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	<title>second tour &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Présidentielle en Guinée-Bissau : deux anciens premiers ministres s’affronteront au second tour</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Nov 2019 16:45:53 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/415d90d_blYkgs5CzXS-wN6OFEjF3YzX.jpg" alt="" class="wp-image-11700" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/415d90d_blYkgs5CzXS-wN6OFEjF3YzX.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/415d90d_blYkgs5CzXS-wN6OFEjF3YzX-300x230.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>The former prime minister and presidential candidate Domingos Simoes Pereira, gestures after results of the November 24 first-round poll, at his headquarters in Bissau, Guinea-Bissau November 27, 2019. REUTERS/Christophe Van Der Perre &#8211; RC2OJD925EBP</figcaption></figure>



<p><strong>Domingos Simoes Pereira est arrivé en tête du premier tour, devançant largement son rival Umaro Sissoco Embalo ainsi que le président sortant, José Mario Vaz.</strong></p>



<p>En&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/guinee-bissau/">Guinée-Bissau</a>, le candidat du parti historique et dominant, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), est arrivé nettement en tête du premier tour de l’élection présidentielle, offrant une perspective de cohésion cruellement nécessaire dans un pays miné par la pauvreté et l’instabilité. Domingos Simoes Pereira, 56&nbsp;ans, chef du gouvernement en&nbsp;2014 et 2015, devance largement, avec 40,13&nbsp;% des voix, un autre ancien premier ministre (2016-2018), Umaro Sissoco Embalo, 47&nbsp;ans (27,65&nbsp;% des suffrages), selon les résultats communiqués mercredi 27&nbsp;novembre par la commission électorale. Le second tour est prévu le 29&nbsp;décembre.</p>



<p>La question est cependant de savoir si les adversaires de M. Pereira le laisseront capitaliser sur son avantage ou s’uniront contre lui et le PAIGC, qui dispose au Parlement d’une majorité relative issue des législatives de mars 2019. M. Embalo a, lui, l’investiture d’une dissidence du PAIGC, le Madem. Ce sont donc deux produits du système qui sont appelés à concourir à la succession du président José Mario Vaz, élu en 2014 et de nouveau candidat en 2019. Il est arrivé seulement quatrième dimanche, avec 12,41 % des voix. Or M. Vaz est à couteaux tirés avec M. Pereira, qu’il avait limogé en 2015 de son poste de premier ministre. Les spéculations vont bon train sur le ralliement d’autres candidats derrière M. Embalo.</p>



<p>La stabilité de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest de 1,8&nbsp;million d’habitants, en état de crise politique quasiment permanente, est l’un des enjeux majeurs de l’élection. Elle est indispensable aux réformes nécessaires pour combattre les maux qui affligent cette ancienne colonie portugaise, comme la grande pauvreté, la corruption répandue jusque dans les classes dirigeantes et le trafic de cocaïne en provenance d’Amérique du Sud. Depuis son indépendance conquise de haute lutte sur le Portugal en&nbsp;1974, ce pays coincé entre le Sénégal, la Guinée et l’océan Atlantique, majoritairement musulman avec une forte minorité chrétienne et une multitude d’ethnies et de langues locales, a connu quatre coups d’Etat, seize tentatives et une valse continue de premiers ministres.</p>



<h4>Un scrutin jugé régulier</h4>



<p>Après le dernier putsch en&nbsp;2012, l’élection de M.&nbsp;Vaz, en&nbsp;2014, marquait le retour à l’ordre constitutionnel et devait briser le cycle des changements de gouvernement à un rythme quasiment annuel. En réalité, les premiers ministres, dont MM.&nbsp;Pereira et Embalo, se sont succédé au gré de turbulences qui ont persisté jusqu’au bout. Deux semaines avant la présidentielle, la communauté internationale, forcée à une médiation constante, s’inquiétait encore d’une remise en question de l’élection et même de&nbsp;<em>«&nbsp;risques de guerre civile&nbsp;»</em>.</p>



<p>La présidentielle s’est tenue sans incident majeur, sous la surveillance des observateurs étrangers et nationaux. Malgré des accusations de bourrage des urnes proférées par le camp du président sortant et quelques manquements comme des ouvertures tardives de bureaux de vote ou des absences localisées d’encre, la commission électorale et les missions d’observation ont jugé que le premier tour s’était joué à la régulière.</p>



