle ravit certaines associations, la loi a ses détracteurs y compris parmi les élus.</p>



<p>Après les députés il y a six jours, c&rsquo;est au tour des sénateurs de se prononcer sur l’adoption de la loi dépénalisant l’homosexualité. Lundi (29.06.20), 59 sénateurs ont voté &nbsp;pour la suppression de cet amendement pénalisant l&rsquo;homosexualité. 17 sénateurs ont voté contre et quatre se sont abstenus.</p>



<p>Depuis le vote du retrait de l&rsquo;alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal, en vigueur depuis juillet 2019, condamnant les pratiques homosexuelles, des voix politiques, religieuses et de la société civile s&rsquo;élèvent pour condamner cette nouveauté.</p>



<p><strong>Les élus divisés</strong></p>



<p>Le vote par d’une loi dépénalisant l’homosexualité est perçu comme une victoire pour les initiateurs du texte. Cependant, le résultat du vote au parlement a montré que la question divise le pays. Quarante-huit députés ont en effet voté en faveur du texte, vingt-quatre ont voté contre et vingt-cinq autres se sont abstenus.</p>



<p>Député de l&rsquo;opposition pour le compte du Rassemblement pour la patrie et la modernité, Edgard Owono Ndong a voté contre. Il pense qu&rsquo;une telle loi doit être soumise à un référendum:</p>



<p><em>« On a là quelque chose qui va profondément bouleverser nos habitudes et c&rsquo;est le 1/3 des députés qui aurait décidé. Ça c&rsquo;est un autre débat, mais c&rsquo;est pour dire quand même que ça, ça me conforte dans le fait qu&rsquo;il faut que toute la nation entière se prononce là dessus. »</em></p>



<p><strong>Vivre dans la clandestinité</strong></p>



<p>Pour Télesphore Obame Ngomo, président du mouvement Honneur et Dignité, le vote des députés fait respecter un droit qui était bafoué.</p>



<p><em>« Je salue la détermination. Je salue le courage, mais surtout je salue la volonté des députés de faire respecter un droit qui me paraissait bafoué. On ne peut pas, au nom de je ne sais trop quoi, des récriminations injustifiées, tolérer que d&rsquo;autres puissent vivre dans des situations difficiles sur le plan de leur être. »</em></p>



<p>Au Gabon, les homosexuels vivent leurs relations dans la clandestinité. Aucune association n&rsquo;est enregistrée offficiellement pour défendre les membres de cette communauté. Nos tentatives pour recueillir des réactions d&rsquo;homosexuels ont été vaines. Mais sur son compte Facebook, un Gabonais membre de cette communauté s&rsquo;est contenté d&rsquo;écrire « xxx ».</p>



<p>Les voix défavorables à l&rsquo;homosexualité se font bien plus fortes dans l&rsquo;opinion gabonaise dont la majorité rejette une « atteinte aux mœurs ».</p>



<p>Des marches programmées pour contester le vote de cette loi ont été interdites par le ministère de l&rsquo;intérieur.</p>



<p>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </p>
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		<title>En RDC, passe d&#8217;armes au Sénat entre le président de la chambre et une sénatrice</title>
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				<pubDate>Fri, 01 May 2020 17:38:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Scandale au Sénat à Kinshasa. Le président de l&#8217;institution et une sénatrice, tous deux membres du Front commun du Congo (FCC), la plateforme pro-Kabila, se sont invectivés ce jeudi. Des échanges violents au sujet des travaux de réhabilitation de l’hémicycle et de ses dépendances. La polémique a commencé quand&#160;le président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PR_Senat_RDC-1024x547.png" alt="" class="wp-image-16932" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PR_Senat_RDC-1024x547.png 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PR_Senat_RDC-300x160.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/05/PR_Senat_RDC-768x411.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Le président du Sénat de la RDC, Alexis Thambwe Mwamba </figcaption></figure>



<p><strong>Scandale au Sénat à Kinshasa. Le président de l&rsquo;institution et une sénatrice, tous deux membres du Front commun du Congo (FCC), la plateforme pro-Kabila, se sont invectivés ce jeudi. Des échanges violents au sujet des travaux de réhabilitation de l’hémicycle et de ses dépendances.</strong></p>



<p>La polémique a commencé quand<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190727-rdc-alexis-thambwe-mwamba-elu-perchoir-senat" rel="noreferrer noopener">&nbsp;le président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba</a></strong>, a répondu à une lettre qui l&rsquo;interpelait sur les travaux de réhabilitation du Sénat. Alexis Thambwe Mwamba a d&rsquo;abord indiqué que le dossier, selon lui, est conforme aux exigences légales&nbsp;: «&nbsp;<em>Le dossier de ce marché a été transmis avec toutes les pièces à la direction générale du contrôle des marchés publics. Cette direction a donné son avis de non-objection et l’autorisation de passer le marché.</em>&nbsp;»</p>



