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	<title>Sécurité &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Sécurité &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Niger : le redéploiement de l’armée française au cœur d’un débat au Parlement</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 20:18:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le résultat du vote laisse peu de place au doute, le parti au pouvoir du président Mohamed Bazoum disposant d&#8217;une écrasante majorité à l&#8217;Assemblée nationale. Mais à l&#8217;heure où la France prépare le transfert du Mali au Niger d&#8217;une partie de son dispositif de lutte antiterroriste au Sahel, son arrivée est déjà dénoncée par des ONG locales. « Le débat...]]></description>
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<p><strong>Le résultat du vote laisse peu de place au doute, le parti au pouvoir du président Mohamed Bazoum disposant d&rsquo;une écrasante majorité à l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/assemblee-nationale"><strong>Assemblée nationale</strong></a><strong>. Mais à l&rsquo;heure où la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/france"><strong>France</strong></a><strong> prépare le transfert du Mali au </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger"><strong>Niger</strong></a><strong> d&rsquo;une partie de son dispositif de lutte antiterroriste au Sahel, son arrivée est déjà dénoncée par des ONG locales. « Le débat suivi d&rsquo;un vote sur la présence des forces étrangères dans notre pays dans le cadre de la lutte contre le terrorisme se tiendra demain vendredi (22 avril) », a indiqué une source gouvernementale.</strong></p>



<h4>Mutualiser les forces face à une menace grandissante</h4>



<p>Le document soumis aux députés, consulté par l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>, souligne que le Niger «&nbsp;est quasiment encerclé par les groupes terroristes. Malgré les efforts déployés pour contenir la menace aux abords de nos frontières, le bilan humain et économique est lourd&nbsp;». Il ajoute que «&nbsp;l&rsquo;évolution de la situation sécuritaire requiert un engagement commun des gouvernements de notre pays et d&rsquo;autres nations pour une lutte efficace contre le terrorisme, dans le cadre de coopérations bilatérales ou multilatérales existantes ou futures&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Les forces spéciales des pays amis seront déployées&nbsp;» et «&nbsp;installées sur les territoires dans les pays membres de la Cedeao (Communauté économique des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest) affectés par la menace&nbsp;», dont «&nbsp;le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin">Bénin</a>, le Ghana, le Niger et la Côte d&rsquo;Ivoire&nbsp;», indique le texte.</p>



<p>Si des forces spéciales étrangères de la France et des États-Unis sont déjà présentes au Niger qui s&rsquo;est déclaré prêt à en accueillir d&rsquo;autres, leur présence future n&rsquo;a jamais été officiellement évoquée dans les trois autres pays.</p>



<p>En annonçant en février le retrait de leurs forces du Mali, la France et ses partenaires européens avaient souhaité rester engagés dans la région sahélienne et «&nbsp;étendre leur soutien aux pays voisins du golfe de Guinée et d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest&nbsp;» pour contenir la menace djihadiste. Les «&nbsp;paramètres&nbsp;» de cette réorganisation seront arrêtés «&nbsp;d&rsquo;ici juin 2022&nbsp;», avaient-ils indiqué.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/le-benin-entre-braconniers-bandits-et-djihadistes-03-12-2021-2455146_3826.php">Le nord du Bénin et de la Côte d&rsquo;Ivoire ont été la cible depuis&nbsp;2020&nbsp;d&rsquo;attaques djihadistes meurtrières</a>&nbsp;et la crainte est de les voir se multiplier et s&rsquo;étendre à d&rsquo;autres pays ouest-africains.</p>



<p>Le document soumis aux élus précise qu&rsquo;au Niger «&nbsp;qui abrite déjà des bases de forces étrangères, de nouvelles implantations seront créées plus près des théâtres des opérations&nbsp;» au Mali et «&nbsp;les lieux de stationnement, les modalités d&rsquo;opérations&nbsp;» seront discutés «&nbsp;avec la hiérarchie militaire&nbsp;».</p>



<h4>Des oppositions</h4>



<p>Dans un communiqué, les partis d&rsquo;opposition ont estimé que la démarche du gouvernement vise «&nbsp;à contourner l&rsquo;obligation de communiquer aux députés nationaux les textes relatifs aux accords de défense et de sécurité, au titre de la régularisation du redéploiement des forces Barkhane et Takuba au Niger&nbsp;».</p>



<p>Hassoumi Massoudou, ministre nigérien des Affaires étrangères, a récemment soutenu que son pays souhaitait « un accroissement de l&rsquo;intervention de nos partenaires », car « avec le départ des forces françaises du nord du Mali, nous nous attendons à ce qu&rsquo;il ait une plus grande pression des terroristes sur notre pays ». Dans sa lutte contre les mouvements djihadistes liés à Al-Qaïda et au groupe État islamique (EI), le Niger bénéficie du soutien de plusieurs pays occidentaux, dont la France et les États-Unis, qui ont des bases militaires à Niamey et dans la région d&rsquo;Agadez (Nord). Mais des ONG nigériennes dénoncent cette présence de militaires étrangers qu&rsquo;elles considèrent comme « des forces d&rsquo;occupation » et « une menace pour la souveraineté du pays ».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: LHI-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dans l’est de la RDC, plusieurs villages passent sous le contrôle du M23</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Apr 2022 18:49:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
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				<description><![CDATA[« Il y avait des affrontements assez violents autour de la centrale ce matin », dans la zone du parc des Virunga. « La ligne de front est à Matebe », dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, a déclaré une source au sein de cette réserve. «&#160;Les rebelles du M23 occupent Gisiza, Gasiza, Bugusa, Bikende-Bugusa, Kinyamahura, Rwambeho,...]]></description>
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<p><strong>« Il y avait des affrontements assez violents autour de la centrale ce matin », dans la zone du parc des Virunga. « La ligne de front est à Matebe », dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu, a déclaré une source au sein de cette réserve.</strong></p>



<p>«&nbsp;Les rebelles du M23 occupent Gisiza, Gasiza, Bugusa, Bikende-Bugusa, Kinyamahura, Rwambeho, Tshengerero, Rubavu et Basare&nbsp;», ils tiennent toujours «&nbsp;Runyoni et Tchanzu&nbsp;», a ajouté Nestor Bazirake, rapporteur des organisations de la société civile du groupement (un groupe de villages) de Jomba.</p>