<p>Mais, instruites par le passé, les organisations internationales ont appelé chacun à respecter le scrutin des urnes. La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), partenaire et médiatrice historique de l’entreprise démocratique en Guinée-Bissau, a ouvertement menacé d’actionner l’Ecomib, une force de quelques centaines de soldats et policiers déployée dans le pays après le coup d’Etat de 2012, en cas de tentative visant à inverser autoritairement le verdict des urnes.</p>



<p>L’armée s’est engagée à ne plus se mêler de politique, sept ans après le coup d’Etat qui avait interrompu le processus électoral. Mais un dispositif de sécurité exceptionnel a été mis en place autour de l’hôtel où ont été annoncés les résultats. Des agents de la police d’intervention rapide et de la garde nationale, appuyés par des éléments de l’Ecomib, étaient partout visibles.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Tunisie : le débat de la dernière chance</title>
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				<pubDate>Sat, 12 Oct 2019 09:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062.jpg" alt="" class="wp-image-10269" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Les candidats au second tour de la présidentielle, Kaïs Saïed et Nabil Karoui, se sont affrontés vendredi soir lors d’un débat télévisé. Un exercice nouveau pour la démocratie tunisienne. La force de persuasion des deux hommes pourrait bien faire la différence dimanche.</strong></p>



<p>Les indécis sont encore nombreux en Tunisie. Ce débat, le cinquième institué ces dernières semaines à l’initiative de l’organisation Munathara, sur la chaîne nationale Wataniya&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/826486/politique/presidentielle-en-tunisie-bilan-mitige-pour-le-premier-debat-entre-candidats/">(après ceux du premier tour</a>&nbsp;et celui des législatives), risque d’être déterminant pour le scrutin présidentiel de ce dimanche 13 octobre.&nbsp;</p>



<h4>Des échanges entre candidats</h4>



<p>Fait notable, celui-ci a été organisé in extremis, deux jours seulement&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/836984/politique/presidentielle-en-tunisie-nabil-karoui-libere/">après la libération de Nabil Karoui.</a>&nbsp;Sous la supervision de deux journalistes, les grandes thématiques ont été abordées : de leur conception de la sécurité, aux affaires publiques en passant par la diplomatie et les prérogatives présidentielles.&nbsp;Ils n’ont eu que quelques minutes pour développer leur vision et son application, avec plus ou moins de concret.</p>



<p>Fait nouveau : l’introduction d’espaces de débat entre les deux concurrents. D’abord timides ils se sont contenté de répondre aux questions des journalistes, avant que Nabil Karoui ne brise la glace en s’adressant à Kaïs Saïed sur la question économique.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>J’AI DU MAL À VOUS SAISIR, CONCRÈTEMENT</p></blockquote>



<p>Kaïs Saïed n’a en effet eu de cesse de se référer à la volonté populaire et à « ces jeunes qui font le diagnostique de leurs problèmes et proposent des solutions », à qui il souhaiterait donner toute leur place dans la gestion de la chose publique et même l’élaboration de lois. Et son interlocuteur de rétorquer qu’ « en l’absence de solution claire c’est à l’État d’en trouver une ». Face à l’insistance d’un Kaïs Saïed sûr de lui, il n’a pas hésité à lâcher : « J’ai du mal à vous saisir, concrètement ».</p>



<p>&nbsp;Mais ces tentatives de déstabilisation sont restées vaines. Beaucoup avaient pourtant parié que le magnat des médias et professionnel de la communication s’en sortirait haut la main face à un candidat peu formé à la communication politique. Il n’en a rien été. «&nbsp;Je pense qu’ils ont tous deux été poussés en dehors de leur zone de confort, mais l’un s’est montré plus à l’aise. L’expert en com’ disposait d’une boite à outils et en dégainait à chaque fois un nouveau, sans toujours sortir le bon&nbsp;», s’amuse le journaliste Haythem El Mekki. Un effet de contraste que n’ont pas manqué de relever des internautes.</p>



<h4><strong>Des candidats que tout oppose</strong></h4>



<p>Les Tunisiens ont pu voir un Kaïs Saïed droit dans ses bottes, sans fantaisie, comme à son habitude mais à l’aise. Il a même osé une blague. Interrogé sur la raison qui pourrait les pousser à démissionner s’ils étaient élus, après que son rival ait évoqué une maladie grave, il a tenté en français : «&nbsp;Je me porte très bien, mais rassurez-vous monsieur, je ne manquerai pas de mourir&nbsp;». «&nbsp;Il est en forme ce soir !&nbsp;», a aussitôt commenté une spectatrice.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE PRÉSIDENT DOIT ÊTRE RESPONSABLE DEVANT LE PEUPLE ET DEVANT DIEU</p></blockquote>