<p>Puis le président du Sénat s&#8217;emporte et qualifie d’immorale la sénatrice qui a demandé des éclaircissements sur lesdits travaux.</p>



<p><strong>Procédure judiciaire</strong></p>



<p>Tout en dénonçant cette attitude qu’elle qualifie d’indigne pour un tel niveau de responsabilité, Bijoux Goya Kitenge estime, elle, que Alexis Thambwe Mwamba n’a pas répondu à ses questions&nbsp;: «&nbsp;<em>J’attends de lui des éclaircissements clairs et précis parce que c’est l’argent du contribuable congolais. Il faut justifier la gestion quand on est un responsable public</em>.&nbsp;»</p>



<p>Pour avoir subi l’humiliation en public, Bijou Goya a décidé de saisir la justice pour réparation. Elle espère aussi que la justice s’intéressera à ce dossier qui, affirme-t-elle, comprend un marché de gré à gré pour un montant d’environ 4 millions de dollars.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un colloque au Sénat sur les responsabilités du génocide rwandais fait polémique</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 17:17:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un colloque sur l’Afrique des Grands lacs, organisé le 9 mars au Sénat, à Paris, fait polémique. Il donne la parole à plusieurs personnalités connues pour nier ou minimiser le génocide rwandais qui a fait 800 000 morts en 1994.   « Afrique des Grands Lacs : soixante ans de tragique instabilité ». L’intitulé du colloque qui se...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais.jpeg" alt="" class="wp-image-15076" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/senat-francais-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p><strong>Un colloque sur l’Afrique des Grands lacs, organisé le 9 mars au Sénat, à Paris, fait polémique. Il donne la parole à plusieurs personnalités connues pour nier ou minimiser le génocide rwandais qui a fait 800 000 morts en 1994.  </strong></p>



<p>« Afrique des Grands Lacs : soixante ans de tragique instabilité ». L’intitulé du colloque qui se tenait&nbsp;le 9 mars au Sénat n’annonçait pas la couleur. Et pour cause&nbsp;: sa vocation principale était de réfléchir aux « responsabilités régionales et internationales » dans le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/video/20190407-le-rwanda-commemore-25-ans-genocide-tutsis" rel="noreferrer noopener">génocide rwandais de 1994</a>, un sujet hautement polémique. Le génocide commis à l&rsquo;instigation du régime hutu alors au pouvoir, a fait environ 800 000 morts entre avril et juillet 1994, essentiellement parmi la minorité tutsie, mais aussi chez les Hutus modérés, selon l&rsquo;ONU.</p>



<p>« Peu de sujets sont aussi clivants que le génocide des Tutsis au Rwanda et la politique de la France au Rwanda », a prévenu en ouverture du colloque le Belge Olivier Lanotte, docteur en sciences politiques. « La recherche des responsabilités est un exercice délicat vu la tendance qu&rsquo;ont certains observateurs d&rsquo;assimiler trop souvent au négationnisme ceux qui s&rsquo;engagent sur le terrain miné de la dénonciation des crimes du Front patriotique rwandais (FPR) », mouvement de rébellion qui défend les Tutsis, a ajouté ce chercheur, auteur de plusieurs ouvrages sur des pays de la région. Le ton était donné.</p>



<p><strong>Un panel d’invités litigieux</strong></p>



<p>Plusieurs politiques ou associations de défenses de victimes du génocide rwandais dénoncent un panel d’invités qui ont tous en commun de nier ou de minimiser le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/video/20190407-genocide-tutsi-rwanda-questions-toujours-suspens" rel="noreferrer noopener">génocide des Tutsis</a>&nbsp;du Rwanda. Dans une lettre adressée le 29 février au président du Sénat Gérard Larcher, les associations « Ibuka France » et « Communauté Rwandaise de France » (CRF) soulignent qu’au « nombre des conférenciers (&#8230;) apparaissent les noms de plusieurs personnalités connues pour leur travail incessant de banalisation, minoration et/ou négation du génocide ».</p>