<p>L’armée contrôle la cité de Bunagana et le pont Rwanguba, a-t-il indiqué, ajoutant que par&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1264441/politique/rdc-le-spectre-dun-retour-du-m23/">«&nbsp;peur&nbsp;» de nouvelles attaques rebelles</a>, «&nbsp;les habitants ont fui vers l’Ouganda, Kiwanja et Rutshuru centre&nbsp;», deux localités congolaises.</p>



<h4>«&nbsp;Les habitants ont peur&nbsp;»</h4>



<p>La situation était plutôt «&nbsp;calme&nbsp;» dans la localité voisine de Kabindi, mais «&nbsp;les habitants ont peur, certains passent la nuit dans des écoles et d’autres dans la forêt&nbsp;», a témoigné un habitant, Jean de Dieu Uwimana, joint au téléphone depuis Goma, capitale provinciale.</p>



<p>Puis le M23 a annoncé avoir pris la «&nbsp;décision de se retirer, une fois de plus, de ses positions nouvellement conquises (…) pour permettre la prise en charge de ses préoccupations à travers un dialogue franc et fructueux avec le gouvernement&nbsp;» congolais, indique-t-il dans un communiqué.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE M23 N’A JAMAIS EU L’INTENTION DE FAIRE DES CONQUÊTES DES ESPACES POUR LES ADMINISTRER, A AFFIRMÉ LE MOUVEMENT REBELLE</p></blockquote>



<p>Le M23 «&nbsp;n’a jamais eu l’intention de faire des conquêtes des espaces pour les administrer, notre seule motivation est le règlement pacifique de la crise&nbsp;» qui l’oppose au gouvernement de Kinshasa, ajoute-t-on. Il n’était toutefois pas établi à la mi-journée dimanche que le retrait de la dizaine de villages concernés était effectif.</p>



<p>Le mouvement rebelle a aussi exprimé « son intention de remettre au comité international de la Croix-Rouge tous les [militaires] de l’armée nationale capturés sur la ligne de front en vue d’une prise en charge appropriée ».</p>



<p>Les combats entre l’armée et le M23 avaient repris mercredi après quelques jours d’accalmie. Dans une vidéo daté de vendredi, le porte-parole du M23 a indiqué que le mouvement rebelle avait «&nbsp;riposté vigoureusement&nbsp;» contre l’offensive de l’armée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE M23 REPROCHE AUX AUTORITÉS DE KINSHASA DE NE PAS AVOIR RESPECTÉ DES ENGAGEMENTS SUR LA DÉMOBILISATION DE SES COMBATTANTS</p></blockquote>



<p>Issu d’une ancienne rébellion tutsi congolaise, le M23, aussi appelé «&nbsp;Armée révolutionnaire congolaise&nbsp;», avait été vaincu en 2013 par les FARDC mais il est réapparu en fin d’année dernière,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1266464/politique/rdc-ce-que-prevoit-laccord-avec-le-rwanda-pour-le-rapatriement-des-ex-combattants-du-m23/">reprochant aux autorités de Kinshasa de ne pas avoir respecté des engagements sur la démobilisation de ses combattants</a>.</p>



<p>Les 28 et 29 mars, il était sorti de ses bastions d’altitude pour venir attaquer des positions de l’armée.</p>



<p>Après deux jours de violents combats, qui avaient provoqué la fuite de plusieurs dizaines de milliers de villageois vers le centre de Rutshuru et vers l’Ouganda, les rebelles avaient déclaré un « cessez-le-feu unilatéral », en affirmant souhaiter « un règlement pacifique de la crise qui (les) oppose au gouvernement ».</p>



<p>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</p>
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		<title>Le Sahel en 2022 : de lourdes incertitudes</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/le-sahel-en-2022%e2%80%af-de-lourdes-incertitudes/</link>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 18:23:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’année écoulée confirme les mauvaises tendances de ces cinq dernières années en matière d’insécurité. S’il est difficile d’imaginer de réels changements à court terme, le respect de quelques règles essentielles à l’action collective sahélienne et ouest-africaine pourrait permettre de sortir de l’ornière. L’année 2021 s’est terminée comme elle avait commencé au cœur des pays du...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’année écoulée confirme les mauvaises tendances de ces cinq dernières années en matière d’insécurité. S’il est difficile d’imaginer de réels changements à court terme, le respect de quelques règles essentielles à l’action collective sahélienne et ouest-africaine pourrait permettre de sortir de l’ornière</strong>.</p>



<p>L’année 2021 s’est terminée comme elle avait commencé au cœur des pays du Sahel, dans une atmosphère qui mêle inquiétude, impuissance, désarroi, incertitude et colère. Cette dernière, intimement liée à l’incapacité d’agir face à la permanence de l’insécurité, s’exprime de plus en plus à l’égard des forces françaises. Un tête-à-tête étonnant de plusieurs jours entre des centaines de jeunes Burkinabè et un convoi de l’armée française bloqué dans sa progression a ainsi marqué les esprits en novembre dernier. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1296173/politique/maliaf-a-bamako-la-demonstration-de-force-du-pouvoir/">Manifestations de colère de plus en plus organisées</a> dans le contexte d’une zone prise dans les batailles d’influence entre l’ancienne puissance colonisatrice et ses rivaux, au premier rang desquels la Russie, qui fait un retour dans la coopération militaire dans la région.</p>



<h4>Pratiques douteuses</h4>



<p>La fin de l’année 2021 fut aussi celle de la montée en notoriété de l’entreprise russe de mercenaires Wagner, que l’Union européenne, sous impulsion française, a&nbsp; frappé de sanctions parce qu’elle est entrée en négociation avec le gouvernement de transition malien. La France, l’Union européenne et les puissances occidentales auraient découvert soudainement les pratiques douteuses des entreprises privées de sécurité qui les ont pourtant accompagnées dans plusieurs théâtres d’opérations à travers le monde. Ainsi, France, Union européenne, États-Unis d’un côté et, de l’autre, la Russie, ses annexes «&nbsp;privées&nbsp;» comme Wagner, la Turquie… et, plus près du terrain, l’Algérie, dont le sud jouxte le nord du Mali et ses groupes armés.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DES MALHEUREUX, QUI ONT PERDU DES PROCHES, QUI ONT FUI LEURS VILLAGES, QUI LUTTENT POUR SURVIVRE, LE SAHEL N’EST PAS PRÈS D’EN MANQUER</p></blockquote>