<p>Saïed a fait des appels du pied aux jeunes et aux citoyens des régions, son électorat potentiel. Sans surprise, il a noyé certaines de ses réponses dans des références historiques ou des citations et éludé certaines questions, notamment sur sa stratégie contre le terrorisme, prétextant de la nécessité de protéger le secret défense. Il a aussi laissé son arabe classique de côté pour tenter des passages en darija, dialecte local, que son concurrent a lui parlé jusqu’au bout. Ses quelques références à la religion ont été très remarquées. «&nbsp;Le président doit être responsable devant le peuple et devant Dieu&nbsp;», a-t-il asséné.&nbsp;</p>



<p>Malgré un ton resté cordial entre les deux hommes, son adversaire s’est montré bien plus sanguin.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/801093/societe/tunisie-nabil-karoui-interdit-de-voyager-et-ses-avoirs-geles-denonce-une-une-honte-pour-letat-de-droit/">Voire embarrassé quand les questions en sont venues à la lutte contre la corruption, alors qu’il est lui même poursuivi pour blanchiment d’argent</a>, ou à ses liens supposés avec un lobbyiste israélien. Il assure qu’il pensait avoir affaire à un Canadien et soupçonne d’autres partis de l’avoir piégé. Il s’est d’ailleurs exprimé avec force face à un rival très calme et posé. Signe de malaise ?&nbsp;</p>



<p>« Le seul programme de Nabil Karoui est de combattre la pauvreté mais il n’a pas expliqué comment, on dirait qu’il instrumentalise les Tunisiens », dénonce Rima, 29 ans. « Pour une fois Kaïs Saïed n’avait pas une rythme monocorde, mais au fond on ne sait vraiment pas qui il est, ni qui se cache derrière lui, je ne crois pas que son mouvement soit spontané », poursuit-elle.  </p>



<p>Nabil Karoui a tenté le tout pour le tout en prenant la parole à la fin du débat pour assassiner en quelques phrases son adversaire : «&nbsp;On dirait qu’il présente un projet de Walt Disney&nbsp;». Mais Kaïs Saïed a su retourner ses propos contre lui et garder le dernier mot : «&nbsp;Nos jeunes en Tunisie ne sont pas Walt Disney, il faut respecter le peuple tunisien&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Karoui a manqué de technicité, Saïed était dans l’excès de technicité, sans vraie vision. Les deux pourraient gouverner la Tunisie, un comme président l’autre comme directeur de cabinet. La question est désormais de savoir lequel doit être président. Est-ce le technicien qui a besoin d’un stratège ou le politicien qui a besoin d’un technicien ?&nbsp;», s’interroge une Tunisienne qui hésite encore à voter blanc. «&nbsp;Aucun des deux ne m’a convaincu. Ce sera un vote difficile. Je me déciderai face au bulletin de vote&nbsp;», rebondit Hiba, âgée de 32 ans.&nbsp;</p>



<h4><strong>Un débat très commenté</strong></h4>



<p>Mis à part la liberté de la presse et plus largement la liberté d’expression, il n’a pas été fait référence aux libertés individuelles et aux droits de l’Homme. «&nbsp;On est déçus, il n’ont pas été interrogés sur ces sujets et ils n’ont pas pris l’initiative non plus d’évoquer les droits des femmes&nbsp;», commente Ahlem Bousserwel, activiste dans ce domaine.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Hier il était inconcevable d’interviewer un président ou même un gouverneur, c’est extraordinaire que ce débat ait pu avoir lieu malgré tout ce qui s’est passé durant la campagne, c’est ça la révolution, le contact avec la chose publique !&nbsp;», se félicite le journaliste Elyes El Gharbi. Ce débat s’est conclu sur une image forte pour un pays au multipartisme relativement récent : une poignée de main, en coulisses, entre les deux prétendants à la magistrature suprême.&nbsp;</p>



<p>_________________________________________________________</p>



<p><strong>DES PROMESSES….</strong></p>



<p><strong>*Nabil Karoui</strong>&nbsp;a promis une initiative des partis et organisations nationales pour&nbsp;<strong>éradiquer la pauvreté</strong>&nbsp;et s’est engagé à&nbsp;<strong>relancer l’industrie du phosphate,</strong>&nbsp;paralysée depuis des années. Il s’est également dit pour la création&nbsp;<strong>d’une cour spéciale pour traiter les dossiers des assassinats de Mohamed Brahmi et Chokri Belaïd.</strong>&nbsp;Il a aussi promis une fusion de la sécurité sous tutelle de la présidence et<strong>le triplement des salaires des soldats martyrs.</strong>&nbsp;Et d’inciter sur la nécessité d’une diplomatie économique, et l’ouverture aux géants du numérique. Quand à sa stratégie en terme d’alliances, il ne se dit pas prêt à une coalition avec le parti islamo-conservateur Ennahda.</p>



