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	<title>Robert Mugabe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Robert Mugabe &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Zimbabwe: bataille juridique autour de la dépouille de Robert Mugabe</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Sep 2021 19:22:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>L&rsquo;ancien président du Zimbabwe, décédé en 2019 après 37 ans au pouvoir, repose dans son village natal. Cependant, au mois de mai, un chef traditionnel local, saisi par un villageois, a ordonné l&rsquo;exhumation du corps pour l&rsquo;enterrer au cimetière des Héros de la nation (National Heroes Acre), à Harare. Ce chef considère que le lieu de la sépulture n&rsquo;était pas conforme aux coutumes. Trois enfants de M. Mugabe contestent ce jugement.</strong></p>



<p>De quel droit, un chef local, se permet-il de rendre un jugement sur la manière dont Robert Mugabe a été enterré&nbsp;? C&rsquo;est la question soulevée par trois enfants de l&rsquo;ancien président du Zimbabwe. Ils sont représentés par l&rsquo;avocat Fungai Chimwamurombe, du cabinet Zenas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>La décision du chef traditionnel est marquée par de nombreuses irrégularités. Par exemple, il n&rsquo;a pas l&rsquo;autorité pour rendre un tel jugement. Mais la Cour considère que les enfants de Mugabe sont étrangers à cette affaire. Par conséquent, ils ne sont pas habilités à faire appel du jugement. Nous contestons cette décision et allons faire appel devant la Haute Cour de justice du Zimbabwe.</p></blockquote>



<p>Dès sa mort en septembre 2019, la dépouille de Robert Mugabe a été l&rsquo;objet d&rsquo;un bras de fer entre sa famille et le gouvernement. Les deux camps se disputaient le lieu de la sépulture. Ce nouvel épisode illustre le combat autour de la mémoire de l&rsquo;ancien président selon le journaliste indépendant Xolisani Ncube.</p>



<p>«&nbsp;<em>Souvenez-vous, Robert Mugabe a été renversé par un coup d’État en 2017. Et quand il est mort, le gouvernement s&rsquo;est battu pour obtenir l&rsquo;enterrement de Robert Mugabe au cimetière des Héros de la nation. Et aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est comme si le gouvernement voulait utiliser la dépouille de Robert Mugabe pour obtenir la confiance de ses soutiens.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour éviter toute récupération politique, la famille de l&rsquo;ancien président se mobilise. Le 21 septembre, ce sera au tour de Grace Mugabe de défendre la tombe de son mari devant les tribunaux. Elle demande la révision du jugement du chef local qui ordonne l&rsquo;exhumation du corps.</p>



<p><strong>Source: RRFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Zimbabwe et l&#8217;Afrique saluent le très controversé « héros » Mugabe</title>
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				<pubDate>Sat, 14 Sep 2019 18:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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				<description><![CDATA[Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa, plusieurs homologues africains et des milliers de fidèles ont salué samedi la mémoire du « héros » et du « chef visionnaire » Robert Mugabe, lors d&#8217;obsèques où son héritage plus que controversé a été soigneusement ignoré. L&#8217;ex-président Mugabe s&#8217;est éteint le 6 septembre dernier à l&#8217;âge de 95 ans dans un hôpital...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/mug.jpg" alt="" class="wp-image-9260" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/mug.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/mug-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong>Le président du Zimbabwe Emmerson Mnangagwa, plusieurs homologues africains et des milliers de fidèles ont salué samedi la mémoire du « héros » et du « chef visionnaire » Robert Mugabe, lors d&rsquo;obsèques où son héritage plus que controversé a été soigneusement ignoré</strong>.</p>



<p>L&rsquo;ex-président Mugabe s&rsquo;est éteint le 6 septembre dernier à l&rsquo;âge de 95 ans dans un hôpital de luxe de Singapour où il venait se faire soigner depuis des années.</p>



<p>Ecarté il y a deux ans par un coup de force de l&rsquo;armée après trente-sept ans de règne, il a laissé derrière lui un pays meurtri par la répression et ruiné par une crise économique sans fin qui a plongé une large part de sa population dans la misère.</p>