<p>En 2021, on se sera beaucoup passionnés pour la géopolitique du Sahel, les grandes rivalités et les multiples petites batailles d’acteurs africains et non africains, celles qui s’expliquent par de vrais enjeux de moyen et long terme et celles qui ne sont motivées que par la course aux profits de court terme, les rentes de l’insécurité, de l’instabilité, de la fragilité et de la dépendance. On le sait, l’insécurité, la violence et le chaos ne font que des malheureux. Et des malheureux, qui ont perdu des proches, civils ou militaires, qui ont fui leurs bourgades et leurs villages menacés par des groupes armés pour trouver refuge dans des villes secondaires ou jusque dans les capitales, ou qui luttent au quotidien pour survivre, le Sahel n’est pas près d’en manquer. Pour ceux-là, qui n’ont pas de Smartphones connectés à internet et qui ne s’expriment pas sur les réseaux sociaux, les complexités géopolitiques ont peu d’intérêt.</p>



<p>Ces populations du nord et du centre du Mali, du nord, de l’est et du centre du Burkina Faso, de l’ouest du Niger désespèrent de la récurrence des violences, d’où qu’elles viennent. D’autres, qui habitent dans des zones à la lisière des régions où prospèrent les groupes armés terroristes, ont peur. Cela ne concerne pas seulement les pays du cœur du Sahel.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1221582/politique/g5-sahel-le-tchad-retire-600-soldats-de-la-zone-dite-des-trois-frontieres/">Au nord de la Côte d’Ivoire, au nord du Bénin, du Togo et du Ghana, ou au Sénégal</a>&nbsp;dans la partie frontalière avec le Mali, les États, conscients de la menace qui se rapproche, renforcent leur présence sécuritaire aux frontières.</p>



<p>2021 aura confirmé les mauvaises tendances de ces cinq dernières années : hausse exponentielle des victimes civiles de la violence armée, extension géographique continue des zones de danger, concentration de la violence dans les régions frontalières, complexification de la carte des acteurs de l’insécurité, et jonction entre insécurité et instabilité politique des États.</p>



<p>Coup d’État au Mali en août 2020 puis « rectification » du coup d’État en mai 2021 ont permis au colonel Assimi Goïta et ses hommes de prendre clairement le contrôle de la transition. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1291622/politique/mamadou-ismaila-konate-le-mali-risque-lexcommunication-de-la-scene-diplomatique/">Personne ne sait à quoi ressemblera le pays en 2022.</a> S’il est certain que les élections législatives et présidentielle ne seront pas organisées en février et mars, nul ne sait si elles auront lieu au second trimestre, au dernier trimestre ou pas du tout.</p>



<p>Au Burkina Faso – en très grande difficulté avec de larges pans de son territoire occupés par les groupes armés terroristes –, le pouvoir est critiqué de toutes parts et devra très rapidement afficher des signes de reprise en main au risque d’être menacé par une insurrection civile ou civilo-militaire. Le Niger apparaît comme moins vulnérable que le Mali et le Burkina Faso, mais il n’a point échappé à des attaques meurtrières contre ses soldats, ni à des massacres de populations civiles. Il n’a pas non plus fini de gérer l’insécurité dans les anciennes zones d’opérations de Boko Haram à la frontière du Nigeria.</p>



<p>La Mauritanie continue de se faire oublier, en se mouvant dans l’environnement régional avec une approche militaro-politico-religieuse pragmatique et jusque-là efficace. Il faut cependant se méfier de toute conclusion définitive sur le «&nbsp;modèle mauritanien&nbsp;». Au Tchad, membre du G5 Sahel, l’incertitude politique est aussi forte qu’au Mali… Quand et comment se terminera la transition conduite par le général Mahamat Idriss Déby ? Ce dernier a déjà commencé à évoquer la volonté souveraine de Dieu lorsqu’on l’interroge sur son destin politique… Ce n’est pas bon signe. En 2022 se jouera l’avenir politique du Tchad pour une ou plusieurs décennies.</p>



<h4>Gouvernance hasardeuse</h4>



<p>Face à l’équation à multiples inconnues que représente l’évolution du Sahel au cours des douze prochains mois, trois impératifs me semblent fondamentaux, qui sont autant de repères souhaitables pour l’action publique et pour l’action collective citoyenne sahélienne et ouest-africaine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL EST URGENT DE RÉÉQUIPER MORALEMENT, HUMAINEMENT ET MATÉRIELLEMENT LES APPAREILS DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ DES PAYS DU SAHEL</p></blockquote>



<p>Le premier est celui de repenser la réponse sécuritaire des pays de la région d’abord pour stopper l’extension des espaces investis par les groupes armés irréguliers. Il faut revenir à l’essentiel plutôt que de gaspiller davantage de ressources dans l’élaboration de documents stratégiques dont aucun n’est mis en œuvre correctement. La réponse sécuritaire ne suffit pas. Et une mauvaise réponse sécuritaire aggrave la situation. Cela est certain. Mais une réponse sécuritaire réfléchie et vigoureusement mise en œuvre reste primordiale.</p>



<p>Il est urgent de rééquiper moralement, humainement et matériellement les appareils de défense et de sécurité des pays du Sahel, et ceux des pays ouest-africains. Il faut commencer par s’assurer que les soldats ont des rations alimentaires décentes, des tenues adaptées, des armes et des munitions, un encadrement crédible et la considération qui permet à tout être humain de donner du sens à ce qu’il fait, surtout lorsqu’il doit être prêt à mourir en combattant des ennemis aguerris, motivés et entraînés.</p>



<p>Le deuxième impératif est de donner des signes forts et immédiats de changement dans la gouvernance politique et économique des pays de la région. Il faut être réaliste : il n’y aura pas de renouvellement des élites politiques, militaires et administratives à court terme. Mais il faut que ça change un peu, et qu’on en finisse au moins avec la gouvernance hasardeuse du secteur de la défense et de la sécurité. En clair, arrêter de détourner et de gaspiller des ressources rares.</p>



