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	<title>secteur aerien &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Aérien : pourquoi Boeing mise sur le redécollage de l’Afrique</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Oct 2021 13:34:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Malgré les difficultés actuelles du secteur aérien, le géant américain table sur une hausse de la flotte africaine de 3,6 % par an sur les vingt prochaines années, soit un potentiel de ventes de 400 milliards de dollars. « Le continent africain suit la même tendance de résilience et de reprise que la Chine, l’Europe...]]></description>
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<p><strong>Malgré les difficultés actuelles du secteur aérien, le géant américain table sur une hausse de la flotte africaine de 3,6 % par an sur les vingt prochaines années, soit un potentiel de ventes de 400 milliards de dollars.</strong></p>



<p>« Le continent africain suit la même tendance de résilience et de reprise que la Chine, l’Europe ou encore les Amériques », a déclaré Randy Heisey, directeur général de Boeing chargé du marketing commercial pour le Moyen-Orient et l’Afrique.</p>



<p>Un constat prometteur confirmé par les données chiffrées du rapport «&nbsp;Commercial Market Outlook » (CMO) de Boeing pour 2021.</p>



<h4>Une flotte de 1 560 avions d’ici à 2040</h4>



<p>Avant la pandémie, le Global Market Forecast (GMF) 2019 d’Airbus estimait que le trafic de passagers pour et depuis l’Afrique augmenterait de 5,4 % par an sur vingt ans. Même si ces prévisions n’étaient plus aussi pertinentes en période de Covid, la reprise des vols boostée par une demande croissante plaide en faveur d’une augmentation rapide du trafic.</p>



<p>En effet, les dernières anticipations de Boeing sont très optimistes, avec une hausse du trafic international de 6,5 %, du trafic&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/843222/economie/infographie-transport-aerien-le-decollage-sino-africain/">Chine-Afrique</a>&nbsp;de 6,2&nbsp;%, Moyen-Orient-Afrique de 5,8 % et Europe- Afrique-de 3,7 %.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/10/25/t3xpq-flux-de-trafic-rpk-en-milliards-1-661x1024.png" alt="Flux de trafic PRK."/><figcaption>Flux de trafic PRK. © Flux de trafic PRK. Source : Boeing Commercial Market Outlook 2021.</figcaption></figure>



<p>Ainsi, pour répondre à ce besoin grandissant, Boeing estime que la flotte des compagnies africaines augmentera de 3,6 % par an au cours des deux prochaines décennies.</p>



<p>En tout, le constructeur aéronautique américain s’attend à livrer 1 030 nouveaux aéronefs d’ici à 2040. La flotte des compagnies aériennes du continent atteindra donc 1 560 appareils.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/10/25/bopeing-2040.png" alt="Flotte des compagnies aériennes. Surce : Boeing executive summary 2021."/><figcaption>Flotte des compagnies aériennes. Surce : Boeing executive summary 2021.</figcaption></figure>



<p>Si l’Afrique est loin derrière les autres régions du monde concernant le volume de livraison d’appareils, le continent se hisse néanmoins à la troisième place du palmarès mondial en termes de croissance du trafic.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’AFRIQUE NE VA PAS RATTRAPER SON RETARD EN L’ESPACE DE VINGT ANS</p></blockquote>



<p>Interrogé par <em>Jeune Afrique</em>, Sylvain Bosc, directeur général d’Avico (courtier et affréteur aérien) et ancien consultant spécialisé dans le transport aérien considère pourtant que « ce taux de croissance est en réalité faible, puisque le continent part de très loin par rapport au reste du monde, aussi bien au niveau du trafic que de la flotte ».</p>



<p>Selon lui, « malgré l’augmentation notable du trafic aérien, l’Afrique ne va pas rattraper son retard en l’espace de vingt ans. La croissance du nombre d’avions ne suffira pas à répondre à la demande. D’autant plus que la population du continent devrait doubler d’ici 2050.»</p>



<h4>63 000 emplois à pourvoir</h4>



<p>D’après le rapport CMO 2021, les monocouloirs de 150 à 200 passagers (avions à fuselage étroit/standard) représenteront plus de 70 % des commandes d’avions commerciaux. En tout, 740 nouveaux avions seront principalement affectés au trafic intérieur et interrégional.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ACQUISITION DES NOUVEAUX AVIONS COÛTERA 160 MILLIARDS DE DOLLARS</p></blockquote>