<p>Ce bilan n&rsquo;a pas été évoqué lors des funérailles nationales offertes à Robert Mugabe samedi à Harare, dans un stade national des sports dont les 60.000 places sont restées aux deux tiers vides.</p>



<p>Devant son cercueil recouvert du drapeau national et sa veuve Grace Mugabe toute de noir vêtue, plusieurs chefs d&rsquo;Etat africains sont au contraire venus longuement chanter les louanges du disparu.</p>



<p>« Une icône de la libération africaine », a salué le Kényan Uhuru Kenya. « Une boussole morale », a osé l&rsquo;ex-président ghanéen Jerry Rawlings. « Un grand combattant », a conclu l&rsquo;Equato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, détenteur du record mondial de longévité des chefs d&rsquo;Etat de la planète avec&#8230; quarante ans de règne.</p>



<p>Seule fausse note dans ce concert de flatteries, le Sud-Africain Cyril Ramaphosa a été hué par la foule et a dû s&rsquo;excuser pour les récentes émeutes xénophobes qui ont secoué son pays.</p>



<p><strong>&#8211; &lsquo;Patrie en larmes&rsquo; &#8211;</strong></p>



<p>Successeur du disparu qu&rsquo;il a contribué à pousser vers la sortie, Emmerson Mnangagwa n&rsquo;a pas été en reste.</p>



<p>« Nous honorons la mémoire de notre icône africaine (&#8230;) notre patrie est en larmes », a dit le chef de l&rsquo;Etat, « il était la flamme héroïque du nationalisme, du patriotisme et de la liberté ».</p>



<p>« Nous continuerons à nous inspirer de sa lumière (&#8230;) nous continuerons à écouter sa voix », a-t-il ajouté, avant de demander la levée des sanctions financières « imméritées » imposées à son prédécesseur par l&rsquo;Occident, grand absent de la cérémonie.</p>



<p>Le ton était le même dans les gradins, garnis de fidèles nostalgiques de l&rsquo;ère Mugabe.</p>



<p>« Mugabe est notre légende alors il fallait que je vienne », a déclaré Sunny Kachikora, un barbier de 39 ans. « Pendant son règne, il a rendu l&rsquo;éducation accessible, nous avons des cliniques et des hôpitaux dans tout le pays », a-t-il ajouté. « On manque peut-être maintenant de médicaments mais tous les pays ont leurs problèmes ».</p>



<p>« Il est impossible de parler du Zimbabwe sans faire référence à Bob. Le Zimbabwe, c&rsquo;est Bob », a renchéri orman Gombera, 57 ans.</p>



<p>Les éloges étaient plus rares samedi à l&rsquo;extérieur du stade, où les Zimbabwéens sont restés accaparés par leur survie quotidienne, entre chômage de masse, inflation à trois chiffres et pénuries de produits de première nécessité.</p>



<p>« Les pénuries sont le seul héritage de son règne. C&rsquo;est tout ce qu&rsquo;il laissera derrière lui », a estimé Steven, 45 ans, en train de faire ses courses. « Je n&rsquo;ai aucune raison d&rsquo;aller à ses funérailles », a tranché ce père de famille qui préfère taire son nom.</p>



<p>&#8211; <strong>&lsquo;Un homme triste&rsquo; &#8211;</strong></p>



<p>« On n&rsquo;a même plus de carburant pour aller à ses funérailles », a renchéri Keshav Therdra, un chômeur de 59 ans.</p>



<p>Clivant tout au long son règne, Robert Mugabe a encore réussi à diviser son pays après sa mort sur la question de son enterrement.</p>



<p>Pendant plusieurs jours, sa famille s&rsquo;est battue pour obtenir qu&rsquo;il soit inhumé dans son village du district de Zvimba, à une centaine de kilomètres de Harare. Le gouvernement de Mnangagwa souhaitait au contraire l&rsquo;envoyer au « Champ des héros », le Panthéon local.</p>



<p>La querelle a finalement trouvé son épilogue vendredi.</p>



<p>Le « camarade Bob », comme le surnommaient les dirigeants de son parti, sera bien inhumé au monument national d&rsquo;Harare mais pas avant un mois, le temps de lui construire un mausolée.</p>



