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	<title>Samia Suluhu Hassan &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Samia Suluhu Hassan &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tanzanie: vers une féminisation de la vie politique?</title>
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				<pubDate>Sat, 05 Feb 2022 16:46:15 +0000</pubDate>
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<p><strong>Un « vent frais » semble souffler sur le paysage politique en Tanzanie. Le Parlement a élu, mardi 1er février, une nouvelle présidente, Tulia Ackson, avec 100% des voix. Elle devient la deuxième femme à monter au perchoir, après le départ forcé de son prédécesseur, Job Ndugai, pour ses critiques envers la présidente. Le même jour, le gouvernement a nommé l’ex-journaliste vedette de la BBC, Zuhura Janus, au poste de directrice de la communication du palais présidentiel. Une féminisation, certes, mais non sans manœuvres politiques.</strong></p>



<p>Là où Job Ndugai n’avait pas hésité à exprimer des critiques envers la cheffe de l&rsquo;État Samia Suluhu Hassan, la nouvelle présidente du Parlement, Tulia Ackson, joue la carte de la loyauté. Dès sa prise de fonction, elle a pris ses distances avec son prédécesseur. De quoi, estiment les analystes, étouffer les dissensions au sein du parti au pouvoir. Tulia Akcson est une proche de l&rsquo;ancien président, John Magafuli. Depuis l’indépendance, c’est la deuxième femme après Anne Makinda à monter au perchoir.</p>



<h2>Sous influence&nbsp;?</h2>



<p>Autre visage de ce renouvellement&nbsp;: Zuhura&nbsp;Yunus. L&rsquo;ex-journaliste de la BBC devient la première femme à occuper le poste du porte-parole du gouvernement.&nbsp;Réputée pour ses interviews sans concession, y compris avec l&rsquo;ancien président tanzanien Jakaya Kikwete, c’est une personnalité rassembleuse. Une aura dont Suluhu Hassan pourrait bénéficier pour se défaire de son image consensuelle. En octobre dernier, une caricature la montrait notamment, telle une enfant courbée,&nbsp;encore sous l&rsquo;influence de son mentor Kikwete.</p>



<h2>Espoir</h2>



<p>L&rsquo;occupation des trois postes clés -présidence, perchoir et porte-parolat &#8211; par des femmes &#8211; suscite l&rsquo;espoir d&rsquo;une féminisation de la vie politique dans ce pays conservateur. Mais le chercheur Christopher Cyrilo, met en garde contre une féminisation partielle qui ne serait qu’un trompe-l’œil.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tanzanie : la présidente écarte des proches de Magufuli de son gouvernement</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 19:17:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement, écartant à cette occasion des alliés de son prédécesseur John Magufuli. Dans le cadre d&#8217;un léger remaniement de son gouvernement annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, la présidente Samia Suluhu Hassan &#8211; qui a succédé à...]]></description>
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<p><strong>La présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement, écartant à cette occasion des alliés de son prédécesseur John Magufuli.</strong></p>



<p>Dans le cadre d&rsquo;un léger remaniement de son gouvernement annoncé dans la nuit de dimanche à lundi, la présidente Samia Suluhu Hassan &#8211; qui a succédé à John Magufuli décédé subitement fin mars – a procédé à plusieurs nominations à des postes clé.</p>



<p>Elle a notamment nommé à la tête du très stratégique ministère de l&rsquo;Energie January Makamba, quoi avait été limogé du gouvernement en 2019 pour avoir critiqué le chef de l’Etat, et a nommé deux femmes, Stergomena Tax et Ashatu Kijaji, respectivement aux postes de ministre de la Défense et de ministre de la Communication et des technologies de l&rsquo;information.</p>



<p>Les analystes pointent qu’elle a surtout retiré deux ministères clefs, l’Energie et les Transports, à des personnalités très proches de son prédécesseur John Magufuli. «&nbsp;<em>Je pense que ce remaniement est important parce que tout simplement, la présidente est en train d’essayer d’assoir son pouvoir en ramenant d’anciens alliés et en se débarrassant de ceux qui lui semblent être restés trop proches du régime de Magufuli&nbsp;</em>», analyse&nbsp;le professeur Thabit Jacob de l’Université danoise de Roskilde.</p>