<p>Deux cent cinquante nouveaux avions gros porteurs (passagers et cargo) assureront quant à eux l’expansion du fret aérien et des vols long-courriers.</p>



<p>« Quatre-vingt pourcents des avions livrés aux compagnies africaines devraient soutenir la croissance de la flotte grâce à des modèles durables et plus économes en carburant, tels que les Boeing 737, 777X et 787 Dreamliner ; les 20 % restants remplaceront les modèles plus anciens », énonce le rapport.À LIRE<a href="https://www.jeuneafrique.com/1131032/economie/serie-il-etait-une-fois-air-afrique/">[Série] Il était une fois Air Afrique</a></p>



<p>Ces acquisitions représenteront 160 milliards de dollars, auxquels s’ajouteront les coûts des services de maintenance et de réparation évalués à 235 milliards de dollars. En plus de cela, 63 000 emplois seront à pourvoir : 24 000 membres du personnel navigant, 20 000 techniciens et 19 000 pilotes.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/10/25/ccboeing.png" alt="Chiffres clefs Boeing 2021. Source : Commercial Market Outlook, Boeing, 2021."/><figcaption>Chiffres clefs Boeing 2021. Source : Commercial Market Outlook, Boeing, 2021. © Chiffres clefs Boeing 2021. Source : Commercial Market Outlook, Boeing, 2021.</figcaption></figure></div>



<p>Selon notre publication sœur <em><a href="https://www.africabusinessplus.com/fr/809862/optimiste-sur-la-croissance-de-laerien-en-afrique-boeing-attend-de-livrer-57-avions-civils/">Africa Business Plus</a>,</em> le site d’informations économiques Premium de <em>Jeune Afrique</em>, le constructeur aéronautique américain a enregistré en 2021 la commande de « cinq Boeing 737 MAX à livrer à Comair Limited en Afrique du Sud, dix-huit Boeing 737 MAX et neuf Boeing 787-9 à livrer à Air Peace et Arik Air au Nigeria, ainsi que vingt-cinq Boeing 737 à livrer à Ethiopian Airlines, selon les éléments disponibles au 30 septembre ».</p>



<p>De l’autre côté de l’Atlantique, l’européen Airbus a lui aussi un carnet de commandes africain bien rempli. Notamment auprès d’Egypt Air, Ethiopian Airlines, Air Sénégal, Air Mauritius ou Air Tanzania qui opèrent des A330neo, A320, A350XWB, et A220.</p>



<h4>Rôle positif de la Zlecaf</h4>



<p>Pour Randy Heisey, « les solides perspectives de croissance à long terme de l’aviation commerciale africaine sont étroitement liées à la croissance économique du continent qui devrait être de 3 % par an au cours des deux prochaines décennies ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES COMPAGNIES AFRICAINES BÉNÉFICIENT D’ATOUTS SOLIDES POUR CONQUÉRIR DES PARTS DE MARCHÉ</p></blockquote>



<p>La mise en place du marché unique du transport aérien africain ainsi que la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1222893/economie/monnaies-paiements-reglementation-la-zlecaf-ne-se-fera-pas-sans-des-reformes-financieres-immediates/">Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf)</a>&nbsp;sont vouées à stimuler l’économie de la région, et donc le transport aérien. D’autant plus que la classe moyenne et la population active africaines devraient doubler d’ici à 2040, ce qui engendrerait une « augmentation de la demande de transport aérien », selon la même source.</p>



<p>L’urbanisation croissante, la hausse des revenus et la mobilité ascendante de la classe moyenne vont de leur côté encourager les voyages et le tourisme sur le continent.</p>



<p>« Les compagnies africaines bénéficient d’atouts solides pour soutenir la croissance du trafic interrégional et conquérir des parts de marché en proposant des services qui connectent les passagers et favorisent le commerce intracontinental de façon efficiente », estime le directeur général de Boeing chargé du marketing commercial pour le Moyen-Orient et l’Afrique. « Ces changements positifs alimenteront un cercle vertueux d’augmentation du trafic aérien et de la croissance économique et donc de réduction des coûts pour les voyageurs, comme cela a été le cas auparavant dans d’autres régions », renchérit Heisey.</p>