<p>Le troisième impératif, qui est transversal, est de travailler stratégiquement et avec cohérence au niveau des États, des sociétés civiles et des organisations régionales africaines. Il faut décloisonner la réflexion sur les enjeux vitaux de la région, partager les savoirs et se concentrer sur le « comment on fait » et « qui fait quoi ».  Les conditions nécessaires de l’efficacité des réponses dans tous les domaines, ce sont les ressources humaines, ce sont les femmes et les hommes des pays du Sahel et du voisinage immédiat, leur intégrité, leur sens de l’intérêt général et leurs aptitudes individuelles et collectives.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les djihadistes du Sahel gagnent de plus en plus de terrain</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 20:05:16 +0000</pubDate>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L&rsquo;avancée imparable du djihadisme au Sahel depuis une décennie n&rsquo;a pas seulement causé des milliers de morts, trois millions de déplacés et une grave crise humanitaire. También está erosionando a los gobiernos de la región y generando una enorme inestabilidad política y social: los golpes de Estado en Malí o la reciente caída del Gobierno de Burkina Faso son consecuencia de la crisis en materia de seguridad que se expresa también en manifestaciones espontáneas contra les autorités. Profitant de ces faiblesses, la stratégie des radicaux est de gagner de plus en plus de terrain et d&rsquo; </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2020-05-27/grupos-yihadistas-del-sahel-extienden-sus-operaciones-a-otros-cuatro-paises-africanos.html" target="_blank"><strong>avancer vers les régions du nord des pays du golfe de Guinée</strong></a><strong> comme la Côte d&rsquo;Ivoire, où les attentats ne sont plus une nouveauté, ou du Bénin et du Togo, qui ont subi de graves raids au cours du dernier mois.</strong></p>



<p>Dimanche 14 novembre.&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2021-11-16/al-menos-una-treintena-de-muertos-en-burkina-faso-tras-un-ataque-yihadista-a-una-base-de-la-gendarmeria.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">À l&rsquo;aube, des dizaines de djihadistes à moto et en camionnette&nbsp;<em>ont</em>&nbsp;pris d&rsquo;assaut le poste de gendarmerie d&rsquo;Inata</a>&nbsp;dans le nord reculé du Burkina Faso, tuant 53 policiers.&nbsp;Des rapports ultérieurs révèlent que les agents manquaient de tout, y compris de la nourriture.&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2019/07/13/actualidad/1563028087_404573.html#?rel=mas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Après des semaines d&rsquo;attaques incessantes et un demi-millier d&rsquo;agents tués en six ans</a>&nbsp;, Inata est la goutte d&rsquo;eau.&nbsp;Des milliers de Burkinabés ont manifesté dans les principales villes pour dénoncer l&rsquo;inaction des autorités dépassées par la menace terroriste et, sur fond de rumeurs d&rsquo;épuisement des forces armées et même de coup d&rsquo;État, le président Roch Marc Cristian Kaboré a limogé l&rsquo;ensemble du gouvernement pour tenter de sauver son propre tête.</p>



<p>La propagation de l&rsquo;activité djihadiste menace non seulement la démocratie, mais l&rsquo;existence même de l&rsquo;État au Burkina Faso, prévient Gilles Yabi, directeur du centre d&rsquo;analyse Wathi.&nbsp;« Cela s&rsquo;est déjà produit au Mali depuis 2012, où la dégradation de la sécurité et l&rsquo;incapacité de répondre ont ouvert la porte aux coups d&rsquo;État.&nbsp;Ce scénario doit être évité par tous les moyens au Burkina Faso », assure-t-il.</p>



<p>En mars 2012, des militaires maliens, furieux du manque d&rsquo;armes et de munitions pour faire face à l&rsquo;insurrection radicale qui commençait à éclater dans le nord du pays, se sont soulevés contre le président de l&rsquo;époque Amadou Toumani Touré.&nbsp;Huit ans plus tard, en août 2020,&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2020-08-21/golpistas-sobre-la-ola-de-una-protesta-popular.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un groupe de colonels las de voir leurs soldats mourir dans le nord et le centre du pays a sauté dans le train du mécontentement populaire pour réaliser un nouveau coup d&rsquo;État</a>&nbsp;qui a renversé Ibrahim Boubacar Keita.</p>



<p>« La déstabilisation des gouvernements du Sahel est une conséquence palpable de l&rsquo;activité des groupes armés », explique Ornella Moderan, chercheuse à l&rsquo;Institut d&rsquo;études de sécurité (ISS).&nbsp;« Au Burkina Faso, on assiste à une lutte entre le Groupement de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM) et l&rsquo;État islamique du Grand Sahara (EIGS) pour contrôler une partie du territoire burkinabè, qui sert en même temps de couloir vers les pays côtiers ».&nbsp;Ces deux groupes terroristes, soutenus par les&nbsp;<em>katibas</em>&nbsp;(groupes de combattants)&nbsp;locaux&nbsp;, sont principalement responsables des attaques et attaques constantes dans toute la région.&nbsp;Le dernier, jeudi dernier dans le nord du Burkina Faso, a fait 41 morts.</p>



<p>« Les terroristes profitent de l&rsquo;instabilité », reconnaît le chercheur Bakary Sambe, directeur de l&rsquo;Institut de Tombouctou. « Derrière le nombre incroyable d&rsquo;attentats que subit le Burkina Faso, il y a une stratégie des groupes djihadistes pour affaiblir la présence de l&rsquo;État pour poursuivre son expansion vers les pays du golfe de Guinée », ajoute-t-il. <a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2021-05-02/el-yihadismo-se-aduena-de-las-zonas-rurales-del-sahel.html" target="_blank">Avec une grande partie du Mali et du Burkina Faso déjà hors du contrôle de l&rsquo;État</a> , ce progrès est une réalité. Le 9 novembre, un poste militaire togolais a subi une attaque terroriste, la première de son histoire, et début décembre deux bases de l&rsquo;armée béninoise ont subi le même sort. Les escarmouches sont courantes dans le nord de la Côte d&rsquo;Ivoire. Dans tous les cas, les assaillants venaient du Burkina Faso voisin.Rejoignez EL PAÍS pour suivre toute l&rsquo;actualité et lire sans limites.</p>