<p>Parmi ces personnalités mises en cause, la journaliste canadienne<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/emission/20180625-judi-rever-rwanda-hutus-nie-pas-genocide-tutsis" rel="noreferrer noopener">&nbsp;Judi Rever.</a>&nbsp;Dans son ouvrage « In Praise of blood, the crimes of the Rwandan Patriotic Front” (2018) (« Éloge du sang &#8211; Les crimes du Front patriotique rwandais »), elle&nbsp;affirme&nbsp;notamment que le FPR, qui a pris le pouvoir après la tragédie, avait été infiltré par des milices Interahamwé, bras armé du régime génocidaire. Selon elle, quelque 500 000 Hutus ont été massacrés par le FPR et il s&rsquo;agirait là d&rsquo;un autre « génocide ». Ce livre, qui a fait scandale,&nbsp;a été jugé&nbsp;« négationniste »&nbsp;par bon nombre de&nbsp;spécialistes du sujet.</p>



<p>Parmi les participants aux tables rondes, figure également l&rsquo;intellectuel franco-camerounais Adrien-Charles Onana, visé par une plainte de la&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.licra.org/genocide-des-tutsi-le-colloque-de-la-honte" rel="noreferrer noopener">Licra&nbsp;</a>pour contestation de crimes contre l&rsquo;humanité. Invité en octobre 2019 sur LCI par Vincent Hervouët, qui devait animer les débats lundi au Sénat, avant de renoncer à la dernière minute, il avait affirmé :&nbsp;« Entre 1990 et 1994, il n’y a pas eu de génocide contre les Tutsis, ni contre quiconque. »&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.licra.org/genocide-des-tutsi-le-colloque-de-la-honte" rel="noreferrer noopener">La Licra a d&rsquo;ailleurs dénoncé un « colloque de la honte</a> » au Sénat.</p>



<p>Charles Onana est également connu pour sa détermination à dédouaner l’armée française dans la tragédie rwandaise et « ce en dépit de l’omniprésence avérée des militaires français au côté d’un régime qui organise dès&nbsp;1991 des pogroms contre les Tutsis », comme le rappelle dans&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.liberation.fr/planete/2020/03/08/rwanda-france-le-negationnisme-s-invite-au-senat-a-paris_1781010" rel="noreferrer noopener">Libération la journaliste Maria Malagardis</a>, spécialiste de la question. Et malgré les doutes qui pèsent sur l’<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20190405-genocide-rwanda-emmanuel-macron-archives-comprendre-role-france" rel="noreferrer noopener">opération Turquoise</a>&nbsp;de l&rsquo;armée française, soupçonnée d’avoir été déclenchée pour venir en aide à l’armée génocidaire. « Même Hubert Védrine, à l’époque secrétaire général de l’Élysée, a fini par avouer, lors d’une audition devant la commission Défense en&nbsp;2014, que Paris avait livré des armes au régime génocidaire », poursuit Maria Malagardis.&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20190327-invite-jour-hubert-vedrine-rwanda-brexit-europe-algerie-france" rel="noreferrer noopener">Hubert Védrine,&nbsp;</a>qui fait également partie du panel des invités.</p>



<p>Enfin, à leurs côtés, se trouve aussi Jean-Marie Vianney Ndagijimana, l’ancien ambassadeur du Rwanda en France aujourd’hui en rupture avec Kigali. Dans son livre&nbsp;« Paul Kagamé a sacrifié les Tutsis »&nbsp;<em>(</em>La Pagaie, 2009), ce dernier tente lui aussi de rendre le FPR responsable de l’extermination des Tutsis.</p>



<p><strong>Différence de traitement&nbsp;?</strong></p>



<p>Plusieurs voix, comme celle du président du Sénat rwandais Augustin Iyamuremye, se sont élevées pour demander l’annulation du colloque.&nbsp;En France, le sénateur Christophe Frassa (LFI) a exprimé son désaccord&nbsp;sur Twitter : « le Groupe France-Afrique que je préside ne soutient pas ce colloque. Ce n’est pas la position du Sénat ni de la France. L’histoire lorsqu’elle est tragique ne supporte par la négation. »</p>



<p>Le Sénat lui-même&nbsp;s&rsquo;est&nbsp;dédouané. Gérard Longuet, qui s&rsquo;exprimer en clôture du colloque, a affirmé&nbsp;qu&rsquo;il n&rsquo;était pas l&rsquo;organisateur mais qu&rsquo;il avait « permis l&rsquo;obtention d&rsquo;une salle en raison du rôle joué par des anciens militaires de Turquoise dont je soutiens (&#8230;) la pertinence de l&rsquo;engagement il y a plus de 25 ans de cela ».&nbsp;</p>