<p>«&nbsp;<em>Au début, elle était très prudente, elle était toujours en train de chanter les louanges de Magufuli. Elle disait même que Magufuli et elle, ils étaient les mêmes. Mais on a vu qu’elle a commencé à se débarrasser des hommes de Magufuli dans le parti,</em>&nbsp;note le chercheur.<em>&nbsp;L’ancien secrétaire général du parti au pouvoir, Bashiru Ally, qui a été démis de ses fonctions de secrétaire en chef du cabinet. Il y a aussi l’ancien responsable de l’idéologie au sein du parti qui a perdu son poste.</em>&nbsp;»</p>



<p>Après&nbsp;le parti, la présidente tanzanienne s’est attaquée à deux portefeuilles importants, souligne Thabit Jacob de l’Université danoise de Roskilde. «<em>&nbsp;Dimanche, elle a fait des changements dans deux ministères, le ministère de l’Energie qui est très important &#8211;&nbsp;tenu par le propre neveu de Magufuli &#8211;&nbsp;et puis celui du Transports. Là aussi, il était dirigé par un allié de Magufuli. Donc, elle se débarrasse de ceux-là et elle ramène du sang neuf, comme la nouvelle ministre de la Défense par exemple, qui est un membre très expérimenté de l’appareil d’Etat.</em>&nbsp;»</p>



<p>La présidente Samia Suluhu Hassan a également nommé un nouveau procureur général, le juge Eliezer Feleshi, qui remplace un autre proche de John Magufuli. Mais il est lui-même accusé d’avoir réprimé ceux qui s’opposaient aux décisions de l’ancien chef de l’Etat.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Tanzanie suspend son deuxième journal en moins d&#8217;un mois</title>
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				<pubDate>Sun, 05 Sep 2021 20:44:17 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Tanzanie a suspendu dimanche un autre journal accusé de fausses histoires alors même que la présidente Samia Suluhu Hassan s&#8217;était engagée à respecter les libertés des médias annulées par son prédécesseur. Raia Mwema, un important hebdomadaire en langue swahili, a été suspendu pendant 30 jours à partir de lundi, pour « publication répétée de fausses...]]></description>
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<p> <strong>La Tanzanie a suspendu dimanche un autre journal accusé de fausses histoires alors même que la présidente Samia Suluhu Hassan s&rsquo;était engagée à respecter les libertés des médias annulées par son prédécesseur.</strong></p>



<p>Raia Mwema, un important hebdomadaire en langue swahili, a été suspendu pendant 30 jours à partir de lundi, pour « publication répétée de fausses informations et d&rsquo;incitation délibérée », a déclaré Gerson Msigwa, porte-parole en chef du gouvernement, dans un communiqué.</p>



<p>Msigwa a cité trois histoires récentes, dont une au sujet d&rsquo;un homme armé qui a tué quatre personnes lors d&rsquo;un saccage dans un quartier diplomatique de la principale ville de Tanzanie, Dar es Salaam. </p>



<p>L&rsquo;article liait le tireur au parti au pouvoir Chama cha Mapinduzi (CCM), selon le communiqué, ajoutant que l&rsquo;article violait une loi de 2016 sur les médias.&nbsp;La direction du journal n&rsquo;a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire.</p>



<p>Le mois dernier, le gouvernement a suspendu le journal Uhuru, propriété du parti CCM, pour avoir publié ce qu&rsquo;il a appelé une fausse histoire disant qu&rsquo;Hassan ne briguerait pas le poste en 2025. Il s&rsquo;agissait de la première suspension de journal sous le mandat de Hassan.</p>



<p>Le CCM a déclaré après la suspension que le conseil d&rsquo;administration d&rsquo;Uhuru avait déjà suspendu trois hauts dirigeants, dont le PDG, pour l&rsquo;histoire, et enquêtait sur les raisons de la publication de l&rsquo;histoire.</p>



<p>Hassan a pris ses fonctions en mars après la mort de son prédécesseur John Magufuli, qui était le plus éminent sceptique du COVID-19 d&rsquo;Afrique et a interdit plusieurs journaux au cours de ses six ans de règne.</p>



<p>Quelques semaines après son entrée en fonction, Hassan a demandé que tous les points de vente interdits par Magufuli soient autorisés à rouvrir immédiatement.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tsshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Tanzanie, la présidente dénigre les footballeuses à « poitrine plate » et à la féminité « disparue »</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Aug 2021 15:03:33 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a suscité un tollé sur les réseaux sociaux du pays après des remarques, dimanche 22 août, sur les footballeuses à « la poitrine plate » qui ne seraient pas suffisamment attrayantes pour pouvoir se marier. Mme Hassan s’exprimait dimanche lors d’une cérémonie au palais présidentiel, où elle recevait l’équipe nationale masculine des moins de...]]></description>
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<p><strong>La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a suscité un tollé sur les réseaux sociaux du pays après des remarques, dimanche 22 août, sur les footballeuses à </strong><em><strong>« la poitrine plate »</strong></em><strong> qui ne seraient pas suffisamment attrayantes pour pouvoir se marier.</strong></p>