<p>« Les pays du golfe de Guinée ont eu le temps de travailler sur la prévention et ils ne l&rsquo;ont pas fait parce qu&rsquo;ils sont installés dans le déni du problème, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une affaire lointaine, ou dans une approche exclusivement militaire au lieu d&rsquo;essayer de combattre les causes.&nbsp;Tôt ou tard, comme cela s&rsquo;est déjà produit au centre du Mali ou au nord du Burkina Faso avec l&rsquo;ethnie peule, cette approche accentuera les conflits et la stigmatisation communautaire », explique Sambe, pour qui la faiblesse des États non préparés à un conflit asymétrique comme celui-ci « profite aux djihadistes pour poursuivre leur avancée.</p>



<p>La propagation du djihadisme vers le golfe de Guinée a été l&rsquo;une des principales préoccupations du récent Forum sur la paix et la sécurité qui s&rsquo;est tenu à Dakar.&nbsp;Le président sénégalais Macky Sall, hôte de la rencontre et prochain président de l&rsquo;Union africaine en 2022, a parlé de « métastases ».&nbsp;Les chercheurs s&rsquo;accordent à dire que ces pays sont déjà une source d&rsquo;approvisionnement et de financement pour les groupes terroristes, mais cela va beaucoup plus loin.&nbsp;Un récent rapport de l&rsquo;ISS souligne comment l&rsquo;exploitation artisanale de l&rsquo;or, très difficilement contrôlable par les États, génère déjà des revenus pour les groupes armés et met en garde contre l&rsquo;existence de risques de contagion djihadiste vers le Sénégal, à la frontière sud avec le Mali de plus en plus d&rsquo;incidents liés à la sécurité étant répété.</p>



<p>Dans ce contexte d&rsquo;avancée du djihadisme, le retrait partiel des troupes françaises de l&rsquo;opération Barkhane, qui passera d&rsquo;environ 5.100 soldats à 3.000 l&rsquo;été prochain et qui a déjà cédé le contrôle de trois bases militaires à l&rsquo;armée malienne, <a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2021-09-06/la-reduccion-de-tropas-francesas-lleva-la-inquietud-al-sahel.html" target="_blank">a suscité des inquiétudes. vers les pays du Sahel</a> . « C&rsquo;est une période de grands changements. Barkhane a été l&rsquo;axe sur lequel pivote toute la stratégie antiterroriste dans la région et on assiste à un redimensionnement de cette force militaire. C&rsquo;est un mystère de voir comment les armées nationales ou le G5 du Sahel s&rsquo;adaptent à ce changement », assure Moderan.</p>



<h4>La polémique russe</h4>



<p>La révélation de l&rsquo;existence de négociations entre le gouvernement du Mali, contrôlé par les militaires, et la société privée russe Wagner pour le déploiement éventuel de mercenaires dans la lutte contre le djihadisme a suscité une grande réaction internationale.&nbsp;Jeudi dernier, 15 pays européens, dont l&rsquo;Espagne et la France, et le Canada ont condamné ce déploiement, assurant qu&rsquo;ils étaient au courant de l&rsquo;implication du gouvernement russe dans le soutien matériel au débarquement de Wagner au Mali.&nbsp;Des sources gouvernementales françaises ont informé les médias qu&rsquo;elles avaient détecté la mise en place d&rsquo;un camp d&rsquo;accueil à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;aéroport de Bamako, la capitale malienne, pour accueillir les mercenaires et qu&rsquo;il y avait eu une forte rotation des avions de transport russes.</p>



<p>Cependant, les autorités maliennes ont démenti vendredi dernier par un communiqué qu&rsquo;aucune entreprise privée russe ne se déploie sur leur territoire et ont assuré qu&rsquo;elles sont des formateurs.&nbsp;« Au même niveau que la Mission européenne de formation (EUTM), des formateurs russes sont présents au Mali dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces nationales de défense et de sécurité », précise le colonel Abdoulaye Maiga, ministre de l&rsquo;Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, dans ladite déclaration.&nbsp;Dans le même temps, il demande à ses partenaires européens de juger l&rsquo;exécutif malien sur des faits et non sur des rumeurs et exige qu&rsquo;ils fournissent des « preuves de sources indépendantes » d&rsquo;un tel déploiement.</p>



<p><br>Mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a demandé au président russe Vladimir Poutine des « clarifications » concernant la situation au Mali lors d&rsquo;une conversation au cours de laquelle ils ont abordé différentes questions.&nbsp;Macron avait prévu de se rendre à Bamako la semaine dernière pour visiter les troupes françaises qui y sont déployées et rencontrer le président malien, le colonel Assimi Goïta, afin de réduire la tension entre les deux pays, mais ce voyage a été officiellement suspendu en raison de la crise sanitaire. causé par le rebond des cas de covid-19.</p>



<p><br>Mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a demandé au président russe Vladimir Poutine des « clarifications » concernant la situation au Mali lors d&rsquo;une conversation au cours de laquelle ils ont abordé différentes questions. Macron avait prévu de se rendre à Bamako la semaine dernière pour visiter les troupes françaises qui y sont déployées et rencontrer le président malien, le colonel Assimi Goïta, afin de réduire la tension entre les deux pays, mais ce voyage a été officiellement suspendu en raison de la crise sanitaire. causé par le rebond des cas de covid-19.</p>



<p><strong>Source: El Pais/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun : à Mbengwi Road, le spectre d’une bavure</title>
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				<pubDate>Fri, 17 Dec 2021 19:16:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[crises anglophones]]></category>
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				<description><![CDATA[Militaires et séparatistes se rejettent la responsabilité de la mort de 13 personnes les 9 et 10 décembre près de Bamenda. Preuve, s’il en fallait, qu’à trois semaines de la CAN, la sécurité est loin d’être revenue dans les régions anglophones. Ce sont une date, un lieu et des victimes qui s’ajoutent à l’interminable liste...]]></description>
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<p><strong>Militaires et séparatistes se rejettent la responsabilité de la mort de 13 personnes les 9 et 10 décembre près de Bamenda. Preuve, s’il en fallait, qu’à trois semaines de la CAN, la sécurité est loin d’être revenue dans les régions anglophones.</strong></p>



<p>Ce sont une date, un lieu et des victimes qui s’ajoutent à l’interminable liste des drames enregistrés depuis que <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/715489/politique/crise-anglophone-au-cameroun-qui-sont-les-secessionnistes/">milices séparatistes</a> et forces de défense s’affrontent dans les provinces anglophones du Cameroun. Le 9 décembre, en milieu d’après-midi, un convoi de reconnaissance du Bataillon d’intervention rapide (BIR) a été la cible d’une embuscade au lieu-dit Nitop, un quartier situé à la sortie de Bamenda, sur la route menant à Mbengwi (Nord-Ouest).</p>