<p><strong>*Kaïs Saïed</strong>&nbsp;a également mis l’accent sur le&nbsp;<strong>rôle social de l’État,</strong>&nbsp;mais aussi son projet de&nbsp;<strong>redistribution de la participation politique</strong>. Insistant sur la bonne gouvernance, il envisage de faire des propositions de loi «&nbsp;de concert avec la conception des citoyens&nbsp;». Il propose une i<strong>nstitution publique pour les martyrs et blessés des forces de sécurité</strong>, un haut conseil de l’éducation, une révision de la loi régissant la sécurité sociale. Niant tout lien avec Ennahda, il a enfin promis d’être un président fédérateur.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Présidentielle en Tunisie : Kaïs Saïed renonce à faire campagne pour le second tour</title>
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				<pubDate>Sun, 06 Oct 2019 11:00:48 +0000</pubDate>
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<p><strong>Le candidat à la présidentielle en Tunisie Kaïs Saïed a annoncé samedi qu&rsquo;il cessait de faire campagne pour le second tour afin de respecter l&rsquo;égalité des chances avec son adversaire Nabil Karoui, en prison depuis fin août.</strong></p>



<p>«&nbsp;Je ne ferai pas personnellement campagne pour des considérations morales et afin d’éviter tout doute concernant l’égalité des chances entre les candidats&nbsp;», a indiqué Kaïs Saïed sur sa page Facebook.<br><a href="https://www.jeuneafrique.com/818713/politique/presidentielle-en-tunisie-cinq-choses-a-savoir-sur-le-candidat-kais-saied/">Arrivé en tête au premier tour le 15 septembre après une campagne de terrain à petit budget,</a>&nbsp;et via des groupes sur Facebook, cet universitaire a continué à rester discret, évitant certains plateaux télé.</p>



<p>Dans la perspective du second tour le 13 octobre, le président tunisien, l’ONU, les observateurs internationaux et de nombreux responsables politiques ont appelé à assurer une «&nbsp;égalité des chances&nbsp;» entre les deux candidats.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/809557/politique/tunisie-quelles-prerogatives-pour-mohamed-ennaceur-president-par-interim/">Le président de la République par intérim Mohammed Ennaceur</a>&nbsp;a souligné vendredi que l’incarcération d’un candidat était «&nbsp;une situation anormale pouvant avoir des répercussions graves et dangereuses sur le processus électoral&nbsp;». L’ONU a de son côté appelé à des élections «&nbsp;pacifiques et transparentes&nbsp;».</p>



<h4>«&nbsp;Égalité des moyens&nbsp;»</h4>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/788569/politique/tunisie-nabil-karoui-nous-sommes-aujourdhui-sur-le-titanic/">Nabil Karoui, sous le coup d’une enquête pour fraude fiscale et blanchiment depuis 2017</a>, a été incarcéré une semaine avant le début de la campagne pour le premier tour de la présidentielle. Il accuse des rivaux politiques, notamment le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, d’avoir instrumentalisé la justice. Les demandes de libération présentées par ses avocats ont été rejetées. Ses partisans ont évoqué la possibilité de faire recours contre l’élection, si leur candidat était écarté au second tour.</p>



<p>Kaïs Saïed a néanmoins souligné sa «&nbsp;conviction profonde que l’égalité des chances doit également inclure les moyens à la disposition des deux candidats&nbsp;», en allusion aux moyens médiatiques et financiers mobilisés pour la campagne de son adversaire.</p>



<p>Nabil Karoui a fait campagne par l’intermédiaire de la télévision qu’il a fondée, Nessma, l’une des principales chaînes privées en Tunisie, et de son épouse Salwa Smaoui, interviewée en Tunisie comme à l’étranger.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/839194/politique/la-tunisie-vote-sans-engouement-pour-ses-deputes/">Le feuilleton à rebondissements de la présidentielle a éclipsé les élections législatives de dimanche</a>, pourtant cruciales dans le pays pionnier du Printemps arabe, où le Parlement a de larges prérogatives sur les sujets tels que l’économie.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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