<h4>Plusieurs compagnies demeurent en difficulté</h4>



<p>Malgré plusieurs indicateurs dans le vert, la relance en Afrique n’a pas été aisée. Contrairement au reste du monde, la reprise des vols intérieurs n’a pas suffi à atténuer le lourd impact économique de la crise sur les compagnies aériennes du continent. La part du trafic régional des pays africains ne représente en effet que 22 % du trafic total.</p>



<p>Plusieurs compagnies africaines, comme&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1126037/economie/en-etat-dalerte-air-algerie-joue-sa-survie/">Air Algérie</a>,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1253574/economie/aerien-pourquoi-air-madagascar-devient-madagascar-airlines/">Air Madagascar</a>, South African Airways ou Namibia Airlines demeurent en difficulté financière.</p>



<p>De plus, certaines initiatives antérieures à la pandémie, telles que l’ouverture du marché unique du transport aérien africain (SAATM) visant à alléger les contraintes réglementaires, ont été bloquées par la pandémie et n’ont pas été poursuivies.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’AFRIQUE N’A PAS DE RÉEL HUB POUR DRAINER LES FLUX AÉRIENS</p></blockquote>



<p>« L’Afrique commence la course avec un retard, qui risque de continuer à se creuser car les bonnes conditions ne sont pas réunies, à savoir une gestion transparente couplée avec une stratégie économique de long terme », souligne l’expert Sylvain Bosc.</p>



<p>« Le principal problème réside dans le fait que les compagnies sont entre les mains des États, utilisées comme un levier de rayonnement diplomatique, parfois comme un outil d’enrichissement personnel, ce qui empêche toute évolution positive&nbsp;», reprend-t-il.</p>



<p>D’autant plus que, contrairement aux régions émergentes ayant connu un fort développement ces dernières années, l’Afrique n’a pas de réel hub pour drainer les flux aériens « à l’image de ce qu’est Dubaï pour le Moyen-Orient ou Singapour pour l’Asie du sud-est », poursuit-il. « C’est pourtant un facteur clé pour permettre au secteur aéronautique de se développer.»</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coronavirus: impact de la pandémie sur le secteur aérien africain</title>
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				<pubDate>Sun, 07 Jun 2020 15:52:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-1024x563.jpg" alt="" class="wp-image-15593" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-1024x563.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-300x165.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349-768x422.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/6e37fc0fd341a8f89cd1bb6c5c40779c20190719183349.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>les avions de royal air maroc cloués au sol</figcaption></figure>



<p><strong>Depuis le début de la paralysie du transport aérien dans le monde à cause de la pandémie du nouveau coronavirus, l’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) a fait deux fois des projections sur le manque à gagner que cette crise sanitaire va entrainer dans le secteur. La dernière estimation, faite le14 mai, évoque une perte de 8,1 milliards de dollars cette année, contre 4,4 milliards de dollars évalués deux mois plus tôt.</strong></p>



<p>Avec des frontières fermées depuis la mi-mars et malgré quelques vols intérieurs qui recommencent timidement dans certains pays, les pertes globales du chiffre d’affaires des compagnies aériennes africaines dépasseront les 8 milliards de dollars pour l’année en cours. Mais pour que cette situation, déjà catastrophique, ne soit pas encore pire, il faudra que certaines conditions soient remplies, selon Abderamane Berthé, secrétaire général de l’Association des compagnies aériennes africaines.</p>



<p>«&nbsp;<em>Avec l’hypothèse que, au courant du troisième trimestre 2020, les compagnies aériennes vont pouvoir reprendre 40&nbsp;% de leur activité et au courant du dernier trimestre 2020, 70&nbsp;% de leur activité. Encore une fois, cela va dépendre des décisions qui vont être prises par les différents Etats par rapport aux ouvertures des frontières. Donc, nous allons refaire une estimation à la date du 15 juin 2020</em>&nbsp;», a-t-il indiqué.</p>



<p>L’Afraa réitère l’appel qu’elle avait lancé au début de la pandémie de covid-19 aux gouvernements des différents pays africains et aux institutions financières internationales, de soutenir les compagnies aériennes du continent. Cette assistance ne consistant pas seulement à accorder des dons, mais aussi à des prêts à taux préférentiel, lorsque les compagnies qui survivront solliciteront les bailleurs.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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