<p>L&rsquo;hebdomadaire The Zimbabwean Independent a résumé samedi le bras de fer par ce titre sans équivoque: « Trahi, Mugabe continue le combat contre Mnangagwa depuis son cercueil ».</p>



<p>Les relations entre les deux hommes sont restées notoirement mauvaises après sa chute.</p>



<p>En novembre 2017, l&rsquo;armée avait poussé Robert Mugabe vers la sortie après sa décision de limoger M. Mnangagwa, alors vice-président, sur l&rsquo;insistance de son épouse Grace Mugabe. La première dame de l&rsquo;époque convoitait alors de plus en plus ouvertement la succession de son nonagénaire de mari.</p>



<p>« A la fin de sa vie, il (Robert Mugabe) était un homme triste, très triste », a tenu à rappeler samedi devant la foule son neveu Walter Chidhakwa au nom de la famille.</p>



<p><strong>Source: AFP/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Robert Mugabe, « colosse » de la libération qui a écrasé ses ennemis alors que le Zimbabwe s&#8217;effondrait, mort à 95 ans</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Sep 2019 06:00:49 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/mugabe.jpeg" alt="" class="wp-image-8984" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/mugabe.jpeg 630w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/mugabe-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 630px) 100vw, 630px" /><figcaption>Mugabe portant une veste à son effigie</figcaption></figure>



<p><strong>Robert Mugabe, chef de la guérilla de la guerre de brousse qui a conduit le Zimbabwe à l&rsquo;indépendance en 1980 et a écrasé ses ennemis pendant près de quatre décennies de règne alors que son pays est tombé dans la pauvreté, l&rsquo;hyperinflation et les troubles, est décédé vendredi. Il avait 95 ans.</strong></p>



<p>Il était l’une des figures les plus polarisantes de l’histoire de son continent, un géant de la lutte de libération de l’Afrique contre le colonialisme, dont le règne s’est finalement avéré ignominieux lorsqu’il a été renversé par sa propre armée.</p>



<p>«C’est avec la plus grande tristesse que j’annonce le décès du père fondateur et ancien président du Zimbabwe, Cde (camarade) Robert Mugabe», a déclaré un poste sur le compte Twitter officiel du président Emmerson Mnangagwa.</p>



<p>Les hommages ont afflué des dirigeants africains.&nbsp;Le gouvernement sud-africain a envoyé ses condoléances à la suite de la mort d&rsquo;un «combattant de la libération panafricaniste intrépide».&nbsp;Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, a pleuré «un homme de courage qui n&rsquo;a jamais eu peur de se battre pour ce en quoi il croyait même lorsqu&rsquo;il n&rsquo;était pas populaire».</p>



<p>À la maison, même ses adversaires ont payé leur respect.</p>



<p>« Il était un colosse sur la scène zimbabwéenne et son héritage positif sera son rôle pour mettre fin à la domination de la minorité blanche et élargir l&rsquo;éducation de qualité à tous les Zimbabwéens », a tweeté David Coltart, sénateur de l&rsquo;opposition et avocat des droits.</p>



<p>Mugabe est décédé à Singapour, où il a souvent été soigné ces dernières années.&nbsp;En novembre, Mnangagwa avait déclaré que Mugabe n’était plus capable de marcher après son admission dans un hôpital de Singapour, sans dire de quoi il souffrait.</p>



<h4>CHAMPION DE RECONCILIATION QUI A ANNONCÉ DES ESCADRES DE MORT</h4>



<p>Mugabe était considéré comme un champion de la réconciliation raciale quand il est arrivé au pouvoir dans une nation divisée par près d&rsquo;un siècle de domination coloniale blanche.</p>



<p>Près de quatre décennies plus tard, de nombreuses personnes au pays et à l&rsquo;étranger l&rsquo;ont dénoncé comme un autocrate obsédé par le pouvoir, prêt à déchaîner les escadrons de la mort, à truquer les élections et à saccager l&rsquo;économie dans sa quête incessante de contrôle.</p>