<p>L’attaque, comme de nombreuses autres auparavant, a commencé avec l’explosion d’un engin explosif improvisé (EEI), enfoui sous la latérite. La détonation a détruit le blindé dans lequel se trouvaient les militaires, lesquels ont immédiatement ouvert le feu pour se défendre. L’un d’entre eux a perdu la vie. Face au nombre d’insurgés, les hommes du convoi ont dû battre en retraite. De retour à Bamenda, ils ont fait appel à leurs collègues du 3e bataillon du BIR, qui sont retournés sur les lieux pour une opération de sécurisation.</p>



<h2>Maisons en flammes</h2>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/1242715/politique/cameroun-qui-arme-les-combattants-ambazoniens/">L’attentat a été revendiqué par les Ambazonian Defence Forces (ADF),</a>&nbsp;une milice séparatiste dirigée par Ayaba Cho Lucas. Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux quelques heures plus tard, Daniel Capo, qui gère la branche armée du mouvement, a exhibé une arme récupérée sur les lieux pour légitimer sa revendication.</p>



<p>Selon les témoignages des riverains, les combats se sont en fait poursuivis tout au long de la nuit du 9 au 10 décembre. Des images de maisons en flammes ont circulé sur les réseaux sociaux, attestant de l’intensité des affrontements. Selon des sources locales, pas moins de 13 personnes – dont des enfants – ont été tués. La plupart d’entre elles ont péri dans l’incendie de leur logement, d’autres ont reçu des balles perdues.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DES IMAGES SATELLITAIRES CONTREDISENT LA DÉCLARATION DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE SUR L’ATTAQUE</p></blockquote>



<p>Localement, c’est aux militaires, soupçonnés d’avoir mené une opération de représailles après l’attaque subie à Mbengwi Road, que l’on attribue la responsabilité de ces violences. Des accusations démenties le 11 décembre par l’armée camerounaise, qui évoque des « rumeurs » relevant de « la propagande séparatiste ». « Il ne s’agit que de fausses machinations, a déclaré dans un communiqué le colonel Atonfack Guemo, porte-parole du ministère de la Défense. Il se trouve qu’une maison servant de base arrière aux terroristes était en fait un magasin de fabrication d’engins explosifs improvisés. Dans le feu de l’action, une chambre pleine d’explosifs a explosé et à propagé le feu à quelques autres maisons du voisinage. »</p>



<p>Le 11 décembre, le Centre pour les droits de l’homme et la démocratie en Afrique (CHDRA en anglais) a rendu public un rapport détaillant grâce à des images satellitaires les maisons qui ont brûlé à Mbengwi Road. «&nbsp;L’ampleur des incendies et la distance entre les maisons concernées, telles que décrites dans la géolocalisation, contredisent la déclaration du ministère de la Défense, relève le CHDRA dans son rapport. Des preuves vidéo et photo prises avant et après la tombée de la nuit démontrent que le feu a consumé ces bâtiments sur une période de temps plus longue qu’elles ne l’auraient fait à partir d’une seule explosion et onde de choc. Des vidéos et des photos montrant des voitures brûlées et des cadavres au sol indiquent des attaques plus larges.&nbsp;»</p>



<h2>Menace sur la CAN ?</h2>



<p>Ces évènements montrent aussi que la situation en zone anglophone est loin d’être stabilisée, à quelques semaines de l’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations (CAN). Aucun match ne sera disputé à Bamenda, et plusieurs sont programmés dans la région voisine du Sud-Ouest, qui est aussi la cible régulière d’attaques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>YAOUNDÉ REDOUTE QUE LES SÉPARATISTES PROFITENT DE LA COMPÉTITION POUR SE RAPPELER AU BON SOUVENIR DU MONDE</p></blockquote>



<p>Les rencontres du groupe C sont ainsi programmées à Limbé, à une dizaine de kilomètres de Buea, la capitale régionale. Or le 7 décembre dernier, un engin improvisé a explosé lors d’une foire commerciale organisée dans cette ville. L’attaque a été revendiquée par les Buea Ghost Fighters, un groupe séparatiste actif dans la région et déjà auteur de plusieurs autres attentats similaires, notamment à l’université de Buea.</p>



<p>Redoutant que les séparatistes profitent de la CAN pour se rappeler au bon souvenir du monde entier cinq ans après le début du conflit, les autorités camerounaises ont annoncé avoir renforcé leur dispositif sécuritaire à travers le pays. Reste à voir si cela suffira à créer les conditions pour un retour à l’accalmie. Le coup d’envoi de la compétition sera donné le 9 janvier prochain.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Opération ougando-congolaise: les ministres de la Défense accordent leurs violons</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 18:45:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les ministres ougandais et congolais de la Défense ont achevé jeudi 9 décembre à Bunia, en Ituri, deux journées de travail sur la coordination des opérations militaires conjointes lancées depuis le 30 novembre dernier. Une déclaration finale a été rendue publique à l’issue de ces travaux. Vincent Bamulangaki Ssempijja (Ouganda) et Gilbert Kabanda Kurhenga (RDC)...]]></description>
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<p><strong>Les ministres ougandais et congolais de la Défense ont achevé jeudi 9 décembre à Bunia, en Ituri, deux journées de travail sur la coordination des opérations militaires conjointes lancées depuis le 30 novembre dernier. Une déclaration finale a été rendue publique à l’issue de ces travaux.</strong></p>



<p>Vincent Bamulangaki Ssempijja (Ouganda) et Gilbert Kabanda Kurhenga (RDC) étaient accompagné des officiers supérieurs des deux pays ainsi que des parlementaires membres de la commission défense de l’Assemblée nationale et des députés originaires du Nord-Kivu et de l’Ituri.</p>



<p>Il était d’abord question de limiter la nature de&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211130-l-ouganda-et-la-rdc-lancent-une-op%C3%A9ration-militaire-conjointe-contre-le-groupe-arm%C3%A9-des-adf">la collaboration</a></strong>, de rassurer tout le monde et d’envisager l’avenir ensemble.&nbsp;</p>