<p>M<sup>me</sup> Hassan s’exprimait dimanche lors d’une cérémonie au palais présidentiel, où elle recevait l’équipe nationale masculine des moins de 23 ans victorieuse de la Coupe de la Cecafa, compétition réunissant des sélections nationales d’Afrique de l’Est et Centrale.</p>



<p>A cette occasion, elle a plaidé pour un meilleur financement du sport féminin&#8230; mais aussi déclenché l’indignation en affirmant que beaucoup de footballeuses ne pourraient jamais se marier.&nbsp;<em>«&nbsp;Celles qui ont la poitrine plate, vous pourriez penser que ce sont des hommes et non des femmes</em>, a-t-elle déclaré.&nbsp;<em>Quand on voit leurs visages, on pourrait se demander (&#8230;) Si vous voulez vous marier, vous voulez quelqu’un qui soit attirant, une femme qui a les qualités que vous voulez. Des qualités qui ont disparu&nbsp;chez les footballeuses.&nbsp;»</em></p>



<h4>« Respect »</h4>



<p>Très en verve, la cheffe de l’Etat a continué sur sa lancée :<em> « Aujourd’hui, elles nous rendent fières en tant que nation quand elles ramènent des trophées au pays, mais si vous regardez leur avenir, lorsque leurs jambes sont fatiguées de jouer, lorsqu’elles n’ont pas la santé pour jouer, quelle vie auront-elles ? »</em>, a-t-elle souligné. <em>« Je sais que certaines ont été mariées, mais beaucoup d’entre elles n’ont pas de mariage. La vie de mariage est un rêve pour elles. Même si l’un d’entre vous ici les ramène à la maison en tant qu’épouse, votre mère demandera s’il s’agit d’une femme ou d’un autre homme »</em>, a lancé M<sup>me</sup> Hassan.</p>



<p>Ces déclarations ont déclenché l’indignation d’internautes.&nbsp;<em>«&nbsp;Les commentaires de la présidente @SuluhuSamia sur les footballeuses est une humiliation pour toutes les femmes&nbsp;»</em>, a lancé Catherine Ruge, cheffe de la section jeunesse du parti d’opposition Chadema et ancienne députée, rappelant que&nbsp;<em>«&nbsp;toutes les femmes méritent le respect&nbsp;».</em></p>



<p>Fondatrice de l’association Change Tanzania, Maria Sarungi a ironisé sur les personnes qui avaient salué l’arrivée d’une femme à la tête de la Tanzanie.&nbsp;Voilà une présidente qui&nbsp;<em>«&nbsp;dénigre les joueuses de football pour avoir des&nbsp;</em>“<em>poitrines plates</em>”<em>&nbsp;et qui donc manqueraient des atouts nécessaires pour se marier !&nbsp;»</em>, a-t-elle tweeté.</p>



<p>Samia Suluhu Hassan, ancienne vice-présidente de la Tanzanie est devenue cheffe de l’Etat tanzanien en mars après la mort de John Magafuli à l’âge de 61 ans. Elle est la seule femme du continent à occuper la fonction suprême avec la présidente éthiopienne Sahle-Work Zewde, dont le rôle est principalement protocolaire.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Samia Suluhu Hassan, première femme à la tête de la Tanzanie</title>
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				<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 17:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21676" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La vice-présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, avec le président John Magufuli, à Dar es-Salaam, le 24 juillet 2019. ERICKY BONIPHACE / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Après la mort de John Magufuli, la vice-présidente de la </strong><a href="https://www.lemonde.fr/tanzanie/"><strong>Tanzanie</strong></a><strong>, Samia Suluhu Hassan, musulmane âgée de 61 ans, va devenir la première cheffe d’Etat de ce pays d’Afrique de l’Est et l’une des rares femmes au pouvoir sur le continent. Mettant un terme à trois semaines d’absence inexpliquée et à de multiples rumeurs, le visage voilé de noir, elle a annoncé d’une voix lente et mesurée, mercredi 17 mars au soir, le décès du président Magufuli, réélu pour un deuxième mandat en octobre 2020</strong>.</p>