<p>Lorsqu&rsquo;il a été évincé par ses propres forces armées en novembre 2017, sa démission a déclenché des célébrations folles à travers le pays, qui ont rassemblé 13 millions de personnes.&nbsp;Pour Mugabe, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un acte de trahison «inconstitutionnel et humiliant» de la part de son parti et de son peuple.</p>



<p>Confronté aux dernières années de sa vie entre Singapour et son immense demeure «Blue Roof» à Harare, Mugabe est resté amer jusqu&rsquo;au bout.&nbsp;L&rsquo;année dernière, avant les premières élections sans lui, il avait déclaré qu&rsquo;il voterait pour l&rsquo;opposition.</p>



<p>Mugabe a pris le pouvoir en 1980 après sept années de guerre de libération dans le bush, avec la réputation de « guérillero de l&rsquo;homme pensant ».&nbsp;Il a été titulaire de sept diplômes, dont trois détenus derrière les barreaux en tant que prisonnier politique des dirigeants de la minorité blanche d&rsquo;alors de Rhodésie.</p>



<p>Plus tard, en écrasant ses ennemis politiques, il s&rsquo;est vanté d&rsquo;une autre qualification: «un diplôme en violence».</p>



<p>Dans des discours enflammés tout au long de son règne, il a décrit ses actions comme une réponse juste à un héritage colonial raciste qui concentrait la richesse entre des mains blanches.&nbsp;Mais quand ses partisans ont saisi des fermes appartenant à des Blancs, la production a cratéré et le panier à pain de l&rsquo;Afrique australe pouvait à peine se nourrir.&nbsp;Il a blâmé le complot d&rsquo;un Occident hostile.</p>



<p>Alors que l&rsquo;économie implosait à partir de 2000 et que sa santé se détériorait, il trouva moins de gens en qui croire, alors qu&rsquo;il semblait ouvrir la voie à la succession de sa femme, sa cadette de quatre décennies et les critiques la qualifiant de « Gucci Grace » pour son style de vie de luxe.</p>



<p>« C&rsquo;est la fin d&rsquo;un chapitre très douloureux et triste de l&rsquo;histoire d&rsquo;une jeune nation, dans laquelle un dictateur devenu vieux a livré sa cour à une bande de voleurs autour de son épouse », a déclaré Chris Mutsvangwa, dirigeant de l&rsquo;influente libération du Zimbabwe. vétérans de la guerre, a déclaré à Reuters après le renvoi de Mugabe.</p>



<p>Né le 21 février 1924 dans une mission catholique romaine près de Harare, Mugabe a été formé par des prêtres jésuites et a enseigné dans les écoles primaires avant de se rendre à l&rsquo;université de Fort Hare en Afrique du Sud, un terreau fertile pour le nationalisme africain.</p>



<p>De retour en Rhodésie en 1960, il entra en politique et fut emprisonné quatre ans plus tard pendant une décennie pour s&rsquo;être opposé à la domination blanche.&nbsp;Lorsque son fils en bas âge est mort du paludisme au Ghana en 1966, Mugabe s&rsquo;est vu refuser la libération conditionnelle pour assister aux funérailles, une décision qui, selon les historiens, a ajouté à l&rsquo;amertume ultérieure de Mugabe.</p>



<p>Après sa libération, il s&rsquo;est hissé au sommet du mouvement de guérilla de l&rsquo;armée de libération nationale du Zimbabwe, au poste de Premier ministre, puis de président après la guerre.</p>



<p>«Vous avez hérité d&rsquo;un joyau en Afrique.&nbsp;Ne le ternissez pas », a déclaré le président tanzanien Julius Nyerere lors de la célébration de l&rsquo;indépendance à Harare.</p>



<p>Son départ du pouvoir n&rsquo;a toutefois pas permis de redresser l&rsquo;économie du Zimbabwe, qui traverse sa pire crise économique depuis une décennie.&nbsp;L’inflation à trois chiffres, les coupures de courant et les pénuries de dollars américains et de biens de première nécessité ont ravivé les souvenirs de l’hyperinflation qui l’a obligée à abandonner sa monnaie en 2009.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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