<p>Les deux ministres ont d’emblée précisé que leurs discussions portent non seulement sur les opérations contre les ADF, mais aussi sur l’ensemble des autres groupes armés, milices et organisations terroristes opérant le long de la frontière séparant les deux pays et particulièrement le Nord-Kivu et l’Ituri.</p>



<p>Plus globalement, ils s’engagent comme convenu à renforcer la coopération bilatérale et à formaliser tous les aspects de la coopération militaire dans le cadre des accords généraux de défense.&nbsp;</p>



<p>Vincent Bamulangaki et Gilbert Kabanda Kurhenga ont également répondu aux récentes craintes d’ONG qui demandent le respect des droits de l’homme et la protection des civils durant ces opérations.&nbsp;</p>



<p>Ainsi, ils se sont engagés à activer les mécanismes de contrôle de transparence, et de suivi au niveau national et international.</p>



<p>Selon les deux ministres de la Défense, ces opérations sont une approche essentielle pour parvenir à une paix durable dans la région. Ainsi, ils appellent les autres parties prenantes comme la Monusco ou encore toutes les organisations sous-régionales représentatives à soutenir cette initiative conjointe.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Terrorisme au Sahel : le président Bazoum pointe les erreurs de stratégies</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 19:35:25 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Près d’un an après son accession au pouvoir, le nouveau président du Niger ne connaît pas d’état de grâce. Le pays doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda et l’État islamique au Sahel dans l’Ouest, et à celles de Boko Haram et de l’État islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap) dans le Sud-Est. Et...]]></description>
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<p><strong>Près d’un an après son accession au pouvoir, le nouveau président du </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger"><strong>Niger</strong></a><strong> ne connaît pas d’état de grâce. Le pays doit faire face aux attaques régulières et meurtrières de groupes djihadistes liés à </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/al-qaida"><strong>Al-Qaïda</strong></a><strong> et l’État islamique au Sahel dans l’Ouest, et à celles de Boko Haram et de l’État islamique en </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong> de l’Ouest (Iswap) dans le Sud-Est. Et depuis le début de l’année, </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/le-sahel-apres-barkhane-l-idee-que-s-en-font-des-nigeriens-25-06-2021-2432806_3826.php"><strong>ces djihadistes multiplient les assauts sanglants, contre des civils notamment dans la zone de Banibangou et dans la région voisine de Tillabéri</strong></a><strong>, près du </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso"><strong>Burkina Faso</strong></a><strong> et du Mali.</strong></p>



<h4>Un trop-plein d’armes</h4>



<p>Pour le président Mohamed Bazoum, cette situation est le résultat d’erreurs de stratégie, il pointe en particulier&nbsp;la faiblesse des moyens engagés pour lutter contre le trafic d’armes en provenance de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a>, principale source d’approvisionnement des groupes djihadistes qui sévissent au Sahel. Face à l’insécurité généralisée dans la région confrontée à la violence djihadiste, il a estimé que les pays du Sahel ont «&nbsp;besoin d’un soutien plus adapté de leurs partenaires axé sur le renseignement, l’appui aérien et le renforcement des capacités de leurs armées&nbsp;». «&nbsp;À propos du renseignement, la grande erreur des partenaires est leur faible implication&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/l-onu-s-ensable-en-libye-05-12-2021-2455350_3826.php">dans le combat contre le trafic des armes en provenance de Libye</a>, qui est pourtant le paramètre le plus important dans la prévalence de ce terrorisme&nbsp;», a-t-il affirmé. Son prédécesseur, l’ex-président Mohammadou Issoufou, dont il a été l’un des ministres et bras droit, avait déjà alerté sur cette prolifération des armes au déclenchement de l’opération internationale visant à chasser le colonel Kadhafi du pouvoir.</p>



<p>Depuis&nbsp;2011&nbsp;et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi, la Libye a plongé dans le chaos et les guerres tribales, parfois alimentées par des pays extérieurs pour soutenir telle ou telle faction. «&nbsp;Ce trop-plein d’armes a été canalisé vers le Sahel et sert depuis lors à alimenter les différents foyers terroristes ainsi que les nombreux groupes de bandits criminels opérant dans la zone, surtout au Nigeria&nbsp;», a affirmé M. Bazoum.</p>



<h4>Une guerre asymétrique</h4>



<p>Les armées des pays du Sahel et plusieurs pays européens impliqués dans la lutte antidjihadiste dans la région, dont la France, sont confrontés aux attaques récurrentes de multiples groupes armés. «&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-l-urgence-c-est-de-revoir-l-ordre-des-priorites-04-05-2021-2425055_3826.php">Les groupes terroristes opérant actuellement au Sahel se distinguent par le caractère sophistiqué et la quantité remarquable de leurs armes</a>&nbsp;ainsi que de leurs munitions, acquises à des coûts très faibles à travers les réseaux de contrebande libyens&nbsp;», a-t-il dit dans son disours lors de l’ouverture du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.</p>



<p>« J’ai même la faiblesse de penser que pour certaines armes, la proportion chez les terroristes est supérieure à celles détenues par les forces régulières. C’est le cas notamment des lance-roquettes RPG et des fusils mitrailleurs M80, qui sont les armes vedettes de ces guerres », a-t-il affirmé, ajoutant que « nulle part au monde des groupes rebelles n’ont pu avoir accès aux mêmes armes que les forces légales qu’elles combattent, comme c’est le cas aujourd’hui au Sahel ».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burundi : plusieurs dizaines de morts dans l&#8217;incendie d&#8217;une prison surpeuplée de la capitale</title>
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				<pubDate>Tue, 07 Dec 2021 19:20:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Trente-huit personnes ont été tuées et 69 grièvement blessées dans un incendie qui a ravagé, mardi matin, la prison centrale de Gitega, la capitale du Burundi, a annoncé à la presse le vice-président, Prosper Bazombanza. Celui-ci s&#8217;est rendu sur place. Un dramatique incendie a ravagé la prison centrale de Gitega, très tôt dans la matinée...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>T<strong>rente-huit personnes ont été tuées et 69 grièvement blessées dans un incendie qui a ravagé, mardi matin, la prison centrale de Gitega, la capitale du Burundi, a annoncé à la presse le vice-président, Prosper Bazombanza. Celui-ci s&rsquo;est rendu sur place.</strong></p>