<p>Originaire de l’archipel semi-autonome de Zanzibar, dont les relations avec la Tanzanie continentale sont historiquement houleuses, M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan occupera la présidence&nbsp;<em>«&nbsp;pour la période restant du mandat de cinq ans&nbsp;»</em>, soit jusqu’en&nbsp;2025, selon la Constitution tanzanienne. Connue pour encourager les femmes à poursuivre leurs rêves, cette mère de quatre enfants était déjà la première vice-présidente de l’histoire de son pays depuis l’arrivée au pouvoir en&nbsp;2015 de M.&nbsp;Magufuli, dont elle était la colistière.</p>



<p><em>«&nbsp;J’ai peut-être l’air poli et je ne crie pas quand je parle, mais la chose la plus importante, c’est que tout le monde comprenne ce que je dis et que les choses soient faites comme je le dis&nbsp;»</em>, avait-elle déclaré en 2020.</p>



<h4>Le visage du pays à l’étranger</h4>



<p>Née le 27&nbsp;janvier&nbsp;1960 à Zanzibar au sein d’une famille modeste – père instituteur et mère au foyer –, M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan est diplômée d’un master en développement économique communautaire de l’Université libre de Tanzanie, à Dar es-Salaam, et de l’Université du Sud du New Hampshire, aux Etats-Unis. Elle a débuté sa carrière au sein du gouvernement de Zanzibar, où elle a travaillé entre 1977 et 1987, occupant dans un premier temps des fonctions administratives puis un poste de responsable du développement. Toujours à Zanzibar, elle a rejoint de 1988 à 1997 le Programme alimentaire mondial en tant que cheffe de projet, puis a dirigé pendant deux ans l’association des ONG de l’archipel, Angoza.</p>



<p>Sa carrière politique démarre en 2000, lorsqu’elle est nommée membre du Parlement de Zanzibar par le parti présidentiel tanzanien, Chama Cha Mapinduzi, toujours au pouvoir aujourd’hui. Elle sera plus tard élue à l’Assemblée nationale tanzanienne. M<sup>me</sup> Hassan a été plusieurs fois ministre : à Zanzibar entre 2000 et 2010 (femmes et jeunesse, puis tourisme et commerce) et au niveau national à partir de 2014, comme ministre des affaires de l’union auprès de l’ancien président Jakaya Kikwete. En tant que vice-présidente, un rôle de l’ombre, elle fut pourtant le visage de la Tanzanie à l’étranger, où elle représentait régulièrement M. Magufuli. En 2019, sous sa tutelle, le ministère de l’environnement a interdit l’usage des sacs plastiques.</p>



<p>En&nbsp;2016, des rumeurs voulaient qu’elle ait démissionné en raison de divergences avec le chef de l’Etat. L’information avait été démentie par un communiqué officiel. Mais l’année dernière, dans un discours tenu en présence de M.&nbsp;Magufuli, elle avait évoqué une certaine incompréhension de son action à l’époque.&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque vous avez commencé à travailler en tant que président, beaucoup d’entre nous ne comprenaient pas ce que vous vouliez réellement. Nous ne savions pas où vous vouliez aller. Mais aujourd’hui, nous connaissons tous vos ambitions pour le développement de la Tanzanie&nbsp;»</em>, avait-elle déclaré.</p>



<h4>« Retenez votre souffle »</h4>



<p>M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan va diriger un pays marqué par un virage autoritaire depuis l’arrivée de M.&nbsp;Magufuli au pouvoir. Attaché à combattre la corruption, le «&nbsp;bulldozer&nbsp;» a lancé de grands projets d’infrastructures mais a aussi muselé l’opposition et mené une répression contre les défenseurs des droits et les médias. En octobre&nbsp;2020, sa réélection avait été rejetée par l’opposition, qui criait à la fraude.</p>



<p><em>«&nbsp;A ceux qui s’attendent à une rupture avec le style Magufuli, je dirais&nbsp;: “Retenez votre souffle pour le moment”&nbsp;»</em>, a déclaré jeudi l’analyste tanzanien Thabit Jacob, chercheur à l’Université de Roskilde, au Danemark. Pour lui, la première femme présidente de la Tanzanie gouvernera&nbsp;<em>«&nbsp;avec une base beaucoup plus faible, qui sera contrôlée par le clan Magufuli et les renseignements&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Elle aura du mal à construire sa propre base et des rivalités entre factions vont émerger&nbsp;»</em>, prédit-il.</p>



<p>M<sup>me</sup> Hassan figurera parmi les rares femmes actuellement au pouvoir en Afrique, aux côtés notamment de l’Ethiopienne Sahle-Work Zewde, dont les fonctions sont honorifiques.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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