<p>Des associations ont lancé une pétition en ligne, qui avait recueilli plus de 5 800 signatures lundi après-midi. Une mesure prise à défaut d’avoir réussi à faire annuler l’événement. « Nous avons tenté&nbsp;d’alerter les sénateurs mais on nous a répondu que le colloque coche toutes les cases légales », explique à France 24 Étienne Nsanzimana,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.ibuka-france.org/communique-de-presse-2/" rel="noreferrer noopener">président de l’association Ibuka</a>, précisant que les membres de son association n’ont pas eu droit d’assister aux débats.</p>



<p>« Le fait que le Sénat ne puisse pas refuser cette salle, et ce alors que les intervenants ont tenu ouvertement des propos abjects sur le génocide, nous laisse penser qu’il y a un certain relativisme en ce qui concerne le génocide rwandais. Est-ce qu’on aurait laissé une salle à Robert Faurisson [historien négationniste de la Shoah] ? Nous ne pouvons que constater la facilité avec laquelle ces négationnistes se voient offrir une tribune », regrette Étienne Nsanzimana. Et d’ajouter : « Le doute est l’arme des négationnistes : le mal est fait à partir du moment où le doute est semé ».</p>



<p><strong>Source: France 24 / Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Madagascar : le Sénat saisit la Cour constitutionnelle contre le président Rajoelina</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Jan 2020 09:15:37 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les sénateurs – majoritairement issus de l’opposition – visent l’annulation par la Cour constitutionnelle d’ordonnances considérées irrégulières prises par le président Andry Rajoelina. Plusieurs accords de prêts de financement conclus par le gouvernement sont menacés d’annulation. «&#160;Nous avons constaté un non-respect de la Constitution par l’exécutif, nous avons déjà interpellé le gouvernement pour cela, maintenant...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/sipa_ap22271316_000002-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-13394" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/sipa_ap22271316_000002-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/sipa_ap22271316_000002-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Les sénateurs – majoritairement issus de l’opposition – visent l’annulation par la Cour constitutionnelle d’ordonnances considérées irrégulières prises par le président Andry Rajoelina. Plusieurs accords de prêts de financement conclus par le gouvernement sont menacés d’annulation.</strong></p>



<p>«&nbsp;Nous avons constaté un non-respect de la Constitution par l’exécutif, nous avons déjà interpellé le gouvernement pour cela, maintenant nous saisissons la Cour constitutionnelle&nbsp;», a expliqué le président de la chambre, Rivo Rakotovao.</p>



<p>Andry Rajoelina a remporté le second tour de l’élection présidentielle&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/856822/politique/madagascar-les-mysteres-de-linfluence-russe-sur-la-presidentielle/">disputé en décembre 2018</a>&nbsp;face à son grand rival, Marc Ravalomanana.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/847689/politique/madagascar-le-plus-dur-commence-pour-andry-rajoelina/">Il a pris ses fonctions début 2019</a>&nbsp;avant l’expiration du mandat des députés de l’Assemblée nationale, dont il a obtenu&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/770759/politique/madagascar-andry-rajoelina-a-lepreuve-de-la-vitesse-100-jours-apres-son-investiture/">le pouvoir de légiférer par ordonnances jusqu’aux élections législatives</a>&nbsp;disputées en mai dernier.</p>



<p>La coalition qui soutient le chef de l’État y a obtenu&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/714924/politique/madagascar-les-elections-legislatives-defi-inattendu-dandry-rajoelina/">la majorité absolue des sièges.</a></p>



<p>Entre son entrée en fonctions et l’élection de la nouvelle Assemblée nationale, Andry Rajoelina a signé 14 ordonnances relatives, entre autres, au recouvrement des avoirs illicites à Madagascar et à l’élection et à la désignation des sénateurs.</p>



<p>Selon le président du Sénat, il a depuis omis de faire valider ces textes par un vote de l’Assemblée nationale, ainsi que le requiert la loi fondamentale de la Grande île.</p>



<h4>«&nbsp;Développement compromis&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;L’exécutif a le devoir de se conformer à la Constitution et aurait dû soumettre à la ratification des parlementaires (…) les ordonnances prises&nbsp;», a plaidé Rivo Rakotovao, «&nbsp;nous n’avons aucune arrière-pensée politique, le Sénat exerce juste son droit et ses devoirs envers la Nation&nbsp;».</p>



<p>« C’est l’ordonnance qui a réduit le nombre des sénateurs et n’a pas plu au président du Sénat », a déploré un proche de Andry Rajoelina s’exprimant sous couvert de l’anonymat, l’accusant de « compromettre le développement du pays ».</p>



<p>Si la plus haute juridiction du pays donne raison au président du Sénat, cinq accord de prêts de financement conclus entre le gouvernement malgache et des bailleurs de fonds seraient annulés.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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