<p>Un dramatique incendie a ravagé la prison centrale de Gitega, très tôt dans la matinée du mardi 7 décembre. Plusieurs témoins ont indiqué à l&rsquo;AFP que le feu avait totalement calciné certaines parties de cette prison surpeuplée, qui abritait fin novembre&nbsp;1&nbsp;539 détenus pour 400 places,&nbsp;selon les chiffres de l&rsquo;administration pénitentiaire.</p>



<p>Selon ces témoins, qui ont décrit d' »immenses flammes », le feu s&rsquo;est déclaré vers 4 heures du matin (2 heures GMT), surprenant les détenus dans leur sommeil. « Nous nous sommes mis à crier que nous allions être brûlés vifs lorsque nous avons vu les flammes qui montaient très haut, mais les policiers ont refusé d&rsquo;ouvrir les portes de notre quartier en disant &lsquo;ce sont les ordres que nous avons reçus' », confie un détenu, joint par téléphone. « Je ne sais pas comment j&rsquo;en ai réchappé, mais il y a des prisonniers qui ont été brûlés totalement », affirme-t-il.</p>



<p>Selon une source policière, les secours ont tardé à se rendre sur place. Un premier camion de pompiers est arrivé deux heures après le début du feu, avant d&rsquo;être rejoint par six autres venus de provinces proches, a-t-elle précisé. L&rsquo;incendie a été causé par un « court-circuit », a indiqué sur Twitter le ministère de l&rsquo;Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique.</p>



<p>Le 21 août, un incendie avait touché un secteur de la prison centrale, sans faire de victimes. Le ministère de l&rsquo;Intérieur avait affirmé que ce sinistre était également dû à un court-circuit.</p>



<p>Construite en 1929, la prison centrale de la capitale politique burundaise Gitega, dans le centre du pays, est la troisième plus grande du Burundi après celle de Mpimba, située dans la capitale économique Bujumbura, et celle de Rumonge.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Niger: le président Mohamed Bazoum apporte son soutien à l&#8217;armée française</title>
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				<pubDate>Sat, 27 Nov 2021 17:52:20 +0000</pubDate>
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<p><strong>Le convoi militaire français qui était bloqué depuis plus d’une semaine au Burkina Faso est arrivé vendredi 26 novembre au Niger. Le président Mohamed Bazoum a profité de l&rsquo;occasion pour saluer l&rsquo;engagement des soldats français au Sahel lors d&rsquo;un point de presse.</strong></p>



<p>Tout en saluant la bonne coopération militaire entre le Niger et ses cinq partenaires dans la guerre contre le terrorisme, le président Mohamed Bazoum a particulièrement salué l’engagement de la France au Sahel&nbsp;: «&nbsp;<em>De tous les pays qui sont engagés à nos côtés dans la lutte contre le terrorisme, la France est le pays qui consent le plus de sacrifices. Ce sont 53 jeunes Français qui sont morts au Mali</em>, rappelle le président.<em>&nbsp;J’ai entendu des gens dire que si les Français sont là et que les problèmes ne sont pas réglés, c’est que ce sont eux qui sont à la base. Et si les Français s’en vont, vous êtes sûrs que ces armées-là, qui ont leur devoir aujourd’hui, elles seront en mesure de faire face à cette situation</em>&nbsp;<em>? Non</em>&nbsp;<em>! Moi, je suis sûr que le jour où les Français plieront bagage à Gao, ce sera le chaos</em>&nbsp;<em>! Les gens de Gao le savent de toute façon</em>&nbsp;».</p>



<h4>Une campagne contre la France, selon le président Bazoum</h4>



<p>C’est sans ambages et en toute responsabilité que le président Mohamed Bazoum s’insurge, selon lui, contre les campagnes de lynchage de la France et de son armée au Sahel : «<em>&nbsp;Je suis totalement désolé de la campagne qui est menée contre eux. Je veux que les Français soient forts, parce qu’ils ont, avec cet espace du Sahel, une histoire singulière…</em>&nbsp;»</p>



<p>À ce jour, douze bataillons des Forces spéciales nigériennes ont été formés par le Canada, les États-Unis d’Amérique, la France, la Belgique et l’Allemagne.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Niger: le Conseil de sécurité de l&#8217;ONU s&#8217;est inquiété de la situation sécuritaire dans le pays</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 18:30:44 +0000</pubDate>
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<p><strong>Après le Mali, le Niger a reçu lundi 25 octobre la délégation du conseil de sécurité conduite par le trio de représentants à l&rsquo;ONU de la France, du Kenya et du Niger. Une visite de 24 heures qui a permis à la mission de s’enquérir de la situation sécuritaire au Niger, notamment en visitant le poste de commandement du G5 Sahel à Niamey.</strong></p>



<p>La délégation du conseil de sécurité a eu plusieurs entretiens et a effectué des visites de terrains à son arrivée au Niger. À la sortie de son entretien avec le président Mohamed Bazoum, le chef de la mission Martin Kimani, représentant permanent du&nbsp;Kenya à l&rsquo;ONU a déclaré&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Nous devons nous lever et soutenir le Niger, nous devons soutenir le G5 Sahel parce que le combat que mènent les populations du Niger n’est pas uniquement un combat pour eux-mêmes, mais aussi un combat pour l’Afrique et pour la communauté internationale.</em>&nbsp;»</p>



<h4>Les soldats nigériens morts au combat salués par la mission onusienne</h4>



<p>Comment contribuer à endiguer la violence intercommunautaire dans le Sahel. Le diplomate&nbsp;Nicolas de Rivière, représentant permanent de la France aux Nations unies&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Le Niger comme le Mali bien sûr, peut compter sur la France, et le Niger doit et peut compter sur les Nations unies pour tous les défis auxquels il est confronté.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour le ministre d’État nigérien aux affaires étrangères, Hassoumi Massoudou, cette mission est une opportunité pour son pays&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Le Niger constitue un exemple positif, qu’il conviendra de soutenir pour que ce modèle-là puisse prospérer en Afrique. Ça a été très utile pour notre pays, pour le regard positif que le monde porte sur notre pays, et sur nos efforts.</em>&nbsp;»</p>



<p>Les membres du conseil de sécurité ont également salué le sacrifice des soldats nigériens tombés sur le champ d’honneur.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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